Mon bureau sur le Bassin d'Arcachon…

Alors que je lui faisais remarquer que cette année, nous allions faire très simple et surtout très court niveau vacances parce que j’avais un truc important sur le feu, ma femme m’a répondu quelque chose du style : « Oui, comme chaque année… Pourquoi tu me dis ça ? ».

En fait, elle a raison. Presque chaque année, j’ai une bonne raison de ne quasiment pas partir en vacances, ou plutôt de partir avec mon Mac et ma Todo-List, en mode cool mais pas en mode vacances. On est donc dans un endroit sympa, les enfants s’amusent mais de mon coté, il n’y a que le cadre de « mon bureau » qui change fondamentalement.

Bassin Arcachon

Je me suis demandé pourquoi je fonctionnais comme cela depuis des années (nous n’avons fait que deux entorses à ce régime en plus de 10 ans), et surtout pourquoi j’imposais cela à ma famille. Je crois que la raison est simple : je suis sur de nombreux projets en parallèle et globalement, il se passe toujours quelque chose :-)

En même temps, c’est ce même mode de vie qui me permet d’aller vivre et travailler quelques temps aux Etats-Unis et de leur offrir ces quelques mois tellement enrichissants surtout pour les enfants.

Cette année, je dois vraiment boucler une levée de fonds avant Septembre ou Octobre, ce qui n’est pas simple en temps normal et encore moins en temps de crise. Cela veut dire que Juillet et Août sont consacrés à la réflexion, aux échanges avec des amis (ceux que vous respectez le plus pour leur vision et leurs conseils toujours avisés), à la modification de variables dans les tableurs pour voir ce qui se passe par-ci quand quelque chose se passe par-là, à la créativité pour essayer d’aborder les choses différemment donc mieux, à la rédaction de Keynote pour expliquer à quel point ce projet est extraordinaire (si, si, je le pense vraiment !) et pérenne, etc… Bref, à tout ce qui fait qu’une entreprise va aussi réussir son tour de table… ou pas. :-)

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous pouvez le faire depuis votre Mac, n’importe où que celui-ci soit posé pourvu qu’il y ait aussi un bout d’Internet. La semaine prochaine, c’est depuis mon nouveau bureau, un petit bar de plage que j’aime beaucoup (enfin, il faut d’abord que je vérifie qu’il est à nouveau ouvert cette saison !) avec vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon, bon café et tapas, que je vais me concentrer sur tout ça.

C’est peut-être un des aspects du métier qui va nous rapprocher le plus d’un écrivain ou d’un artiste. Il y a un moment où il faut imaginer, se projeter, décider sur quelle hypothèse on va baser sa stratégie en priant pour que celle-ci soit au mieux la bonne et au pire, suffisamment flexible pour la modifier en cours de route. La géographie ou l’agenda de la journée importe peu : seul de tenir le planning global et l’objectif a du sens.

Au milieu de tout ça, je préserverai quelques moments pour aller sans doute participer au génocide annuel d’huîtres arrosé de petit blanc sec, à quelques sorties de pèche avec les enfants (les miens et les petits cousins), à quelques ballades sur la plage avec ma femme (et le dernier trop petit pour se décoller tout seul), à quelques barbecues avec des amis à qui on parle presque tous les jours mais qu’on ne voit pas assez souvent… et je partagerai tout cela avec qui veut depuis mon téléphone ou mon Mac, comme j’ai pris l’habitude de le faire depuis des années maintenant.

Je ne sais pas quel sentiment ressort à la lecture de cette note, vue de l’extérieur, mais c’est un mode de vie qui me convient très bien et m’aide à avancer, sur le plan personnel comme pour le business. Je pense d’ailleurs, qu’en rythme annuel, je passe finalement autant de temps que n’importe qui avec ceux que j’aime. J’essaye simplement d’être attentif à ce que ce fonctionnement ne soit pas trop difficile à vivre pour eux…

Allez, si vous êtes sur le Bassin d’Arcachon ces prochains jours, passez me voir à mon bureau, il y a du bon café ;-)

Sinon, il y a Italien…

Je parle beaucoup de gastronomie, au point de parfois exagérer un peu, c’est vrai, sur le coté « On mange bien en France ». En fait, ce n’est pas ce que je pense pourtant. Parmi toutes les cuisines du monde, il y en a beaucoup d’autres que j’aime passionnément et notamment, la gastronomie Italienne.

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Je ne suis pas un spécialiste, mais cette cuisine me parle. J’imagine que c’est mon coté Latin qui trouve ici un écho. Les Italiens font une cuisine gaie, une cuisine qui fleure bon les repas du dimanche, les rires et le partage. On y sent l’influence de la Méditerranée, de l’huile d’olive, de la terre rocailleuse… Les goûts sont riches, complexes même si faits de choses simples.

