Mon bureau sur le Bassin d'Arcachon…

Alors que je lui faisais remarquer que cette année, nous allions faire très simple et surtout très court niveau vacances parce que j’avais un truc important sur le feu, ma femme m’a répondu quelque chose du style : « Oui, comme chaque année… Pourquoi tu me dis ça ? ».

En fait, elle a raison. Presque chaque année, j’ai une bonne raison de ne quasiment pas partir en vacances, ou plutôt de partir avec mon Mac et ma Todo-List, en mode cool mais pas en mode vacances. On est donc dans un endroit sympa, les enfants s’amusent mais de mon coté, il n’y a que le cadre de « mon bureau » qui change fondamentalement.

Bassin Arcachon

Je me suis demandé pourquoi je fonctionnais comme cela depuis des années (nous n’avons fait que deux entorses à ce régime en plus de 10 ans), et surtout pourquoi j’imposais cela à ma famille. Je crois que la raison est simple : je suis sur de nombreux projets en parallèle et globalement, il se passe toujours quelque chose :-)

En même temps, c’est ce même mode de vie qui me permet d’aller vivre et travailler quelques temps aux Etats-Unis et de leur offrir ces quelques mois tellement enrichissants surtout pour les enfants.

Cette année, je dois vraiment boucler une levée de fonds avant Septembre ou Octobre, ce qui n’est pas simple en temps normal et encore moins en temps de crise. Cela veut dire que Juillet et Août sont consacrés à la réflexion, aux échanges avec des amis (ceux que vous respectez le plus pour leur vision et leurs conseils toujours avisés), à la modification de variables dans les tableurs pour voir ce qui se passe par-ci quand quelque chose se passe par-là, à la créativité pour essayer d’aborder les choses différemment donc mieux, à la rédaction de Keynote pour expliquer à quel point ce projet est extraordinaire (si, si, je le pense vraiment !) et pérenne, etc… Bref, à tout ce qui fait qu’une entreprise va aussi réussir son tour de table… ou pas. :-)

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous pouvez le faire depuis votre Mac, n’importe où que celui-ci soit posé pourvu qu’il y ait aussi un bout d’Internet. La semaine prochaine, c’est depuis mon nouveau bureau, un petit bar de plage que j’aime beaucoup (enfin, il faut d’abord que je vérifie qu’il est à nouveau ouvert cette saison !) avec vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon, bon café et tapas, que je vais me concentrer sur tout ça.

C’est peut-être un des aspects du métier qui va nous rapprocher le plus d’un écrivain ou d’un artiste. Il y a un moment où il faut imaginer, se projeter, décider sur quelle hypothèse on va baser sa stratégie en priant pour que celle-ci soit au mieux la bonne et au pire, suffisamment flexible pour la modifier en cours de route. La géographie ou l’agenda de la journée importe peu : seul de tenir le planning global et l’objectif a du sens.

Au milieu de tout ça, je préserverai quelques moments pour aller sans doute participer au génocide annuel d’huîtres arrosé de petit blanc sec, à quelques sorties de pèche avec les enfants (les miens et les petits cousins), à quelques ballades sur la plage avec ma femme (et le dernier trop petit pour se décoller tout seul), à quelques barbecues avec des amis à qui on parle presque tous les jours mais qu’on ne voit pas assez souvent… et je partagerai tout cela avec qui veut depuis mon téléphone ou mon Mac, comme j’ai pris l’habitude de le faire depuis des années maintenant.

Je ne sais pas quel sentiment ressort à la lecture de cette note, vue de l’extérieur, mais c’est un mode de vie qui me convient très bien et m’aide à avancer, sur le plan personnel comme pour le business. Je pense d’ailleurs, qu’en rythme annuel, je passe finalement autant de temps que n’importe qui avec ceux que j’aime. J’essaye simplement d’être attentif à ce que ce fonctionnement ne soit pas trop difficile à vivre pour eux…

Allez, si vous êtes sur le Bassin d’Arcachon ces prochains jours, passez me voir à mon bureau, il y a du bon café ;-)

Sinon, il y a Italien…

Je parle beaucoup de gastronomie, au point de parfois exagérer un peu, c’est vrai, sur le coté « On mange bien en France ». En fait, ce n’est pas ce que je pense pourtant. Parmi toutes les cuisines du monde, il y en a beaucoup d’autres que j’aime passionnément et notamment, la gastronomie Italienne.

