Non, pas comme Facebook fait peur par son total manque de respect de la Privacy, cela n’a rien de comparable. Twitter ne me fait pas particulièrement peur en tant qu’utilisateur : ce que cela m’apporte, à quelque niveau que ce soit, est priceless.
Twitter inquiète celui qui, comme moi, connait pas mal d’entrepreneurs qui ont basé leur business sur la star de San Francisco.
Avant-hier, Del Harvey, le patron de l’équipe Trust and Safety chez Twitter a annoncé sur une note que Twitter allait implanter son propre service de réduction d’URL. Il sera basé sur le nom de domaine twt.tl. J’ai essayé dans la journée mais cette nouvelle fonctionnalité n’était pas encore active. Ceci dit, ce n’est pas une technologie très lourde et ils n’ont certainement pas commencé hier donc j’imagine que cela ira vite. Cette décision est justifiée, selon Del, par leur responsabilité de lutter contre les récentes opérations de Phishing dont ont été victimes des dizaines de milliers d’utilisateurs, cliquant sur des liens reçus en DM et envoyés par leurs followings. Bon, pourquoi pas…
Immédiatement, j’ai eu une pensée pour les fondateurs et les équipes de Bit.ly, excellent service raccourcisseur d’URL. Même s’ils ne travaillent pas qu’avec Twitter, cette décision signe leur arrêt de mort à plus ou moins long terme (une mort qui signifie en fait un rachat à pas cher), le service de micro-blogging représentant le plus gros de leur traffic.
L’année dernière, j’étais à San Francisco presque à la même époque et j’en avais profité pour rendre visite à Loïc et boire un bon vrai café (La Nespresso de Seesmic est réputée ). Nous avions discuté de son business et il m’avait semblé que cette dépendance à Twitter était une véritable épée de Damocles au-dessus du formidable écosystème qui s’est formé autour de Twitter. Quand je lui en avais parlé, il était très confiant et semblait miser, au-delà de la valeur intrinsèque indéniable de ses produits, sur les excellentes relations qu’il entretenait avec @biz et @ev pour gérer ce risque.
Je n’étais pas totalement convaincu à l’époque et je ne le suis toujours pas vraiment aujourd’hui. Loïc est suffisamment bien informé et brillant pour s’en sortir si ce risque venait à se réaliser. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas y laisser quelques plumes et surtout, je ne pense pas que ce soit le cas de centaines d’autres entrepreneurs qui basent leur business model sur Twitter.
Si on est lucide, pour ne prendre que cet exemple, le traffic que Twitter perd à cause des clients comme Seesmic sur Laptop ou Tweetie sur iPhone, pour ne citer que mes deux préférés, ne va pas amuser @biz très longtemps. Regardez le comportement des PowerUsers (qui sont en général un bon laboratoire des années à venir)… Ils ne vont que très peu sur le site mère. Quand on sait à quel point un fort traffic est monétisable, cela doit éveiller des convoitises. Forcément, tout le business model de Twitter ne repose pas dessus mais il arrivera un moment où la pression deviendra trop forte pour que des décisions ne soient pas prises pour capter cette audience. Qu’adviendra-t-il des clients Twitter à ce moment-là ? Ils devront se battre contre un compétiteur qui est également leur principal bailleur de fonds… Je ne crois pas que ce soit une position confortable.
Toujours pour rester dans l’actualité, Facebook comme Twitter ont annoncé leur volonté de développer leurs services de géolocalisation dans le sillage, justement de Foursquare, leader du secteur mais également de Gowalla. Je crois qu’ils ont les moyens de sortir ces derniers avant même qu’ils n’aient réussi à s’imposer vraiment et leur seule chance de résister seuls (l’autre option étant de se vendre à un gros) devrait venir de l’indépendance qu’ils ont pris de Twitter (alors qu’au début, Foursquare y basait une grande partie de sa croissance) et de la capacité qu’ils auront à déployer leur propre modèle. Je pense que si Twitter s’en donne les moyens (et je le ferai à leur place car c’est un fantastique marché !), ils ne pourront pas lutter.
Si j’étais un entrepreneur ayant une entreprise directement dépendante de Twitter, je serai inquiet. C’est un peu comme sentir que le destin de ton entreprise n’est pas uniquement entre tes mains, que tu fasses bien ce que tu as à faire ou pas. Il y a sans doute une marge de manoeuvre, mais elle est bien plus étroite que d’accoutumé.
C’est d’ailleurs une question que je me suis posé, à une époque, lorsque nous avons créé Labotec. La dépendance à Apple était totale et notre situation, quelque part, similaire. L’avènement d’Android et l’essor annoncé des Tablets nous a enlevé ce risque du périmètre. C’est d’ailleurs ce qu’essaient de faire les services autour de Twitter, en intégrant également Facebook, Foursquare, Posterous, etc…
Cette note va être longue, pas très passionnante… et je l’ai principalement écrite pour que cela m’aide à réfléchir, à titre personnel. Ne venez donc pas vous plaindre si vous n’avez rien appris (voir même, rien compris !) ou si vous avez perdu votre temps
Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les derniers chiffres disponibles… Bien-sûr, la croissance est toujours au rendez-vous mais elle faiblit : de moins en moins de comptes créés, un taux d’attrition toujours aussi élevé et des relais de croissance qui peinent à émerger.
Dans un même temps, l’eldorado marketing que représente Twitter est source d’une immense pollution qui décourage les nouveaux entrants dès leur arrivée et leur phase d’apprentissage. Sérieusement, vous voulez vraiment discuter avec un expert du développement personnel installé au Québec et qui vous promet 8000$ / mois en restant à la maison, alors que vous ne le connaissez pas ?
Cela fait déjà deux ans que j’essaye toutes les idées qui me passent par la tête pour comprendre comment utiliser Twitter dans les meilleures conditions. Je le fais sous l’angle des Usages Individuels comme sous l’angle des Usages Corporates. J’ai déjà créé plusieurs comptes, en ai porté deux en parallèle (un en Français et un en Anglais) avant de renoncer, eu plus de 3000 followings avant de redescendre à une trentaine, eu plus de 2000 followers avant d’abandonner ce compte pour en créer un nouveau un peu plus propre (qui devrait lui aussi passer les 2000 followers dans les semaines qui viennent sans que je sache exactement pourquoi), mis en place des Auto-Follow et des Auto-DM avant de supprimer tous ces trucs de Bots, fait de grands ménages sauvages avec des outils de gestion de masse, recherché des critères pour suivre les gens (comme par exemple d’accepter tous ceux qui me parlaient réellement ou ceux qui utilisaient mes 2 ou 3 hashtags préférés), etc…
Ce faisant, j’ai compris tout un tas de choses… et j’ai surtout compris que, comme pour tous les services disruptifs, il y a une place à trouver que seule l’expérience peut nous aider à définir. Peu de personnes disposent de cette maturité ; je n’en connais personnellement aucune et ce n’est pas mon cas non plus. Toujours est-il que Twitter vient d’entamer ce que l’on pourrait appeler la « Mauvaise Pente », alors que Facebook, toujours aussi critiquable après avoir soufflé sa sixième bougie, caracole en tête et bat records sur records (y compris avec des interfaces instables !)
