Pléiade d’étoiles

Le Top14 vient de réellement reprendre pour moi, ayant été à l’étranger les 2 premières journées. J’ai été stupéfait de réaliser à quel point nous avions à présent en France, peut-être la moitié des meilleurs joueurs du monde (je sais, j’exagère !).

Il suffisait de regarder Toulon – Racing pour s’en persuader. Rien que les 2 numéros 10 à savoir Wilkinson et Hernandez ont été considéré comme les meilleurs ouvreurs de la planète à un moment ou un autre de leur carrière.

Je me demande ce qui les amène tous à venir jouer ici. Les salaires ne sont pas vraiment meilleurs qu’en Angleterre, les stades ne sont pas plus grands (à part le Stade Toulousain :-D ), le niveau légèrement moins élevé qu’en Super14 et je n’arrive pas à croire que ce soit, non plus, l’art de vivre à la française qui pousse certains à renoncer à la prochaine Coupe du Monde pour se taper des magrets auxquels ils n’ont pas droit de toute façon.

C’est peut-être un complot mondial qui vise à prendre les places stratégiques dans notre championnat pour affaiblir les joueurs français susceptibles de jouer en bleu lors de la prochaine RWC, histoire de les empêcher de gagner la Coupe ? Naaaannn, au vue de la démonstration des Blacks, ils n’ont pas vraiment besoin de ça :-)

Alors que viennent-ils faire ici ?
Je n’en sais rien… Toujours est-il que cela tire le niveau vers le haut, que nous avons à présent une magnifique ProD2 et que j’ai vu jouer hier de nombreux gamins qui fêtaient leur première titularisation chez les grands.

Encore une saison qui va nous mettre des étoiles plein les yeux…

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Back to school !

Je ne vais pas vous raconter mes vacances – ma femme s’en charge très bien, si ce n’est une ou deux notes que m’ont inspiré ces dernières semaines – mais juste vous dire que j’ai passé un été fantastique, en famille, principalement aux Etats-Unis. J’ai été globalement plutôt studieux, en travaillant un peu plus que je ne l’avais promis à ma famille, mais à peine, bien moins que les années précédentes donc ils ne sont pas trop fâchés.

Et là, je suis de retour aux affaires « pour de vrais », même si mon message d’absence, sur mes emails, évoquait une reprise pour demain. Je ne sais pas pour vous, mais généralement, je me donne une journée pleine, pour trier, ranger, faire la foultitude de petits trucs que j’avais procastiné avant, etc. et c’était aujourd’hui… Toutefois, je ne le dis à personne car sinon, ça casse le principe :-)

J’ai rempli mon agenda pour les prochaines semaines, pris mes billets pour les quelques déplacements déjà planifiés, pris un abonnement datas pour mon iPad histoire de remplacer la carte AT&T qui était dedans (je vais essayer de laisser un peu mon Mac à la maison pour les déplacements très courts et voir si c’est suffisant pour travailler). J’ai même été chez le coiffeur ! Il ne manque plus que j’ai un nouveau cartable et des baskets neufs, et je suis prêt pour la rentrée des classes :-)

La coupure m’a vraiment fait du bien… et me laisse penser que j’étais finalement un peu fatigué en fin de saison dernière, contrairement à ce que je pensais. Je ne peux pas faire la liste de tous les projets que j’ai en tête et qui m’attendent à court terme, mais je suis excité comme une puce ! D’ailleurs, parmi tout ce que j’aurais aimé vous dire plus tôt, il y a notamment cette nouvelle que @mrboo a rendu publique aujourd’hui. Je prépare moi aussi une note, pour partager avec vous un autre angle de lecture sur le même sujet que celle qu’il devrait publier bientôt sur son blog personnel. Lui, comme moi, aimons beaucoup raconter comment les « choses se font » car nous pensons que ces retours d’expériences, bons ou pas, peuvent être utiles au plus grand nombre. J’aurais aimé pouvoir lire ce genre de chose, il y a quelques années, quand je ne savais pas bien comment traiter tel ou tel sujet. Cela m’est d’ailleurs toujours indispensable aujourd’hui.