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Je ne suis pas un spécialiste, mais cette cuisine me parle. J’imagine que c’est mon coté Latin qui trouve ici un écho. Les Italiens font une cuisine gaie, une cuisine qui fleure bon les repas du dimanche, les rires et le partage. On y sent l’influence de la Méditerranée, de l’huile d’olive, de la terre rocailleuse… Les goûts sont riches, complexes même si faits de choses simples.

On a toujours l’impression qu’il ne faut que quelques minutes à un cuisinier Italien pour faire un miracle avec 3 tomates, un peu d’huile d’olive, du basilic et du sel. Cela ressemble à un tour de magie…

Sans vouloir en faire des tonnes, ils ont aussi un vin qui sait se défendre. Je suis incapable de donner des exemples ici, mais j’ai simplement le souvenir d’avoir goûté de très bons rouges avec des noms bizarres. Ils en ont aussi de très mauvais, mais j’ai peur que nous en soyons tous là. :-)

A lire ces quelques lignes, je m’aperçois que j’ai un vision assez romantique de cette cuisine, pleine d’images et de sensations pas seulement gustatives… mais finalement, c’est bien ce que raconte la cuisine qui me fait rêver. On ne boit pas un grand crus dans un verre en plastique, pas parce que ça change le vin mais parce que ça change le moment, l’expérience. Penser à la Toscane quand on mange un carpaccio ou un plat de pennes à l’ail rend ce moment encore plus vrai, encore plus fort et prenant.

Une cuisine extraordinaire, du bon vin, de grandes tables et un peu de soleil… Ces Italiens n’ont pas grand chose à nous envier finalement. Il ne manquerait plus qu’ils deviennent bons au rugby :-)

Le bon coin

Vous n’allez pas trouver dans ces lignes le bon coin pour les champignons, mais un autre genre de bons coins : les miens.

Revenir en France permet de redécouvrir tout un tas de trucs (sans même parler de gastronomie :-) ) et d’endroits que l’on a parfois oublié. J’ai été faire un tour sur Flickr pour partager avec vous deux ou trois de « mes bons coins », ceux que je trouve spéciaux ou qui évoque quelque chose d’important…

En cliquant sur la photo, si vous l’aimez, vous arriverez sur le compte Flickr du photographe concerné…

Albi

C’est à Albi que j’ai passé le plus clair de mon enfance, et j’y ai des souvenirs extraordinaires. La ville a fait récemment de gros efforts pour être encore plus attractive et si vous avez un ou deux jours à perdre, je crois vraiment que vous devriez les lui consacrer.

Larzac

Le Larzac, qui s’étend sur l’Aveyron, le Gard et l’Hérault jusqu’au pied des Cévennes (vous pouvez apercevoir le Mont Aigoual en fond de cette photo), est l’une des régions qui m’impressionne le plus. Elle est à la fois aride et sauvage, vide et riche de sens comme d’histoire… J’ai un sentiment de plénitude incroyable quand j’y passe, comme si cela m’aidait à reprendre pied sur mes vraies racines, pour peu qu’elles soient par là-bas, comme une partie de ma famille.

Collioure

En fait, ce n’est pas vraiment Collioure, mais plutôt la Catalogne Française que j’aime beaucoup, à la fois la terre et le peuple. En plus, sans vouloir tout ramener à la gastronomie, on n’y boit sans doute pas le meilleur vin du monde, mais certains sont vraiment très bons et en forte progression ces dernières années. De plus, je ne peux m’empêcher de penser à l’un des mets que je préfère entre tous : La Cargolade (sur des sarments de vigne, s’il vous plaît). En plus, cette année, les Catalans sont Champion de France de rugby… Quoi ? Je l’ai déjà dit ? :-)

Bassin d_Arcachon

Enfin, dans un autre genre, le Bassin d’Arcachon a été pour moi une formidable – et tardive – découverte, grâce à ma femme qui y a une partie de sa famille. Il règne une atmosphère spéciale, comme si le temps ne s’était pas écoulé aussi vite qu’ailleurs. J’ai pas mal navigué dessus (j’y ai même coulé une fois :-) ) et sa simple évocation me fait penser à des moments suspendus, comme j’en ai eu peu récemment.

