Petit saut en Pologne

Je vais vous laisser tranquilles quelques jours, le temps de faire un saut à Krakow (Cracovie) en Pologne.

pologne

Pendant mon déplacement, les magasins restent ouverts que ce soit pour développer des applications iPhone extraordinaires, organiser des séminaires fantastiques, partager avec sa famille des moments fabuleux, etc… :-)

Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre sur place, vu que je n’ai jamais mis les pieds dans un « pays de l’Est » mis à part la Suisse, mais je ne suis pas certain que cela compte :-D

Je ne crois pas connaitre beaucoup de monde à Cracovie, mais si vous y êtes, que vous me followez sur Twitter ou Facebook et que vous voulez prendre un café (pour peu que je sois capable de le commander :-) ), n’hésitez pas à me faire signe.

Do zobaczenia !

A Miami, en direction des bureaux de Labotec…

Jay est un Toulousain très sympa qui travaille chez Labotec. Si vous avez proposé une idée d’application iPhone en français, il est fort probable que ce soit lui qui vous ai apporté la bonne nouvelle… ou la mauvaise :-)

Sur une note très sympa qu’il vient de publier, il a filmé tout le parcours qu’il fait pour aller chez Labotec le matin, ce qui est une très belle façon de découvrir un petit bout de Floride, Miami, par le coté de la vraie vie. Pour y avoir vécu, j’ai retrouvé dans la vidéo plein d’endroits que je connais bien et surtout, l’arrivée dans les bureaux de Labotec, à One Aventura.

Vous vous demandez où nous sommes réellement installés ou à quoi cela ressemble pour de vrai ? Regardez le film ;-)

PS : Jay, les effets spéciaux sont à couper le souffle ! On se croirait dans un film des années 80 :-)

Quelques photos du Bassin d’Arcachon

Depuis quelques mois, Stéphanie s’essaye à la photo et tente d’apprendre à dompter un petit Reflex, en l’occurrence le Nikon D60.

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Bien-sûr, elle n’est pas encore photographe et il lui reste des millions de choses à découvrir, mais pour mon oeil amateur aveuglé par l’amour et embué par la fierté, c’est déjà extraordinaire.

Si vous aimez le Bassin d’Arcachon, je vous invite à parcourir cet album qu’elle vient de mettre en ligne sur son compte Flickr… Vous y trouverez de bien jolis endroits qui vous aideront sans doute à prolonger les vacances encore un peu.

On vient voir Paris de partout…

… même parfois de Toulouse. :-)

Je vais passer quelques jours à Paris cette semaine, avec un agenda chargé mais qui devrait faire avancer pas mal de projets en cours, autant coté Labotec que Stonfield.

tour eiffel

Je suis assez heureux de ce passage car il devrait encore faire beau et j’adore cette ville sous le soleil. Quand on pense que des gens viennent du monde entier pour la voir, alors que nous sommes même obligé d’y aller pour le business. Si ce n’est pas de la chance… :-)

Stéphane Scotto fait des Photos

Je suis passé ce week-end à la boutique de Stéphane Scotto. Si vous ne le connaissez pas mais que vous aimez le Bassin d’Arcachon, vous connaissez au moins ses photos.

Il vient de sortir un livre très sympa et vraiment magnifique (c’est celui que vous pouvez voir au premier plan, sur la photo). On y trouve des tonnes de photos du Bassin, prises depuis un avion, donnant ainsi – en plus d’un peu de hauteur – un aperçu de la beauté de cet endroit si particulier.

Stéphane Scotto et Pierre-Olivier Carles

Stéphane a une galerie dans Arcachon. Si vous voulez acheter le livre pour vous faire plaisir ou que vous avez un beau cadeau à faire à quelqu’un qui aime cette région ou la photo, vous pouvez le trouver en ligne. Toutefois, je vous conseille, si vous en avez la possibilité, d’aller l’acheter directement sur place, le Dimanche ou le Lundi, car vous êtes sûr de trouver Stéphane (le reste du temps, il est plutôt « sur le terrain »). Vous pourrez ainsi en profiter pour vous le faire dédicacer :-)

Encore une belle découverte dans cette région que j’aime de plus en plus…

PS : Je vais arrêter mes notes sur le Bassin d’Arcachon, c’est promis… Je reste Toulousain et le Top 14 vient de reprendre ;-)

Vous avez un message !