Bref, to make a long story short, me voici de retour derrière mon Mac de combat (je dis ça parce qu’un ami, ex-sergent et vétéran du Vietnam, y a collé un autocollant de l’US Marines Corp pendant l’été pour l’aider à me supporter :-) ) et vous souhaite à tous, une excellente reprise !

I’m back to school in business !! ;-)

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Une bien belle soirée…

Cette note est très personnelle et ne vous apprendra rien si vous n’êtes pas un de mes proches. Vous êtes prévenus donc ne venez pas râler si vous avez perdu votre temps :-)

Le bonheur est un truc qui ne s’achète pas et je ne suis pas sûr non plus que le simple fait de le mériter soit suffisant. L’Histoire est jonchée de morts et de souffrance pour des gens qui pourtant, méritaient le bonheur. Par ailleurs, on peut lire tous les livres que l’on veut sur le sujet, prendre des milliers de décisions en mode résolution du 1er de l’An ou dépenser sans compter pour satisfaire le moindre de ses caprices : cela ne rend pas vraiment heureux.

Je suis même en train de me demander si le fait d’être heureux est un état, s’il y a une permanence quelconque que l’on peut entretenir. Je pense que l’on peut être globalement satisfait de son mode de vie, le trouver plus ou moins conforme à ce que notre imaginaire entend par « vie idéale » mais de là à se considérer en permanence béatement heureux comme un Télétubbie, je crois finalement qu’il y a un monde.

Time Square

La vie est faite de hauts et de bas, qu’on le veuille ou pas. Hier, j’ai passé 1h dans un embouteillage au coeur de Manhattan. Je n’étais pas malheureux et j’ai pris cela avec beaucoup de philosophie, spectateur fasciné par la vie trépidante des New-Yorkais mais je ne peux pas dire que j’étais pleinement heureux à cet instant précis.

Et au milieu de tout cela, il y a des « moments suspendus »…

Coucher de Soleil sur Manhattan

Nous en avons tous connus, d’une manière ou d’une autre, en les reconnaissant comme tels ou pas. Il y a ceux qui sont largement prévisibles, comme la naissance d’un petit Homme que l’on découvre pour la toute première fois dans les bras d’une maman épuisée et heureuse de la bataille qu’elle vient de livrer ou le jour où l’on soulève le Bouclier de Brennus avec une 20aine d’autres guerriers prêts à donner jusqu’à leur intégrité physique pour ce bout de bois (du moins, c’est comme cela que je me l’imagine, je n’ai jamais eu ce bonheur-là…)… et il y a les autres, ceux que l’on n’avait pas vu venir et qui nous cueillent par surprise.

C’est ce qui m’est arrivé il y a 3 jours. J’étais avec ma petite famille, de retour en bateau d’une visite du sud de Manhattan, après avoir joué au parfait touriste à Ellis Island et Liberty Island. La journée, même si un peu fatigante, s’était bien passée et nous devions terminer par un diner avec Jim et Danielle, des amis très proches, dans un restaurant de Jersey City, à Liberty Harbour. La météo n’était pas très bonne, quelques gouttes de pluies tombant même de nuages gris clairs assez abondants.

Arrivés les premiers et les enfants en ayant assez d’attendre, nous les avons envoyé jouer à l’extérieur, dans une sorte de jardin avec vue sur Manhattan, de l’autre coté de l’Hudson. Pour éviter qu’ils fassent trop de bêtises, @stephaniecarles est sortie les surveiller, me laissant seul à table. Nos amis sont alors arrivés, et Jim et moi avons commencé à discuter en commandant un Manhattan (pas la chaine de building, le cocktail :-) ) pendant que Danielle rejoignait Stéphanie à l’extérieur.