On a toujours l’impression qu’il ne faut que quelques minutes à un cuisinier Italien pour faire un miracle avec 3 tomates, un peu d’huile d’olive, du basilic et du sel. Cela ressemble à un tour de magie…

Sans vouloir en faire des tonnes, ils ont aussi un vin qui sait se défendre. Je suis incapable de donner des exemples ici, mais j’ai simplement le souvenir d’avoir goûté de très bons rouges avec des noms bizarres. Ils en ont aussi de très mauvais, mais j’ai peur que nous en soyons tous là. :-)

A lire ces quelques lignes, je m’aperçois que j’ai un vision assez romantique de cette cuisine, pleine d’images et de sensations pas seulement gustatives… mais finalement, c’est bien ce que raconte la cuisine qui me fait rêver. On ne boit pas un grand crus dans un verre en plastique, pas parce que ça change le vin mais parce que ça change le moment, l’expérience. Penser à la Toscane quand on mange un carpaccio ou un plat de pennes à l’ail rend ce moment encore plus vrai, encore plus fort et prenant.

Une cuisine extraordinaire, du bon vin, de grandes tables et un peu de soleil… Ces Italiens n’ont pas grand chose à nous envier finalement. Il ne manquerait plus qu’ils deviennent bons au rugby :-)

Le bon coin

Vous n’allez pas trouver dans ces lignes le bon coin pour les champignons, mais un autre genre de bons coins : les miens.

Revenir en France permet de redécouvrir tout un tas de trucs (sans même parler de gastronomie :-) ) et d’endroits que l’on a parfois oublié. J’ai été faire un tour sur Flickr pour partager avec vous deux ou trois de « mes bons coins », ceux que je trouve spéciaux ou qui évoque quelque chose d’important…

En cliquant sur la photo, si vous l’aimez, vous arriverez sur le compte Flickr du photographe concerné…

Albi

C’est à Albi que j’ai passé le plus clair de mon enfance, et j’y ai des souvenirs extraordinaires. La ville a fait récemment de gros efforts pour être encore plus attractive et si vous avez un ou deux jours à perdre, je crois vraiment que vous devriez les lui consacrer.

Larzac

Le Larzac, qui s’étend sur l’Aveyron, le Gard et l’Hérault jusqu’au pied des Cévennes (vous pouvez apercevoir le Mont Aigoual en fond de cette photo), est l’une des régions qui m’impressionne le plus. Elle est à la fois aride et sauvage, vide et riche de sens comme d’histoire… J’ai un sentiment de plénitude incroyable quand j’y passe, comme si cela m’aidait à reprendre pied sur mes vraies racines, pour peu qu’elles soient par là-bas, comme une partie de ma famille.

Collioure

En fait, ce n’est pas vraiment Collioure, mais plutôt la Catalogne Française que j’aime beaucoup, à la fois la terre et le peuple. En plus, sans vouloir tout ramener à la gastronomie, on n’y boit sans doute pas le meilleur vin du monde, mais certains sont vraiment très bons et en forte progression ces dernières années. De plus, je ne peux m’empêcher de penser à l’un des mets que je préfère entre tous : La Cargolade (sur des sarments de vigne, s’il vous plaît). En plus, cette année, les Catalans sont Champion de France de rugby… Quoi ? Je l’ai déjà dit ? :-)

Bassin d_Arcachon

Enfin, dans un autre genre, le Bassin d’Arcachon a été pour moi une formidable – et tardive – découverte, grâce à ma femme qui y a une partie de sa famille. Il règne une atmosphère spéciale, comme si le temps ne s’était pas écoulé aussi vite qu’ailleurs. J’ai pas mal navigué dessus (j’y ai même coulé une fois :-) ) et sa simple évocation me fait penser à des moments suspendus, comme j’en ai eu peu récemment.

Voilà, ce sont mes bons coins… et je suis content de les partager avec vous au travers de ces magnifiques photos.

Evernote… et une réflexion sur les services gratuits

Je suis certain que vous connaissez Evernote, un formidable outil de gestion de vos notes personnelles. Pour ma part, c’est un service que j’utilise depuis très longtemps, avec plus ou moins d’enthousiasme en fonction de ces périodes où l’on est plus ou moins actifs, plus ou moins la tête dans le guidon.

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L’arrivée du client iPhone a tout changé et m’a redonné un goût incroyable pour le service. La raison en est simple : Evernote devient utile à tout, pour tout et en tous lieux puisque dans votre poche, que vous ayez une connexion ou pas (c’est à dire même dans un avion).