Dès les années 50, on pouvait trouver, aux Etats-Unis, des services postaux pour envoyer un message audio par courrier. Vous pouviez, tout simplement, graver un disque que vous expédiiez ensuite à votre destinataire, coincé entre deux morceaux de carton pour préserver la délicate galette.

Messages Audio

Les deux que nous avons retrouvé ont été envoyés par le grand-père de ma femme, en 1952. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que c’était vraiment très innovant pour l’époque et surtout, pas vraiment Grand Public.

On doit pouvoir trouver, alors que Gartner vient de sortir son Hype Cycle 2009, pas mal de technologies aussi éloignée du succès commercial et pourtant tellement porteuse d’avenir. Je pense bien évidemment aux Univers Virtuels mais aussi à la Réalité Augmentée (qui débarque en force sur iPhone) voir même à l’Humain Augmenté

Je ne suis pas certain que le visionnaire qui a lancé ces disques à graver pour envoyer des messages audio pouvait imaginer que ce genre d’usage deviendrait mainstream… 40 ou 50 ans plus tard. Je ne suis pas certain non plus que Gartner en aurait aujourd’hui la moindre idée :-)

Pinasses du Bassin d’Arcachon

La Pinasse, c’est un peu le symbole du Bassin d’Arcachon, comme la gondole pour Venise ou le Titanic pour Céline Dion.

Pinasse Bassin Arcachon

Imaginez un bateau à fond plat au design proche d’un petit Drakkar Viking, assez long et étroit capable d’embarquer une grosse poignée de personnes (la plupart font moins de 10 mètres de long). Les pinasses sont le plus souvent bicolore ou tricolore, faites de bois et dotées sur les parties supérieures d’un joli vernis que même les Rivas pourraient leur envier (OK, j’exagère un peu, mais à peine :-) ).

C’est un type de bateau assez ancien, sans que l’on sache exactement de quand il date. Les premières traces que l’on retrouve datent des années 1500, sachant que l’activité autour du Bassin, à cette époque n’avaient rien à voir avec ce quelle est aujourd’hui, la région étant très peu peuplée et enclavée dans les marais.

Les ostréiculteurs les ont bien évidemment utilisé, au moins jusque dans les années 60, avant de les remplacer par des « Plates » sorte de bacs motorisés le plus souvent en alliage léger et vraiment conçues pour ce métier.

Pinasse Arcachon

Aujourd’hui, les Pinasses sont des bateaux de plaisance, sachant qu’il est bien plus à la mode d’avoir cette embarcation traditionnelle que n’importe quel autre genre de bateau à moteur. D’ailleurs, on estime qu’il n’y a jamais eu autant de pinasses en état sur le Bassin qu’aujourd’hui, les travaux de restauration ayant donné une nouvelle jeunesse à ces vieilles dames.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Simplement parce que je trouve ces bateaux très jolis et qu’ils correspondent de plus en plus à l’idée que je me fais d’une ballade sur le Bassin. Elles sont simples et fonctionnelles, prêtes pour aller à la pêche, accueillir une dégustation « Huîtres & Vin Blanc » ou pour emmener une horde d’enfants se baigner vers le Banc d’Arguin.

Mon bureau sur le Bassin d'Arcachon…

Alors que je lui faisais remarquer que cette année, nous allions faire très simple et surtout très court niveau vacances parce que j’avais un truc important sur le feu, ma femme m’a répondu quelque chose du style : « Oui, comme chaque année… Pourquoi tu me dis ça ? ».

En fait, elle a raison. Presque chaque année, j’ai une bonne raison de ne quasiment pas partir en vacances, ou plutôt de partir avec mon Mac et ma Todo-List, en mode cool mais pas en mode vacances. On est donc dans un endroit sympa, les enfants s’amusent mais de mon coté, il n’y a que le cadre de « mon bureau » qui change fondamentalement.

Bassin Arcachon

Je me suis demandé pourquoi je fonctionnais comme cela depuis des années (nous n’avons fait que deux entorses à ce régime en plus de 10 ans), et surtout pourquoi j’imposais cela à ma famille. Je crois que la raison est simple : je suis sur de nombreux projets en parallèle et globalement, il se passe toujours quelque chose :-)

En même temps, c’est ce même mode de vie qui me permet d’aller vivre et travailler quelques temps aux Etats-Unis et de leur offrir ces quelques mois tellement enrichissants surtout pour les enfants.