Voilà, ce sont mes bons coins… et je suis content de les partager avec vous au travers de ces magnifiques photos.

Evernote… et une réflexion sur les services gratuits

Je suis certain que vous connaissez Evernote, un formidable outil de gestion de vos notes personnelles. Pour ma part, c’est un service que j’utilise depuis très longtemps, avec plus ou moins d’enthousiasme en fonction de ces périodes où l’on est plus ou moins actifs, plus ou moins la tête dans le guidon.

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L’arrivée du client iPhone a tout changé et m’a redonné un goût incroyable pour le service. La raison en est simple : Evernote devient utile à tout, pour tout et en tous lieux puisque dans votre poche, que vous ayez une connexion ou pas (c’est à dire même dans un avion).

Du coup, il devient un lieu de stockage un peu magique dans lequel vous allez, par exemple, mettre vos idées sur un sujet précis puis venir les alimenter un peu comme un Wiki personnel (je sais, ces deux mots cote à cote est assez improbable :-) ). Mais il y a bien d’autres usages… Vous allez pouvoir y stocker les modes d’emplois de tous vos appareils électroniques, des photos de vos biens destinés aux assurances en cas de problème, des photos prises directement depuis votre iPhone des étiquettes de bouteilles de vin accompagnées de vos notes de dégustation, des notes vocales grâce une fonction similaire à celle d’un dictaphone que vous pourrez ensuite enrichir de tout un tas d’informations comme bon vous semble, etc, etc…

Toutes ces notes sont accessibles en 3 lieux : sur votre Mac via le logiciel à télécharger, sur votre iPhone avec une application gratuite ou en ligne sur le Web.

Beaucoup de nouvelles fonctionnalités sont arrivées et pas mal d’autres attendues. Le service évolue de plus en plus vite tout en restant gratuit, pour peu que vous supportiez quelques encarts publicitaires. Sinon, vous pouvez toujours prendre la version payante, similaire mais sans pub et avec quelques trucs non significatifs en plus… Rien de suffisant pour que vous ayez à sortir votre carte bancaire.

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète un peu.

Je serai prêt à payer pour ce service et le fait qu’il soit gratuit me laisse présager le pire quand à sa capacité à gagner de l’argent uniquement par la pub, donc à être rentable donc… à être pérenne. Quand on sait que même Flickr rencontre aujourd’hui des difficultés et que Facebook est à des années lumières de rentrer les fonds nécessaires à son simple hébergement, je pense qu’il est temps de se poser la question des divers business models possibles et de notre revendication permanente du « tout gratuit ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis un des fervents défenseurs du business model d’Hellotipi. Oui, c’est un service payant (et pas trop cher !)… mais c’est justement le prix à payer pour que ce service soit là demain, continue d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités et ne soit pas obligé de se vendre au premier venu avec nos données de famille en prime. Je crois bien que le positionnement d’Hellotipi, finalement, c’est d’être un peu l’anti-Facebook (au sens photographique du terme).

Evernote a besoin de gagner de l’argent pour assurer son développement mais aussi la continuité de son service. Je suis prêt à payer pour l’utiliser, tout comme je suis prêt à payer pour utiliser Flickr ou Dropbox, par exemple. C’est d’ailleurs ce que je fais, notament pour Dropbox qui me fait payer assez cher mes plus de 100Go en ligne, et pourtant sans le moindre regret. Je pense que je serai également prêt à payer pour utiliser un Twitter offrant un plus large panel de services…

Sans argent, pas de pérennité ni de sécurité à moins de voir son écran envahi en permanence par la pub, ce qui est impensable quand on parle de ses notes parfois très personnelles, ses fichiers ou sa famille. On dit souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; je crois que cela peut être faux pendant un certain temps, mais que dans la durée, cela se vérifie souvent…

Tiens, on pourrait en profiter pour reparler d’Hadopi, cette loi dont la stupidité avérée se déverse partout sur Internet, le plus souvent à juste titre. Là aussi, finalement, il est question de modèle économique et là non plus, le tout gratuit n’est pas une solution car il n’a aucune pérennité… pas plus que le business model déjà mort consistant à voir perdurer la tonte des consommateurs par quelques « majors » et ce, depuis des années.