Dans la Valley (je croyais qu’on y était mieux informés qu’ailleurs !), certains commencent même à comparer Twitter à Second Life ! Je sais, c’est très con.
Par le petit bout de la lorgnette, on pourrait dire que ce n’est pas faux. Les deux phénomènes ont connu une croissance extraordinaire en très peu de temps, portant des promesses aussi fortes qu’impossibles à tenir. Les entreprises ont vu dans les 2 un territoire à occuper, tout simplement parce que le Marketing va là où sont ses cibles (et jusque là, tout est normal, c’est le contraire qui serait étonnant). Mais la comparaison s’arrête ici.
Second Life ne peut pas émerger parce que la technologie n’est pas accessible au plus grand nombre et Le Marché, c’est le plus grand nombre… Le reste, ce sont des niches plus ou moins exsangues.
Par ailleurs, l’usage de Second Life, dont l’avenir passait à mon sens par les entreprises en premier lieu dans une logique d’amorce d’évangélisation des utilisateurs, souffrait d’analogies inadaptées, en 2006-2010, au monde du travail, comme sa ressemblance frappante avec les jeux vidéos par exemple. Les Univers Virtuels en général et Second Life en particulier, ne sont pas des jeux, mais ils y ressemblent vraiment trop pour qu’un décideur, qui ne fait pas l’effort de comprendre les enjeux d’un « truc qui a l’air compliqué », n’y pense pas instantanément. Et dans nos entreprises, mon bon monsieur, nous faisons des choses sérieuses, nous ne jouons pas !
Je ne parle même pas des problèmes de sécurité liés à des Firewalls imperméables ou de parc de machines incapables de faire tourner correctement tel client ou tel client. L’avenir est – depuis longtemps – à des offres telles que celle que David, avec qui j’ai eu la chance d’être associé jusqu’à l’an dernier, essaye de développer… mais encore faudrait-il que les entreprises jugent ces offres de façon objective et leur donnent une vraie chance. J’ai peur que ce ne soit pas gagné…
Pour Twitter, tout est plus simple. La technologie est mûre, du moins suffisamment pour être accessible au plus grand nombre. Cela ressemble un peu à des SMS et on y parle comme sur un chat (même s’il est asynchrone). On peut y engager des conversation très facilement, publier 140 caractères d’intelligence comme de plate vie quotidienne… donc tout ça n’a rien de sorcier, c’est de la communication. En plus, des acteurs comme Seesmic et quelques autres font de gros efforts pour rendre l’usage de Twitter le plus simple possible. On n’y est pas encore tout à fait, mais c’est bien mieux qu’avant et de toute façon, ce n’est pas de là que viendra le danger. Même les médias et les politiques y sont et vous donnent l’impression qu’ils se mettent à votre porté, juste là, au bout du clavier… Si ça ce n’est pas un bon levier de motivation pour la foule !
A mon sens, le danger vient de l’erreur d’appréciation que nous avons tous fait, à un moment ou à un autre, sur l’usage de Twitter.
Je m’en veux un peu sur ce point. Depuis le début, j’avais la clé sous les yeux puisqu’il était communément reconnu que Twitter était un service de micro-blogging. Lorsque j’ai compris ce que cela signifiait réellement, j’ai fait un énorme pas en avant (je sais, je n’ai vraiment pas été très rapide sur ce coup !).
Il y a deux composantes à Twitter : les Followers et les Followings.
Du coté des Followers, peu importe le nombre tout comme le nombre de personnes qui passent sur un blog n’a également aucune importance ; ce qui compte est la qualité de cette audience. Imaginons un instant que vous disposiez simplement de quelques centaines de followers mais que cette audience soit exclusivement composée des personnes invitées à Davos chaque année, vous auriez alors la possibilité de vraiment changer le monde, pour peu que vos idées et interventions tiennent la route.
Je ne suis pas prêt à parier que @aplusk ait les moyens de changer le monde, même avec ses 4,5 millions de followers.
Maintenant, regardons du coté des Followings. Le principal reproche fait à Twitter est d’être polluant. Pourtant, il suffit de ne suivre que ceux – y compris les entreprises ou les marques – qui vous apportent réellement quelque chose. La pollution baisse instantanément car les informations qui peuplent alors votre Timeline sont potentiellement intéressantes. En fait, ramené au monde des blogs, c’est tout simplement comme si vous choisissiez que les blogs qui traitent de sujets qui vous intéressent. Dit comme cela, c’est assez simple et logique… Vous le faites naturellement depuis longtemps. Pourtant, sur Twitter, nous avons tous tendance à suivre plus ou moins n’importe qui ou n’importe quoi ?!?
Il faut également souligner un point : Twitter permet au premier venu de s’exprimer, pour peu qu’il soit capable d’aligner 140 caractères. C’est un peu comme si on considérait les arbitres de boxe comme des mathématiciens parce qu’ils maitrisent à fond les 10 premiers pas… Ainsi, en jetant un oeil sur votre Timeline, vous allez très vite vous apercevoir que les critiques de tout et n’importe quoi, fusent de toute part, apportant énormément de négativité et peu d’intelligence. C’est un fait : détruire est plus facile que de construire… et c’est d’ailleurs sur le terrain politique que c’est le plus flagrant. Au bout d’un moment, c’est assez fatiguant et cela pique un peu les yeux.
Heureusement, et accrochez-vous car ce point est une découverte incroyable, vous pouvez arrêter votre client Twitter et vous affranchir ainsi de la dictature du Web en temps réel, qui vous amène très vite toutes ces informations indispensables à votre vie quotidienne, comme le lien vers la vidéo sur YouTube de cet Australien qui a essayé de plaquer un semi-remorque lancé à pleine vitesse ou cette référence stupide de BHL à un philosophe n’ayant jamais existé (car avant cette information, on ne savait pas que les livres de BHL ne nous servaient à rien !).
J’ai porté le nombre de personnes que je suivais à moins de 500 et je vais sans douter le baisser encore de façon très significative. L’idée est de ne suivre que ceux qui sont dans mon écosystème (ou devraient y rentrer). Quand quelqu’un dit quelque chose qui m’intéresse, cela ne signifie pas que TOUT ce qu’il dit m’intéresse, ni même que j’ai le temps de tout scruter. Je ne vais donc pas le suivre pour autant, mais simplement discuter avec lui de temps en temps… A noter, au passage, que cela va me valoir quelques messages me traitant de snob (sur Twitter, il n’est pas de bon ton d’être plus suivi que ce que l’on suit) ou quelques rancoeurs, simplement parce que le fait de ne plus suivre quelqu’un est le plus souvent considéré par la personne en question comme une attaque personnelle (alors que ça n’a rien à voir et que c’est le fait de le bloquer qui en est potentiellement une !).