Cette année, je dois vraiment boucler une levée de fonds avant Septembre ou Octobre, ce qui n’est pas simple en temps normal et encore moins en temps de crise. Cela veut dire que Juillet et Août sont consacrés à la réflexion, aux échanges avec des amis (ceux que vous respectez le plus pour leur vision et leurs conseils toujours avisés), à la modification de variables dans les tableurs pour voir ce qui se passe par-ci quand quelque chose se passe par-là, à la créativité pour essayer d’aborder les choses différemment donc mieux, à la rédaction de Keynote pour expliquer à quel point ce projet est extraordinaire (si, si, je le pense vraiment !) et pérenne, etc… Bref, à tout ce qui fait qu’une entreprise va aussi réussir son tour de table… ou pas. :-)

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous pouvez le faire depuis votre Mac, n’importe où que celui-ci soit posé pourvu qu’il y ait aussi un bout d’Internet. La semaine prochaine, c’est depuis mon nouveau bureau, un petit bar de plage que j’aime beaucoup (enfin, il faut d’abord que je vérifie qu’il est à nouveau ouvert cette saison !) avec vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon, bon café et tapas, que je vais me concentrer sur tout ça.

C’est peut-être un des aspects du métier qui va nous rapprocher le plus d’un écrivain ou d’un artiste. Il y a un moment où il faut imaginer, se projeter, décider sur quelle hypothèse on va baser sa stratégie en priant pour que celle-ci soit au mieux la bonne et au pire, suffisamment flexible pour la modifier en cours de route. La géographie ou l’agenda de la journée importe peu : seul de tenir le planning global et l’objectif a du sens.

Au milieu de tout ça, je préserverai quelques moments pour aller sans doute participer au génocide annuel d’huîtres arrosé de petit blanc sec, à quelques sorties de pèche avec les enfants (les miens et les petits cousins), à quelques ballades sur la plage avec ma femme (et le dernier trop petit pour se décoller tout seul), à quelques barbecues avec des amis à qui on parle presque tous les jours mais qu’on ne voit pas assez souvent… et je partagerai tout cela avec qui veut depuis mon téléphone ou mon Mac, comme j’ai pris l’habitude de le faire depuis des années maintenant.

Je ne sais pas quel sentiment ressort à la lecture de cette note, vue de l’extérieur, mais c’est un mode de vie qui me convient très bien et m’aide à avancer, sur le plan personnel comme pour le business. Je pense d’ailleurs, qu’en rythme annuel, je passe finalement autant de temps que n’importe qui avec ceux que j’aime. J’essaye simplement d’être attentif à ce que ce fonctionnement ne soit pas trop difficile à vivre pour eux…

Allez, si vous êtes sur le Bassin d’Arcachon ces prochains jours, passez me voir à mon bureau, il y a du bon café ;-)

Haras National de Tarbes

Je viens de passer la journée à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, au Haras National qui héberge le Festival Equestria. J’ai quelques enfants dont Aurélia, une petite fille de 6 ans qui est, comme beaucoup de ses consoeurs, une grande amoureuse des chevaux. Impossible donc de manquer cette occasion !

Le festival en lui-même est très sympa, bon enfant et vraiment un excellent moment à passer en famille. Il y a bien-sûr des chevaux partout, des spectacles, des jeux, etc… Ma femme devrait faire une note bien plus détaillée que la mienne sur le sujet dans quelques temps. Je ne suis pas resté au-delà de 16:00 mais, vu le dispositif mis en place avec ses restaurants, ses buvettes et ses bodegas, je pense qu’il doit y avoir une ambiance « très ferias » jusque tard dans la soirée :-)

Toutefois, ce n’est pas du tout là que je voulais en venir. Le Haras National de Tarbes comme beaucoup d’autres que j’ai eu l’occasion de visiter est ancien (il a été créé en 1806 par décision de Napoléon) et il y règne une atmosphère très étonnante, chargée d’une forme « d’Histoire douce »… On peut facilement se projeter dans le temps et se prendre à rêver, à certains endroits, que rien n’a bougé depuis des décennies. J’en garde quelques images que j’aurais aimé partager avec vous…

Haras National de Tarbes

Dans un coin de cette photo, vous distinguez à peine une poignée de personnes travaillant au Haras, en train de jouer à un jeu proche de la pétanque (que je n’ai pas bien vu, j’étais malheureusement trop loin) tout en refaisant le monde avec un gendarme qui fumait tranquillement sa pipe.

