iPhone et AppStore – Gagner de l’argent facilement est un mythe !

Ces 18 derniers mois, la rumeur voulait que n’importe quel étudiant-chercheur spécialiste du Peyotl puisse acheter « Le Développement iPhone pour les Nuls »  pour 30$, sortir une application en 3 nuits et devenir millionnaire en 2 mois.

Bon, il semblerait que cette idée soit en train de doucement disparaître, d’autant plus que Techcrunch et Mashable, en s’appuyant sur la même étude d’Admob viennent définitivement de doucher l’enthousiasme ambiant, en reprenant quelques chiffres significatifs sur les ventes générées par application.

Statistiques iPhone

En gros, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un peu moins de 20% des applications iPhone qui passent la barre des 10 000 users et seulement 0,5% qui passent le million de users. L’AppStore est donc rempli à 80% (soit plus de 40 000) d’applications qui n’ont pas rencontré et ne rencontreront pas de succès. A l’étude de ces chiffres, on peut considérer qu’elles sont une perte de temps (et d’argent !) pour leurs développeurs.

A mon sens, il y a plusieurs raisons à cela. Le fait qu’un marché soit booming (et dans le cas présent, qu’il connaisse une croissance sans précédent dans l’Histoire) ne signifie pas qu’on peut y faire n’importe quoi. Le simple fait d’avoir une bonne idée ou d’être le premier à sortir une application ne suffit pas.

Comme pour n’importe qu’elle autre plate-forme, une application iPhone doit répondre à un vrai besoin, régler un vrai problème ou apporter une vraie valeur à son utilisateur. Dans la même idée, le développement et le design (tiens, il y a deux métiers différents, là ?!?) doivent être soignés, exempt de bugs, ergonomiques, etc… Ce n’est pas qu’une question de bidouillage talentueux. Enfin, une fois que l’application est créée, il va falloir le faire savoir (tout en priant que Mickaël Jackson n’ait pas la mauvaise idée de décéder le jour où vous entrez dans l’AppStore :-) ). Envoyer simplement l’application à ses deux copains du Laboratoire de recherche sur le Peyolt (dont un a quand même un Skyblog dédié à Eminem !) ne sera sans doute pas suffisant. C’est de marketing dont notre chercheur-aspirant-codeur aura besoin, si possible sur plusieurs zones de la planète et dans plusieurs langues majeures.

Vous me voyez venir ;-)

iPhone

C’est ce qui m’a amené à entrer au capital de Labotec… et cette récente étude ne fait que venir conforter ce que nous pressentions déjà il y a quelques mois. Le fait que ce marché connaisse une telle – et incroyable – croissance ne signifie en fait qu’une seule chose : Il va s’ultra-professionnaliser plus rapidement qu’aucun autre dans l’Histoire.

L’AppStore est-il saturé ? Non, je ne le crois vraiment pas, mais alors loin de là… Cela reviendrait à dire que tout ce qui était faisable en matière d’application a déjà été fait. Bullshit ! Le jour où l’iPhone ne pourra plus évoluer et qu’il n’y aura plus aucun problème à régler dans le monde, le marché sera saturé. Comme vous le comprenez, on a encore quelques années devant nous, à n’importe quel taux de croissance.

Ayant parcouru quelques unes des centaines d’idées que nous avons déjà reçu (vous pouvez soumettre la votre ici, si vous en tenez une bonne ;-) ), j’ai été bluffé par la créativité de certains, mais surtout, j’y ai vu une démonstration extraordinaire du concept de Labotec. Les gens qui se sont tournés vers nous sont de vraies personnes normales de la vie de tous les jours, pas des geeks de la Valley dopés à Twitter et Google Wave. Les idées sont de ce fait, des choses simples qui règlent des problèmes simples mais réels ou apportent beaucoup de valeur dans un champ non-technologique. C’est magique !

Nous sommes sur le point de retenir – si le Comité d’Investissement les valide – 3 ou 4 idées proposées qui me semblent vraiment pragmatiques et géniales. Et il en arrive de nouvelles tous les jours (merci et bonne chance à tous les Inspirers, au passage :-) )… En parallèle, nous réfléchissons à des moyens pour accélérer encore le mouvement en trouvant et affectant davantage de ressources financières au lancement de Labotec et ainsi, mettre sur le marché plus d’idées d’applications plus vite.

