En lançant Google ce matin, ils ont eu la gentillesse via un magnifique logo de me rappeler que c’est aujourd’hui l’anniversaire de Norman Rockwell, qui aurait 116 ans ce matin. Pour ce qui ne le connaitraient pas, Norman est l’un des plus grands peintres américains – les mauvaises langues diront qu’il y en a peu – qui a marqué son art par un style identifiable au premier regard.
Quand j’étais petit, j’ai eu la chance de travailler, en cours d’Anglais, sur certaines de ses peintures et c’est sans doute ce qui m’a donné une certaine sensibilité à son travail, encore intacte aujourd’hui. Je me souviens même avoir eu « une interrogation » sur le triple auto-portrait que vous pouvez voir ci-dessus, dont je m’étais pas trop mal sorti, sauvé par la pipe notamment (je vous raconterai ça à l’occasion).
Je crois que c’est la première fois que je vous parle de peinture… et il est probable que ce soit la dernière car je n’y connais rien. Je crois que l’art est fait pour éveiller des émotions, des petits frissons de plaisir enfouis au fond de soi comme autant de Madeleines de Proust et pour que ces émotions véhiculent des idées, des valeurs, des sentiments…
Norman Rockwell est un peintre qui raconte des histoires, de façon très simple et accessible. Il décrit une époque que l’on pourrait qualifier d’Amérique profonde et authentique, ou du moins de l’image que l’on s’en fait parfois.
C’est surement pour cela que les esprits simples comme moi aiment ce type d’expression, justement parce que je crois que, au contraire d’une forme d’élitisme de la très grande majorité des artistes, s’exprimer ne vaut que si on est compris par le plus grand nombre ?
Je faisais le tour, il y a quelques temps, du paysage Internet américain. Un fait m’a soudain frappé (ne me demandez pas d’où c’est venu, je n’en ai aucune idée) comme une évidence.
La très grande majorité des entrepreneurs de l’Internet US sont… blancs ?!?
A y regarder de plus près, la plupart des VC stars sont… blanc également ?!?
Bien-sûr, il s’agit là d’une généralité donc on trouvera toujours un contre-exemple, mais regardez de plus près avant de vous lancer dans un contre-argumentaire.
Je n’ai pas de chiffre, ni d’analyse et encore moins d’explication. C’est un simple sentiment… Est-il faussé par une vache-dans-un-couloir que j’aurais raté ?!?
Par ailleurs, je trouve (s’il se confirme) cet état de fait d’autant plus étonnant, d’une part parce que c’est, par définition, sur le marché le plus mondial que l’on puisse imaginer et que d’autre part, les « gens de l’Internet » sont souvent réputés pour porter une partie de l’héritage des Hippies (et notamment la partie la plus ouverte).
Jay est un Toulousain très sympa qui travaille chez Labotec. Si vous avez proposé une idée d’application iPhone en français, il est fort probable que ce soit lui qui vous ai apporté la bonne nouvelle… ou la mauvaise
Sur une note très sympa qu’il vient de publier, il a filmé tout le parcours qu’il fait pour aller chez Labotec le matin, ce qui est une très belle façon de découvrir un petit bout de Floride, Miami, par le coté de la vraie vie. Pour y avoir vécu, j’ai retrouvé dans la vidéo plein d’endroits que je connais bien et surtout, l’arrivée dans les bureaux de Labotec, à One Aventura.
Vous vous demandez où nous sommes réellement installés ou à quoi cela ressemble pour de vrai ? Regardez le film
PS : Jay, les effets spéciaux sont à couper le souffle ! On se croirait dans un film des années 80
Cette affirmation n’a rien de factuel, et je ne peux l’étayer de rien d’autre que mon intuition. Je crois sincèrement qu’une Application iPhone peut sauver un Produit.
Je suis arrivé à cette conclusion en tirant quelques enseignements de deux expériences récentes, dans le périmètre des services Web mais très simples à étendre au-delà. Je vais vous les relater en me dégageant du contexte pour mieux me faire comprendre.
Prenez un site web assez anonyme comme Facebook, par exemple. Ce service a énormément de détracteurs pour de multiples raisons, avec en vrac, le manque de respect de la vie privée, cette incroyable capacité à vous faire perdre un temps fou pour brasser de l’air, cette faculté à vous mettre dans des situations embarrassantes sans même que vous puissiez y faire quoi que ce soit, etc…
L’Application Facebook 3.0 qui est sortie dans l’AppStore il y a quelques heures est tellement bien réalisée, ergonomique et presque stable… qu’elle en rendrait presque Facebook utile aux yeux du dernier de ses détracteurs (non, je vous assure, je me suis sorti du contexte ). Les défauts majeurs de Facebook, tels que je les ai exprimés ci-dessus, restent dans l’absolu, mais au moins, à l’usage, on gagne en productivité et en confort.
