Lors de mon passage à San Francisco, j’ai rencontré Rodrigo A. Sepùlveda Schulz, entrepreneur Français que je ne connaissais pas réellement, mais dont pas mal de nos amis communs m’avaient déjà parlé. On a passé une partie de la soirée ensemble, en compagnie également de Vinvin, à partager une bouteille de vin des idées sur des thèmes plus ou moins professionnels.
Au bout d’un moment, il a sorti un appareil photo et à commencé à en faire quelques unes. C’est un vrai passionné de photo, mais il a surtout une sorte de marotte : il fait des portraits de toutes les personnes de l’Internet qu’il rencontre… et elles sont d’une qualité redoutable.
Vous trouverez son album dédié, sur son compte Flickr (qui contient quelques perles), et sans doute pas mal de personnes que vous connaissez…
Celle que je poste ici a été prise lors de la soirée en question au District Wine Bar (un bar à vin de San Francisco que je vous recommande, si vous ne savez pas où passer un moment sympa) et je ne sais pas comment il a pu sortir un résultat aussi honorable, alors que je dormais debout après deux réveils matinaux (3:30AM et 5:00AM), trois petites heures de décalage horaire dans le mauvais sens, deux ou trois verres de vin et des journées plutôt actives… Le talent sans doute
Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…
(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo )
Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.
J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.
Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.
Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?
Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.
On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.
Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez
Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.
L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.
Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.
J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).
Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.
Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même
Je ne vois pas comment j’aurais pu venir quelques jours à San Francisco, sans passer à l’Apple Store mythique sur Market.
J’y suis resté le temps d’acheter un casque pour mon iPhone et de suivre une formation sur iTunes, confortablement assis au deuxième étage, à coté du Genius Bar.
Le plaisir des déplacements, même professionnels, vient se nicher dans de petits détails
Dans ce titre tient tout un tas d’impressions me concernant… car San Francisco semble être, vu de ma fenêtre, la ville la plus fascinante des Etats-Unis, la plus riche, la plus ouverte, la plus diverse. S’il n’y avait pas eu une contrainte de fuseaux horaires, c’est bien là-bas que ma petite famille et moi aurions posé nos valises (même si nos valises ne sont pas si mal là où elles sont !).
Je n’y fais qu’un saut, le temps de voir tout un tas de gens et d’échanger un peu, des amis, des copains ou des partenaires, dont certains que je connais bien mais que je n’ai jamais vu physiquement.
Ce sera l’occasion de rencontrer le CEO d’une société lancée depuis pas mal de temps et dont je suis aussi l’un des premiers fans actionnaires, déjeuner avec un des entrepreneurs français les plus dynamiques de la région, petit-déjeuner avec le brillant tout nouveau CEO d’une société qui sera lancée dans quelques semaines et dont je suis aussi l’un des actionnaires, rencontrer l’un des principaux partenaires de Stonfield InWorld pour faire aboutir des discussions commencées il y a bien longtemps (et repartir en courant avec le CD du Code Source Server si l’occasion se présente ), rencontrer l’un des anciens VP du même partenaire car c’est quelqu’un qui a une incroyable vision et une vraie honnêteté intellectuelle pour partager deux ou trois idées, voir et revoir pleins de gens que je connais physiquement ou de façon digitale (il va falloir se greffer tous à la même soirée Web2.0 ou fabriquer la notre pour que le temps s’allonge un peu ), rencontrer un ou deux blogueurs influents pour de vrai, rencontrer – peut-être, ce n’est pas sûr que ça le fasse – une légende (enfin, à mes yeux) de la Silicon Valley à qui je poserais bien deux ou trois questions… et autour de tout ça, découvrir cette ville magique en Ford MustangFion tout en faisant pleins d’efforts pour continuer à perdre du poids
Si j’arrive à faire rentrer tout ça en deux jours, je peux passer mon doctorat de gestion d’agenda !