Concernant les marques et entreprises, c’est un peu pareil ; je veux ouvrir un dialogue avec celles dont j’utilise les produits ou les services, mais je ne vais pas me mettre à suivre une marque, uniquement parce qu’elle est là ?!?
Bon, on parle, on parle… mais cela ne nous avance pas beaucoup sur le sujet principal à savoir le Déclin de twitter
Je crois qu’il y a un risque réel de voir Twitter disparaitre (enfin, dans le sens où Second Life a disparu… si on peut considérer que c’est une disparition) si les usages ne gagnent pas rapidement en maturité et que la valeur pour les nouveaux entrants ne leur saute pas aux yeux. Twitter travaille déjà dans ce sens mais il va falloir qu’ils aillent plus vite… s’ils ne veulent pas que Facebook (et Google qui devrait annoncer quelque chose dans ce sens dès ce soir, à 19:00 !!) prennent définitivement toute la place.
Les challenges à relever sont nombreux et immenses pour Twitter ! Comment monétiser le service ? Comment éradiquer ce qui relève de la pollution sans fermer la porte au Marketing ? Comment aider les nouveaux utilisateurs à utiliser pleinement le service… et faire revenir tous ceux qui n’ont rien compris ou pas touché du doigt l’intérêt ? Comment pousser l’écosystème à inventer de nouveaux services à forte valeur ajoutée autour de Twitter ?
Pour nous, utilisateurs, le risque est de voir nous échapper un nouvel usage du Web au potentiel fantastique, simplement par manque de patience et d’exploration. Le temps donné à un service est de plus en plus court pour trouver son marché et je crois que cela nous prive d’avancées extraordinaires, comme celles que portaient les Univers Virtuels, par exemple (jusqu’à ce que la généralisation des Applications de Réalité Augmentée les remettent à nouveau en haut de l’affiche un de ces jours).
Sur Twitter, il y a de la place pour tous, entreprises comme individus, chasseurs de relations humaines et ninjas du marketing… et il y a de nombreux niveaux d’usages différents. Il ne manque à chacun que de trouver le sien et ce n’est pas très simple.
Pour mon usage personnel, j’ai déjà acté l’intérêt et la valeur de Twitter mais je continue de chercher la bonne façon de l’utiliser. Vos expériences personnelles sont bien évidemment les bienvenues si le coeur vous en dit !
Je vous ai déjà bassiné avec des histoires d’Identité Numérique et de Réputation en Ligne. J’attache une importance particulière à ces notions car je crois que les questions autour de la « Privacy » sont l’un des principaux enjeux que nous aurons à surmonter dans les années qui viennent.
Il n’y a pas de meilleure défense que l’attaque – et ce n’est même pas un clin d’oeil au jeu du Stade Toulousain – et sur le plan numérique, je crois que cela commence par un recentrage sur les fondamentaux.
Je viens donc de fermer – ou anesthésier – un certain nombre de comptes sur tout un tas de trucs 2.0 que je n’utilisais pas ou qui ne m’apportaient pas suffisamment de valeur. Pourquoi je ne les ai pas tous fermés ? Tout simplement parce que certains sont quasiment impossibles à détruire, la fonctionnalité n’existant pas ou parce que j’en ai besoin pour travailler. Je vous laisse juge de l’aspect étique de cette fonction manquante…
Je vais me concentrer sur une poignée de leaders, en fonction des usages.
Wordpress : C’est le blog sur lequel vous êtes en ce moment. Je n’ai pas trouvé de plateforme plus puissante et il n’est même pas imaginable que je me passe d’écrire. Il va continuer à regrouper mes notes les plus longues et je vais essayer de faire ce que j’avais dit il y a plus d’un an, en arrivant à San Francisco, à savoir publier des choses plus légères, « On the Go »… http://www.pocarles.com
Twitter : Incontournable outil de communication et d’information… Il n’est pas toujours facile d’accès et son intérêt ne saute pas forcément aux yeux, pourtant son utilité – au moins pour moi – ne fait pas l’ombre d’un doute. Je viens simplement de faire un grand nettoyage dans la liste de ceux que je suivais pour assainir un peu ma Timeline et la rendre plus lisible. Par principe, je suis tous ceux qui me parlent directement, mon usage principal restant basé sur le dialogue et le partage. http://twitter.com/pocarles
Vimeo : C’est ma plateforme vidéo préférée, propre et qualitative. On est loin de YouTube mais l’usage n’a rien à voir ; C’est bien plus personnel et moins à la chasse au buzz et au viral. http://www.vimeo.com/pocarles
Posterous : C’est le blog sur lequel je partage justement ces petits riens, « on the go » car il est d’une simplicité à pleurer et que j’ai toujours souhaité avoir aussi un blog en Anglais, en parallèle de mon blog principal (et en Français). Au passage, j’utilise également Posterous pour publier les photos sur Flickr et les vidéos sur Vimeo. http://eng.pocarles.com
Et en plus de tout cela ? Ben… rien d’autre.
J’ai bien un profil sur LinkedIn mais je ne l’utilise que pour avoir un CV à jour ; il y a toujours des gens qui veulent savoir ce que tu as fait avant, même si je n’ai pas cherché de job depuis aussi longtemps que je m’en souvienne.
Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que j’ai annulé mon compte, puis réactivé, puis annulé encore… je crois 5 ou 6 fois en tout. Je déteste Facebook, tellement inutile et chronophage. Je déteste également tout ce que Facebook représente, comme cette incroyable capacité à bafouer la plus élémentaire notion de respect de la vie privée, comme cette façon de te faire perdre le contrôle et la propriété de toi-même, comme cette idée que l’Internet devrait être fermé comme AOL avait essayé de le faire il y a quelques années… Mais Facebook est un phénomène de l’Internet qui regroupe plus de 350 millions de comptes et passera sans doute les 700 millions d’ici à la fin de l’année… et le professionnel que je suis (ça ne veut pas dire que je suis bon, ça veut juste dire que j’y travaille ) ne peut pas ne pas regarder comment ça se passe et comment s’en servir.
Vous êtes prévenus, mon compte Facebook est encore ouvert car j’en ai besoin à des fins marketing… mais je l’ai anesthésié. Je ne reçois plus la très grande majorité des notifications, tout ce qui y est publié est contrôlé, je n’y ajoute plus personne de moi-même mais je dis Oui à tous ceux qui me demande, que je les connaisse ou pas, pour peu qu’ils aient l’air humain… En gros, n’y attendez de moi ni attention, ni partage, ni sincérité. Si vous cherchez le vrai moi, reportez vous aux paragraphes précédents.
