Cortana, Siri ou GoogleNow ?

Votre téléphone va devenir votre assistant personnel. Je sais, je sais. Vous vous sentez un peu de con quand vous demandez tout haut à Siri le temps qu’il va faire demain avec le même phrasé que si vous parliez à un débile. Mais attendez un peu que la technologie s’améliore…

Avec l’arrivée de Windows 8.1, un nouvel assistant personnel – Cortana – vient marcher de façon plutôt convaincante sur le territoire de Siri et GoogleNow. Jetez un œil à ce joli test réalisé par Windows Phone Central ; 3 assistants pour autant d’approches différentes sur quasiment toutes les requêtes.

Les commandes vocales peinent à percer alors qu’elles sont partout à présent. Tout doucement, on leur trouve un semblant d’utilité, comme quand vous êtes dans votre voiture, par exemple, ou que vous avez les mains prises ou sales.

Avec des technologies IBM comme Watson, une nouvelle génération de services devrait voir le jour, bien plus proche de ceux que vous offrirait un réel assistant personnel.

Du coup, l’orientation très sémantique des moteurs de recherches aura une importance capitale – notamment pour le SEO – car là où il s’agissait de viser les 10 premiers résultats de Google sur une requête, on devra viser directement le 1er, le seul qui sera resservi à l’utilisateur par les assistants personnels en fonction de leur « compréhension » de votre besoin. La prime au premier sur les requêtes les plus communes va être gigantesque dans un premier temps puis s’affinera en fonction de ce que l’assistant saura de vous. Pour une fois, c’est un argument qui va dans le sens d’un plus large usage de nos données privées par les moteurs, pour coller davantage à nos besoins réels… avec malheureusement tout ce que cela implique.

Mais je n’ai pas trop le temps de développer le sujet aujourd’hui, je voulais surtout vous présenter cette vidéo très significative sur l’état actuel du marché. Encore un sujet sur lequel l’avenir sera passionnant.

Advisory Board pour Startup

Je viens de passer 1h à échanger et essayer d’aider un ami qui a co-fondé une startup. Sa société propose une solution très technologique, qui vient s’insérer dans ce que l’on pourrait qualifier de « couches basses » de l’Internet.

Ils ont une très jolie techno, qui adresse un marché gigantesque mais ne sont que 2 et bootstrappent le développement de la société. Difficile de lever des fonds en ayant une assez faible expérience de ce genre d’opérations, peu de moyens, pas de client et peu de réseau dans ce genre de milieux.

Après réflexion, j’ai finalement milité pour que la société réunisse un Advisory Board autour des deux fondateurs, car ils ont surtout besoin de regards extérieurs pragmatiques, d’expérience et d’élargir le réseau de l’entreprise.

Un Avisory Board est un groupe qui, comme son nom l’indique, vient conseiller l’entreprise sur les sujets – généralement stratégiques mais pas que – qui lui sont soumis. Cela fonctionne un peu comme un Conseil d’Administration sans en avoir le pouvoir de décision qui reste entre les mains des Administrateurs, voir des fondateurs lorsqu’il n’y a pas de Board.

Pour que cela fonctionne bien, il faut être très attentif à un certain nombre de points. Je vous ai listé ci-dessous les 5 qui me semblent réellement importants.

1. Le Casting doit être parfait. Inviter dans un Advisory Board des personnes sans expérience, sans réseau de relations utile, sans de réelles compétences en management ou sur le vertical voir le marché de l’entreprise n’a pas de sens. Il vaut mieux être seul que mal accompagné. Avoir un Advisory Board en pensant que sa simple existence va aider est une erreur.

La personnalité de chacun importe mais n’est pas déterminante. Mieux vaut avoir à ses cotés un génie caractériel qu’un idiot affable. Ici comme ailleurs, la diversité est une richesse. Prendre des personnes aux parcours et univers très différents est un atout.

2. Un Advisory Board n’est pas une entité opérationnelle. Il ne va pas gérer la startup à votre place et il vaut mieux éviter de consommer son énergie sur des éléments de faible importance. Le temps des Advisors brillants est généralement précieux. Ils le savent et attendent – même sans l’exprimer – de vous, les fondateurs, que vous le sachiez aussi.