Allez, je vous raconte à mon retour
Je suis très heureux d’être aux États-Unis un jour comme aujourd’hui. Le pays tout entier, Républicains comme Démocrates, vient de faire corps derrière son nouveau président, dégageant une énergie presque palpable tellement elle est puissante et omni-présente. Très vite, l’opposition devrait retrouver son rôle, mais pour aujourd’hui, nous pouvons saluer un bel exemple de démocratie… Un gars est élu avec 54% des voix et tous se regroupent derrière lui : ainsi soit-il !
Mais cet évènement qualifié – je crois avec raison – d’historique, je n’y ai pas vraiment assisté… En fait, je n’y ai pas été et je l’ai vécu, j’y ai même participé. Ce tour de magie a été rendu possible par ce qu’Internet nous apporte. Je l’ai suivi sur CNN, tout en échangeant via Facebook et Twitter avec mes amis, mon réseau et de parfaits étrangers, disséminés dans le monde entier. Très clairement, j’aurais préféré que CNN monte cette opération directement avec Twitter (et que ce dernier ne s’écroule pas sous la charge !), peu utilisé en France mais en pleine explosion ici, qui aurait été encore mieux adapté à la situation.
Pour cet évènement, je vous livre quelques chiffres qui donnent le vertige : Plus de 13,9 millions de personnes ont suivi le stream live de CNN, déposant plus de 600 000 commentaires, soit 4000 chaque minutes. Au moment le plus fort de cette journée, c’est à dire au début du discours de Barack Obama, ce sont 8500 commentaires qui ont été postés en 1 minute !!!
En fait, ces millions de personnes regardaient le direct tout en commentant les images dans la même fenêtre, partageant des idées ou des émotions, échangeant leurs impressions, affichant leurs opinions…
Ce dispositif est sans doute le plus aboutit que j’ai pu voir jusqu’ici, faisant la liaison naturelle avec la TV et l’Internet.
Pourquoi je parle de liaison naturelle ? Parce que 75% des adolescents américains regardent la TV en communicant sur le web en même temps, un laptop sur les genoux ou avec leur mobile. CNN et Facebook ont simplement synthétisé ce phénomène dans une seule et même fenêtre, redoutable d’efficacité et tellement dans l’air du temps.
Plus près de moi, beaucoup de nos entreprises se demandent s’il est vraiment stratégique de s’intéresser à toutes ces technologies, qu’elles voient comme des pertes de temps, de concentration ou de productivité. J’étais convaincu, avant d’habiter vers Miami, qu’elles avaient tort. Depuis que je suis ici, que je vois des personnes – très – âgées chercher le Wifi pour checker leurs emails ou faire un call en visio sur Skype, je suis vraiment inquiet pour l’avenir de notre économie. Je me dis que les « évangélistes » dont je fais parfois partie ne font pas bien leur travail, que nos entreprises ne comprennent décidément pas la détresse dans laquelle elles sont en train de se mettre, obnubilée par leur vision court-termiste.
Le plus souvent, un dirigeant vous répond qu’il va surement changer les choses, qu’il y pense très fort, qu’il va même mettre en place un groupe de travail sur le sujet, mais qu’il faut du temps et que pour l’instant, avec la crise actuelle, il est difficile de se consacrer à ce genre de sujets
BULLSHIT* !
La crise est une excuse comme une autre, une de plus bien pratique, pour ne pas investir, ne pas entamer de réforme pour continuer à faire l’autruche… et la majorité des grands dirigeants de 55+ ans ont raison, a quelques exceptions près, d’agir ainsi ; ce sont leur successeurs qui devront trouver des solutions et gérer une crise bien plus importante que celle que leurs ainés traversent aujourd’hui, pendant qu’ils profiteront d’une retraite sans doute bien méritée tout en parlant entre eux, autour d’un terrain de pétanque, du bon vieux temps où les dirigeants avaient un peu plus de contenance, d’envergure et de sérieux.