Je ne vais pas vous faire tout le détail de la soirée mais, en résumé, nous sommes sortis également, avons fini par diner dehors, sur la terrasse, en face de New-York. Le service était simple mais souriant et parfait. Le repas comme le vin étaient sans ambitions mais excellents. Les nuages se sont éloignés, laissant la place à un magnifique coucher de soleil qui se reflétait sur les buildings de Manhattan, qui, doucement, ont commencé à s’illuminer au fur et à mesure que la nuit avançait. Nos discussions étaient agréables, intéressantes et enjouées. Les enfants couraient partout, jouaient sur un jeu d’échec géant ou à cache-cache dans le jardin… Bref, rien ne venait entacher un tant soit peu la soirée.

Ce diner était simplement parfait et d’une qualité totalement inattendue. J’ai alors pensé à ma famille et mes proches, du moins ceux qui n’étaient pas avec nous en me disant que j’aurais bien aimé le partager avec eux, leur faire vivre aussi. Je me sens tellement chanceux d’avoir été là et très détendu en me disant que ce genre de moments existent et peuvent se reproduire sans que je ne m’y attende.

Cette soirée, par son rythme, son contenu, ses improbables événements, sa montée en puissance, son cadre était un réel moment de bonheur, un instant furtif et suspendu pendant lequel je me suis senti pleinement vivant et heureux. Rien de tout cela ne se serait passé si nos amis n’avaient pas été en retard. Nous aurions sans doute commencé à manger immédiatement, sur la table qui nous était réservée à l’intérieur, ne sortant donc pas sur la terrasse. Les autres composants de ce moment de bonheur ne seraient pas venus s’enchainer dans la foulée et au final, il n’y aurait pas eu la même alchimie et la magie n’aurait sans doute pas opéré.

Je ne crois pas avoir encore trouvé le vrai bonheur dans la vie mais je suis béni de pouvoir parfois le toucher du doigt, comme ce fut le cas ce soir-là.

J’aime ma famille qui me le rend bien, j’aime ce que je fais pour gagner ma vie, y compris quand je suis durement frappé par la crise comme ce fut le cas l’année dernière car, après tout, ce n’est que « du business », j’ai des amis fidèles et fantastiques et j’ai encore l’énergie pour continuer à avancer sans – trop – faiblir vers l’endroit où nous irons, pour peu qu’on le sache un jour où il se trouve.

Pendant ces quelques semaines, Stéphanie et moi avons pris une décision personnelle importante et je vais maintenant concentrer mes efforts pour aller au bout de ce projet. Les soirées comme celle que je viens de vous décrire sont sans doute le meilleur carburant que l’on puisse imaginer pour nous donner la force d’être à la hauteur du challenge que l’on va devoir relever ensemble… et pourquoi pas, de trouver une certaine forme de bonheur ?!? ;-)

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Tribute to Norman Rockwell – Little Spooners

Je vous ai dit que j’allais partager avec vous quelques unes de mes peintures préférées de Norman Rockwell. En voici donc une nouvelle que j’aime particulièrement, datant de 1926 : Little Spooners.

A noter que c’est celle qui a été utilisée par Google en 2007 pour fêter l’anniversaire du peintre Américain, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

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Washington, District of Columbia… Fondations des Etats-Unis

Depuis 2 jours, nous avons quitté notre Floride favorite – avec quelques regrets, forcement – pour venir visiter Washington avant de filer vers le New Jersey.

Je suis en vacances pour de vrai, je veux dire, sans traiter de mails ni faire de calls… et nous consacrons nos journées à visiter tout ce que nous pouvons voir, dans le peu de temps que nous allons passer ici et en essayant de palier au fait qu’un troupeau d’Humains avec 3 enfants ne bouge finalement pas très vite :-)

Washington est une ville assez fascinante. C’est très aéré et assez calme malgré le nombre de touristes, principalement américains. Je ne sais pas si c’est le fait d’y être un week-end mais je trouve que cela ressemble plus à une ville de pèlerinage pour les Americains qu’à une grande ville traditionnelle.