Je comprend que cette phrase soit étrange, mais si ce n’est l’uniforme du gendarme qui était assez moderne, la même scène aurait pu avoir lieu il y a 30 ou 60 ans sans que l’on puisse y voir de différence.

J’en retiens aussi une magnifique charpente, dans le Manège, que je n’ai malheureusement pas réussi à photographier correctement mais qui m’a laissé sans voix.

Enfin, je ne peux pas passer à coté du plaisir de vous montrer quelques étalons qui venaient directement des Ecuries Castéra… c’est vous dire si mon ami David a une influence considérable dans cette région :-)

Sinon, il y a Italien…

Je parle beaucoup de gastronomie, au point de parfois exagérer un peu, c’est vrai, sur le coté « On mange bien en France ». En fait, ce n’est pas ce que je pense pourtant. Parmi toutes les cuisines du monde, il y en a beaucoup d’autres que j’aime passionnément et notamment, la gastronomie Italienne.

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Je ne suis pas un spécialiste, mais cette cuisine me parle. J’imagine que c’est mon coté Latin qui trouve ici un écho. Les Italiens font une cuisine gaie, une cuisine qui fleure bon les repas du dimanche, les rires et le partage. On y sent l’influence de la Méditerranée, de l’huile d’olive, de la terre rocailleuse… Les goûts sont riches, complexes même si faits de choses simples.

On a toujours l’impression qu’il ne faut que quelques minutes à un cuisinier Italien pour faire un miracle avec 3 tomates, un peu d’huile d’olive, du basilic et du sel. Cela ressemble à un tour de magie…

Sans vouloir en faire des tonnes, ils ont aussi un vin qui sait se défendre. Je suis incapable de donner des exemples ici, mais j’ai simplement le souvenir d’avoir goûté de très bons rouges avec des noms bizarres. Ils en ont aussi de très mauvais, mais j’ai peur que nous en soyons tous là. :-)

A lire ces quelques lignes, je m’aperçois que j’ai un vision assez romantique de cette cuisine, pleine d’images et de sensations pas seulement gustatives… mais finalement, c’est bien ce que raconte la cuisine qui me fait rêver. On ne boit pas un grand crus dans un verre en plastique, pas parce que ça change le vin mais parce que ça change le moment, l’expérience. Penser à la Toscane quand on mange un carpaccio ou un plat de pennes à l’ail rend ce moment encore plus vrai, encore plus fort et prenant.

Une cuisine extraordinaire, du bon vin, de grandes tables et un peu de soleil… Ces Italiens n’ont pas grand chose à nous envier finalement. Il ne manquerait plus qu’ils deviennent bons au rugby :-)

Petit déjeuner sur les Champs Elysées, Paris

I know, it’s so « cliché » :-)

Je suis peu venu à Paris ces derniers temps, ce qui me permet de voir à nouveau à quel point c’est une ville magnifique. En ce moment, il y fait beau, les gens sont souriants (au moins, plus que d’habitude) et j’y croise des tonnes de gens que je n’ai pas vu depuis longtemps, voir jamais vu si ce n’est en ligne.

Ce matin, en attendant le premier rendez-vous d’une longue série qui se finira par un open e-apero improvisé ce soir (cela veut dire que vient qui veut :-) ), je prend mon petit déjeuner sur une terrasse des Champs Elysées, comme un touriste que je suis presque et savoure un merveilleux croissant tiède (qui n’est pas sur la photo, mon iPhone fait une overdose de clichés gastronomiques et refuse dorénavant d’en prendre de nouveaux avant d’avoir digéré les anciens :-) ).

champs Elysees

Il fait soleil, des tonnes de gens défilent le long de la plus belle avenue du monde, les cafetiers s’activent… C’est tellement vivant.

En gros, il ne manque plus que ma femme, les enfants, quelques amis proches et mon bonheur serait total :-)

Allez, je vous laisse sur ces bonnes paroles. Tous les bons moments doivent avoir une fin, ne serait-ce que pour pouvoir apprécier le suivant et là, il est temps d’aller travailler un peu ;-)

Tournée de l'équipe de France de rugby

Après plusieurs mois aux Etats-Unis, je dois avouer que j’ai vraiment été sevré de rugby. C’est sans doute pour cela que je n’ai pas raté un seul des 3 matchs de la série de tests du XV de France, d’abord en Nouvelle-Zélande puis en Australie.