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Remaniement ministériel sur Twitter

Je suis désolé, mais celle-ci est tellement énorme que je n’ai pas pu m’empêcher de la poster ici. C’est une fois de plus @jcfrog qui vient de faire des siennes. Si vous trouvez ça drôle, il y en a quelques autres ici

Pour ce qui ne connaissent pas bien Twitter, l’idée est d’imaginer une conversation entre Nicolas Sarkozy et François Fillon à propos du dernier remaniement ministériel…

Enjoy ;-)

Twitter Remaniement Ministériel

@JCFrog : Tu es énorme, encore une fois ! Bravo ! ;-)

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Tumblarity – Statistiques et Qualité de votre compte Tumblr

Si vous avez un compte Tumblr, vous avez du entendre parler de Tumblarity. C’est un service interne de statistiques, qui vous donne pas mal d’informations « de popularité» . Je viens de vous faire une capture d’écran qui vous donne les miennes, relativement calamiteuses d’ailleurs.

Tumblarity

Ce que je trouve intéressant, c’est que certains indicateurs sont des échos instantanés de la qualité de ce que vous produisez.

Le « Reblog»  en est un bon exemple. Si vous publiez quelque chose de sympa, les autres titulaires d’un compte Tumblr peuvent le rebloguer en un seul clic, en citant la source (c’est à dire vous) dans la foulée… Là, vous pouvez voir que je n’ai que 9 reblogs, ce qui me laisse penser que mon contenu est vraiment de très faible valeur. :-)

Les « Like»  sont un autre compteur d’appréciation, puisque chaque lecteur possédant un compte Tumblr peut déclarer qu’il aime ce que vous écrivez ou publiez en cliquant sur Like, ce qui vient incrémenter votre compteur. Là aussi, n’avoir que 36 Likes sur 344 posts n’est pas très brillant.

Je dois avouer que j’aimerai qu’il y ait davantage de personnes qui suivent mon Tumblr, car cette mesure de qualité instantanée est vraiment stimulante ou gratifiante. Si les chiffres que je viens de vous donner sont faibles, ils sont à mettre en perspective du faible nombre de followers que je peux avoir (seulement 34). Imaginons que vous ayez environ 1000 followers, chacune de vos publications est directement jugée et évaluée par vos lecteurs, via les likes mais surtout les reblogs… le pouvoir aux utilisateurs puissance XXL en quelque sorte :-)

Ce n’est pas forcément le cas sur un blog comme le mien.

Beaucoup de personnes arrivent via les moteurs de recherche donc vos statistiques sont presque sans lien aucun avec la qualité de votre contenu… et dans tous les cas, cela n’a rien d’instantané. Vous avez tous en tête des blogs à très gros traffic dont le contenu est pourtant bullshit.

De même, le nombre de commentaires est une fausse indication, car certaines de vos notes n’appellent pas forcément à un commentaire, même si elles sont bien écrites alors que d’autres, plus polémiques et même mal écrites, peuvent lancer une conversation acharnée.

Les Re-Tweets sont un début d’indication, mais finalement, Twitter (surtout en France), ne concerne pas grand monde. Si vous n’avez pas un blog portant sur la technologie, votre taux de Re-Tweet sera sans doute très très bas, même si votre contenu est de grande qualité… et même si vous avez un blog technologique, cet indicateur peut rester relativement marginal.

Enfin, les systèmes de notation, en cliquant sur des étoiles par exemple, ne marchent vraiment que sur les blogs à très gros traffic… et souvent grand public. Les excellents blogs de niche n’en tirent aucun enseignement ou des enseignements biaisés.

Je crois que j’aimerai beaucoup que Wordpress s’inspire de ce que Tumblr a de meilleur, pour toutes les raisons ci-dessus et celles que j’ai oublié. Pouvoir suivre d’autres blogs depuis un Dashboard, rebloguer (sans indexation et avec la source) le contenu en le commentant, mettre des Likes… Ce serait un indicateur fort de la qualité d’un blog, bien plus puissant que tous les classements et autres concours de e-quequettes.