Prenez un des meilleurs produits qui soit – au moins dans le monde Apple – pour tout archiver, retraiter, noter, trier, j’ai nommé Evernote. J’ai déjà fait une note ici sur le sujet que je vous invite à relire à l’occasion. Ce service est génial, mais c’est son application iPhone qui le rend vraiment extraordinaire. Avant, vous pouviez faire avec Evernote, tout ce que je viens de mentionner, mais en étant devant une machine : la votre ou une machine publique. Là, vous emportez des milliers d’informations personnelles dans votre poche. De plus, avec l’aide de l’appareil photo, vous pouvez archiver à la volée tout un tas de trucs comme la photo d’une étiquette de bouteille de vin que vous avez apprécié dans un restaurant ou celle d’un tableau qui vous a particulièrement ému, avec quelques notes et tags à étoffer plus tard. Bien-sûr, le tout se synchronise OverTheAir sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit.
Evernote était bien avant l’iPhone, mais avec l’aide de cette application, cela devient tout simplement magique.
En fait, ce qui a changé tient surtout en 2 facteurs clés, à mon sens.
Ces deux applications en exemple sont très simples à utiliser. Leur ergonomie est soignée et surtout, il ne vous faut que 2 minutes pour les maîtriser. C’est une sorte de Woaw Effect immédiat. Ainsi, les défauts éventuels de l’interface Web du service d’origine se trouvent corrigés par une nouvelle interface bien plus soignée et surtout bien plus simple. Pourquoi a-t-on attendu l’iPhone et ses applications pour cela ? Je pense que l’iPhone a été le premier à proposer un écran très efficace, mais sa petite taille a obligé les designer à se concentrer sur l’essentiel et sur la valeur du service : Keep It Stupid Simple !
Le deuxième facteur clé est bien évidemment la mobilité. La technologie n’est pas là pour nous asservir mais pour nous servir. Avec l’iPhone, mais aussi quelques autres Smartphones sous BlackBerry ou Android, on arrive à un niveau de confort inédit pour un terminal vraiment portable (c’est à dire que vous ne quittez plus sans que ce soit un calvaire). De cet état né un statut de connexion permanente qui vous ouvre de nouvelles portes : celles de l’Internet Temps Réel… Votre vie numérique vous suit partout, tout comme vos divers réseaux d’amis plus ou moins proches en fonction des cas, avec qui vous pouvez échanger en toutes circonstances sur tous les sujets, professionnels ou plus privés… Je vous rassure, le bouton Off a été conservé sur chacune de ces machines
La conséquence est que certains services, pourtant déjà bien pensés et utiles trouvent un réel second souffle dans ces conditions. J’aurais pu vous parler d’autres applications iPhone, comme celle de Wikipedia (qui va vous donner accès à quasiment toute la connaissance disponible depuis n’importe quel coin de monde) ou Tumblr (qui va vous permettre de mettre en ligne n’importe quoi n’importe quand depuis n’importe en quelques clics)… Mais c’est aussi vrai pour d’autres marché moins Internet voir pas Internet du tout. The Weather Channel propose l’une des applications les plus pertinentes, au moins aux USA, en matière de prévisions météo sur des micros-zones comme un village, et ce, heure par heure. Les agences immobilières commencent à développer des App qui connectent leurs bases de données de produits disponibles avec des systèmes de géolocalisation, le tout accessible par une interface mélangeant l’image qui se trouve devant vous filmée par la caméra de l’iPhone et des incrustations sur des principes de réalité augmentée pour vous donner des informations sur les biens. Vous ne trouvez pas ces exemples très significatifs ? Mettez en perspective avec le fait que nous parlons d’un marché qui n’existe vraiment que depuis 18 mois !
Ce sont toutes ces raisons qui me laissent penser que les responsables de chaque entreprise, chaque marque, chaque service, chaque produit doivent vraiment se poser cette question fondamentale : Comment une application iPhone va m’aider dans mon business ? Parce que là où certains trouvent un second souffle, d’autres peuvent y trouver une fantastique opportunité d’innovation et donc, de marché.
C’est étonnant comme la notion du politiquement correct est répandue dans l’entreprise, au point d’en perdre parfois toute crédibilité.
J’intervenais sur les Médias Sociaux et leurs usages en entreprise dans le cadre d’un séminaire il y a quelques temps. Bien évidemment, à un moment, nous avons abordé les aspects Staffing et l’usage que l’on pouvait faire du Web et d’autres services Internet dans le cadre du recrutement et du management des Hommes.
