Summer break

Ces derniers mois ont été intenses, sur tous les plans. Il est temps de faire un break et de « se vider un peu la tête », histoire de retrouver un vrai niveau d’énergie et un peu de créativité. Ces deux dernières ne sont pas des ressources inépuisables.

L’énergie se tarie très vite dès qu’on n’est pas bien dans sa tête et dans son corps. J’ai expérimenté les longues périodes à l’hygiène de vie douteuse (on appelle ça pudiquement « être un bon vivant ») et il ne fait aucun doute qu’on est loin de son meilleur niveau. La fatigue générale qui en découle est un excellent indicateur de son niveau global de performance, qui si on prend la peine de l’écouter, ne ment jamais.

Au-delà de l’énergie, la créativité s’épuise aussi très rapidement, si on ne l’entretient pas. Pour cela, il existe une excellente salle de fitness pour créativité qui va permettre de la remettre en forme rapidement, il s’agit de « la vraie vie ». Pour être créatif, nul besoin d’être particulièrement intelligent ou d’avoir une bonne mémoire. Je crois qu’il faut simplement être observateur et se nourrir de ce qu’il se passe autour de soit. Le simple fait d’être curieux et ouvert à des choses nouvelles suffit. Le soucis quand on travaille trop, est que justement, on ne prend pas le temps d’être curieux et ouvert, d’où l’intérêt de faire un break de temps en temps et de se « vider la tête ».

J’ai trouvé une astuce qui vaut ce qu’elle vaut mais au moins, fonctionne avec moi. J’utilise Lift, une application mobile qui vous permet d’améliorer des aspects de votre vie que vous pensez perfectibles. J’ai rejoint un programme qui te pousse à regarder les arbres et le ciel pendant au moins 5 minutes chaque jour. Je l’ai perverti en l’élargissant à cette idée de regarder « la vraie vie » au moins 5 minutes (j’avais la flemme de créer ma propre campagne, sans doute :-)). 5 minutes sur 24h, ce n’est rien et personne ne peut dire qu’il ne les a pas. C’est très efficace pour moi, vous devriez essayer.

Reste une question à laquelle je n’ai jamais su apporter de réponse. Partir en vadrouille avec sa famille ou des amis est sans doute un excellent moyen de se ressourcer, mais…

US Marine Corps

Combien de temps doit-on partir à l’aventure (impossible pour moi de faire un break si je reste à la maison…) pour que ce soit efficace sans pour autant laisser tomber ses équipes et ses projets ? Autrement dit, à partir de combien de temps cette déconnexion devient-elle tellement marquée qu’elle va produire l’effet inverse et vous tirer vers le bas ?

Cette année, je n’ai prévu qu’une semaine de break et serais à nouveau sur le pont dimanche prochain. Je pense que ce sera un peu court, mais d’un autre coté, partir plus longtemps t’aide à déconnecter mais t’éloigne des dossiers, ce qui veut dire une plus grande difficulté à retrouver ses repères et le rythme au retour. J’en ai parlé avec un ami et associé qui est en train d’user une plage quelque part en Sardaigne, en lui conseillant de prendre plus longtemps que la semaine qu’il avait booké parce que je le sentais vraiment épuisé. Il va rentrer trop tôt, je pense et j’ai peur qu’il le paye un peu en Octobre ou Novembre.

Ce n’est pas mon cas ici. Je suis un peu fatigué, c’est vrai, mais pas à ce point. Ces vacances sont plus un moyen de profiter de la famille tant qu’elle est disponible (avant que les enfants ne partent en summer camp puis rentrent à l’école) qu’un besoin impératif de faire un break là tout de suite. Je ne suis pas plus résistant qu’un autre, c’est juste que nous avons tous des rythmes biologiques et que la bonne heure pour moi n’est pas encore arrivée. Après, ça ne peut pas me faire de mal. A dire vrai, depuis quelques soucis sérieux de santé l’année dernière, je suis vraiment à l’écoute de mon corps et de ma tête. Apprendre à se connaitre soi-même est une formidable aventure, bien plus difficile que ce que j’avais imaginé. Même après 43 ans de vie commune, je me sens parfois un étranger dans mon propre corps.

Tout ça pour dire que si vous avez la réponse sur ce que devrait être la durée idéale d’un break et la périodicité avec laquelle il convient d’aller compter les mouettes ou les dahuts, je suis preneur…

Bonnes vacances !

Une réflexion sur “ Summer break ”

  1. Bonjour,

    j’espère ne pas te décevoir en te disant que je n’ai pas la réponse.

    elle n’est pas unique et nos situations sont bien différentes. J’aurai tendance à dire « tant que tu peux, profites ».

    Quoiqu’il en soit, tu sais qu’il est nécessaire de faire un break pour soi et pour les autres. De la même manière qu’il faut bien être conscient qu’on peut franchir les barrières de la fatigue et du surmenage ponctuellement mais qu’il y a toujours un prix à payer, toujours. On devient moins bon, globalement, dans tous les sens du terme. Moins performant, moins à l’écoute et j’ai l’impression qu’il se produit le même phénomène que lors des narcoses: on est tellement épuisé qu’on n’est plus capable de se rendre compte qu’on l’est. L’outil qui devrait nous permettre de mesurer nos performances est lui-même affecté. Alors, on continue à s’enfoncer. Jusqu’à ce quelqu’un vous remonte.

    Prend soin de toi et des tiens. Bonnes vacances.

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