Pourtant, quand j’étais à l’école, on m’avait expliqué que le dirigeant de l’entreprise devait avoir une vision à long terme, l’exécutif se chargeant, comme son nom l’indique, de traduire la vision stratégique en politiques de court terme. A cette époque, le long terme était 10 à 15 ans. Aujourd’hui, il s’est réduit à quelques mois ou années, pour peu que le cours de la bourse ne varie pas trop vite sous les coups de boutoirs de quelques spéculateurs amoraux et apatrides, auquel cas, la notion de long terme vient se caler sur l’année scolaire.
Pour ceux qui feraient la confusion, le développement durable ne concerne pas nos entreprises que pour les aspects relatifs a l’écologie ou la préservation de la planète ! Avoir des entreprises fortes, saines et portées par des équipes enthousiastes et formées entre dans cette notion.
La cérémonie d’inauguration de la présidence de Barack Obama m’a émue.
Pourtant, cet homme va faire du mal à mon pays. Juste une précision pour tous ceux qui l’auraient oublié, Obama est le Président des États-Unis, et c’est bien pour son pays qu’il travaille, pas pour le notre. Contrairement à ce que me disent gentiment mes amis quand ils veulent me chambrer un peu, je suis Français, assez fier de mon pays, de mes racines, de ma culture… et même si je devais un jour, m’installer définitivement ici, obtenir la nationalité et je ne sais quoi d’autre, je ne serai jamais Américain avant d’être Français.
Ce qui m’a ému, c’est que l’espace d’un instant, à la force de cet évènement de retentissement mondial, le monde est devenu plat… La technologie s’est fondue dans la vie courante, apportant de la valeur et exacerbant la capacité individuelle de chacun à communiquer avec quasiment n’importe qui.
Internet tout entier, c’est à dire les blogs, Facebook, Twitter, Second Life, MySpace, Flickr, YouTube… a respiré au rythme de cet événement, effaçant les frontières pour laisser la place à un immense espace de collaboration.
Chers ami(e)s entrepreneurs, il n’y a jamais eu, au moins dans l’Internet, autant d’opportunités de créer des entreprises qui peuvent changer le monde, d’inventer de nouveaux métiers, de nouveaux services… et contrairement à ce que veut la rumeur, il y a encore de l’argent chez les investisseurs, même si vous n’avez pas forcément besoin d’eux pour vous lancer.
Chers amis dirigeant de petites ou grandes entreprises, il est temps, à présent, de regarder un peu ce qui se passe autour de vous, sur des sujets qui ne vous passionnent pas d’habitude mais qui vont venir bientôt vous botter les fesses très sérieusement, d’en comprendre la portée, de vous projeter dans les 3 ou 5 prochaines années, quand nous n’aurons plus besoin de grands évènements pour faire la démonstration qu’Internet est bien une nouvelle révolution industrielle et d’en tirer les conclusions pour votre entreprise.
Si vous n’êtes pas convaincu, c’est que vous n’êtes pas attentifs. Il suffisait de regarder, cet après-midi, partout sur Internet ; Il y avait, ensembles, Barack Obama, eux, vous et moi…
* Mot très imagé qui vient à souligner le fait que je ne crois pas une seconde à ce genre d’excuse…
Normalement, vous n’avez pas du perdre passer beaucoup de temps sur mon blog ces derniers temps. Je n’ai publié qu’une seule note en presque 3 semaines, et encore, elle était tellement fouillée que le titre « Joyeux Noël » devait suffire à en comprendre l’essence
J’ai même reçu quelques messages d’amis qui me demandaient si je n’allais pas bien, si je déprimais, si j’étais moi aussi déçu par la blogosphère, etc…
Rien de tout cela ! J’étais juste dans une période de relâchement ressemblant fort à des vacances, pas très loin de mon iPhone et donc de mon compte Twitter mais assez de mon Mac pour ne pas être tenté de bloguer ou de traiter les quelques tonnes d’emails qui m’attendent.
Pourtant, j’aurais pu vous parler de beaucoup de choses…
J’ai passé presque une semaine à DisneyWorld près d’Orlando, pour que les enfants aient un Noël extraordinaire. C’est une machine de guerre incroyable, où j’ai pris quelques leçons d’organisation et de qualité de service. Les enfants se sont éclatés mais pour ma part, j’en suis revenu presque lobotomisé et « gentil », à presque aimer les chauffeurs de taxi de notre belle capitale.