En attendant que des barbus se penchent sur la question (je vous rappelle que je ne suis que développeur PowerPoint :-) ), si vous avez un compte Tumblr et que vous voulez me suivre, c’est ici que vous me trouverez :-)

PS : Si des barbus veulent aussi, tant qu’ils y sont, intégrer à Wordpress une fonctionnalité qui permettrait de poster en mode Queue, comme celle qui existe dans Tumblr, surtout qu’ils n’hésitent pas une minute :-)

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Le bon coin

Vous n’allez pas trouver dans ces lignes le bon coin pour les champignons, mais un autre genre de bons coins : les miens.

Revenir en France permet de redécouvrir tout un tas de trucs (sans même parler de gastronomie :-) ) et d’endroits que l’on a parfois oublié. J’ai été faire un tour sur Flickr pour partager avec vous deux ou trois de « mes bons coins» , ceux que je trouve spéciaux ou qui évoque quelque chose d’important…

En cliquant sur la photo, si vous l’aimez, vous arriverez sur le compte Flickr du photographe concerné…

Albi

C’est à Albi que j’ai passé le plus clair de mon enfance, et j’y ai des souvenirs extraordinaires. La ville a fait récemment de gros efforts pour être encore plus attractive et si vous avez un ou deux jours à perdre, je crois vraiment que vous devriez les lui consacrer.

Larzac

Le Larzac, qui s’étend sur l’Aveyron, le Gard et l’Hérault jusqu’au pied des Cévennes (vous pouvez apercevoir le Mont Aigoual en fond de cette photo), est l’une des régions qui m’impressionne le plus. Elle est à la fois aride et sauvage, vide et riche de sens comme d’histoire… J’ai un sentiment de plénitude incroyable quand j’y passe, comme si cela m’aidait à reprendre pied sur mes vraies racines, pour peu qu’elles soient par là-bas, comme une partie de ma famille.

Collioure

En fait, ce n’est pas vraiment Collioure, mais plutôt la Catalogne Française que j’aime beaucoup, à la fois la terre et le peuple. En plus, sans vouloir tout ramener à la gastronomie, on n’y boit sans doute pas le meilleur vin du monde, mais certains sont vraiment très bons et en forte progression ces dernières années. De plus, je ne peux m’empêcher de penser à l’un des mets que je préfère entre tous : La Cargolade (sur des sarments de vigne, s’il vous plaît). En plus, cette année, les Catalans sont Champion de France de rugby… Quoi ? Je l’ai déjà dit ? :-)

Bassin d_Arcachon

Enfin, dans un autre genre, le Bassin d’Arcachon a été pour moi une formidable – et tardive – découverte, grâce à ma femme qui y a une partie de sa famille. Il règne une atmosphère spéciale, comme si le temps ne s’était pas écoulé aussi vite qu’ailleurs. J’ai pas mal navigué dessus (j’y ai même coulé une fois :-) ) et sa simple évocation me fait penser à des moments suspendus, comme j’en ai eu peu récemment.

Voilà, ce sont mes bons coins… et je suis content de les partager avec vous au travers de ces magnifiques photos.

Second Life en France

Je viens de faire une interview pour un magazine, qui devrait publier un article sur les travaux et les solutions e-Commerce de Stonfield InWorld, courant Septembre. Immanquablement, nous en sommes revenu à parler de la désaffection supposée des utilisateurs de Second Life dans notre beau pays, mais comme je n’avais pas « révisé pour l’épreuve du Bac» , je n’avais pas les chiffres en tête à ce moment là.

Du coup, j’ai été jeter un oeil et voici quelques éléments… Sur un plan global, on sait déjà que Second Life est le « Jeu en ligne»  le plus joué au monde, juste derrière World of Warcraft. Bon, au-delà du fait que Second Life n’est pas un jeu, cette étude de Nielsen a au moins le mérite de donner des chiffres d’utilisation qui sont tout sauf la marque d’une désaffection structurelle.

