Combien peut-il en rester ? Le Test des 2 manches de 10

Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas :-)

En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.

cimetiere

La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…

Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions. :-)

Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul :-)

On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre :-)

La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de  - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.

Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.

S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…

En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.

A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver WordPress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr

Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.

Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?

Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.

A nous d’être de ceux-là ;-)

Mon Top 10 des applications iPhone

Le modèle économique du couple iPhone/iTunes est redoutable d’efficacité. Tous les possesseurs d’iPhones se retrouvent avec des tonnes de logiciels, plus ou moins utiles et je ne fais pas exception à la règle.

Voici mes 10 softs préférés. La majorité de ces logiciels sont des applications iPhone gratuites :

- Mobile Fotos : Gérez vos photos et votre compte Flickr depuis votre iPhone. On peut globalement tout y faire, de ce qu’il est raisonnable d’envisager en mobilité.

- SpeedTest : Comme son nom l’indique, il va vous permettre de connaitre la vitesse moyenne et de pointe de votre connexion. Inutile de se lancer dans de grands téléchargements si vous vous apercevez que votre bande passante ne suit pas.

- AroundMe : Le logiciel vous localise et vous dit tout ce qui se trouve à proximité, classé par catégorie. C’est très utile pour trouver un hôtel, un restaurant, une borne de taxi… Bien-sûr, tout est formidablement intégré avec Google Maps et le téléphone, ce qui vous permet de réserver dans la foulée.

- Tumble Pro : Si vous avez un Tumblr, c’est l’arme absolue. Vous pouvez poster depuis votre iPhone tout et n’importe quoi, de la photo que vous venez de prendre à la dernière citation philosophique d’Eve Angeli. Il existe une version Lite gratuite, mais la pro vaut 1,59 euros donc ce serait dommage de s’en priver.

- WordPress : Je ne suis pas certain d’avoir besoin d’expliquer pourquoi ?!? ;-)

- TwitterFon : Excellente application pour Twitter depuis l’iPhone. C’est simple et ça marche… Cela ne fait rien d’exceptionnel mais c’est justement ce qui me plait !

- Light : Oui, c’est très con… mais je peux vous assurer que c’est l’application la plus simple et utile de l’iPhone. Vous vous réveillez la nuit pour une raison quelconque et Light vous montre le chemin jusqu’à l’endroit que cette raison appelle, sans que ayez besoin de réveiller tout le monde ou de taper votre petit orteil dans l’angle du lit !

- Fring : Je ne m’en sers presque que pour Skype, mais c’est absolument génial. Vous êtes à l’étranger et trouvez un bout de Wifi ouvert ? C’est bon, vous pouvez téléphoner partout avec Skype Out ou simplement contacter vos contacts sans frais… Il ne manque plus que cela fonctionne avec la 3G (sans cracker l’iPhone, je veux dire…) et je serais heureux !

- Evernote : Vous pouvez travailler de n’importe où. Toutes vos notes vous suivent, vous pouvez les consulter, les complèter, les supprimer… et synchroniser le tout avec votre compte donc votre Mac. C’est simple et utile.

- AirSharing : Je l’ai eu quand elle était gratuite mais je pourrais payer pour l’avoir aujourd’hui. AirSharing transforme votre iPhone en server via le Wifi qui vous entoure. Vous vous retrouvez alors avec un disque externe de 16Go, toujours dans votre poche.

Je sais que cela fait déjà 10 mais il y en a deux autres qui me plaisent vraiment et se sont rendues indispensables.

- Remote : Vous contrôlez iTunes depuis votre iPhone, mais cela fait également plein d’autres petits trucs sympa… Essayez-le !

- LightSaber : Le geek qui sommeille en moi a toujours rêvé d’avoir son propre sabre laser. Bien sûr, avoir un sabre laser n’est pas facile au quotidien. Par exemple, on ne peut pas prendre l’avion avec, pour des questions de sécurités. Avec LightSaber, on peut au moins emporter le son. Vous l’avez compris, ça ne sert à rien si ce n’est à amuser les enfants, mais ça, c’est déjà beaucoup ! ;-)

J’ai oublié quelque chose ? S’il y a une application iPhone que je devrais absolument installer, n’hésitez pas à me le dire ; il me reste de l’espace et je m’ennuie suivent en attendant les avions.

Say Hello to… me !

Je crois que j’ai du commencer à bloguer fin 2003, sous l’impulsion d’un copain qui s’intéressait à ce « mouvement ». J’avais ouvert à l’époque un premier blog chez Typepad, plate-forme vraiment sympa que je n’ai plus quitté… jusqu’à hier !

C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas beaucoup blogué ces derniers jours…

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous savez à présent que je suis sur un hébergement WordPress. Pour ceux qui lisent mes notes, peu de changements éditoriaux mais simplement un meilleur confort et surtout, un tout nouveau design.

STEAW SARL - Webdesign, Flash & Ergonomie

Steaw - WebAgency de François Le Pichon

C’est François Le Pichon aka IamStark qui a réalisé ce design, sur la base d’un cahier des charges pénible comme je peux l’être en permanence sur certains sujets. Cela devait prendre deux jours et cela a pris deux semaines, car je n’arrêtais pas de vouloir un autre truc, une autre idée, un concept différent.

François a vraiement été cool, comme il l’avait d’ailleurs été lorsque nous avions collaboré sur un précédent projet. Ces compétences sur le plan du design et de l’intégration sont exceptionnelles car à chaque fois que, sur une de mes idées, il m’a dit qu’il pensait que ça n’irait pas, ben… ça n’allait effectivement pas ! Par contre, sur ses idées, l’inverse n’était pas vrai. Mon égo en a pris un coup, mais en même temps, c’est aussi pour cela que je m’étais adressé à un professionnel. :-)

N’hésitez pas à me dire ce que vous changeriez, ce qui vous semble manquer, ce que vous aimez bien et ce que vous détestez. Il y a clairement une part de « moi » dans ce design, avec une notion de « goûts et couleurs » très prononcée, mais bon, comme c’est François qui a tout fait, je suis prêt à accepter les critiques ! :-)

Pour ceux qui voudraient disposer d’un design de blog digne de ce nom, c’est ici que ça se passe. Il pratique des tarifs tout à fait normaux et surtout, à le sens du service (ce qui reste le plus important pour un « prestataire de services »).

Si vous souhaitez comparer le Avant – Après, en cliquant sur le drapeau en haut à droite, vous arriverez sur la version anglaise, qui est encore sur l’ancien design. Nous n’intègrerons le nouveau design sur celle-ci que dans quelques jours.

Allez, ma nouvelle maison est debout… Il ne reste plus qu’à l’habiter !