Pour revenir à ce qui est concret, je fais donc tout cela pour essayer de préserver à la fois mon identité et ma réputation en ligne, car je ne crois pas qu’il y ait vraiment d’autre moyen. A ceux qui pensent que de ne rien dire et ne rien faire est une bonne défense, c’est une chimère. On peut parler de vous sur Facebook et vous y détruire sans que vous sachiez même y créer un compte.
Allez, deux derniers points sur lesquels je suis attentif et que je vous conseille au passage :
- Autant que possible, la majorité de ces comptes utilisent l’ID « pocarles ». Utiliser toujours le même ID est un moyen comme un autre de marquer l’identité. Bien-sûr, si votre ID est trop court ou trop simple, genre « Loic« , vous avez intérêt à habiter la Silicon Valley et à être invité dans les Beta Privées sinon ce sera difficile de conserver le même.
- J’ai mis en place des alertes qui scannent tout ce qui se dit sur mon nom. Ce n’est pas une histoire d’égo, c’est simplement pour m’assurer que j’en suis l’auteur ou que ce qui est dit soit un minimum éthique (en gros, positif ou pas, que ce soit « juste »). Ainsi, je peux expliquer mon point de vue lorsqu’il est mal perçu, alimenter des discussions passionnantes, remercier des gens qui ont la gentillesse de me rendre un service, aider ceux qui font appel à moi lorsque je peux le faire et me défendre lorsque je le juge nécessaire.
J’ai plus parlé de l’Identité que de la Réputation, mais tout simplement parce que, pour la seconde notion, cela va dépendre surtout de vous, de ce que vous publiez, de ce que vous êtes, de vos valeurs, de ce que vous mettez dans vos ambitions, de ce que vous êtes prêts à faire pour gagner un peu plus d’argent ou de renommée… mais tout cela n’est pas bien différent des cotés non numériques de votre vie
Ne vous y trompez pas, tout ce que je décris ici ne me met pas à l’abri de quoi que ce soit, mais j’ai le sentiment que c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour améliorer la situation et limiter les risques… Nous sommes sur un domaine ou le risque 0 n’existe vraiment pas.
Voilà encore une note qui est finalement bien plus longue que prévue ; Quand je vous dis que j’aime écrire
L’usage de Twitter en France – notamment sur le plan business – est très faible pour ne pas dire à peine naissant. Pourtant, Twitter est sans doute le service le plus prometteur que la Silicon Valley nous ait offert ces dernières années, à mon sens bien avant Facebook.
Quand on a passé quelques temps aux Etats-Unis, il est plus simple de percevoir ce potentiel, car pas mal de marques et d’entreprises se sont déjà emparées de ce service. Par ailleurs, le public utilisant Twitter est bien plus large, créant ainsi les bases d’une cible, au sens marketing du terme.
Je vous invite à regarder cette vidéo de Loïc, sur laquelle il se jette à l’eau en faisant 30 prédictions sur l’avenir de Twitter.
Honnêtement, j’en partage un très grand nombre… avec, en plus, l’idée que nous ne sommes qu’au tout début et que des centaines de services et d’usages restent à inventer.
Ce qui fait la force de Twitter tient en 2 points.
- C’est simple et vite utile donc très addictif… L’audience est donc en croissance forte, des millions de personnes découvrant son intérêt (le plus souvent, en plusieurs fois, le premier contact sans Following/Followers n’ayant pas un grand intérêt). Le lancement des listes a d’ailleurs apporté une nette avancée sur le sujet car il est très simple pour un nouveau venu de suivre une liste et d’avoir donc immédiatement accès à un contenu qui lui correspond.
- Twitter offre une API très ouverte et qui s’améliore vite pour que les développeurs puissent accéder à ces millions d’utilisateurs. Il n’y alors plus que la créativité qui va compter, pour inventer des services innovants et utiles. C’est tout un écosystème qui peut alors se développer autour du marché que représente les utilisateurs de Twitter.
Pour finir, je voudrais vous parler d’une exemple d’utilisation de Twitter qui fait du sens. BakerTweet propose aux boulangers une solution qui envoie automatiquement un Tweet pour avertir ceux qui le suivent lorsque le pain est chaud. Prévenir instantanément les amateurs de bon pain qu’il vient juste de sortir du four ne touche qu’une micro-audience (quelques centaines de personnes dans le voisinage) mais apporte un vrai plus en terme de service client sur un métier très artisanal comme la Boulangerie.
Qui que vous soyez et quel que soit votre métier, posez-vous la question de savoir comment vous pouvez utiliser Twitter pour faire quelque chose en plus, en mieux, plus vite ou moins cher, je suis sûr qu’il y a un truc à faire
Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !
Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.
En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.
Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).
La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc
Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :
- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.
- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.
- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.
- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…
- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!
Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr
On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.
Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien ) !
Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).
C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).
Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.
En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.
Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call
C’est étonnant comme la notion du politiquement correct est répandue dans l’entreprise, au point d’en perdre parfois toute crédibilité.
J’intervenais sur les Médias Sociaux et leurs usages en entreprise dans le cadre d’un séminaire il y a quelques temps. Bien évidemment, à un moment, nous avons abordé les aspects Staffing et l’usage que l’on pouvait faire du Web et d’autres services Internet dans le cadre du recrutement et du management des Hommes.
En posant la question aux managers présents de savoir lesquels d’entre eux utilisaient Internet pour se renseigner le plus largement possible sur les candidats ou leurs collaborateurs, aucun n’a confirmé le faire… et seulement une poignée ont avoué du bout des lèvres les avoir Googlé (c’est à dire « taper leur nom sur Google pour voir ce qui en ressort).
Mon sentiment ? BULLSHIT !
Les gens que j’avais en face de moi étaient des gens intelligents, responsables (de vrais managers jusqu’à un niveau d’Exec pour certains) et quelques uns étaient même ce que je qualifie de Digital Enthusiastics… et ils voulaient me faire croire qu’ils n’avaient jamais regardé les profils Facebook, le compte Twitter, le compte Flickr ou le blog personnel d’un candidat au recrutement ? Quand on sait à quel point recruter est un art difficile et si risqué pour une entreprise (surtout en France) et que l’on mesure la puissance des Médias Sociaux pour se forger une idée bien plus large d’une personne qui souhaite vous rejoindre, je crois que ce serais au mieux de l’incompétence et au pire une vraie marque de débilité que de ne pas le faire… et ceux que j’avais en face de moi étaient performants et vraiment loin d’être idiots.