En posant la question aux managers présents de savoir lesquels d’entre eux utilisaient Internet pour se renseigner le plus largement possible sur les candidats ou leurs collaborateurs, aucun n’a confirmé le faire… et seulement une poignée ont avoué du bout des lèvres les avoir Googlé (c’est à dire « taper leur nom sur Google pour voir ce qui en ressort).
Mon sentiment ? BULLSHIT !
Les gens que j’avais en face de moi étaient des gens intelligents, responsables (de vrais managers jusqu’à un niveau d’Exec pour certains) et quelques uns étaient même ce que je qualifie de Digital Enthusiastics… et ils voulaient me faire croire qu’ils n’avaient jamais regardé les profils Facebook, le compte Twitter, le compte Flickr ou le blog personnel d’un candidat au recrutement ? Quand on sait à quel point recruter est un art difficile et si risqué pour une entreprise (surtout en France) et que l’on mesure la puissance des Médias Sociaux pour se forger une idée bien plus large d’une personne qui souhaite vous rejoindre, je crois que ce serais au mieux de l’incompétence et au pire une vraie marque de débilité que de ne pas le faire… et ceux que j’avais en face de moi étaient performants et vraiment loin d’être idiots.
Alors pourquoi m’ont-ils répondu cela ? Tout simplement parce qu’il n’est pas politiquement correct de chercher à se renseigner sur la vie privée d’un candidat, y compris au sein même d’une entreprise, entre managers… et pour faire plus court, ce n’est même pas légal.
En définitive, tout le monde le fait mais personne ne le dit
Une étude est sorti il y a quelques jours, à l’initiative de CareerBuilder, sur le comportement des entreprises américaines et leur usages des Medias Sociaux dans le domaine du recrutement. Il apparaît que près de la moitié d’entre elles (45%) les utilisent… soit 2 fois plus qu’il y a 12 mois !!!
Ce ne sont pas tellement les chiffres qui m’intéressent car je les crois sous-estimés, mais plutôt la tendance. Y a-t-il eu un événement majeur ces 12 derniers mois, qui impacte autant ce type d’usage d’Internet ? Non, rien de particulier…
Mais une chose est en train de changer : la mentalité. La notion de vie privée est de plus en plus floue et la frontière entre personnel et professionnel de plus en plus ténue. C’est normal, finalement, une personne est un tout.
Il parait évident qu’utiliser les Medias Sociaux soit la norme dans le cadre d’un recrutement, pas pour publier une simple annonce ou pour juste valoriser une entreprise (ce qui reste également indispensable), mais plutôt pour obtenir le plus de renseignements possibles sur un candidat.
C’est là que l’on va arriver à un point intéressant : La loi continue pour autant à s’appliquer et les notions de vie privée ne doivent pas être prises en compte dans le recrutement. Pourtant, un candidat compétent ayant affiché sur Facebook les photos de sa dernière participation à la Gay Pride aura du mal à se faire prendre par un recruteur Homophobe (ne la relevez pas, je l’ai fait exprès ).
Alors c’est par l’éducation des recruteurs et des managers que passe le salue… parce qu’on sait tous déjà que le CV anonyme est un gadget inutile (Vous pensez qu’un arabe qui entrera dans une entreprise raciste parce que le CV anonyme lui aura permis de passer le process de recrutement – ce dont je doute – aura la moindre chance de s’épanouir dans son poste ? Soyons sérieux…).
Dans l’étude que je citais, on apprend par exemple que les Médias Sociaux ont entraîné 35% de rejets de candidature, sur des critères plus ou moins légitimes (photos « inappropriées », consommation affichée d’alcools ou de drogues, critiques envers l’ancien employeur, etc…). Bien-sûr, certains éléments sont très importants dans le choix d’un profil (et la critique ouverte et gratuite de l’ancien employeur ne démontre pas vraiment un caractère attractif) mais il va falloir expliquer aux DRH que s’ils ne recrutent plus de diplômés qui ont pris des cuites le jeudi soir et ont posté les photos sur Facebook, ils vont devoir se passer de la quasi-totalité des diplômés d’Ecoles de Commerce et d’Ecoles d’Ingénieur, et ce, sur un territoire couvrant l’ensemble du Monde occidental. D’une part, cela ne va pas aider les entreprises à supporter leur croissance et à rajeunir leur encadrement au moins au rythme des départs à la retraite et d’autre part, cela prouverait que les DRH aurait des problèmes de mémoire puisque la très grande majorité sortent de ces mêmes écoles
Bref, l’intervention que j’ai fait ce jour-là était très sympa parce que finalement, je leur ai dit plein de choses, mais sur la masse, ils se sont aperçu qu’il y avait pas mal de trucs qu’ils pensaient (voir faisaient) déjà dans leur coin, parfois même le week-end depuis chez eux (Imaginez 5 minutes la paranoïa ambiante !) comme une pratique « honteuse » d’adolescent à peine pubère
Et ne vous moquez pas ! L’audience que j’avais dans cette intervention était peuplée de managers normaux, intelligents, performants… c’est à dire issus d’une grande entreprise internationale normale, comme l’est sans doute la votre si vous êtes dans une grand groupe.
