Ce matin, j’ai eu envie de vous faire partager un petit rien qui m’a mis de bonne humeur. On en a tous, des classiques et des inattendus.
Dans les classiques, j’ai une belle lumière par un temps très clair et ensoleillé, même s’il fait un peu froid et sec.
J’ai aussi la toute première gorgée d’un vin rouge de caractère, juste après l’avoir eu dans le nez.
Plus général, peut-être, j’ai aussi un de mes enfants qui va venir me voir et me faire un calin, comme ça, juste pour rien.
Et, pour vous en donner un dernier, il y a cette jolie femme au visage rayonnant que vous croisez dans la rue et qui va vous adresser un sourire, comme ça, sans arrière pensée, gratuitement… (Note de service pour @stephaniecarles : la fin de la phrase précédente est très importante. Merci d’y penser avant de venir m’incendier
)
Et puis il y a quand ceux que j’aime sont contents, heureux, émus, surpris, touchés…
C’est le cas de Cyrille aka @vinvin que vous allez retrouver ci-dessous en compagnie de Jenifer, une chanteuse dont j’ai découvert ce matin la part d’humanité. Je connais bien Cyrille et surtout, je crois savoir ou pouvoir imaginer tout ce qui se passe dans sa tête avant, pendant et après cette séquence.
http://www.off.tv/wp-content/themes/offtv/export_player.php?w=640&h=480&video=1528
C’est suffisant pour me mettre de bonne humeur ce matin.
@vinvin Très belle séquence, camarade
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Je ne vais pas me lancer dans une longue note insipide dont j’ai le secret pour vous donner mon point de vue. Non, pas cette fois… parce que Vinvin vient de le faire bien mieux que je n’aurais pu le caricaturer.
Je vous renvoi donc à sa note, que vous trouverez ici, qui est un « Must Read » si le sujet vous intéresse.

Pour ma part, j’en suis resté, depuis quelques temps, à l’étape 6, sans avoir la prétention d’élever le niveau mais en allant au plus brut, au plus sincère, vers une authenticité qui est vraiment moi. Après tout, pourquoi essayer d’arrondir les angles : ceux qui m’aiment le font pour ce que je suis, tout comme ceux qui me détestent.
En fait, ce qui me motive finalement, c’est bien écrire… et ce n’est peut-être pas une forme d’égo qui serait trop développé et que j’habillerais pour moi-même en envie de partager, qui me pousse à rendre publiques ces notes ?!? C’est plutôt le fait que de se savoir lu impose une certaine application, un besoin de structurer ses pensées et de soigner sa prose… dont je suis le premier à retirer les bénéfices.
« Ou alors tu dois changer plus profondément, élever le niveau. Arrêter de chercher à plaire, limiter les recettes faciles, et simplement dire ce que tu penses. Retrouver, après tous ces voyages, l’essence de ton être, re-comprendre ce qui t’a poussé là.
Le temps est rare et il faut choisir ton loisir. Ecrire ou parler. Offrir ou partager. »
Merci pour cette note Cyrille
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Lors de mon passage à San Francisco, j’ai rencontré Rodrigo A. Sepùlveda Schulz, entrepreneur Français que je ne connaissais pas réellement, mais dont pas mal de nos amis communs m’avaient déjà parlé. On a passé une partie de la soirée ensemble, en compagnie également de Vinvin, à partager une bouteille de vin des idées sur des thèmes plus ou moins professionnels.
Au bout d’un moment, il a sorti un appareil photo et à commencé à en faire quelques unes. C’est un vrai passionné de photo, mais il a surtout une sorte de marotte : il fait des portraits de toutes les personnes de l’Internet qu’il rencontre… et elles sont d’une qualité redoutable.

Vous trouverez son album dédié, sur son compte Flickr (qui contient quelques perles), et sans doute pas mal de personnes que vous connaissez…
Celle que je poste ici a été prise lors de la soirée en question au District Wine Bar (un bar à vin de San Francisco que je vous recommande, si vous ne savez pas où passer un moment sympa) et je ne sais pas comment il a pu sortir un résultat aussi honorable, alors que je dormais debout après deux réveils matinaux (3:30AM et 5:00AM), trois petites heures de décalage horaire dans le mauvais sens, deux ou trois verres de vin et des journées plutôt actives… Le talent sans doute
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Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…
(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo
)
Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez
Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.
J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.
Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.
Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?
Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.
On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.
Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez
Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.
L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.
Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.
J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).
Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.
Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même
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