Se réunir une fois par mois est largement suffisamment pour faire avancer le projet et traiter ce qui doit l’être. Vous êtes toujours à temps, en Off, de solliciter l’un ou l’autre en dehors de ces réunions « officielles » pour leur demander un service ou une réponse spécifique.

3. Avant de les faire travailler sur un sujet, commencez par leur expliquer exactement où vous en êtes, sans arrogance ni humilité, le plus précisément possible. Aussi brillants soient-ils, ils vous donneront de mauvais conseils s’ils ne comprennent pas exactement la situation ou le problème. Vous avez fait plein de bêtises parce que vous avez fait plein de choses et ils ne sont pas là pour vous juger mais pour vous aider. Souvenez-vous qu’ils n’ont pas de pouvoir de décision donc ne peuvent pas vous virer. Soyez ouverts, transparents, lucides et honnêtes.

Une fois que vous avez fini de parler, taisez-vous et écoutez. Vous les avez fait venir à bord pour qu’ils vous conseillent, pas pour parler tout seuls. Vous avez déjà croisé des gens qui vous demandaient votre avis mais n’écoutaient pas votre réponse. C’est frustrant, hein ?

4. Il faut rémunérer les Advisors. Je vais être un peu plus long sur ce point car il est important. Ce qui est gratuit n’a pas de valeur. Si vous avez réussi à attirer des profils brillants dans votre projet, le fait de les rémunérer va leur envoyer un message fort : Je suis heureux que tu sois à mes cotés donc je veux te faire partager mon succès… mais si je te paye, j’attend aussi de toi que tu donnes le meilleur de toi-même.

Evidemment, une jeune startup n’a pas les moyens de rémunérer 5 ou 6 profils de haut-niveau. Même si elle les avait, les rémunérer en cash ne serait pas très malin. Il est – plus que – commun de leur donner des actions en échange de leurs services. Par ailleurs, avec un peu de chance, il est probable que parmi eux se cachent vos premiers investisseurs potentiels. Autant qu’ils soient déjà actionnaires.

Les volumes – et les mécanismes – varient, en fonction du stade de la startup, de son financement et de la qualité des profils des Advisors. Pour mieux comprendre ce point, imaginez que votre jeune startup sans client ni techno aboutie, créée il y a presque 10 jours, attire Larry Page ou Zuck dans son Advisory Board. Vous pouvez leur donner 95% de votre capital, leur valeur dans ces circonstances n’a pas de prix et les 5% qu’il vous reste valent déjà des millions.

Pour une startup qui a déjà levé quelques millions, les actions d’un Advisor représentent en général de 0,1% à 0,5% du capital (et jusqu’à 1% pour des profils vraiment exceptionnels). Pour une jeune startup qui se lance, proposer autour de 2 à 3% est relativement normal, là aussi en fonction du profil et de l’expérience des Advisors. Cela peut paraitre beaucoup, surtout pour ceux qui bootstrappent mais si votre projet est un grand succès, vous serez largement aussi riche en ayant lâché cette part de capital et si c’est un échec, vos actions ne valent rien de toutes façons.

5. Plus le temps va passer, plus vos Advisors vous seront utiles. En grandissant, vous allez avoir besoin de faire des affaires, de plus en plus grosses, et c’est à ce moment-là que leur réseau tout comme leur réputation feront merveille. Soyez donc patients et n’attendez pas qu’ils mettent les mains dans le cambouis comme vous le faite vous, chaque jour. Ils ne sont pas là pour ça. Inscrivez-vous dans la durée.

Toutes les startups qui se créent devraient avoir un Advisory Board… de qualité. C’est un formidable atout pour éviter l’échec – les startups Internet ont un taux de mortalité phénoménal – et aller beaucoup plus vite à moindre coût car aucun investisseur ne vous apportera autant pour aussi peu de capital.

J’ai du oublier pas mal de choses, et ces points principaux ne sont que le fruit de mon parcours dans les deux rôles. Si j’ai raté des points importants ou si vous souhaitez partager votre expérience sur le sujet en tant qu’entrepreneur ou advisor, les commentaires sont à vous.