Je crois qu’il est temps de faire 3 choses :
- Eduquer les enfants dès le plus jeune âge et leur expliquer à quoi sert Internet, pour eux et pour les autres, leur donner des notions d’identité numérique et de réputation. Il ne s’agit pas de les empêcher de publier des photos en short et en tongs, mais simplement de leur faire comprendre comment cela peut être interprété.
- Eduquer les Managers (et encore plus les recruteurs) en leur donnant des clés pour bien comprendre les Medias Sociaux et leurs usages en entreprise (c’est ce que j’ai fait dans ce cas). Ils disposent à présent des outils les plus puissants qu’on ne leur ait jamais offert : ils doivent apprendre à s’en servir pleinement.
- Changer ces lois stupides et d’un autre temps qui laissent penser à un monde parfait par la contrainte d’un cadre légal et/ou répressif. Je crois que la Loi doit s’adapter au monde et pas l’inverse… et le monde a changé au-delà du pouvoir de régulation d’une simple nation.
Dès les années 50, on pouvait trouver, aux Etats-Unis, des services postaux pour envoyer un message audio par courrier. Vous pouviez, tout simplement, graver un disque que vous expédiiez ensuite à votre destinataire, coincé entre deux morceaux de carton pour préserver la délicate galette.
Les deux que nous avons retrouvé ont été envoyés par le grand-père de ma femme, en 1952. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que c’était vraiment très innovant pour l’époque et surtout, pas vraiment Grand Public.
On doit pouvoir trouver, alors que Gartner vient de sortir son Hype Cycle 2009, pas mal de technologies aussi éloignée du succès commercial et pourtant tellement porteuse d’avenir. Je pense bien évidemment aux Univers Virtuels mais aussi à la Réalité Augmentée (qui débarque en force sur iPhone) voir même à l’Humain Augmenté…
Je ne suis pas certain que le visionnaire qui a lancé ces disques à graver pour envoyer des messages audio pouvait imaginer que ce genre d’usage deviendrait mainstream… 40 ou 50 ans plus tard. Je ne suis pas certain non plus que Gartner en aurait aujourd’hui la moindre idée
Mon iPhone est en train de devenir mon Doudou. Il sert à tout ou presque… Il y a quelques temps, j’ai été invité par Pierlis à tester OhMyGolf!, une application dédiée aux golfeurs, comme son nom l’indique.
En fait, l’histoire commence assez mal. J’installe l’application qui est, à cette époque, la toute première release publique. Je ne l’avais pas payé (elle m’était offerte à des fins de test) mais elle était affichée à 15,99 euros, ce qui est relativement cher pour une application iPhone (la moyenne est à 2,60 euros). C’est idiot mais un prix élevé te donne des attentes élevées donc la déception est facile. En plus, elle était accompagnée d’un email que je trouvais vraiment très sûr de lui, du genre, on va révolutionner ce marché en 10 minutes (je grossi le trait, c’est pour que vous compreniez mieux ).
Je l’ai donc installée et testée un beau dimanche matin, alors que j’étais aux US, sur un parcours près de chez moi. Honnêtement, c’était catastrophique
Impossible de sauvegarder une partie en cours de route, la synchronisation qui marchait plus ou moins, j’avais perdu le score au trou N°4 (ce qui énerve un peu )… Bref, une énorme déception.
Je n’ai pas publié de note à l’époque pour 3 raisons : Je n’aime pas descendre des gens qui ont bossé dur sur un projet (on peut tous se planter un jour), c’était une V1 donc forcément pas très aboutie (ce qui mérite un peu d’indulgence, l’art est difficile) et l’équipe faisait preuve d’une vraie écoute lors de nos échanges.
2 mois après, de retour en France, j’ai décidé de tester à nouveau l’application, motivé par une mise à jour que j’avais vu passer et pour voir si le projet était toujours vivant. Un dimanche matin à nouveau, je me suis rendu dans un golf près de Toulouse et là, ce fut une vraie révélation. Non seulement ils avaient corrigé tous les bugs que j’avais pu relever (et quelques autres) mais l’application s’est révélée super efficace et pratique à utiliser sur un parcours.