Un juste prix cohérent avec une juste valeur… Ce n’est pas ça, le Graal des services sur Internet ?

Français en Floride…

Rien à faire, nous, les Français, sommes incorrigibles ! :-)

Mes beaux-parents sont arrivés hier de Toulouse, car nous fêtons dimanche l’anniversaire de ma femme (je ne sais pas si j’ai le droit de dire son âge sans qu’elle me fasse la tête :-) ). C’est d’ailleurs pour cela que nous prenons quelques jours off

Dans leurs bagages, ils avaient tout un tas de trucs surtout pour les enfants… mais aussi quelques magrets de canards, quelques fromages qui puent – vraiment – et surtout, de quoi accompagner le tout pour le D Day à savoir un excellent Champagne Ruinart Blanc de Blanc pour l’apéritif, un Sauterne 2000 du Château Massereau pour accompagner le Foie Gras (Ah oui, il y avait ça aussi, dans la valise :-) ), un Château La Rose-Pourret de 1994 (l’un de mes Saint-Emilions préféré) pour le reste du repas et une bouteille de Delord Bas-Armagnac de 15 ans d’âge pour terminer en regardant le soleil se coucher…

Le repas aura du mal à être à la hauteur des flacons, tout simplement parce que la barre est vraiment très haute, mais je dois avouer que pouvoir profiter de tels vins dans un cadre aussi décalé que celui dans lequel nous vivons (c’est à dire au pays de la bière et du Mojito) pour un anniversaire en famille, c’est quand même un privilège très rare auquel j’ai encore du mal à croire vraiment.

Petit message à Jean-Charles et sa tribu ainsi qu’à mes parents : Il ne manque plus que vous pour que la photo soit parfaite ! ;-)

Quand Rodrigo fait des photos…

Lors de mon passage à San Francisco, j’ai rencontré Rodrigo A. Sepùlveda Schulz, entrepreneur Français que je ne connaissais pas réellement, mais dont pas mal de nos amis communs m’avaient déjà parlé. On a passé une partie de la soirée ensemble, en compagnie également de Vinvin, à partager une bouteille de vin des idées sur des thèmes plus ou moins professionnels.

Au bout d’un moment, il a sorti un appareil photo et à commencé à en faire quelques unes. C’est un vrai passionné de photo, mais il a surtout une sorte de marotte :  il fait des portraits de toutes les personnes de l’Internet qu’il rencontre… et elles sont d’une qualité redoutable.

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Vous trouverez son album dédié, sur son compte Flickr (qui contient quelques perles), et sans doute pas mal de personnes que vous connaissez…

Celle que je poste ici a été prise lors de la soirée en question au District Wine Bar (un bar à vin de San Francisco que je vous recommande, si vous ne savez pas où passer un moment sympa)  et je ne sais pas comment il a pu sortir un résultat aussi honorable, alors que je dormais debout après deux réveils matinaux (3:30AM et 5:00AM), trois petites heures de décalage horaire dans le mauvais sens, deux ou trois verres de vin et des journées plutôt actives… Le talent sans doute ;-)

Un peu de Vin… un peu de France

De retour depuis Vendredi, je passe mon temps à redécouvrir des tonnes de trucs que auxquels je ne faisais vraiment plus attention et c’est assez génial. Cela se traduit par une somme de petits riens, comme un match de rugby en direct (et en plus, un match exceptionnel ! ;-) ), les copains des enfants qui squattent la maison depuis notre retour, la nourriture (je ne parle pas des grandes tables du Dimanche, mais juste de celle de tous les jours, qui est finalement si simple et gouteuse ici), et bien-sûr, le vin.

Ne commencez pas à me traiter de tous les noms, je bois des vins du monde entier, sans – trop – d’à priori, qu’ils viennent d’Australie, Afrique du Sud, Chili, Argentine, Italie, Espagne, Islande, USA… mais ce qui est bien avec le vin, c’est l’Histoire, le terroir et la culture qu’il amène avec la première gorgée. Ainsi, dès que j’ai ouvert une bouteille de Bordeaux, le soir même de mon arrivée, je me suis senti… à la maison. C’est un peu con de placer ce genre de sentiment dans du vin, mais c’est le cas. Pourtant, ce n’était pas un très grand vin (ma femme ne boit pas de vin rouge, donc je n’allais pas sacrifier une excellente bouteille sans la partager) mais suffisamment pour que l’effet escompté (je ne parle pas d’ivresse :-) ) se fasse.