Sur un plan plus logistique, nous avons continué notre installation ici, avec notamment un passage éclair mais productif chez IKEA à coté de Fort Lauderdale. C’est fou comme un simple magasin peut vous ramener « chez vous » le temps d’une visite. Ma femme, qui est ceinture noire d’Ikea, m’a guidé au pas de course, tellement les différences avec les notres sont minimes.
Sur le plan social, je me suis lié d’amitié avec Eric, un restaurateur français d’origine marseillaise, installé près de Palm Beach depuis plus de 10 ans. Nous sommes très différents mais nous nous entendons bien. C’est un très gros bosseur, pragmatique et parti de pas grand chose. J’aime bien ce genre de personne, qui ne s’est pas posé 10 000 questions existentielles et s’est juste mis à travailler, sans relache et avec détermination. Je vais essayer de lui donner un petit coup de main amical, autour d’une idée que nous avons eu le 1er Janvier, au matin, en buvant le café. On a eu une discussion très intéressante autour d’un de mes thèmes de prédilection : la nourriture. Une expérience va être lancée dans quelques jours, histoire de voir ce que cette idée peut donner.
Sinon, je n’ai pas beaucoup travaillé, pour profiter au maximum de l’arrivée de ma famille ici, du soleil, de la plage et de la découverte d’un autre style de vie. Toutefois, j’en ai profité pour réfléchir aux divers projets dans lesquels je suis impliqué. Cela fera surement l’objet de multiples notes dans le semaines qui viennent donc je ne vais pas vous prendre la tête avec ça aujourd’hui. Une chos est sure : la rentrée va être chaude et nous nous préparons à un trimestre de folie. Je vais d’ailleurs surement faire un saut en France fin janvier ou début février, pour passer quelques jours à Paris.
Voilà juste quelques nouvelles pour rassurer les amis (ma famille pouvant, elle, profiter de nos aventures sur notre site Hellotipi)…
Avant que je me fasse incendier par ma petite famille parce que je ne donne pas de nouvelle, il est temps que je sorte un note sur le sujet
Dans la série des choses qui restent à faire, je n’ai toujours pas l’appartement. Nous sommes d’accord sur tout avec le propriétaire – un gars très sympa du Vermont, qui m’a broyé la main chaque fois que je l’ai vu au point que je devrais plutôt lui faire la bise si je veux continuer à pouvoir utiliser mon Mac – et tous les papiers sont signés. J’ai versé la caution pour l’appart, la caution pour l’immeuble, les 3 mois de loyer d’avance, les 100$ pour frais de dossier à la résidence et les 100$ de frais d’entrée dans l’appartement. Non, non… Ne croyez pas qu’ils m’aient pris pour un américain (tiens, vous noterez comme cette phrase perd tout son sens dans cette situation précise !) ; c’est juste que les résidences en Floride, fonctionnent toutes comme cela avec les Snow Birds. Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est ce volatile, c’est ainsi qu’on nomme les gens – souvent aisés et rarement jeunes – qui viennent passer l’hiver en Floride… et j’y suis bien sûr assimilé. J’ai même récupéré les clés, y compris celles de la boite à lettres.