Alors pourquoi m’ont-ils répondu cela ? Tout simplement parce qu’il n’est pas politiquement correct de chercher à se renseigner sur la vie privée d’un candidat, y compris au sein même d’une entreprise, entre managers… et pour faire plus court, ce n’est même pas légal.
En définitive, tout le monde le fait mais personne ne le dit
Une étude est sorti il y a quelques jours, à l’initiative de CareerBuilder, sur le comportement des entreprises américaines et leur usages des Medias Sociaux dans le domaine du recrutement. Il apparaît que près de la moitié d’entre elles (45%) les utilisent… soit 2 fois plus qu’il y a 12 mois !!!
Ce ne sont pas tellement les chiffres qui m’intéressent car je les crois sous-estimés, mais plutôt la tendance. Y a-t-il eu un événement majeur ces 12 derniers mois, qui impacte autant ce type d’usage d’Internet ? Non, rien de particulier…
Mais une chose est en train de changer : la mentalité. La notion de vie privée est de plus en plus floue et la frontière entre personnel et professionnel de plus en plus ténue. C’est normal, finalement, une personne est un tout.
Il parait évident qu’utiliser les Medias Sociaux soit la norme dans le cadre d’un recrutement, pas pour publier une simple annonce ou pour juste valoriser une entreprise (ce qui reste également indispensable), mais plutôt pour obtenir le plus de renseignements possibles sur un candidat.
C’est là que l’on va arriver à un point intéressant : La loi continue pour autant à s’appliquer et les notions de vie privée ne doivent pas être prises en compte dans le recrutement. Pourtant, un candidat compétent ayant affiché sur Facebook les photos de sa dernière participation à la Gay Pride aura du mal à se faire prendre par un recruteur Homophobe (ne la relevez pas, je l’ai fait exprès ).
Alors c’est par l’éducation des recruteurs et des managers que passe le salue… parce qu’on sait tous déjà que le CV anonyme est un gadget inutile (Vous pensez qu’un arabe qui entrera dans une entreprise raciste parce que le CV anonyme lui aura permis de passer le process de recrutement – ce dont je doute – aura la moindre chance de s’épanouir dans son poste ? Soyons sérieux…).
Dans l’étude que je citais, on apprend par exemple que les Médias Sociaux ont entraîné 35% de rejets de candidature, sur des critères plus ou moins légitimes (photos « inappropriées », consommation affichée d’alcools ou de drogues, critiques envers l’ancien employeur, etc…). Bien-sûr, certains éléments sont très importants dans le choix d’un profil (et la critique ouverte et gratuite de l’ancien employeur ne démontre pas vraiment un caractère attractif) mais il va falloir expliquer aux DRH que s’ils ne recrutent plus de diplômés qui ont pris des cuites le jeudi soir et ont posté les photos sur Facebook, ils vont devoir se passer de la quasi-totalité des diplômés d’Ecoles de Commerce et d’Ecoles d’Ingénieur, et ce, sur un territoire couvrant l’ensemble du Monde occidental. D’une part, cela ne va pas aider les entreprises à supporter leur croissance et à rajeunir leur encadrement au moins au rythme des départs à la retraite et d’autre part, cela prouverait que les DRH aurait des problèmes de mémoire puisque la très grande majorité sortent de ces mêmes écoles
Bref, l’intervention que j’ai fait ce jour-là était très sympa parce que finalement, je leur ai dit plein de choses, mais sur la masse, ils se sont aperçu qu’il y avait pas mal de trucs qu’ils pensaient (voir faisaient) déjà dans leur coin, parfois même le week-end depuis chez eux (Imaginez 5 minutes la paranoïa ambiante !) comme une pratique « honteuse » d’adolescent à peine pubère
Et ne vous moquez pas ! L’audience que j’avais dans cette intervention était peuplée de managers normaux, intelligents, performants… c’est à dire issus d’une grande entreprise internationale normale, comme l’est sans doute la votre si vous êtes dans une grand groupe.
Je crois qu’il est temps de faire 3 choses :
- Eduquer les enfants dès le plus jeune âge et leur expliquer à quoi sert Internet, pour eux et pour les autres, leur donner des notions d’identité numérique et de réputation. Il ne s’agit pas de les empêcher de publier des photos en short et en tongs, mais simplement de leur faire comprendre comment cela peut être interprété.
- Eduquer les Managers (et encore plus les recruteurs) en leur donnant des clés pour bien comprendre les Medias Sociaux et leurs usages en entreprise (c’est ce que j’ai fait dans ce cas). Ils disposent à présent des outils les plus puissants qu’on ne leur ait jamais offert : ils doivent apprendre à s’en servir pleinement.
- Changer ces lois stupides et d’un autre temps qui laissent penser à un monde parfait par la contrainte d’un cadre légal et/ou répressif. Je crois que la Loi doit s’adapter au monde et pas l’inverse… et le monde a changé au-delà du pouvoir de régulation d’une simple nation.
C’est l’une des questions pour lesquelles il est très difficile d’apporter une réponse intelligente quand celle ou celui qui vous la pose n’est pas un Digital Enthusiastic ou, du moins, ne parle pas Internet couramment.
Je ne vais pas tenter d’y répondre car nous sommes au mois d’Août mais simplement témoigner en présentant un business case très court.
Ma femme souhaite commander des cartes de visite sympa et pas trop chères. Elle me demande sur quel site aller, mais n’étant pas familier de ce marché, je décide de poser la question sur Twitter.
J’ai un peu moins de 1000 followers à l’heure où j’écris cette note et nous sommes le Dimanche 2 Août 2009, c’est à dire à une période Internettement plutôt calme. 15 secondes après que j’ai tweeté ma recherche, les réponses commencent à arriver, doucement, puis de plus en plus, via des simples réponses publiques, mais aussi des Direct Messages (c’est à dire des messages privés) et des emails. Cela fait 15 minutes que mon tweet est parti et j’en suis à un peu plus de 25 réponses… and counting !
Cerise sur le gâteau, je sais qui me répond ce qui me permet d’accorder ou non de la crédibilité à la réponse en fonction de l’identité et de la réputation de la personne. Typiquement, si je vous donne un jour un conseil par Twitter sur le meilleur moyen de gagner le championnat de France de football, vous pouvez me faire confiance pour être très sincère tout en vous souvenant que je suis notoirement l’un des gars les moins compétents au monde sur le sujet
On sait déjà que les avis sur Internet sont pour la très grande majorité pilotés, tout comme ils le sont dans l’AppStore pour les applications iPhone. Twitter et son usage très Crowd Sourcing redonne paradoxalement un peu de crédibilité à ce type d’exercice… en fait, il redonne la parole aux vrais « gens »
Bien-sûr, tout le monde n’a pas autant de followers me direz-vous… Oui, mais ce n’est pas grave, car une fois une taille critique de 50 à 100 followers atteinte (et c’est l’affaire de quelques jours pour ne pas dire quelques heures), ce n’est plus la quantité qui va importer, mais la qualité des gens qui vous suivent et du contenu que vous partagez. C’est la raison pour laquelle j’ai d’ailleurs abandonné mon premier compte Twitter qui approchait pourtant les 2000 followers (dont plus de 1000 suivent encore ce compte fantôme après 9 mois d’inactivité ?!?)… mais qui était, à mon sens, pas suffisamment qualitatif.