On a tendance à dire que les Américains n’ont presque pas d’Histoire. La courte durée de leur existence est sans doute pour beaucoup dans le fait qu’ils mettent leur Histoire autant en valeur. Les musées, généralement gratuits, regorgent de trésors et d’artefacts très symboliques. La sécurité est omni-présente et il semble que ce soit le prix à payer pour que tout reste très accessibles à tous.

Ce qui me frappe le plus, ce sont les énormes moyens qui sont investis pour préserver ce patrimoine. Bien-sur les Etats-Unis sont un pays bien plus riche que nous ne le sommes et la France est sans doute presque en faillite à l’heure où j’écris ces lignes, mais quand je pense à nos musées poussiéreux, portés à bout de bras par des conservateurs sans réels moyens, je me dis que nous allons passer – sur ce terrain aussi – à coté d’un atout majeur en matière d’éducation, surtout si on met cela en perspective avec les deux mille ans d’Histoire que nous avons, de notre coté pour nous aider à appréhender le futur. Mettre en valeur notre patrimoine est aussi une façon de préparer l’avenir, d’être conscients et fiers de ce qui a été bâti par nos ancêtres, de notre Histoire (en assumant aussi ce qui n’a pas forcément matière à fierté, cela fait partie du deal), de ce qui a fait d’abord la France et à présent, un bout d’Europe.

J’avais suivi de très loin le débat sur l’Identité Nationale, ne me sentant pas très compétent pour y participer et n’ayant même pas envie de me poser la question. Ce que j’en avais compris, c’est que finalement, il n’était pas très simple de vraiment savoir aujourd’hui ce que c’était qu’être Francais. En deux jours à Washington et en faisant quelques endroits symboliques comme le Cimetière National d’Arlington ou les Archives Nationales, on comprend immédiatement ce que c’est qu’être Américain… Plus précisément, je ne sais pas si j’ai bien compris mais je l’ai ressenti, touché du doigt. Pourtant, ils ont intégré bien plus « d’étrangers » que nous, puisque tous ont, finalement, des racines ailleurs et leur histoire de moins de 3 siècles n’a pas eu le temps d’ancrer beaucoup de choses dans leur ADN collectif… C’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que c’est plus facile pour eux. Notre identité a du être usée par les assauts du temps et notre manque d’envie de la protéger, la revendiquer ou simplement, la reconnaitre.

Je n’en sais rien en fait et mes propos n’ont ni queue, ni tête. J’ai écrit d’un trait, comme ça, en rentrant de notre derniere visite et je me retrouve à aborder des sujets très complexes sans être outillé pour les traiter.

Au passage, merci à tous les trolls nationalistes, comme les anti-nationalistes, de bien vouloir aller trainer leur agressivité gratuite ailleurs. Je ne veux pas me lancer dans ce genre de débats ici.

En synthèse, j’ai adoré ces quelques jours à DC, cette découverte d’une histoire que je connais peu, qui pourtant croise celle de la France très souvent.

Pour finir, j’aimerai évoquer ici l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup me ballader aux Etats-Unis.

Comme beaucoup, j’ai été bercé de séries et de films américains. Se promener ici, c’est avoir le sentiment d’être en permanence dans un film.

A Washington, c’est encore plus vrai qu’ailleurs : Les restaurants, les sirènes de police, la Maison Blanche, le building du FBI à quelques mètres de mon hôtel, le Pentagone, les Bikers, les gros 4×4 noirs du gouvernement dont on s’attend à voir sortir des Men in Blacks, les uniformes d’apparat du Corps des Marines…

J’aime énormément la France – qui d’ailleurs me manque déjà, surtout avec le retour du Top14 – et on dit que nos deux cultures sont de plus en plus proches. Pourtant, je trouve que se balader par ici est bien plus dépaysant que de nombreux autres voyages bien plus exotiques sur le papier.

Allez, ma note n’a vraiment aucun sens même si j’ai pris du plaisir à l’écrire. Je devais avoir besoin de me « vider », sans doute.
Bravo à vous si vous avez réussi à lire ce tissu d’ineptie jusqu’ici ;-)

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