Bon, alors pourquoi je n’ai toujours pas cet appartement ? Ben, tout simplement parce que je dois passer devant le board de la résidence, pour un entretien au cours duquel ils valideront si je suis acceptable ou non. Ils m’ont demandé mon niveau de revenu (et je me suis fait plaisir ! ), d’avoir accès à mes comptes bancaires (Let me think about it ?!? No way ), de donner trois personnes qui puissent se porter garant de ma moralité (lettre manuscrite et en anglais en moins de 12 heures alors qu’il fait déjà nuit en France… Humm, pas gagné d’avance), de fournir un état de mes activités professionnelles (Je travaille principalement dans les mondes virtuels… Hein ? oui, c’est ça, demandez à votre petit-fils !), etc…
Bien-sûr, j’ai donné ce que je voulais… et pas, par exemple, un accès à mes comptes bancaires (Ils sont malades ?!?). Globalement, cela semble aller mais ils bloquent encore sur un point : ils voudraient s’assurer que je ne suis pas un criminel… Moi, je suis d’accord, mais comment tu fais pour démontrer ça depuis les USA, avant Jeudi que ma famille arrive ?!? La semaine prochaine aura lieu l’interview et je sens qu’on n’a pas fini de rigoler. Je vous ferai une note spécifique sur le sujet, je suis sûr que cela va mériter
Si vous voulez mettre un commentaire pour témoigner de ma moralité, on fera ainsi la première lettre de référence morale 2.0…
Sinon, j’ai enfin trouvé mon rythme et suis globalement de retour aux affaires. Deux ou trois trucs ne sont pas particulièrement simples, mais en se levant tôt le matin (je suis sur le pont vers 5:30 – 6:00), ça va pas si mal.
Ce week-end, je vais travailler mon swing, avec un 18 trous aujourd’hui (après le match) et un Nine & Dine demain. Oui, oui, après le match… J’ai peut-être trouvé une solution à un problème majeur. Il semblerait qu’il y ait une boulangerie à Lake Worth, tenue par un Marseillais. Il aurait des écrans pour diffuser en live les matchs de foot et de rugby. Bon, pour le foot, je m’en fous un peu… mais pour le rugby, ce serait une sacré bonne nouvelle ! Si j’ai ça, je crois que la boucle est bouclée et que je suis totalement opérationnel
Pour finir, je vais surement écrire quelques notes pour un blog français et sa rubrique « Vue d’Ailleurs ». L’idée est de donner une vision du business ici, en comparaison avec la France (et plus particulièrement la région Toulousaine). Je pensais que ce serait facile, mais finalement, ne voulant pas tomber dans le cliché, je sens venir un exercice de style pas si simple… Well, we’ll see. En attendant, le premier article sera surement sur le Networking, avec une comparaison qui risque de ne pas être à l’avantage de la France mais qui m’a vraiment sauté aux yeux. Il suffit de regarder mon agenda de la semaine prochaine
Pour finir, un dernier point sur l’incroyable magie de Noël qui émerveille les yeux des enfants… Euh, non. Pas là. Je n’arrive pas à croire que Noël est dans quelques jours.
D’abord, il fait entre 26 et 30°C (Oui, OK, ne sortez pas vos kleenex tout de suite) et il y a surtout des palmiers plus que des sapins. Ensuite, je suis dans un coin où la moyenne d’âge doit être largement supérieure à celle d’Arcachon ou de Cannes, ce qui vous donne une vaguer idée. Comme il n’y a pas beaucoup d’enfants, il n’y a pas autant d’efforts de faits pour célébrer Noël. Ceci étant, l’autre jour, il y avait de la neige à l’entrée d’un club de golf. Non, je suis sérieux… Mais elle n’est pas tombée du ciel mais d’un camion frigorifique. Cela faisait partie de la déco d’une soirée de Noël qui avait lieu ici.
Ben quoi ? On peut être au soleil et avoir envie de faire un bonhomme de neige
Je vous laisse, je dois me préparer psychologiquement à récupérer les 6$ que j’ai perdu contre Jim dimanche dernier, lors d’un parcours où j’ai craqué sur les 5 derniers trous. Ici, les paris au golf sont habituels… C’est un moyen de se chambrer un peu et de se mettre sous pression. De toute façon, il n’est même pas question que je m’incline à nouveau cet après-midi. Si je perd pied au 14, je relève la mêlée pour que l’arbitre arrête le match
UPDATE : Grâce à un mental en acier, un swing indéfectible et un coup de bol incroyable contre un palmier, je viens de récupérer mes 6$, dont le $ Trophé !!! Aujourd’hui, c’est un Nine&Dine donc pas d’argent en jeu et après, je ne devrais pas avoir le temps de jouer avant le week-end prochain. Je devrais donc rester tenant du titre au moins une semaine
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.