Voilà, vous ne savez toujours pas exactement à quoi peut servir Twitter, mais vous avez au moins un exemple concret d’usage générateur de valeur au quotidien.
PS : Pour ce qui est des cartes de visite, parce que je sens bien que vous n’en pouvez plus de ce suspens, c’est Moo.com qui a remporté l’adhésion de tous, très haut la main devant VistaPrint également cité tout comme Ooprint.
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont si gentiment et si rapidement répondu !!
C’est l’été, période un peu plus calme idéale pour le grand ménage. Je viens d’abandonner un certain nombre de services Web très 2.0 pour me concentrer sur l’essentiel, ceux qui me sont vraiment utiles.
Pour ceux qui veulent que l’on se connecte mieux, si ce n’est déjà fait, ou simplement faire un peu de ménage dans leur liens avec moi, voici la liste de mes comptes sociaux vraiment utilisés. Me concernant, vous pouvez abandonner tous ceux qui ne sont pas ci-dessous
Twitter : Nous pouvons nous connecter ici http://twitter.com/pocarles.
Je l’utilise beaucoup et, à moins que vous soyez un bot ou un guru du Web 2.0, je devrais sans doute vous suivre en retour. C’est le seul moyen objectif que j’ai trouvé pour découvrir de nouvelles personnes.
Facebook : Nous pouvons nous connecter ici http://www.facebook.com/pcarles
Pour mémoire, je n’utilise pas beaucoup Facebook que je trouve trop time consuming et qui surtout, ne m’apporte pas grand chose. Ceci étant, si nous ne sommes pas encore connectés, c’est le moment où jamais
Flickr : Nous pouvons nous connecter ici http://www.flickr.com/photos/pocarles
J’adore ce service ! J’y découvre de véritables talents très régulièrement et je ne vois pas de meilleur moyen pour les photographes amateurs de percer à moindre frais. On peut se connecter ici.
Tumblr : Nous pouvons nous connecter ici http://eng.pocarles.com
Il me sert de fourre-tout et j’y poste souvent des photos que j’aime bien ou des citations. Avec les changements que je vais essayer d’apporter à mon blog, il devrait perdre doucement de son utilité, à mon grand regret.
FriendFeed : Nous pouvons nous connecter ici http://friendfeed.com/pcarles
C’est mon LifeStream de base. Je l’utilise peu mais il consolide l’essentiel (ce qui est sa fonction première, non ? ).
LinkedIn : Nous pouvons nous connecter ici http://www.linkedin.com/in/pierreolivier
C’est le réseau social le plus professionnel que j’ai trouvé. Si l’on s’est déjà rencontré ou si nous avons suffisamment échangé via Internet, je vous invite à m’envoyer une demande de connexion à laquelle je répondrais avec grand plaisir.
Voilà, me concernant, vous pouvez quasiment oublier les autres services ou comptes. Je ne veux pas dire par là que je ne les aime pas, mais simplement que je ne les utilise pas parce qu’ils ne m’apportent pas assez de valeur, qu’ils sont redondants avec d’autres (comme l’excellent Storytlr) ou qu’ils sont privés (comme l’excellent Hellotipi).
Ces 18 derniers mois, la rumeur voulait que n’importe quel étudiant-chercheur spécialiste du Peyotl puisse acheter « Le Développement iPhone pour les Nuls » pour 30$, sortir une application en 3 nuits et devenir millionnaire en 2 mois.
Bon, il semblerait que cette idée soit en train de doucement disparaître, d’autant plus que Techcrunch et Mashable, en s’appuyant sur la même étude d’Admob viennent définitivement de doucher l’enthousiasme ambiant, en reprenant quelques chiffres significatifs sur les ventes générées par application.
En gros, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un peu moins de 20% des applications iPhone qui passent la barre des 10 000 users et seulement 0,5% qui passent le million de users. L’AppStore est donc rempli à 80% (soit plus de 40 000) d’applications qui n’ont pas rencontré et ne rencontreront pas de succès. A l’étude de ces chiffres, on peut considérer qu’elles sont une perte de temps (et d’argent !) pour leurs développeurs.
A mon sens, il y a plusieurs raisons à cela. Le fait qu’un marché soit booming (et dans le cas présent, qu’il connaisse une croissance sans précédent dans l’Histoire) ne signifie pas qu’on peut y faire n’importe quoi. Le simple fait d’avoir une bonne idée ou d’être le premier à sortir une application ne suffit pas.
Comme pour n’importe qu’elle autre plate-forme, une application iPhone doit répondre à un vrai besoin, régler un vrai problème ou apporter une vraie valeur à son utilisateur. Dans la même idée, le développement et le design (tiens, il y a deux métiers différents, là ?!?) doivent être soignés, exempt de bugs, ergonomiques, etc… Ce n’est pas qu’une question de bidouillage talentueux. Enfin, une fois que l’application est créée, il va falloir le faire savoir (tout en priant que Mickaël Jackson n’ait pas la mauvaise idée de décéder le jour où vous entrez dans l’AppStore ). Envoyer simplement l’application à ses deux copains du Laboratoire de recherche sur le Peyolt (dont un a quand même un Skyblog dédié à Eminem !) ne sera sans doute pas suffisant. C’est de marketing dont notre chercheur-aspirant-codeur aura besoin, si possible sur plusieurs zones de la planète et dans plusieurs langues majeures.
Vous me voyez venir
C’est ce qui m’a amené à entrer au capital de Labotec… et cette récente étude ne fait que venir conforter ce que nous pressentions déjà il y a quelques mois. Le fait que ce marché connaisse une telle – et incroyable – croissance ne signifie en fait qu’une seule chose : Il va s’ultra-professionnaliser plus rapidement qu’aucun autre dans l’Histoire.
L’AppStore est-il saturé ? Non, je ne le crois vraiment pas, mais alors loin de là… Cela reviendrait à dire que tout ce qui était faisable en matière d’application a déjà été fait. Bullshit ! Le jour où l’iPhone ne pourra plus évoluer et qu’il n’y aura plus aucun problème à régler dans le monde, le marché sera saturé. Comme vous le comprenez, on a encore quelques années devant nous, à n’importe quel taux de croissance.