 

Ce que nous sommes

Je viens – régulièrement – aux Etats-Unis depuis 2007. C’est un pays bien plus différent de la France que de nombreux autres pays pourtant plus loin ou réputés plus exotiques. On m’avait prévenu : « Aux Etats-Unis, tu ne sauras pas vendre. Tu vas devoir t’adapter et faire comme eux si tu veux t’en sortir ».

Après l’avoir tellement entendu, je me suis dit que ce devait être vrai. J’ai donc essayé de comprendre puis, maladroitement, de reproduire les meilleures pratiques que j’avais perçues. Je ne vais pas vous donner une leçon de technique de vente, mais en gros, pour caricaturer, il faut être pragmatique et aller droit au but sur les bénéfices sans particulièrement faire preuve de modestie.

Manifestement, je n’y arrive pas ainsi. Ce n’est pas moi, pas ma nature. A chaque fois, je me suis forcé et ça se ressentait, bien évidemment, donc ça n’a pas fonctionné.

Alors, j’ai recommencé à faire comme je sais faire, à redevenir moi-même. Un peu comme au rugby, quand l’équipe joue mal et que tu recentres tout le monde sur les fondamentaux de ce sport, je suis revenu sur des choses simples, comme écouter plus que je ne parle, comme chercher à donner avant de vendre, être attentif et attentionné, être créatif et toujours focaliser sur la « big picture » plutôt que traiter seulement le besoin. Pour le reste, je n’ai pas vraiment eu besoin de faire d’effort pour être pragmatique, c’est dans ma nature.

Pour l’instant et contre toute attente, cela fonctionne à peu près. Il est étonnant de voir un américain être désarçonné par ce genre d’approche, désarçonné puis souvent séduit une fois la phase de méfiance passée. Tu as l’impression qu’en fait, lui aussi en a assez de cette sorte de bullshit ambiant permanent autour des quelques dollars de plus qui pourraient être grattés. Le temps et l’énergie que l’on perd en négociation et défiance sont autant de ressources qui ne sont pas allouées à ce qui est vraiment important, à ce qui construit et crée de la valeur.

C’est très prétentieux de décider d’aller à l’encontre de tous les avis qu’on te donne, mais cela ne veut pas dire que c’est idiot. Au lieu de devenir une caricature de vendeur, j’essaye d’apprendre doucement tout en restant moi-même. Un très bon ami et excellent businessman – américain – m’a dit un jour qu’il était important de ne pas se renier et de ne pas essayer de cacher ce qui faisait que j’étais moi, le meilleur et le reste. En même temps, on peut me dire que prendre la décision de rester soi-même, c’est choisir la facilité et ne pas sortir de sa zone de confort, ne pas se remettre en question. C’est vrai, mais d’un autre coté, je crois que le simple fait de venir dans un nouveau pays pour y développer un business est déjà en soit une sacrée forme de remise en question.

Je crois que l’on est bien plus fort et performant quand on reste soi-même, donc plus à même d’affronter un écosystème très différent. Reparlons-en dans 2 ou 3 ans, quand nous saurons ce qu’il en est advenu :-)

J’ai perdu mon Internet

J’ai perdu l’Internet… Mon Internet. Il y a des années, depuis mon petit appartement d’étudiant, je me connectais avec un modem. Mon ordinateur téléphonait à un server – 1000 fois moins puissant que mon Android actuel – et j’écoutait la petite musique de la porteuse en me demandant au bout de combien de tentatives la connexion allait s’établir. Chaque succès était une petite victoire, une fête intérieure grisante par sa propre porté : J’avais accès à des fichiers partout dans le monde, à des informations dont j’ignorais l’existence quand j’avais cliqué sur le lien… une ou deux minutes auparavant.

Une fois connecté, je me rendais sur un site Web dont on m’avait donné l’adresse, par email ou sur un bout de papier, puis je passais de liens en liens, ces mots soulignés dont le bleu jurait très fort sur le fond gris de la plupart des pages. Mon fournisseur d’accès avait 50 clients, je l’aidais à améliorer son service, à imaginer une stratégie viable dans un marché en devenir. On avançait en apprenant, on apprenait en avançant. Personne ne pouvait nous contrôler. C’était terriblement excitant.