Second Life

Mais pour la France, qu’en est-il ? Là aussi, certains chiffres sont assez intéressants. On s’aperçoit, par exemple au mois de Mai 2009, que la France est le 5ème pays utilisateur de Second Life dans le monde, avec plus de 31 000 résidents actifs, presque exclusivement des adultes (la fréquentation des mineurs est toujours aussi marginale) qui ont passé près de 2,2 millions d’heures dans le metavers, soit un peu plus d’1h30 par jour et par résident.

Bien-sûr, on peut toujours interpréter ces chiffres de milliers de manières différentes, les comparer (à tort car c’est stupide) avec ceux de Facebook ou de Twitter, évoquer le fait que la source Linden Lab (pour ces derniers chiffres) n’est pas forcément fiable puisqu’ils sont l’éditeur, etc… Ce que j’en retire, pour ma part, c’est qu’au delà des valeurs absolues, nous sommes sur des montants suffisamment significatifs pour être intéressants, même s’ils étaient faux à 50%.

Si, par exemple, une société de vente de fleurs s’était implantée dans Second Life via l’offre RIL Shopping, elle aurait touché une population d’environ 15 000 personnes, qui passe 45 minutes « dans le village»  chaque jour (j’ai retiré 50% aux chiffres de Linden Lab et n’ai pas pris en compte les enfants, mais nous savons que les vraies valeurs sont bien plus importantes).

J’habite en proche périphérie de Toulouse, dans un village de 5000 habitants environ (y compris des enfants) et nous avons une fleuriste. Elle est très sympa, serviable, souriante et peut faire des bouquets sur mesure si ceux dont elle dispose ne nous conviennent pas. Elle vous livre si vous le souhaitez à votre domicile, mais également, via un réseau auquel elle est affiliée, dans la France entière voir même au-delà de nos frontières. Bien-sûr, sa boutique lui a coûté 10 ou 20 fois plus cher que celle que nous pourrions lui créer dans un Univers Virtuel. Je ne sais pas si c’est comparable mais il n’y a toujours pas de vrai fleuriste pour adresser le – petit mais 3 à 6 fois plus important que celui de mon village – marché Français dans Second Life. Pourtant, il ne manquerait que le parfum des fleurs, car pour le reste, tout y serait : vous pourriez lui acheter un des bouquets tout prêts que vous pourriez voir avant de les choisirs et qui serait livré où vous voulez dans la journée ou lui demander quelque chose de spécifique (puisque vous pouvez la rencontrer dans sa boutique virtuelle, bénéficier de quelques conseils avisés, lui expliquer vos attentes…) et vous faire livrer, là aussi dans la journée. Vous pourriez même lui demander un petit mot gentil à joindre au bouquet lors de la livraison, histoire d’entretenir la flamme ;-)

Et je pourrais multiplier les exemples, dans la vente de produits ou de services en ligne ou aborder le sujet différemment en donnant les chiffres US (plus de 250 000 résidents actifs en Mai soit un potentiel 8 fois plus important) pour toutes les entreprises qui s’intéressent au marché Américain.
Je pourrais, enfin, rappeler que Second Life n’est pas qu’une affaire d’e-Commerce, que ce soit de biens virtuels ou réels, mais également une affaire d’enseignement, de communauté, d’art, de création, de culture, de rencontre, d’émotions, d’expression… et que tous les acteurs de ces domaines peuvent y trouver, aujourd’hui, dans le village, un écho positif et enthousiasmant…

Second Life est toujours un environnement numérique d’une qualité inégalée, dont l’usage reste soutenu y compris en France et qui va évoluer de plus en plus techniquement, stimulé par cette forme paradoxale de concurrence que représente OpenSim, à la fois immense danger et formidable opportunité pour Linden Lab donc pour nous tous.