Et hier soir, lors d’un diner, on est passé directement sur ce qui se fait de mieux (à mon goût bien-sûr) avec un Saint-Emilion de 1984, du Domaine de La Gaffelière. Je n’y connais pas grand chose, donc je vais être incapable de vous faire rêver avec de formidables notes de dégustation, mais je peux juste vous dire quel plaisir extraordinaire j’ai pris de boire un vin aussi complexe après 3 mois de vin mono-cépage aux Etats-Unis.

Je suis béni de pouvoir avoir un entourage qui dispose de si belles caves, me donnant ainsi la possibilité de gouter des vins incroyables auxquels je n’aurais que peu de chances d’accéder sinon, un peu pour une question de cout, mais surtout parce que je ne m’y connais pas assez pour faire les bons choix.

Je vous met également une photo d’un autre vin, que j’ai également découvert hier soir : Petit Mouton de Mouton Rotschild. L’étiquette est bizarre, faisant plutôt penser à du gros rouge, mais il était vraiment très bon… Bien-sûr, arrivant après le La Gaffelière, il a eu un peu de mal à nous faire tomber par terre, mais il s’est vraiment bien défendu avec ses atouts.

D’ailleurs, ça me fait penser qu’il doit y avoir des milliers de vins à découvrir, qui n’ont pas beaucoup de visibilité mais sont faits avec talent et passion, puis mis sur le marché à des prix raisonnables. Si vous avez une ou deux bouteille à recommander, dans ce genre, n’hésitez pas à m’envoyer un petit message ou à directement le mettre en commentaire.

Allez, je vous laisse, ce soir, j’ai de nouveau un diner (et ma ligne est en train d’en prendre un coup) au cours duquel on devrait vérifier qu’un peu de vin, c’est souvent un petit bout de France ;-)

Mieux que le sexe ? La passion…

Désolé, j’avais envie de faire une note avec le mot Sexe dans le titre pour voir si ça explose mes statistiques et ramène ici des tonnes d’adolescents que la puberté rendrait hystériques :-)

A mon sens, rien n’est possible sans passion. Vous êtes un entrepreneur, un étudiant, un fonctionnaire, un apiculteur, un retraité, un organisateur de conférences qui se fait critiquer sur tous les blogs du monde après une conférence sans Wifi ? Peu importe votre activité : vous ne pourrez être heureux qu’en étant passionné.

C’est sans doute pour cela que je travaille autant… et je n’ai d’ailleurs pas l’impression de travailler. Je fais juste ce qui me plait, avec enthousiasme, détermination, passion, passion, passion,…

Alors comme je ne suis pas assez influent, célèbre ou successful pour que vous me croyiez sur parole, je vais faire appel à deux experts du sujet. Je suis désolé, c’est en anglais, mais je suis sûr que n’importe qui peut comprendre tellement c’est vivant.

LeWeb est très critiqué pour la qualité de ses speakers cette année, mais il y en a un qui a moins chargé que les autres. C’est un vrai symbole de passion (bon, et d’hystérie post-pubère également :-) ) : Gary Vaynerchuk.

Certains d’entre vous risquent de le trouver un peu Too-Much, alors ce soir, c’est Happy Hour : je vous en propose deux pour le prix d’un !

Dans la série des très grands passionnés et enthousiastes, voici Benjamin Zander ! Il n’était pas à LeWeb mais à TED qui est, pour moi, la référence ; la conférence ultime à laquelle je rêve d’aller. Si vous ne devez voir qu’une seule de ces deux interventions, regardez la sienne. Vous verrez, il va vous parler de musique classique mais, même si vous n’y connaissez rien, vous allez peut-être en avoir les larmes aux yeux tellement c’est fort, beau et profond.