Premier site Internet de l'Histoire

Puis sont arrivés de vrais fournisseurs d’accès, car il est apparu évident à certains que ce truc de nerds pourrait peut-être, finalement, avoir une certaine utilité, que de plus en plus de gens en parlaient donc que c’était sans doute un marché. J’ai reçu, comme beaucoup d’entre vous, des tas d’offres pour me connecter plus facilement. Le plus souvent, c’était sous la forme d’une diskette puis d’un CD. Le pire de tous – à mes yeux – était AOL. Sous le couvert de te faciliter la vie, ils ne t’offraient pas vraiment un accès à Internet, mais un accès à AOL au travers duquel, au milieu d’une large offre de services pour la plupart inutiles, tu pouvais sortir d’AOL pour aller véritablement sur l’Internet si tu cliquais bien sur le lien, caché en bas à droite (ou en haut, je ne sais plus trop bien).

Pendant des années, de nombreuses personnes, surtout aux Etats-Unis, pensaient être sur Internet mais elles étaient simplement chez AOL, qui décidait ce que tu devais voir, où tu devais acheter, avec qui tu pouvais parler, etc… Toutefois, à l’époque, il était facile de s’en débarrasser; il suffisait de changer de fournisseur d’accès pour revenir à ce qu’était vraiment l’Internet, en toute liberté. Je suis resté fidèle à mon fournisseur local jusqu’à ce qu’il disparaisse. Il était trop petit et les avantages qu’il offrait (proximité, neutralité des connexions, respect de la sécurité, etc…) n’étaient pas perçus comme importants par le marché qui ignorait même que ces points puissent être des problèmes.

Depuis, l’Internet a changé (et heureusement !!). AOL est devenu un acteur mineur et les portails comme celui qu’il proposait ont doucement disparus ou pivotés. Mais c’est devenu bien pire.

Les nouveaux AOL se nomment principalement Facebook et Google. D’une manière ou d’une autre, vous êtes toujours chez eux, même si c’est, le plus souvent invisible. Je suis sûr qu’il n’est pas nécessaire que je m’attarde sur le tracking de votre navigation par ces deux géants si vous restez logués à l’un ou l’autre de leurs services ou utilisez leur navigateur. Et cela s’accélère, dans le sens où leur nouvel horizon est de nous connecter là où ce n’était pas encore le cas de façon pleinement satisfaisante, comme par exemple dans la voiture pour les pays développés ou sur des versions mobiles légères pour les pays en voie de développement (l’une des raisons du deal WhatsApp). 5 ou 6 milliards d’individus leur échappent encore un peu car ils n’ont pas d’accès simple à Internet (ni même, à suffisamment de nourriture ou d’eau potable, mais c’est secondaire). Peu importe. Sergei envoi des ballons dans la stratosphère pour leur offrir du Wifi donnant prioritairement accès à tous les produits Google, pendant que Mark mise sur des drones à énergie solaire pour que tous puissent vivre cette formidable révolution qu’est le Liking de vidéos de chats obèses. En parallèle, ils négocient avec les opérateurs de l’ensemble des pays pour que l’accès à leur service n’entre pas dans les forfaits de Data, ce que l’on nomme le « Zero Rating » qui, comme son nom l’indique, est moins cher que pas cher.

Cette vidéo fait partie d’une série que Google a réalisé pour expliquer à quel point ses services sont bénéfiques pour l’Afrique. Elle reprend exactement les mêmes codes que celles de @CharityWater, ça en est stupéfiant.