J’en profite pour évoquer, histoire d’enfoncer un peu plus le clou, qu’une grande entreprise, leader mondial dans son secteur, a bien perçu l’intérêt des Univers Virtuels et vient de valider le projet que nous lui avions suggéré. Dans le courant de l’été ou vers la rentrée, nous vous parlerons de cette idée que je trouve très excitante car elle vient modifier en profondeur l’organisation même d’une entreprise de très grande envergure dont le coeur de métier n’est pas directement lié à la technologie (cela compterait pour du beurre :-) ) mais à l’être humain. Le Crédit Agricole – et son énorme Campus Digital – avait ouvert la voie de la Formation à distance via les Univers Virtuels… Avec l’arrivée de ce nouveau grand groupe, c’est encore une étape inédite que nous allons franchir comme un petit pas supplémentaire vers une autre forme de collaboration en entreprise ;-)

Allez, pour fêter tout ça, je vous propose de regarder une nouvelle fois David faire du vélo dans les rues d’Oloron Sainte-Marie.

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Mahmoud Ahmadinejad

J’ai un peu de mal à suivre ce qui se passe en Iran, mais ces événements m’amènent à me poser la question des motivations des parties, et en particulier, de celle de l’homme qui est au pouvoir : Mahmoud Ahmadinejad…

Mahmoud Ahmadinejad

J’imagine qu’au début, il croit en ce qu’il fait et qu’un jour, sans qu’il s’en soit peut-être aperçu lui-même, les choses dérapent doucement. Pourtant, cet homme semble intelligent et brillant, au moins assez pour comprendre la situation mais sans doute pas suffisamment lucide pour voir qu’il court vers une impasse. Je me demande ce qui peut encore lui donner envie d’avancer, quel type d’espoir il peut avoir.

Une révolution émerge dans la rue d’abord, puis partout sur la planète, des milliers de personnes qui savaient à peine où étaient l’Iran quelques heures auparavant, s’en emparent, la soutienne en se postant en témoins… et pour Mahmoud Ahmadinejad, plus rien ne peut alors être comme avant.

Je ne sais pas, j’ai juste des questions, je me trompe sans doute, je n’y connais pas grand chose… mais, ce que je sais, c’est que si l’Internet sert aussi à cela, je crois que ce n’est pas demain que je travaillerai sur quoi que ce soit d’autre :-)

Crédit Photo : REUTERS/Damir Sagolj

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On peut vendre dans Second Life

Je ne vous ai pas beaucoup parlé de RIL Shopping ces derniers temps car nous avons remis le projet « sur l’établi»  pour le retravailler et en sortir une version plus puissante et plus simple encore. L’équipe de Production tournant déjà à plein régime sur les projets clients et comme il n’y a pas d’urgence particulière, nous pensons que nous ne sortirons rien de très nouveau sur le sujet avant la fin de l’année.

Toutefois, cela ne signifie pas qu’il n’est pas possible de vendre dès à présent dans Second Life ! Nous l’avons fait à de multiples reprises, depuis la lancement de la toute première version de RIL Shopping (et même avant avec Shopping Attitude) avec des retours plutôt positifs et encourageants pour la suite. Ce n’est pas mainstream, le chiffre d’affaires n’est pas encore celui d’Amazon et nous ne sauverons pas la planète à nous tout seul par les économies de CO2 réalisées… mais les clignotants sont suffisamment au vert pour qu’on poursuive sur cette voie.

J’en profite au passage pour remercier Xavier Martin, journaliste pour l’émission mythique Culture Pub, qui a choisi d’illustrer dans un dossier très bien fait, comment les entreprises et les marques pouvaient utiliser les Jeux Vidéos ou Mondes Virtuels pour vendre, en prenant les exemples de RIL Shopping ou du succès planétaire Football Superstars. Vous pouvez trouver ce dossier dans l’édition de ce Lundi 15 Juin, directement sur le site de Culture Pub.

C’est d’ailleurs en revoyant ces images que je me suis aperçu que je n’avais jamais diffusé cette vidéo sur mon blog, alors qu’elle est pourtant très explicite. Si vous avez toujours voulu savoir pourquoi cela fait du sens de vendre dans Second Life et comment ça marche, jetez-y un oeil. Accessoirement, cela vous démontrera au passage la puissance du concept de Shopping Social.

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Roquefort Carles

Ma première start-up aurait pu être dans un autre domaine que la technologie, tant cet autre domaine me passionne : notre gastronomie.