Du coup, il devient un lieu de stockage un peu magique dans lequel vous allez, par exemple, mettre vos idées sur un sujet précis puis venir les alimenter un peu comme un Wiki personnel (je sais, ces deux mots cote à cote est assez improbable :-) ). Mais il y a bien d’autres usages… Vous allez pouvoir y stocker les modes d’emplois de tous vos appareils électroniques, des photos de vos biens destinés aux assurances en cas de problème, des photos prises directement depuis votre iPhone des étiquettes de bouteilles de vin accompagnées de vos notes de dégustation, des notes vocales grâce une fonction similaire à celle d’un dictaphone que vous pourrez ensuite enrichir de tout un tas d’informations comme bon vous semble, etc, etc…

Toutes ces notes sont accessibles en 3 lieux : sur votre Mac via le logiciel à télécharger, sur votre iPhone avec une application gratuite ou en ligne sur le Web.

Beaucoup de nouvelles fonctionnalités sont arrivées et pas mal d’autres attendues. Le service évolue de plus en plus vite tout en restant gratuit, pour peu que vous supportiez quelques encarts publicitaires. Sinon, vous pouvez toujours prendre la version payante, similaire mais sans pub et avec quelques trucs non significatifs en plus… Rien de suffisant pour que vous ayez à sortir votre carte bancaire.

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète un peu.

Je serai prêt à payer pour ce service et le fait qu’il soit gratuit me laisse présager le pire quand à sa capacité à gagner de l’argent uniquement par la pub, donc à être rentable donc… à être pérenne. Quand on sait que même Flickr rencontre aujourd’hui des difficultés et que Facebook est à des années lumières de rentrer les fonds nécessaires à son simple hébergement, je pense qu’il est temps de se poser la question des divers business models possibles et de notre revendication permanente du « tout gratuit ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis un des fervents défenseurs du business model d’Hellotipi. Oui, c’est un service payant (et pas trop cher !)… mais c’est justement le prix à payer pour que ce service soit là demain, continue d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités et ne soit pas obligé de se vendre au premier venu avec nos données de famille en prime. Je crois bien que le positionnement d’Hellotipi, finalement, c’est d’être un peu l’anti-Facebook (au sens photographique du terme).

Evernote a besoin de gagner de l’argent pour assurer son développement mais aussi la continuité de son service. Je suis prêt à payer pour l’utiliser, tout comme je suis prêt à payer pour utiliser Flickr ou Dropbox, par exemple. C’est d’ailleurs ce que je fais, notament pour Dropbox qui me fait payer assez cher mes plus de 100Go en ligne, et pourtant sans le moindre regret. Je pense que je serai également prêt à payer pour utiliser un Twitter offrant un plus large panel de services…

Sans argent, pas de pérennité ni de sécurité à moins de voir son écran envahi en permanence par la pub, ce qui est impensable quand on parle de ses notes parfois très personnelles, ses fichiers ou sa famille. On dit souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; je crois que cela peut être faux pendant un certain temps, mais que dans la durée, cela se vérifie souvent…

Tiens, on pourrait en profiter pour reparler d’Hadopi, cette loi dont la stupidité avérée se déverse partout sur Internet, le plus souvent à juste titre. Là aussi, finalement, il est question de modèle économique et là non plus, le tout gratuit n’est pas une solution car il n’a aucune pérennité… pas plus que le business model déjà mort consistant à voir perdurer la tonte des consommateurs par quelques « majors » et ce, depuis des années.

Un juste prix cohérent avec une juste valeur… Ce n’est pas ça, le Graal des services sur Internet ?

Français en Floride…

Rien à faire, nous, les Français, sommes incorrigibles ! :-)

Mes beaux-parents sont arrivés hier de Toulouse, car nous fêtons dimanche l’anniversaire de ma femme (je ne sais pas si j’ai le droit de dire son âge sans qu’elle me fasse la tête :-) ). C’est d’ailleurs pour cela que nous prenons quelques jours off

Dans leurs bagages, ils avaient tout un tas de trucs surtout pour les enfants… mais aussi quelques magrets de canards, quelques fromages qui puent – vraiment – et surtout, de quoi accompagner le tout pour le D Day à savoir un excellent Champagne Ruinart Blanc de Blanc pour l’apéritif, un Sauterne 2000 du Château Massereau pour accompagner le Foie Gras (Ah oui, il y avait ça aussi, dans la valise :-) ), un Château La Rose-Pourret de 1994 (l’un de mes Saint-Emilions préféré) pour le reste du repas et une bouteille de Delord Bas-Armagnac de 15 ans d’âge pour terminer en regardant le soleil se coucher…

Le repas aura du mal à être à la hauteur des flacons, tout simplement parce que la barre est vraiment très haute, mais je dois avouer que pouvoir profiter de tels vins dans un cadre aussi décalé que celui dans lequel nous vivons (c’est à dire au pays de la bière et du Mojito) pour un anniversaire en famille, c’est quand même un privilège très rare auquel j’ai encore du mal à croire vraiment.

Petit message à Jean-Charles et sa tribu ainsi qu’à mes parents : Il ne manque plus que vous pour que la photo soit parfaite ! ;-)