Choisir un associé et Affectio Societatis

Lorsqu’on créé une société, généralement pour y héberger un projet, on peut le faire seul ou avec des associés. Dans le second cas, il faut avoir ce que l’on appelle un Affectio Societatis.

Je vais vous laisser regarder sur Wikipedia ce que c’est officiellement, mais je vais aussi vous en donner ma propre lecture d’entrepreneur bordélique, heureux dans l’action et passionné.

L’Affectio Societatis est l’envie commune de mener à bien un projet avec quelqu’un. Cette personne va nous apporter quelque chose que l’on n’a pas et que l’on va mettre en commun avec ce que l’on a. Ainsi, cela rendra le projet plus viable, permettra de le développer plus vite, moins cher ou avec moins de risques…

J’ai de nombreux associés. Sans avoir jamais réellement compté, je dois en avoir près d’une vingtaine quand on passe partout. Certains sont très proches, des amis, des presque-frères et d’autres… que je n’ai jamais rencontré physiquement.

Choisir un ou des associés est une démarche que beaucoup considèrent comme complexe. Pourtant, je crois qu’il faut la désacraliser un peu car, même s’il n’existe pas de méthode infaillible, ce n’est pas non plus si difficile que cela.

Voici la méthode que j’ai appliqué avec pas mal de succès et, malheureusement, quelques échecs comme je l’indiquerai un peu plus loin.

En général, je regarde l’identité et la réputation de mes futurs associés. Cela passe notamment par ce que je peux savoir d’eux via Internet mais aussi via mon réseau, avec parfois, un appel à des amis qui seraient déjà associés avec eux ou qui auraient travaillé avec.

Une fois cette étape complétée et sous réserve que je n’ai pas rencontré de point discriminant à mes yeux, je ne recherche que 2 choses chez mes futurs associés : qu’ils soient les plus différents possibles de moi tout en partageant les mêmes valeurs et qu’ils aient la même envie que moi de mener le projet le plus loin possible, ce fameux Affactio Societatis.

Lorsqu’on lance un projet, cela ne se passe jamais comme prévu. De belles opportunités se présentent et je crois qu’il faut les saisir même si elles n’étaient pas au plan. Quelques imprévus bien moins sympa apparaissent également. C’est normal et c’est la vie des affaires.

On ne peut donc pas choisir un associé simplement en prenant un clone de soi ou en partageant sa vision sur la résolution des problèmes que l’on va rencontrer.

S’associer avec un clone n’est pas souhaitable car la différence est une force. Un clone ne va rien apporter de très complémentaire à votre propre apport donc la productivité de cette association sera faible.

Par ailleurs, on ne sait pas non plus quelle sera la nature des problèmes que l’on va rencontrer par avance, du moins pas au-delà de quelques mois. Si on s’associe avec des gens qui partagent nos propres valeurs, on sait au moins que l’on ne sera peut-être pas d’accord mais que l’on prendra nos décisions sur des fondamentaux communs. A ce stade, il est peu probable que la décision de l’un aille de façon rédhibitoire à l’encontre de ce que souhaite l’autre.

Ensuite, je m’intéresse donc à cet Affectio Societatis. Est-ce que c’est bien ce même projet que nous voulons mener ensemble et notre détermination est-elle comparable ? Le plus souvent, c’est là que cela ne fonctionne plus. Quand un entrepreneur pense très fort à son projet, pendant des jours, des semaines ou des mois, il en a une vision relativement finie et trop complexe pour être capable de l’exprimer. Lorsqu’un potentiel associé vient s’y greffer, même avant le lancement de ce projet, il n’est pas évident de trouver rapidement une forme d’osmose. Le cas idéal est de construire le projet ensemble… mais de fait, cela veut dire que l’on est déjà associés :-)

Enfin, et c’est l’étape finale, je vais me fier à mon intuition. Les deux seules fois où je ne l’ai pas fait, je l’ai regretté. Ce sont les échecs que j’évoquais un peu plus haut. Je n’irai plus contre mes intuitions, quoi qu’il en advienne.