Ayant parcouru quelques unes des centaines d’idées que nous avons déjà reçu (vous pouvez soumettre la votre ici, si vous en tenez une bonne ), j’ai été bluffé par la créativité de certains, mais surtout, j’y ai vu une démonstration extraordinaire du concept de Labotec. Les gens qui se sont tournés vers nous sont de vraies personnes normales de la vie de tous les jours, pas des geeks de la Valley dopés à Twitter et Google Wave. Les idées sont de ce fait, des choses simples qui règlent des problèmes simples mais réels ou apportent beaucoup de valeur dans un champ non-technologique. C’est magique !
Nous sommes sur le point de retenir – si le Comité d’Investissement les valide – 3 ou 4 idées proposées qui me semblent vraiment pragmatiques et géniales. Et il en arrive de nouvelles tous les jours (merci et bonne chance à tous les Inspirers, au passage )… En parallèle, nous réfléchissons à des moyens pour accélérer encore le mouvement en trouvant et affectant davantage de ressources financières au lancement de Labotec et ainsi, mettre sur le marché plus d’idées d’applications plus vite.
Je suis désolé, mais celle-ci est tellement énorme que je n’ai pas pu m’empêcher de la poster ici. C’est une fois de plus @jcfrog qui vient de faire des siennes. Si vous trouvez ça drôle, il y en a quelques autres ici…
Pour ce qui ne connaissent pas bien Twitter, l’idée est d’imaginer une conversation entre Nicolas Sarkozy et François Fillon à propos du dernier remaniement ministériel…
Si vous avez un compte Tumblr, vous avez du entendre parler de Tumblarity. C’est un service interne de statistiques, qui vous donne pas mal d’informations « de popularité ». Je viens de vous faire une capture d’écran qui vous donne les miennes, relativement calamiteuses d’ailleurs.
Ce que je trouve intéressant, c’est que certains indicateurs sont des échos instantanés de la qualité de ce que vous produisez.
Le « Reblog » en est un bon exemple. Si vous publiez quelque chose de sympa, les autres titulaires d’un compte Tumblr peuvent le rebloguer en un seul clic, en citant la source (c’est à dire vous) dans la foulée… Là, vous pouvez voir que je n’ai que 9 reblogs, ce qui me laisse penser que mon contenu est vraiment de très faible valeur.
Les « Like » sont un autre compteur d’appréciation, puisque chaque lecteur possédant un compte Tumblr peut déclarer qu’il aime ce que vous écrivez ou publiez en cliquant sur Like, ce qui vient incrémenter votre compteur. Là aussi, n’avoir que 36 Likes sur 344 posts n’est pas très brillant.
Je dois avouer que j’aimerai qu’il y ait davantage de personnes qui suivent mon Tumblr, car cette mesure de qualité instantanée est vraiment stimulante ou gratifiante. Si les chiffres que je viens de vous donner sont faibles, ils sont à mettre en perspective du faible nombre de followers que je peux avoir (seulement 34). Imaginons que vous ayez environ 1000 followers, chacune de vos publications est directement jugée et évaluée par vos lecteurs, via les likes mais surtout les reblogs… le pouvoir aux utilisateurs puissance XXL en quelque sorte
Ce n’est pas forcément le cas sur un blog comme le mien.
Beaucoup de personnes arrivent via les moteurs de recherche donc vos statistiques sont presque sans lien aucun avec la qualité de votre contenu… et dans tous les cas, cela n’a rien d’instantané. Vous avez tous en tête des blogs à très gros traffic dont le contenu est pourtant bullshit.
De même, le nombre de commentaires est une fausse indication, car certaines de vos notes n’appellent pas forcément à un commentaire, même si elles sont bien écrites alors que d’autres, plus polémiques et même mal écrites, peuvent lancer une conversation acharnée.
Les Re-Tweets sont un début d’indication, mais finalement, Twitter (surtout en France), ne concerne pas grand monde. Si vous n’avez pas un blog portant sur la technologie, votre taux de Re-Tweet sera sans doute très très bas, même si votre contenu est de grande qualité… et même si vous avez un blog technologique, cet indicateur peut rester relativement marginal.
Enfin, les systèmes de notation, en cliquant sur des étoiles par exemple, ne marchent vraiment que sur les blogs à très gros traffic… et souvent grand public. Les excellents blogs de niche n’en tirent aucun enseignement ou des enseignements biaisés.
Je crois que j’aimerai beaucoup que Wordpress s’inspire de ce que Tumblr a de meilleur, pour toutes les raisons ci-dessus et celles que j’ai oublié. Pouvoir suivre d’autres blogs depuis un Dashboard, rebloguer (sans indexation et avec la source) le contenu en le commentant, mettre des Likes… Ce serait un indicateur fort de la qualité d’un blog, bien plus puissant que tous les classements et autres concours de e-quequettes.
En attendant que des barbus se penchent sur la question (je vous rappelle que je ne suis que développeur PowerPoint ), si vous avez un compte Tumblr et que vous voulez me suivre, c’est ici que vous me trouverez
PS : Si des barbus veulent aussi, tant qu’ils y sont, intégrer à Wordpress une fonctionnalité qui permettrait de poster en mode Queue, comme celle qui existe dans Tumblr, surtout qu’ils n’hésitent pas une minute
Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer…
Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).
Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.
Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.
Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.
Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.
Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.
A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM
Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances
De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais
Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.
J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment
La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.
Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.
Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.
A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse
A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.
Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir…
Cela faisait un petit moment que je vous parlais de l’iPhone, tout en brûlant d’envie de vous en dire un peu plus sur un bien joli projet : Labotec.
Il y a deux jours, nous avons mis le site en ligne et rendu publique l’idée de base qui se trouve derrière Labotec : Permettre à des personnes ayant des idées d’application pour iPhone, de les développer et de les mettre sur le marché, sans rien investir si ce n’est leur créativité et un peu de leur temps.
En quelques mots, si vous avez une idée d’application iPhone qui pourrait essayer de changer le monde (pour le rendre meilleur, dans l’autre sens, il y a trop de concurrence !), vous pouvez la soumettre et la défendre sur le site de Labotec .
Un Comité d’Investissement va ensuite l’étudier et voir dans quelle mesure elle lui semble viable. Si l’avis est négatif, vous recevrez malheureusement un email gentil mais porteur de la mauvaise nouvelle. Si l’avis est positif, Labotec va requalifier votre idée avec vous, pour essayer de l’enrichir et d’en faire le tour, puis développer l’application sur la base de l’idée puis la mettre sur le marché, c’est à dire dans l’AppStore. Dans certains cas, l’application pourra également être portée sur d’autres plates-formes comme Android ou Blackberry, par exemple.
Lorsque l’application générera des revenus, Labotec conservera les 25 000 premiers $ pour re-financer le développement et la mise sur le marché… puis chaque dollar supplémentaire sera partagé, 50% pour l’Inspirer et 50% pour Labotec, aussi longtemps que celle-ci générera des revenus.