Lisez-moi bien. Je suis excité et heureux que toute la planète puisse bientôt accéder à l’Internet et tout le bien que cela apporte, en termes d’éducation notamment. Mais j’ai le sentiment que la version de cet Internet auquel ils vont avoir accès n’a rien à voir avec mon Internet, celui qui me permet de faire ce que je veux comme je veux, qui me livre des paquets de données sans se demander ce qu’il y a dedans, qui permettra à ma petite startup qui n’a pas de moyens financiers de toucher son marché dans les mêmes conditions que Netflix, qui ne se demandera pas comment rentabiliser le moindre de mes clics, des mots que j’écris, des photos que je partage… Pire encore, j’ai peur de vous parler d’un temps que les moins de 15 ans ne vont jamais connaitre et de passer à leurs yeux pour une sorte de réactionnaire ancré dans le passé, notamment parce que l’Internet tel qu’il est aujourd’hui leur convient très bien, eux qui n’ont jamais connu rien d’autre. Frappez un chien 3 fois par jour toute sa vie. Si de temps en temps, vous décidez de ne le frapper qu’une seule fois, cela devient pour lui un jour de fête.

En fait, ce n’était PAS mieux avant, mais je suis simplement triste de constater qu’on ne peut plus débrancher les AOLs modernes, aussi simplement qu’on pouvait le faire il y a 15 ans. Je suis inquiet de savoir que ces AOLs là, sont infiniment plus puissants et omniprésents dans notre intimité qu’aucune entité privée ou publique ne l’a jamais été auparavant dans notre Histoire, sans que nous ne puissions rien y faire.

Maintenant, je crois encore sincèrement – et malgré tout – en la Nature Humaine et je me raccroche une idée.

Tous les entrepreneurs que je connais veulent, quelque part, changer un peu le monde. La majorité, toutefois, voudraient bien commencer par changer le leur en mettant de coté une poignée de dollars et assurer à leur famille un avenir plus détendu. C’est humain, je ne suis pas en train de le leur reprocher. Mais une fois que ce cap est franchi ? Imaginons un instant que Larry, Sergei, Mark et tous leurs pairs soient sincères. Quand tu pèses aussi lourd financièrement, l’argent n’a plus vraiment de sens. Ce n’est plus un sujet et tu dois trouver ta motivation ailleurs.

Bill Gates étaient LE « Grand Satan » dans les années 90, celui par qui le mal arrivait dans nos foyers. Je connais un entrepreneur – idiot – qui avait refusé de vendre sa société à Microsoft pour la seule et unique raison qu’il haïssait Bill Gates. Pourtant, personne à ce jour n’a fait plus que lui pour la santé en Afrique, avec sans doute des millions de vies impactées. Si nous avions 1000 « Grands Satans » comme celui-ci, le monde serait infiniment meilleur. L’argent est un formidable moyen. Google, Facebook et les milliards qu’ils représentent sont aussi le meilleur moyen à l’heure actuelle, de changer le monde pour quelque chose de mieux. Ils disposent d’un énorme pouvoir, sans la moindre contrainte géopolitique. Ils sont un meta-gouvernement puissant, autonome, réactif. Imaginons une minute qu’ils trouvent réellement leur motivation dans ce besoin de rendre le monde meilleur et qu’ils soient psychologiquement suffisamment forts et stables pour qu’ils n’y perdent pas la raisons. Si seulement je pouvais avoir raison, si je pouvais en être sûr…

En attendant, je suis conscient d’avoir laissé partir mon Internet, celui qui m’enthousiasmait tellement. J’arrive encore, quand je le souhaite, à préserver la « privacité » de ma connexion mais cela devient de plus en plus compliqué et je ne suis jamais certain à 100% que mon Internet soit inviolé. Surtout, je ne dis que c’est un combat perdu donc la motivation faiblit.

C’est ainsi. Si on n’aime pas la ville, on peut vivre à la campagne pour peu qu’on accepte d’y abandonner une partie de son confort et de sa vie sociale. Mais l’Internet est entier, c’est son essence même d’être un tout. Combien de temps trouvera-t-on des coins d’e-campagne disponibles, sans avoir à décider de renoncer purement et simplement au numérique ?

Mon Internet est perdu à jamais. Restons aussi attentifs que possible à celui que nous avons aujourd’hui.

PS : J’invite les Ayatollahs du libre, de l’encryptage et du #MarketBashing à ne pas venir expliquer ici comment échapper aux multiples Big Brothers de la planète tant qu’ils n’auront pas à offrir une solution assez simple pour que mes parents et les millions de personnes qui leur ressemblent puissent aussi la mettre en oeuvre.