Le bonheur ne se trouve pas, il se décide. Nous sommes en 2008 et il est possible de prendre son destin en main, de choisir ce qui est bien pour soit et de s’éclater dans ce que l’on fait. J’espère que ces deux-là vous auront inspirés autant qu’ils m’inspirent ;-)

A quelques jours du départ…

Décider de partir dans un pays étranger, que sa culture soit exotique ou pas, est une décision finalement facile… tant qu’on est loin de l’échéance du départ. Nous sommes à quelques jours de mon vol, et la liste des trucs que j’ai oublié de faire s’allonge tout comme celle de ceux pour lesquels je n’ai pas de solution.

Tant pis, on verra bien. Ce n’est pas au moment de rentrer sur le terrain que l’on doit remettre en cause le shéma de jeu :-)

Il y a autre chose que je n’avais pas vraiment anticipé : Je décolle mardi matin, seul, pour préparer l’arrivée de ma famille qui elle, me rejoindra… dans près de 3 semaines. Cela signifie que je serai seul en Floride tout ce temps et, lorsque vous avez 3 enfants, je pense que Skype n’est qu’un très faible palliatif. En même temps, 3 semaines, ce n’est sans doute pas si long. Deux alternatives pour une seule et même solution : beaucoup travailler et beaucoup jouer au golf ;-)

Pour le reste, j’ai pas mal de trucs à mettre en place une fois arrivé, par ordre d’importance : valider l’appartement que nous avons trouvé, m’assurer que le réseau fonctionne, trouver un moyen de voir les matchs de rugby du Top14 et de la H Cup, acheter une voiture, prendre un iPhone, trouver un bureau dans un openspace en communauté (enfin, si possible), trouver un Starbuck assez proche, trouver un parcours de golf chic et pas cher, trouver l’équivalent du lait d’Aloïs dans un Publix local… OK, je déconne pour l’ordre d’importance, mais je pense que je dois également oublier tout un tas de choses que je devrais prendre en pleine figure une fois sur place :-)

C’est marrant, mais je me prend au jeu des « dernières fois »… Dernière rencontre client, dernier repas (de gala) en famille, dernier match de rugby sur Canal+, dernier déplacement depuis Toulouse, dernière « bonne » bouteille de vin, etc…

Bon, je retourne préparer ma valise, entre deux matchs à la TV… peut-être les derniers avant quelques mois.

PS : Si quelqu’un a une idée pour organiser la résistance et permettre aux expatriés du monde entier, avec la technologie qui nous entoure, de suivre, même en différé, les matchs du Top14, je suis preneur !!!

Le Cassoulet : recette de convivialité

Prenez quelques amis triés sur le volet, en évitant soigneusement tous ceux pour qui manger est un simple besoin physiologique.

Dispersez-les autour d’une table harmonieusement présentée, sans mélanger hommes et femmes, contrairement à d’habitude, ce qui va favoriser la création de deux clans qui vont chacun être instantanément très solidaires pour chambrer leur vis-à-vis.

Ouvrez une ou deux bouteilles d’un bon vin de caractère (pas forcément un Madiran contrairement à la légende) comme le K 2001 de Massereau, un excellent Bordeaux qui a maintenant tout mon respect :-)

Posez au milieu de la table une belle terrine de Cassoulet de chez Escourrou (excellente maison qui peut vous livrer partout en France :-) ) et servez de larges assiètes à chacun de vos amis qui ne manqueront pas de vous lancer un « Non, non, pas autant que ça ! Mais, tu es fou ! » sans la moindre conviction.

Et voilà ! Il ne vous reste plus qu’à parler de la vie, l’amour, les vaches… et bien sûr, à faire quelques blagues misogynes auxquelles vous ne croyez pas une minute mais qui vous vaudront les – gentilles – foudres du clan féminin tout en vous confirmant le soutien indéfectible de votre propre clan chargé de testostérone et de Bordeaux !

C’est pas compliqué à monter… un bon moment de vie.

Merci à tous ceux qui étaient à la maison hier soir ;-)

Domaine de la Gaffelière

C’est le premier vin que nous avons acheté, du millésime 2000, quand mon fils est né. Le Domaine de la Gaffelière est, à mon sens, un des tous meilleurs vins de Saint-Emilion.

