Washington, District of Columbia… Fondations des Etats-Unis
Depuis 2 jours, nous avons quitté notre Floride favorite – avec quelques regrets, forcement – pour venir visiter Washington avant de filer vers le New Jersey.
Je suis en vacances pour de vrai, je veux dire, sans traiter de mails ni faire de calls… et nous consacrons nos journées à visiter tout ce que nous pouvons voir, dans le peu de temps que nous allons passer ici et en essayant de palier au fait qu’un troupeau d’Humains avec 3 enfants ne bouge finalement pas très vite
Washington est une ville assez fascinante. C’est très aéré et assez calme malgré le nombre de touristes, principalement américains. Je ne sais pas si c’est le fait d’y être un week-end mais je trouve que cela ressemble plus à une ville de pèlerinage pour les Americains qu’à une grande ville traditionnelle.
On a tendance à dire que les Américains n’ont presque pas d’Histoire. La courte durée de leur existence est sans doute pour beaucoup dans le fait qu’ils mettent leur Histoire autant en valeur. Les musées, généralement gratuits, regorgent de trésors et d’artefacts très symboliques. La sécurité est omni-présente et il semble que ce soit le prix à payer pour que tout reste très accessibles à tous.
Ce qui me frappe le plus, ce sont les énormes moyens qui sont investis pour préserver ce patrimoine. Bien-sur les Etats-Unis sont un pays bien plus riche que nous ne le sommes et la France est sans doute presque en faillite à l’heure où j’écris ces lignes, mais quand je pense à nos musées poussiéreux, portés à bout de bras par des conservateurs sans réels moyens, je me dis que nous allons passer – sur ce terrain aussi – à coté d’un atout majeur en matière d’éducation, surtout si on met cela en perspective avec les deux mille ans d’Histoire que nous avons, de notre coté pour nous aider à appréhender le futur. Mettre en valeur notre patrimoine est aussi une façon de préparer l’avenir, d’être conscients et fiers de ce qui a été bâti par nos ancêtres, de notre Histoire (en assumant aussi ce qui n’a pas forcément matière à fierté, cela fait partie du deal), de ce qui a fait d’abord la France et à présent, un bout d’Europe.
J’avais suivi de très loin le débat sur l’Identité Nationale, ne me sentant pas très compétent pour y participer et n’ayant même pas envie de me poser la question. Ce que j’en avais compris, c’est que finalement, il n’était pas très simple de vraiment savoir aujourd’hui ce que c’était qu’être Francais. En deux jours à Washington et en faisant quelques endroits symboliques comme le Cimetière National d’Arlington ou les Archives Nationales, on comprend immédiatement ce que c’est qu’être Américain… Plus précisément, je ne sais pas si j’ai bien compris mais je l’ai ressenti, touché du doigt. Pourtant, ils ont intégré bien plus « d’étrangers » que nous, puisque tous ont, finalement, des racines ailleurs et leur histoire de moins de 3 siècles n’a pas eu le temps d’ancrer beaucoup de choses dans leur ADN collectif… C’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que c’est plus facile pour eux. Notre identité a du être usée par les assauts du temps et notre manque d’envie de la protéger, la revendiquer ou simplement, la reconnaitre.
Je n’en sais rien en fait et mes propos n’ont ni queue, ni tête. J’ai écrit d’un trait, comme ça, en rentrant de notre derniere visite et je me retrouve à aborder des sujets très complexes sans être outillé pour les traiter.
Au passage, merci à tous les trolls nationalistes, comme les anti-nationalistes, de bien vouloir aller trainer leur agressivité gratuite ailleurs. Je ne veux pas me lancer dans ce genre de débats ici.
En synthèse, j’ai adoré ces quelques jours à DC, cette découverte d’une histoire que je connais peu, qui pourtant croise celle de la France très souvent.
Pour finir, j’aimerai évoquer ici l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup me ballader aux Etats-Unis.
Comme beaucoup, j’ai été bercé de séries et de films américains. Se promener ici, c’est avoir le sentiment d’être en permanence dans un film.
A Washington, c’est encore plus vrai qu’ailleurs : Les restaurants, les sirènes de police, la Maison Blanche, le building du FBI à quelques mètres de mon hôtel, le Pentagone, les Bikers, les gros 4×4 noirs du gouvernement dont on s’attend à voir sortir des Men in Blacks, les uniformes d’apparat du Corps des Marines…
J’aime énormément la France – qui d’ailleurs me manque déjà, surtout avec le retour du Top14 – et on dit que nos deux cultures sont de plus en plus proches. Pourtant, je trouve que se balader par ici est bien plus dépaysant que de nombreux autres voyages bien plus exotiques sur le papier.
Allez, ma note n’a vraiment aucun sens même si j’ai pris du plaisir à l’écrire. Je devais avoir besoin de me « vider », sans doute.
Bravo à vous si vous avez réussi à lire ce tissu d’ineptie jusqu’ici