J’ai profité d’un rapide passage dans l’Aveyron, hier, avec mon père, pour faire une halte shopping à Roquefort et visiter la maison Carles. Celle-ci fait l’un des meilleurs Roqueforts artisanaux qui soit. Elle est malheureusement fermée le week-end donc je me suis rabattu sur une autre marque, sans aucun doute moins bonne puisque moins artisanale et portant un nom différent (non, la mauvaise foi ne m’étouffe pas !) :-)

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans lAveyron

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans l'Aveyron

Cela m’a simplement donné l’occasion de réfléchir, une nouvelle fois, à l’idée de destin et de choix qui changent des vies. Que serait ma vie si j’avais choisi ce chemin là, aidant à la conception et l’affinage d’un des fleurons de notre terroir, à sa commercialisation même aux Etats-Unis (je n’ai peur de rien ! :-) ), etc…

Le temps me manque, mais j’aurais même aimé leur donner un coup de main sur leur communication en ligne, juste pour le plaisir de m’impliquer dans ce secteur d’activité passionnant. Je ne veux pas faire offense à ma famille éloignée, mais leur utilisation d’Internet est relativement… classique, alors que je suis certain qu’il y aurait des tonnes de choses à dire, à montrer, à raconter pour porter bien haut la renommée du Roquefort Carles dans le monde entier… Mais bon, en même temps, je préfère qu’il fasse l’un des tous meilleurs Roquefort plutôt que d’avoir une super présence survendue dans les médias sociaux :-)

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DoGood – Application iPhone militante

DoGood, c’est l’application iPhone que j’aurais aimé proposer au Labotec. Elle aurait été refusée car gratuite et sans business model, mais sur tous les autres points, je crois bien qu’elle aurait pu passer l’épreuve du Comité d’Investissement.

Le principe est simple : faire le bien chaque jour, grâce à un petit geste individuel que l’application va vous suggérer…

dogood-iphone

Celle d’aujourd’hui était : « Support a local business – Don’t buy from a chain store today, support your community instead» 

J’ai donc emmené ma petite famille hors de l’hôtel où nous séjournions pour ce dernier jour pour aller prendre le petit déjeuner juste à coté, dans un restaurant de plage du coin, très sympa d’ailleurs. Non seulement on a passé un moment agréable (mais en plus, j’ai économisé les 4×20$ du petit déjeuner, les tarifs de l’endroit où nous avons été étant bien plus raisonnables).

Bien-sûr, il y a un coté un peu niais ou candide dans cette approche, surtout quand on pense la goutte d’eau que cela représente… mais l’application est dotée de fonctions sociales très développées, qui vous permettent de rajouter un témoignage, de partager tout ça sur Twitter ou Facebook et de suivre les statistiques des autres utilisateurs, chaque jour et dans le monde entier. Par ailleurs, si ne suggestion, un jour, ne vous passionne pas, il vous suffit d’attendre le lendemain, personne ne vous en voudra.

Voilà, je crois que cette application iPhone ne va pas changer le monde, mais au moins, elle essaye à sa manière et je trouve ça sympa. Elle a été lancée très récemment et les chiffres ne sont pas – encore – impressionnants mais je suis persuadé que cela devrait arriver très bientôt. Si vous avez un iPhone ou un iPod Touch, vous n’avez pas une seule bonne raison de ne pas l’essayer, juste pour voir si votre goutte d’eau vient se joindre à la mienne…

C’est plutôt bien mais il faut qu’on soit plus nombreux alors RT please :-)

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Rugby Ancien

Je parle beaucoup de rugby en ce moment, je crois que c’est le manque :-)

Depuis quelques années, Fred, un garçon très sympa et cultivé, s’est lancé dans une sorte de chasse d’objets relatifs au rugby vintage, celui d’avant guerre. Il doit avoir, je pense, l’une des toutes premières collection au monde sur le sujet… qu’il vous livre, d’ailleurs pour partie sur son blog : Rugby Pioneers.

Au mois de Mars 2009, je suis passé le voir dans son bureau parisien qui tient plus du musée qu’autre chose, le temps de faire ce petit cliché avec le médiocre appareil photo de mon iPhone 3G, déplorant devoir attendre celui du 3GS alors que je n’en connaissais pas encore le nom.