Je ne vais pas vous faire la liste des features car ce serait un peu long et il y a d’excellents sites spécialisés pour cela, mais plutôt vous donner une impression d’ensemble. Les score-cards sont simples à utiliser, y compris en tirant un chariot et en cherchant sa balle qui devrait pourtant être sur le fairway , on y trouve vraiment pas mal de parcours (tous ceux des alentours de Toulouse y sont) et le GPS est très efficace pour vous aider à vous repérer comme pour choisir vos clubs. L’application se synchronise en ligne (mais sans vider la batterie, c’est assez bien fait)… Surtout, il peut passer en veille, revenir dans la partie sans rien perdre. Vous trouvez vos partenaires dans votre carnet d’adresse, ce qui vous permet également de tracer les parties.
Du coup, j’en retiens quelques éléments simples :
- Le prix qui semble élevé est largement justifié, ne serait-ce que par la fonction GPS qui fonctionne très bien,
- Le logiciel est ergonomique et simple,
- L’éditeur a de grande ambitions pour cette application (ce que j’avais pris à tort pour une forme d’arrogance au début) et leur excellente capacité d’écoute comme leur réactivité me laissent penser qu’ils peuvent, en s’accrochant, vraiment en faire la référence du marché,
- Le rajout de quelques fonctionnalités sociales et le fait d’être adossé à un server ouvre des possibilités extraordinnaires.
Voilà, si vous êtes golfeurs et avez un iPhone, je pense que ce sont 15 euros bien investis. En plus, cela permettra de faire passer pour des ringards tous ceux qui mettent des fortunes dans des télémètres et autres GPS dédiés
Disclosure : Ce post n’est pas sponsorisé (je n’en fais pas), mais il est vrai que je n’ai pas payé l’application. Cela ne change pas grand chose, mais ça va mieux en le disant
La version 3GS de l’iPhone a nettement amélioré la vitesse (à mon sens plus que le x2 annoncé par Apple, ce qui serait au passage une première sous-vente pour une entreprise habituée généralement à sur-vendre ) mais également l’autonomie de la batterie.
Le temps d’utilisation entre deux recharges n’est pas encore génial mais globalement, c’est largement acceptable.
Par exemple, Apple conseille de ne pas activer la 3G, de ne pas activer la localisation ni le push, de ne pas relever trop de comptes emails (et surtout pas en Push Mail), d’éteindre le Wifi et le Bluetooth et même de passer en mode Airplane si vous êtes à la campagne…
En synthèse, pour économiser la batterie, le mieux est d’éteindre votre iPhone ou de l’utiliser comme le bon vieux Nokia que vous avez abandonné en 2001.
Vous savez déjà ce que je pense des produits Apple dont je suis un consommateur actif, ce que je pense de l’iPhone et de l’AppStore (pour mémoire, j’ai investi dans une start-up aux US qui opère sur ce marché) et mon sentiment sur l’impact vert et positif que ce type de technologie peut avoir sur notre façon de vivre et notre planète… mais je dois avouer que conseiller d’éteindre un appareil pour améliorer son autonomie est le style de marketing qui me laisse perplexe
Ces 18 derniers mois, la rumeur voulait que n’importe quel étudiant-chercheur spécialiste du Peyotl puisse acheter « Le Développement iPhone pour les Nuls » pour 30$, sortir une application en 3 nuits et devenir millionnaire en 2 mois.
Bon, il semblerait que cette idée soit en train de doucement disparaître, d’autant plus que Techcrunch et Mashable, en s’appuyant sur la même étude d’Admob viennent définitivement de doucher l’enthousiasme ambiant, en reprenant quelques chiffres significatifs sur les ventes générées par application.
En gros, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un peu moins de 20% des applications iPhone qui passent la barre des 10 000 users et seulement 0,5% qui passent le million de users. L’AppStore est donc rempli à 80% (soit plus de 40 000) d’applications qui n’ont pas rencontré et ne rencontreront pas de succès. A l’étude de ces chiffres, on peut considérer qu’elles sont une perte de temps (et d’argent !) pour leurs développeurs.
A mon sens, il y a plusieurs raisons à cela. Le fait qu’un marché soit booming (et dans le cas présent, qu’il connaisse une croissance sans précédent dans l’Histoire) ne signifie pas qu’on peut y faire n’importe quoi. Le simple fait d’avoir une bonne idée ou d’être le premier à sortir une application ne suffit pas.
Comme pour n’importe qu’elle autre plate-forme, une application iPhone doit répondre à un vrai besoin, régler un vrai problème ou apporter une vraie valeur à son utilisateur. Dans la même idée, le développement et le design (tiens, il y a deux métiers différents, là ?!?) doivent être soignés, exempt de bugs, ergonomiques, etc… Ce n’est pas qu’une question de bidouillage talentueux. Enfin, une fois que l’application est créée, il va falloir le faire savoir (tout en priant que Mickaël Jackson n’ait pas la mauvaise idée de décéder le jour où vous entrez dans l’AppStore ). Envoyer simplement l’application à ses deux copains du Laboratoire de recherche sur le Peyolt (dont un a quand même un Skyblog dédié à Eminem !) ne sera sans doute pas suffisant. C’est de marketing dont notre chercheur-aspirant-codeur aura besoin, si possible sur plusieurs zones de la planète et dans plusieurs langues majeures.