Aujourd’hui, pour son anniversaire (il vient d’avoir 8 ans et je ne peux pas croire qu’autant de temps se soit déjà écoulé !), nous avons eu l’occasion – ce n’était pas prévu, mais bon, il faut bien s’adapter aux circonstances :-) – de boire un Domaine de la Gaffelière 1975.

Nous avions bien ouvert un Moulin à Vent de 1979 juste avant mais cela n’avait rien à voir. Pour tout dire, je pense qu’il était trop vieux et devenu plat. Il reste le respect pour le vigneron qui l’a élevé et toutes les années écoulées, mais le plaisir n’était que là. Le Saint-Emilion, lui, était au meilleur de sa forme ! Sa couleur, son nez… tout était intact !

Quand on a inventé le vin, je crois que l’on a créé une oeuvre divine, tellement les émotions et le plaisir peuvent découler de ce liquide. Ce n’est jamais pareil et c’est toujours un incoyable. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir approcher et boire ce type de bouteille et si j’en parle ici, ce n’est surtout pas pour frimer mais plutôt pour partager – au moins dans les mots – ces grands moments de vie…

Avoir la chance de boire du bon vin…

Je mesure à quel point c’est un privilège de pouvoir avoir des occasions de boire de bons vins. Avec l’aide de mon père et de mon beau-père, j’ai eu l’occasion de goûter de petits vins vraiment biens (et pourtant sans prétention) comme de très grands crus classés très prétentieux (et souvent à juste titre).

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C’est peut-être ce qui me touche le plus dans le vin : la diversité et l’ouverture d’esprit nécessaire.

Comme dans la vie, ce n’est pas son niveau de vie qui peut vous renseigner sur la qualité d’un Homme, mais plutôt ce qu’il est vraiment. Bien-sûr, si vous avez l’occasion de discuter avec un Prix Nobel, il y a peu de chance qu’il soit « pauvre » car son statut aura contribué à ses revenus, mais de ce fait, vos attentes et votre exigence n’en seront que plus fortes ! Donc vous pouvez avoir des émotions bien plus fortes car inattendues avec des personnes sans prétention. C’est exactement comme pour le vin et j’adore cette part d’inconnu !

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de faire un dîner où le vin tenait une place centrale (même si les plats étaient loin de leur faire honte :-) ). Vous trouverez ci-dessous les photos de quelques unes des bouteilles que nous avons goûté (enfin, que nous avons bu pour être honnête :-) ).

En apéritif, nous avons pris un peu de Champagne (que je ne considère pas autrement que comme du vin), avec une bouteille de Ruinart Rosé. C’était sympa, mais je me serai presque passé de cette étape ou alors en la remplaçant par un vin blanc, par exemple. Bon, en même temps, il en faut pour tous les goûts ! :-)

Puis nous sommes passés à table, avec d’abord cette bouteille de Château Rambaud de 1970 (mon année ! :-) ). Je l’ai vraiment trouvé très bien, mais j’avais un goût en bouche qui m’a gâché le premier verre (et qui a donc justifié que j’en prenne un second !).

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Ensuite, nous sommes passés par un Chassagne-Montrachet de 1978, juste pour pouvoir dire aux chagrins qu’on ne boit pas que des vins du Sud-Ouest de la France ! Il était extraordinaire, avec une robe claire (le temps fait souvent virer la couleur vers le marron) et une saveur intacte ! Vous pouvez d’ailleurs le voir sur la toute première photo de cette note, ci-dessus.

Enfin, nous avons terminé ce repas sur du Saint-Estèphe, avec un Château Montrose de 1975 (dans sa bouteille de 73Cl ;-) ) qui est sans doute celui que j’ai préféré. Le temps ne semblait presque pas l’avoir touché, ni sur la saveur, ni sur la couleur… Un vrai bonheur !

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Je sais qu’il n’est sûrement pas bien de boire autant sur un même repas et encore moins politiquement correct de le relater sur un blog. Je sais aussi que c’est dangereux pour la santé et que l’on voit partout qu’il faut consommer avec modération.

Mais je sais aussi que ce type de dîner est un privilège rare et que je suis vraiment heureux de partager tout ça avec vous ici, à défaut d’avoir pu le faire ce soir-là. A quoi servent les grands moments et les grandes émotions si on les garde pour soi ?