En fonction du projet et de l’implication que je vais avoir avec l’associé en question, je vais passer du temps avec lui. Cela signifie que, lorsqu’il s’agit de co-fonder une entreprise, cela peut durer plusieurs jours… et si ce n’est qu’un tour de table, un simple call peut être suffisant. Pour le dire avec une image très simple – et surtout très classe :-) – c’est un peu comme quand deux chiens passent une heure à se renifler l’arrière-train. Ils essayent de mieux se connaitre sur des critères assez personnels. Je fais un cheminement similaire même si cela ne se matérialise pas par le même comportement :-D

C’est à ce stade que la bascule va s’opérer. Si tous les clignotants de mon intuition sont encore au vert, je vais m’associer (enfin, si l’autre le veut toujours également :-) ). Si ce n’est pas le cas, cela ne se fera tout simplement pas.

Ah ! One more thing… ;-)
D’expérience et seulement me concernant, les projets d’association qui ne se font pas relativement rapidement ne se font pas du tout. En effet, à mes yeux, une association doit être simple et d’un intérêt commun limpide ou ne pas être. S’il faut trop de temps pour trouver un chemin, c’est parce que le plus souvent, on essaye – plus ou moins inconsciemment – de forcer ce chemin.

Je partage avec vous cette démarche pour essayer d’être utile à ceux qui ne savent pas par quel bout s’y prendre, mais soyez bien conscient qu’elle n’engage que moi. Il existe sans doute de meilleures méthodes et celle-ci n’est que la mienne, pas une parole d’évangile ou un axiome !

Ces trucs qui me touchent…

Cette note étant assez personnelle, j’invite tous ceux qui ne se sentent pas proches de moi à ne pas perdre de temps :-)

Depuis 2000, je crois avoir stocké plus de 14 000 photos, avec 80% d’entre elles liées à la famille et le reste, de trucs divers dont certains n’ont vraiment aucune utilité avec le recul. Comme, au final, je ne m’y retrouve plus vraiment, j’ai décidé de repartir à 0.

Phare au bord d'une corniche vers le East End de Grand Bahama

Bien-sûr, cela ne signifie pas que je vais supprimer ces images, qui sont autant de petits bouts de ma vie. Non, je vais simplement tout classifier de façon simple :

  • Les images « Business » vont aller sur Flickr, dans des albums dédiés.
  • J’ai créé un fourre-tout « Famille et Amis » : Elles sont en sécurité et backupées, sans vraiment de tri pour peu que la photo soit acceptable et prête à être revues un soir d’hiver au coin du feu.
  • Le Top « Famille et Amis » : Disons que ce sont environ 800 à 1000 photos qui vont aller sur notre site de famille Hellotipi, pour qu’on y ait tous accès et qu’on puisse les partager entre nous.
  • Mes photos perso : Elles ne concernent que moi et comme elles ne sont pas très nombreuses, je viens d’y faire un tri très sélectif pour ne garder que celles que je croient indispensables. Il doit en rester 100 tout au plus :-D
  • Les Photos que j’ai appelé « Ces Trucs qui me Touchent » : Elles, ce sont celles que je ne veux pas perdre, mais que je veux aussi partager… et c’est de celles-ci dont je voulais vous parler. :-)

J’ai créé un album dans lequel je vais regrouper les photos que ma femme ou moi avons prises et qui m’ont marqué. C’est d’ailleurs ce dernier point que j’ai du mal à définir : c’est quoi être marqué ?

Disons que j’ai décidé d’y mettre celles qui soit évoquent mon univers, soit que je trouve très belles, soit qui représentent un souvenir que je ne veux surtout pas oublier, soit, enfin, celles qui correspondent de près ou de loin à mes valeurs. Il n’y a en général personne dessus, pourraient parfois être prises pour de l’art à deux balles. J’ai conscience que c’est très flou comme description mais je n’ai pas beaucoup mieux à vous proposer :-)

Pour ceux que cela intéresse, j’ai créé un Album dédié sur Flickr que vous pouvez voir directement sur le Web ou auquel vous pouvez vous abonner via son flux RSS. Elles seront également publiées sur mon Tumblr, qui de blog en Anglais est surtout en train de devenir un site de photos :-)

Je vais essayer de le mettre à jour régulièrement, au fil de mes rencontres ou des images que je pourrais bien capter autour de moi, pour peu qu’elles correspondent à peu près à la description que j’ai faite ci-dessus.