Vous me voyez venir
C’est ce qui m’a amené à entrer au capital de Labotec… et cette récente étude ne fait que venir conforter ce que nous pressentions déjà il y a quelques mois. Le fait que ce marché connaisse une telle – et incroyable – croissance ne signifie en fait qu’une seule chose : Il va s’ultra-professionnaliser plus rapidement qu’aucun autre dans l’Histoire.
L’AppStore est-il saturé ? Non, je ne le crois vraiment pas, mais alors loin de là… Cela reviendrait à dire que tout ce qui était faisable en matière d’application a déjà été fait. Bullshit ! Le jour où l’iPhone ne pourra plus évoluer et qu’il n’y aura plus aucun problème à régler dans le monde, le marché sera saturé. Comme vous le comprenez, on a encore quelques années devant nous, à n’importe quel taux de croissance.
Ayant parcouru quelques unes des centaines d’idées que nous avons déjà reçu (vous pouvez soumettre la votre ici, si vous en tenez une bonne ), j’ai été bluffé par la créativité de certains, mais surtout, j’y ai vu une démonstration extraordinaire du concept de Labotec. Les gens qui se sont tournés vers nous sont de vraies personnes normales de la vie de tous les jours, pas des geeks de la Valley dopés à Twitter et Google Wave. Les idées sont de ce fait, des choses simples qui règlent des problèmes simples mais réels ou apportent beaucoup de valeur dans un champ non-technologique. C’est magique !
Nous sommes sur le point de retenir – si le Comité d’Investissement les valide – 3 ou 4 idées proposées qui me semblent vraiment pragmatiques et géniales. Et il en arrive de nouvelles tous les jours (merci et bonne chance à tous les Inspirers, au passage )… En parallèle, nous réfléchissons à des moyens pour accélérer encore le mouvement en trouvant et affectant davantage de ressources financières au lancement de Labotec et ainsi, mettre sur le marché plus d’idées d’applications plus vite.
Ma première start-up aurait pu être dans un autre domaine que la technologie, tant cet autre domaine me passionne : notre gastronomie.
J’ai profité d’un rapide passage dans l’Aveyron, hier, avec mon père, pour faire une halte shopping à Roquefort et visiter la maison Carles. Celle-ci fait l’un des meilleurs Roqueforts artisanaux qui soit. Elle est malheureusement fermée le week-end donc je me suis rabattu sur une autre marque, sans aucun doute moins bonne puisque moins artisanale et portant un nom différent (non, la mauvaise foi ne m’étouffe pas !)
Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans l'Aveyron
Cela m’a simplement donné l’occasion de réfléchir, une nouvelle fois, à l’idée de destin et de choix qui changent des vies. Que serait ma vie si j’avais choisi ce chemin là, aidant à la conception et l’affinage d’un des fleurons de notre terroir, à sa commercialisation même aux Etats-Unis (je n’ai peur de rien ! ), etc…
Le temps me manque, mais j’aurais même aimé leur donner un coup de main sur leur communication en ligne, juste pour le plaisir de m’impliquer dans ce secteur d’activité passionnant. Je ne veux pas faire offense à ma famille éloignée, mais leur utilisation d’Internet est relativement… classique, alors que je suis certain qu’il y aurait des tonnes de choses à dire, à montrer, à raconter pour porter bien haut la renommée du Roquefort Carles dans le monde entier… Mais bon, en même temps, je préfère qu’il fasse l’un des tous meilleurs Roquefort plutôt que d’avoir une super présence survendue dans les médias sociaux
Je parle bien-sûr du Top 14, notre championnat tellement élitiste de rugby qu’il en devient parfois trop fade. Mon expatriation m’a empêché de suivre de près la saison, donc je découvre parfois le niveau de certains joueurs que je croyais moins bons (ou meilleurs) ou certains schéma de jeu que je n’avais pas perçus… J’ai souvent le sentiment de regarder un championnat étranger et, en y repensant, c’est assez rafraichissant, un peu comme quand on découvre les premiers matchs de la saison, que les équipes ne se connaissent pas forcément bien, qu’elles ne sont pas en place, que la nouveauté est forcément de mise…
Ce soir, je vais soutenir tranquillement les Catalans de l’USAP parce que je crois qu’ils ont fait une très belle saison et qu’un Brennus ne serait pas volé, mais aussi parce que j’adore l’ambiance qui règne autour du rugby dans cette région, dans ce pays. On le dit de beaucoup de régions, mais c’est encore plus vrai en Catalogne : les supporters ont le sang chaud et un coeur en or, comme pour porter encore un peu plus loin leurs couleurs.