Si vous avez deux minutes, faites un saut sur son blog. Les noms que vous y trouverez vous seront, pour la plupart complètement étranger, mais ce que vous y verrez sont les fondements mêmes de ce qui a fait de ce sport l’un des plus beaux du monde.

PS : Je sais, je ne suis pas objectif… mais j’écris ce que je veux, je suis chez moi ;-)

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Karma… Kuçala

Attention : Cette note relève de la philosophie à 2 euros et n’est peut-être valable que pour moi. Je vous invite donc à ne pas perdre 5 minutes sur un sujet qui ne va pas vous passionner si ce genre de thème vous énerve. :-)

Samedi soir, au Stade de France, les Catalans de l’USAP sont devenus Champions de France de Rugby… Je ne suis pas assez compétent pour vous faire une analyse plus poussée que celle que vous aurez au comptoir de votre bistrot préféré, mais j’en ai tiré une leçon très personnelle.

dan-carter-usap-1

En début de saison, l’USAP attendait l’arrivée dans ses rangs du meilleur joueur du monde, tous postes confondus (et peut-être même, tous temps confondus) : Daniel Carter. L’équipe avait l’ambition folle de venir tutoyer les deux gros stades, et pourquoi pas, de ramener enfin ce bouclier de Brennus qui leur échappait depuis plus de 50 ans.

Tout était fait pour cela, avec un effectif vraiment bien équilibré, d’excellents joueurs concentrés et motivés, le tout emmené par un capitaine – que j’aime beaucoup – courage : Nicolas Mas. Au passage, Bernard Goutta, autre capitaine d’exception, était également dans l’ombre, pour aider tout ce beau monde à s’attaquer à la plus haute marche, tout ça, sous la houlette d’un Jacques Brunel plus déterminé que jamais.

Mais voilà, dans la vie, tout ne va pas toujours comme on l’a prévu. Après quelques sorties sous le maillot Sang et Or, Dan Carter s’est gravement blessé, mettant fin prématurément à sa saison dans la Sud de la France et laissant ses coéquipiers… sans numéro 10 de métier.

Imaginez deux secondes : Vous partez avec le meilleur joueur du monde à l’ouverture et vous vous retrouvez à faire glisser des 9 ou des centres en 10 d’un jour en fonction des besoins, des disponibilités ou des adversaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne vous met pas vraiment sur des rails pour venir chercher la première place. Non seulement votre équipe n’est plus aussi équilibrée et performante sur le plan collectif, mais en plus votre charnière (qui porte bien son nom) ne peut plus fonctionner comme les « plans»  du coach le prévoyaient. Je ne vous parle même pas du coup au moral que certains joueurs doivent prendre forcément, la venue d’un Dan Carter étant un élément non négligeable pour ses coéquipiers.

Et pourtant, contre toute attente, cette équipe se mobilise, fait ce qu’elle croit être le mieux en fonction des circonstances, s’accroche aux décisions de son coach hors du terrain et de son capitaine sur le terrain et réalise ce qu’aucun autre effectif Sang et Or n’a su faire avant elle, ces 50 dernières années.

Bon, tout ça est très bien, mais vous devez vous demander ce que j’ai bien pu en tirer comme leçon ?!? C’est très simple. La vie est faite d’événements, parfois imprévisibles voir improbables, qui peuvent apparaître bons ou mauvais au premier abord (c’est à dire quand nous les vivons ou les apprenons). Toutefois, ils n’ont finalement que peu d’influence sur ce qu’il conviendrait sûrement d’appeler le Karma ou la Destinée, venant conforter l’idée que rien n’est finalement écrit définitivement.

A chaque fois, il existe des dizaines de chemins différents qui mènent au même endroit (ici, sur la plus haute marche du Top14). C’est vrai pour le Championnat de France de Rugby, mais également, vous vous en doutez, dans nos vies à tous comme celles de nos entreprises.

