Bleu Blanc Rouge

Bonjour,

Il y a un mois, la France se levait suite à l’assasinat des journalistes de #CharlieHebdo, de policiers et de clients d’un supermarché cacher, en plein Paris, par des terroristes se réclamant de Al-Qaïda et de l’Organisation Etat Islamique. Face à ce mouvement, marchant tous ensemble, des hommes et femmes de tous bords politiques et de toutes origines ont ressenti à la fois la fierté d’être français et la puissance des valeurs communes.

Le matin du 11 janvier, dans mon hotel, le serveur qui m’avait apporté le plateau du petit déjeuner m’avait écrit un petit mot de sympathie au nom du peuple américain. Et j’avais trouvé cela amusant car il ne ressemblait pas du tout au portrait de l’américain moyen. Probablement issu d’une famille asiatique, il s’exprimait au nom du peuple américain. J’étais à la fois admiratif et un peu jaloux devant cette fierté américaine.

Je me suis rendu à la mairie de la ville qui, pour l’occasion, arborait le drapeau français. Et là, la foule a entonné la marseillaise. C’était un moment d’une grande émotion. Même pour un Français comme moi, élevé en Tunisie et vivant en Suisse, naturalisé, naturalisé par mariage en 1994 et parti de France pour les Etats-Unis deux ans plus tard, pour un Français qui est aussi Tunisien, Juif, presque Suisse, Européen et dont les enfants vivent en Amérique du Nord, cela veut dire quelque chose. A ce moment là, on était tous des enfants de la Patrie.

Avec de nombreux amis, l’idée est née de reprendre possession de notre symbole national, le drapeau bleu, blanc et rouge.

Il n’appartient à aucun parti politique ni aucune autorité. Il est notre bien commun, que nous vivions en France ou à l’étranger, que nous soyons français depuis le Moyen Age ou depuis six mois, que nous soyons catholique, protestant, musulman, juif, bouddhiste, athée ou autre. Comme le font les Brésiliens, les Américains ou les Suisses, nous pouvons arborer fièrement le drapeau français qui trouve ses origines dans la Révolution qui a rendu les hommes libres et égaux, qui a offert à l’Europe le Code Civil qui protège les faibles contre les forts. Il faut qu’il soit présent dans les régions, les villes et les banlieues et qu’il ne représente ni l’autorité ni l’exclusion, mais la force et le plaisir de partager une culture et des valeurs communes.

Le drapeau doit être notre bannière commune qui rappelle que nous aimons tous cette France qui travaille, qui contribue à la richesse du pays, qui élève ses enfants avec l’ambition qu’ils soient heureux, qui croie en la liberté, l’égalité et la fraternité et qui est attachée à cette laïcité qui nous permet de choisir nos options religieuses.

Nous ne voulons pas de porte-parole, ni de déclaration commune publiée dans un quotidien, ni de citations d’intellectuels, et encore moins de liste de signataires. Rien d’autre que les trois couleurs de notre drapeau.

Je vous invite donc à publier le 11 février à 00h00, heure de Paris, des drapeaux bleu-blanc-rouge avec des messages sur votre identité française, chacun avec ses mots, ses images, ses sentiments. Du positif seulement. Le négatif, on le connaît par cœur et on nous le rappelle tous les jours pour être sur qu’on ne soit jamais trop heureux, trop optimistes ou trop fiers de ce que nous sommes.

Impossible n’est pas français. Tout est encore possible !

Bises
Marc(o)

Cet article est de Marc Berrebi, un ami entrepreneur talentueux que je connais depuis plus de 15 ans. Il a été publié sur son compte Instagram, avant que nous décidions de le relayer ici. Marco est un garçon extraordinaire, intelligent et d’une gentillesse infinie. Si je l’ai invité sur mon blog, c’est parce qu’il a su trouver les mots qui définissent aussi mon sentiment, qui expriment une vision de la France que je partage. Merci Marco pour ça… et tout le reste.

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