Il y a une autre raison : J’aime beaucoup l’ASM, qui a vraiment une très belle équipe. Toutefois, le fait que tout le monde espère leur victoire parce que « cela fait des années qu’ils perdent la finale et que ce ne serait que justice qu’ils gagnent enfin une fois » les met dans une posture de Caliméro qui m’exaspère. Je ne crois pas aux séries noires et les matchs se gagnent sur le terrain. D’ailleurs, je crois savoir que certains joueurs de Clermont en ont aussi assez qu’on leur parle de cette « malédiction » chaque saison, alors qu’eux, prennent les matchs suivant un plan de marche qui ne doit pas grand chose aux années passées.
Bref, le meilleur gagnera sans doute (même si ça n’a pas toujours été le cas) et je nous souhaite un beau match de rugby… que pour ma part, je regarderai par Internet, vers 15h un Samedi depuis la Floride, portant un beau T-Shirt avec le drapeau Français pour que mes amis Américains comprennent qu’il faut me laisser tranquille pendant 80 minutes
Aujourd’hui, c’est JOUR DE FINALE !
UPDATE : L’USAP est un magnifique Champion de France, devant Clermont qui n’aura pourtant pas vraiment démérité. Vivement cet été que j’aille faire un tour en Catalogne voir si le vin de Collioure est toujours aussi bon
Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer…
Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).
Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.
Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.
Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.
Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.
Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.
A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM
Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances
De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais
Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.
J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment
La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.
Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.
Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.
A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse
A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.
Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir…
Cette citation prend tout son sens quand on connait le parcours « plus que difficile » de son auteur. J’allais me lancer dans un long commentaire empreint de passion et de réflexion de comptoir, mais finalement non… Je vous laisse en tirer la quintessence tout seuls
Toute expérience est bonne à prendre… même les plus improbables
Je vous passe les détails, mais nous avons été victime d’un vol de bagages, à Miami Beach, alors que ceux-ci étaient plein à craquer en prévision de notre retour. Au final, tout ce qui a disparu est remplaçable et les assurances sont en train de traiter le dossier avec efficacité, au moins jusqu’à présent.
Seuls les cours de ma fille à l’Ecole Américaine étaient également dans ce qui a été volé et là, je dois dire que ce n’est pas assurable et que ça n’a pas de prix. J’en suis très malheureux car c’était un souvenir unique pour elle.
Nous avons donc eu l’occasion d’appeler 911 et de goûter aux joies de la Police locale. L’Officer qui est venu était très sympa, souriant et rassurant… mais il est arrivé 40 minutes plus tard (il ne nous trouvait pas ?!?) alors qu’il y en a d’habitude à tous les coins de rue.
Peu importe puisque personne n’a été blessé et que, encore une fois, à part pour les cours de ma fille, ce ne sont que des affaires que les assurances peuvent remplacer.
Merci à Florian d’avoir fait sur le vif, cette photo de moi en train d’expliquer ce qui s’était passé à la Police. Dans un autre genre, c’est aussi un souvenir
Pour l’anecdote, en repartant en voiture, nous avons croisé un gars quelques blocs plus loin, qui traînait un valise similaire à la notre. J’ai donné un grand coup de volant pour garer ma voiture sur le trottoir en mode « 2 Flics à Miami » et je suis parti à sa poursuite. Arrivé à sa hauteur, je lui ai sommé de me laisser voir la valise en lui demandant où il l’avait trouvé. En fait, il s’agissait d’un Latino qui ne parlait pas un mot d’Anglais et ne comprenait pas pourquoi je venais l’agresser (oui, parce que j’ai été poli… mais, disons, très ferme ).
En regardant de près la valise, je me suis rendu compte qu’elle ressemblait beaucoup à la notre… mais que ce n’était pas la notre.
Je me suis donc retrouvé comme une poule qui a trouvé un couteau, le gars ne comprenant pas pourquoi IL venait de se faire agresser (verbalement, heureusement) par un gars en furie et moi, incapable de lui expliquer ni même de m’excuser en Espagnol.
Il est partit en grommelant et je me suis retrouvé comme un c** sur le trottoir, ma voiture en travers un peu plus loin et un embouteillage naissant à cause de l’arrière prenant la moitié d’une des voies.
J’ai toujours été réputé pour être un peu sanguin, et je me suis pourtant beaucoup calmé, notamment dans les affaires. Ces derniers temps, cela m’a d’ailleurs joué des tours que je regrette maintenant, même si le mal est fait. J’ai fait beaucoup d’efforts sur le sujet et, sans aller jusqu’à dire que je suis devenu très différent, disons que je suis bien plus calme et pragmatique qu’avant.