Je ne vais pas entrer dans les détails (je suis meilleur supporter que technicien :-) ), mais simplement souligner quelques points qui m’ont frappé, marqué, fais sourire ou agacé… un peu comme un ami qui ne ferait pas un rapport à charge mais un simple rapport d’étonnement.

Tournée d_été 2009

Je vais d’abord retenir la première magnifique cape de Julien Dupuy. Comment pourrait-il mieux commencer une carrière en bleu ? Une excellente prestation où il s’est montré malin et accélérateur, pour signer une victoire, en NZ face aux Blacks… C’est sans doute encore un nouvel entrant pour cette charnière qui manque tant de stabilité, mais finalement, avec un tel talent, un de plus un de moins… :-)

Je vais retenir également deux actions de Cédric Heymans : ce magnifique essai du bout du monde, où il laisse sa carte à 5 blacks… et cette magnifique vendange quand il oublie de servir « je ne sais plus qui » en étant plus que trop gourmand. Ce joueur a un talent hors du commun, mais je crois qu’il en gâche une partie par manque d’envie de faire briller ses partenaires (il n’en est pas là, mais on appelle ça méchamment un « coffre-à-ballons »). Il faut tenter d’accélérer, de surprendre, d’imposer du rythme et de produire du jeu et il est exceptionnel dans ce rôle, même si cela implique forcément beaucoup de déchet. Toutefois, notamment sur une relance très hasardeuse contre les Australiens, je crois qu’il est parfois utile de se souvenir que le rugby est un sport d’équipe.

Que penser de ces jets de bouteille pendant le tour d’honneur des Français lors du premier test ? J’en ai tellement été surpris que j’ai d’abord cru qu’il s’agissait de simples bouteilles vides en plastique qu’ils jetaient comme on jette des fleurs à un torero qui n’a pas démérité dans d’autres types d’arènes. Je n’avais même pas imaginé que cela puisse être fait avec mauvais esprit, surtout en Nouvelle-Zélande. Et pourtant… :-(

Sur les joueurs, il y en a un qui m’a vraiment impressionné et qui est pour moi, le Français de cette tournée. Ce n’est pas Thierry Dusautoir qui a pourtant été aussi excellent comme joueur  que comme capitaine, ni même Médars qui a le talent pour devenir l’un des tous meilleurs arrières du monde ni même Romain Millo-Chlusky, auteur d’une fantastique prestation… En fait, ce n’est pas un Toulousain mais un Biarrot : Fabien Barcella.

fabien barcella

Les piliers sont rarement à l’honneur car même dans le rugby moderne, ils gardent un rôle obscur, bien à eux, bien entre eux. Barcella a été incroyable sur chacune de ses rencontres, pliant ses vis-à-vis les uns après les autres, souvent au soutien, toujours au combat. Il est rapide, tonique mais surtout infatigable et déterminé. Cette fois, je crois qu’on en tient un très bon, qui a des airs d’un Christian Califano et qui, surtout, ira très bien aux cotés de papas comme Mas ou Lecouls…

Enfin, et ce sera mon dernier point, je crois vraiment avoir aperçu la base d’un groupe lors du premier test contre ces Blacks maladroits, avec une envie de jouer et une agressivité qui faisait plaisir à voir. Ils n’ont pas confirmé sur le deuxième test sous le déluge de Wellington malgré un gros engagement et encore moins contre les Aussies mais cela ne m’a pas gêné finalement. J’aurais juste adoré voir Dupuy associé à Beauxis en Australie, même si cela aurait été pour inaugurer une ixième charnière… comme j’ai bien aimé voir Fritz (un peu en dessous de son niveau) et Mermoz jouer cote à cote au centre. Le dernier test-match était clairement de trop, utile pour les Wallabies mais pas pour les bleus.

Marc Lièvremont a progressé dans la construction de ce groupe et le passage en NZ va au moins lui donner du temps et un peu de répits. C’est de bonne augure pour la suite. On n’a pas encore une très grande équipe, mais on en a un bon draft.

Maintenant, il ne reste plus qu’à patienter en attendant la reprise du Top 14 courant Août… Les retours de sevrage sont parfois difficiles :-)

Le bon coin

Vous n’allez pas trouver dans ces lignes le bon coin pour les champignons, mais un autre genre de bons coins : les miens.