Une société, la plupart du temps, rencontre des problèmes ou des opportunités conjoncturelles, qu’il faut, je crois, savoir respectivement traiter ou saisir, mais les uns comme les autres ne préfigurent en rien de l’avenir de l’entreprise. C’est pour cela que l’on passe souvent des heures à débattre d’une stratégie ou d’une autre, sans pouvoir savoir au préalable si les deux ne seraient pas couronnées de succès (où ne mèneraient pas directement dans le mur).

Cette anecdote autour de l’USAP et de la perte de Dan Carter m’a conforté dans deux idées :
- Il n’est jamais trop tard pour changer les choses en bien et poursuivre le but ultime que l’on s’est fixé,
- Il n’y a que sur ses propres valeurs (en espérant qu’elles soient bonnes et positives) que l’on peut se reposer tellement l’avenir est imprévisible. Elles seules peuvent vous dicter ce qu’il y a de mieux à faire pour aller vers le but en question, dans votre vie personnelle comme professionnelle.

Ces deux idées ne sont peut-être vraies que pour moi et relèvent bien de la philosophie de comptoir, mais c’est déjà suffisant pour que je partage ces lignes avec vous ;-)

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Nouvel iPhone3GS

Ben voilà, ça, c’est fait :-)

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Jour de Finale !

Aujourd’hui, c’est Jour de Finale !

Je parle bien-sûr du Top 14, notre championnat tellement élitiste de rugby qu’il en devient parfois trop fade. Mon expatriation m’a empêché de suivre de près la saison, donc je découvre parfois le niveau de certains joueurs que je croyais moins bons (ou meilleurs) ou certains schéma de jeu que je n’avais pas perçus… J’ai souvent le sentiment de regarder un championnat étranger et, en y repensant, c’est assez rafraichissant, un peu comme quand on découvre les premiers matchs de la saison, que les équipes ne se connaissent pas forcément bien, qu’elles ne sont pas en place, que la nouveauté est forcément de mise…

bouclier-de-brennus

Ce soir, je vais soutenir tranquillement les Catalans de l’USAP parce que je crois qu’ils ont fait une très belle saison et qu’un Brennus ne serait pas volé, mais aussi parce que j’adore l’ambiance qui règne autour du rugby dans cette région, dans ce pays. On le dit de beaucoup de régions, mais c’est encore plus vrai en Catalogne : les supporters ont le sang chaud et un coeur en or, comme pour porter encore un peu plus loin leurs couleurs.

Il y a une autre raison : J’aime beaucoup l’ASM, qui a vraiment une très belle équipe. Toutefois, le fait que tout le monde espère leur victoire parce que « cela fait des années qu’ils perdent la finale et que ce ne serait que justice qu’ils gagnent enfin une fois»  les met dans une posture de Caliméro qui m’exaspère. Je ne crois pas aux séries noires et les matchs se gagnent sur le terrain. D’ailleurs, je crois savoir que certains joueurs de Clermont en ont aussi assez qu’on leur parle de cette « malédiction»  chaque saison, alors qu’eux, prennent les matchs suivant un plan de marche qui ne doit pas grand chose aux années passées.

Bref, le meilleur gagnera sans doute (même si ça n’a pas toujours été le cas) et je nous souhaite un beau match de rugby… que pour ma part, je regarderai par Internet, vers 15h un Samedi depuis la Floride, portant un beau T-Shirt avec le drapeau Français pour que mes amis Américains comprennent qu’il faut me laisser tranquille pendant 80 minutes :-)

Aujourd’hui, c’est JOUR DE FINALE ! :-)

UPDATE : L’USAP est un magnifique Champion de France, devant Clermont qui n’aura pourtant pas vraiment démérité. Vivement cet été que j’aille faire un tour en Catalogne voir si le vin de Collioure est toujours aussi bon ;-)

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La famille compte…

Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer… :-)

Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).

Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.

Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.

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Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.

Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.

Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.

A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet»  et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM :-)

Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien» . Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes» , j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances :-)

De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais ;-)

Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels»  sont bien moins impactants.

J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment» … parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment :-)

La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.

famille

Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher»  à divers niveaux.

Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr :-) – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi»  un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité»  parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure» , peut-être plus que ma famille finalement.

A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi :-) ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse ;-)

A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.

Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir… ;-)

On se revoit en France dans quelques jours ! :-D

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