Ce n’est pas la perte de nos affaires qui me mettait sous pression, car je me savais bien assuré… mais force est de constater que le stress peut faire faire bien des bêtises. Que ce serait-il passé si le monsieur en question avait été aussi sanguin que moi ? Que ce serait-il passé s’il avait été armé (ce qui n’est pas vraiment rare à Miami) ?
Bref, le fait de posséder, et de se sentir dépossédé, même lorsque cela compte peu, est une bien mauvaise maîtresse qui peut nous amener parfois sur des terrains dangereux.
A l’attention de ce monsieur qui ne viendra sans doute jamais lire cette note : « Disculpe señor usted ha atacado, es un error. Le pido que disculpe. »
Voilà, c’était ma note de philosophie à 2 cts… qui m’amène à une expression américaine que j’aime bien, en toutes circonstances : Take it easy !
Cela faisait un petit moment que je vous parlais de l’iPhone, tout en brûlant d’envie de vous en dire un peu plus sur un bien joli projet : Labotec.
Il y a deux jours, nous avons mis le site en ligne et rendu publique l’idée de base qui se trouve derrière Labotec : Permettre à des personnes ayant des idées d’application pour iPhone, de les développer et de les mettre sur le marché, sans rien investir si ce n’est leur créativité et un peu de leur temps.
En quelques mots, si vous avez une idée d’application iPhone qui pourrait essayer de changer le monde (pour le rendre meilleur, dans l’autre sens, il y a trop de concurrence !), vous pouvez la soumettre et la défendre sur le site de Labotec .
Un Comité d’Investissement va ensuite l’étudier et voir dans quelle mesure elle lui semble viable. Si l’avis est négatif, vous recevrez malheureusement un email gentil mais porteur de la mauvaise nouvelle. Si l’avis est positif, Labotec va requalifier votre idée avec vous, pour essayer de l’enrichir et d’en faire le tour, puis développer l’application sur la base de l’idée puis la mettre sur le marché, c’est à dire dans l’AppStore. Dans certains cas, l’application pourra également être portée sur d’autres plates-formes comme Android ou Blackberry, par exemple.
Lorsque l’application générera des revenus, Labotec conservera les 25 000 premiers $ pour re-financer le développement et la mise sur le marché… puis chaque dollar supplémentaire sera partagé, 50% pour l’Inspirer et 50% pour Labotec, aussi longtemps que celle-ci générera des revenus.
Nous pensons vraiment qu’il y a des pépites qui ne voient pas le jour faute de moyens, ou simplement parce que le porteur de l’idée (que nous appelons l’Inspirer) ne sait pas par quel bout aborder le sujet. Dans ce cas précis, il n’a rien d’autre à faire que de nous convaincre que son idée est bonne et Labotec prendra les risques inhérents à ce genre d’opération.
Bien-sûr, il est probable que ce type de modèle ne s’adresse pas à tout le monde, certains ayant les compétences pour développer l’application eux-même ou préférant prendre un développeur et s’occuper directement du juridique et du marketing. Toutefois, je crois vraiment que Labotec peut être utile et profitable pour d’autres. Les dizaines d’idées – dont certaines vraiment excellentes – que nous avons déjà reçu en moins de 24 heures me laissent penser que nous avons raison
Il faut 3 choses pour réussir une application iPhone :
- Une bonne idée : Les Inspirers ont commencé à nous en apporter d’extraordinaires !
- Une bonne équipe de développeurs iPhone : Nous en avons qui sont – déjà – expérimentés (c’est à dire de la première heure avec des applications entrées dans l’AppStore) et que je trouve très bons.
- Un peu de marketing pour faire connaître les Applications : Il n’est pas facile de vendre un mauvais produit (ou du moins un produit que l’on trouve mauvais) mais je crois que si elles apportent de la valeur, nous saurons le faire savoir. C’est principalement à la sélection de l’idée (et de l’Inspirer à idée géniale équivalente) que cela va se jouer.
Me concernant plus personnellement, je ne suis qu’un des investisseurs de Labotec, que j’ai co-fondé avec Florian Seroussi, entrepreneur sympa et successful basé à Miami. Je ne suis pas directement impliqué dans les opérations, ayant déjà pas mal à faire avec Stonfield et d’autres « bricoles ».
Toutefois, comme à mon habitude, je ferai de mon mieux pour défendre ce projet que je trouve très sympa, très positif et qui me passionne, chaque fois que j’en aurais l’occasion.
Cela signifie que vous devriez encore entendre parler de Labotec sur ce blog