Revenir en France permet de redécouvrir tout un tas de trucs (sans même parler de gastronomie :-) ) et d’endroits que l’on a parfois oublié. J’ai été faire un tour sur Flickr pour partager avec vous deux ou trois de « mes bons coins », ceux que je trouve spéciaux ou qui évoque quelque chose d’important…

En cliquant sur la photo, si vous l’aimez, vous arriverez sur le compte Flickr du photographe concerné…

Albi

C’est à Albi que j’ai passé le plus clair de mon enfance, et j’y ai des souvenirs extraordinaires. La ville a fait récemment de gros efforts pour être encore plus attractive et si vous avez un ou deux jours à perdre, je crois vraiment que vous devriez les lui consacrer.

Larzac

Le Larzac, qui s’étend sur l’Aveyron, le Gard et l’Hérault jusqu’au pied des Cévennes (vous pouvez apercevoir le Mont Aigoual en fond de cette photo), est l’une des régions qui m’impressionne le plus. Elle est à la fois aride et sauvage, vide et riche de sens comme d’histoire… J’ai un sentiment de plénitude incroyable quand j’y passe, comme si cela m’aidait à reprendre pied sur mes vraies racines, pour peu qu’elles soient par là-bas, comme une partie de ma famille.

Collioure

En fait, ce n’est pas vraiment Collioure, mais plutôt la Catalogne Française que j’aime beaucoup, à la fois la terre et le peuple. En plus, sans vouloir tout ramener à la gastronomie, on n’y boit sans doute pas le meilleur vin du monde, mais certains sont vraiment très bons et en forte progression ces dernières années. De plus, je ne peux m’empêcher de penser à l’un des mets que je préfère entre tous : La Cargolade (sur des sarments de vigne, s’il vous plaît). En plus, cette année, les Catalans sont Champion de France de rugby… Quoi ? Je l’ai déjà dit ? :-)

Bassin d_Arcachon

Enfin, dans un autre genre, le Bassin d’Arcachon a été pour moi une formidable – et tardive – découverte, grâce à ma femme qui y a une partie de sa famille. Il règne une atmosphère spéciale, comme si le temps ne s’était pas écoulé aussi vite qu’ailleurs. J’ai pas mal navigué dessus (j’y ai même coulé une fois :-) ) et sa simple évocation me fait penser à des moments suspendus, comme j’en ai eu peu récemment.

Voilà, ce sont mes bons coins… et je suis content de les partager avec vous au travers de ces magnifiques photos.

Roquefort Carles

Ma première start-up aurait pu être dans un autre domaine que la technologie, tant cet autre domaine me passionne : notre gastronomie.

J’ai profité d’un rapide passage dans l’Aveyron, hier, avec mon père, pour faire une halte shopping à Roquefort et visiter la maison Carles. Celle-ci fait l’un des meilleurs Roqueforts artisanaux qui soit. Elle est malheureusement fermée le week-end donc je me suis rabattu sur une autre marque, sans aucun doute moins bonne puisque moins artisanale et portant un nom différent (non, la mauvaise foi ne m’étouffe pas !) :-)

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans lAveyron

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans l'Aveyron

Cela m’a simplement donné l’occasion de réfléchir, une nouvelle fois, à l’idée de destin et de choix qui changent des vies. Que serait ma vie si j’avais choisi ce chemin là, aidant à la conception et l’affinage d’un des fleurons de notre terroir, à sa commercialisation même aux Etats-Unis (je n’ai peur de rien ! :-) ), etc…

Le temps me manque, mais j’aurais même aimé leur donner un coup de main sur leur communication en ligne, juste pour le plaisir de m’impliquer dans ce secteur d’activité passionnant. Je ne veux pas faire offense à ma famille éloignée, mais leur utilisation d’Internet est relativement… classique, alors que je suis certain qu’il y aurait des tonnes de choses à dire, à montrer, à raconter pour porter bien haut la renommée du Roquefort Carles dans le monde entier… Mais bon, en même temps, je préfère qu’il fasse l’un des tous meilleurs Roquefort plutôt que d’avoir une super présence survendue dans les médias sociaux :-)

La famille compte…

Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer… :-)

Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).

Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.

Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.

rest

Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.

Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.

Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.

A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM :-)

Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances :-)

De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais ;-)

Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.

J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment :-)

La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.

famille

Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.

Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr :-) – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.

A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi :-) ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse ;-)

A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.

Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir… ;-)

On se revoit en France dans quelques jours ! :-D