Nous pensons vraiment qu’il y a des pépites qui ne voient pas le jour faute de moyens, ou simplement parce que le porteur de l’idée (que nous appelons l’Inspirer) ne sait pas par quel bout aborder le sujet. Dans ce cas précis, il n’a rien d’autre à faire que de nous convaincre que son idée est bonne et Labotec prendra les risques inhérents à ce genre d’opération.
Bien-sûr, il est probable que ce type de modèle ne s’adresse pas à tout le monde, certains ayant les compétences pour développer l’application eux-même ou préférant prendre un développeur et s’occuper directement du juridique et du marketing. Toutefois, je crois vraiment que Labotec peut être utile et profitable pour d’autres. Les dizaines d’idées – dont certaines vraiment excellentes – que nous avons déjà reçu en moins de 24 heures me laissent penser que nous avons raison
Il faut 3 choses pour réussir une application iPhone :
- Une bonne idée : Les Inspirers ont commencé à nous en apporter d’extraordinaires !
- Une bonne équipe de développeurs iPhone : Nous en avons qui sont – déjà – expérimentés (c’est à dire de la première heure avec des applications entrées dans l’AppStore) et que je trouve très bons.
- Un peu de marketing pour faire connaître les Applications : Il n’est pas facile de vendre un mauvais produit (ou du moins un produit que l’on trouve mauvais) mais je crois que si elles apportent de la valeur, nous saurons le faire savoir. C’est principalement à la sélection de l’idée (et de l’Inspirer à idée géniale équivalente) que cela va se jouer.
Me concernant plus personnellement, je ne suis qu’un des investisseurs de Labotec, que j’ai co-fondé avec Florian Seroussi, entrepreneur sympa et successful basé à Miami. Je ne suis pas directement impliqué dans les opérations, ayant déjà pas mal à faire avec Stonfield et d’autres « bricoles ».
Toutefois, comme à mon habitude, je ferai de mon mieux pour défendre ce projet que je trouve très sympa, très positif et qui me passionne, chaque fois que j’en aurais l’occasion.
Cela signifie que vous devriez encore entendre parler de Labotec sur ce blog
Sur le conseil de bons amis, j’ai lu pas mal d’ouvrages ces derniers temps, qui traitent de la conscience et de l’inconscience, de la maîtrise de notre temps (Passé, Présent et Futur) et de son effet sur notre mental tout comme sur notre physique. Il en ressort clairement, entre autres, que nous pouvons contrôler beaucoup de choses et que finalement, nous méritons les vies que nous avons, quelles qu’elles soient. Ce n’est pas forcément vrai sur le plan matériel, mais c’est toujours vrai sur le plan spirituel. C’est une bonne nouvelle car cela signifie qu’une forme de bonheur est à la portée de tout le monde, sans considération matérielle.
Il est clairement démontré que notre état mental influence notre physique, pouvant aller jusqu’à nous vieillir prématurément, mais également déclencher des états de fatigue, de stress ou de maladie vraiment graves, comme un Cancer, par exemple. Les conséquences en deviennent alors visibles.
Cela m’a amené à m’interroger sur « le délit de sale gueule » que l’on pourrait résumer par cette capacité que nous avons – presque – tous à fabriquer une histoire et un environnement sur le seul aspect d’une personne que l’on va rencontrer. C’est un mauvais réflexe et nous savons tous que l’habit ne fait pas le moine tout comme la cravate ne fait pas l’investisseur. Mais nous sommes ainsi…
Je vous ai trouvé trois visages magnifiques, plein d’expressions et d’histoires. C’est vrai sans doute, parce que je les juge à leur apparence mais aussi parce que le photographe a délibérément voulu exprimer cela… mais serais-je capable de ne pas les juger ainsi si je devais les croiser dans un autre contexte comme lors d’un meeting, par exemple ? Accepterais-je une relation business avec l’un de ces Hommes ? Si l’un d’eux venait me pitcher une start-up qu’il veut lancer et me proposait d’entrer dans son capital, pourrais aller au-delà de ce que je vois et l’écouter pleinement, sans préjugé ?
Je ne suis pas certain… En fait, je suis même sûr du contraire. Pourtant, je suis moi-même plus souvent en Jeans/Basket/Polo qu’en costume (disons 95% – 5% ). Est-ce que cela fait de moi un meilleur ou pire professionnel ? Non, je ne crois pas… mais je ne suis pas toujours capable d’appliquer à d’autres ce que je pense pour moi-même. Ceci dit, si vous êtes honnêtes, je suis prêt à parier que c’est également le cas pour la très grande majorité d’entre vous
Difficile de faire abstraction de l’apparence, surtout quand, comme moi, on accorde une grande confiance à son intuition… mais je crois que cela vaut le coup d’essayer.
Une des choses magnifiques que nous a apporté la « révolution digitale » est de ne pas forcément pouvoir se fier au physique, au visage, à l’apparence. Très régulièrement, j’ai l’occasion de rencontrer pour la première fois des gens que je lis depuis longtemps sur leur blog, sur Twitter, etc… Je ne m’arrête plus sur ce que je vois car je les connais déjà tellement bien que la première impression n’a plus d’importance. Le physique devient tout à fait négligeable au profit de l’esprit et des valeurs de la personne.
Vous ne croyez pas que cette abstraction de la forme pour le fond, cette négation du délit de sale gueule est un magnifique cadeau que nous font les médias sociaux ?
PS : En cliquant sur les photos, vous arriverez sur les autres – excellents – travaux des photographes en question à savoir, respectivement Rust, Sasson Haviv et Robert Hutinski.
Je sais que cela fait plusieurs fois que j’essaye de vous convaincre que la taille est importante ! J’espère que les plus psychologues d’entre vous ne vont pas y trouver une raison cachée
Depuis quelques temps, un nouveau marché s’est ouvert sur Internet : celui des réducteurs d’URL.
Le principe est simple : Vous mettez un lien très long vers une note de votre blog et le service vous en fait un lien très court qui redirige vers votre lien très long d’origine.
Quand je parle de nouveau marché, j’exagère un peu le terme car sur un marché, il faut une offre et une demande, mais aussi que l’ensemble dégage suffisamment de valeur pour être monétisable. Pour l’instant, on a surtout une offre et un peu de demande… gratuite.
Ce marché a trouvé son essence dans la formidable croissance de Twitter. C’est bien de vouloir s’en tenir à 140 caractères, mais dès qu’on veut donner un lien vers le site dont on parle ou dont on fait la promotion, cela limite très rapidement les possibilités de message. C’est encore plus vrai si vous souhaitez être « re-tweeté », c’est à dire si vous souhaitez que vos followers (les gens qui suivent vos mises à jour) transfèrent votre tweet à leur propres followers (ce qui va ainsi l’allonger de votre nom), augmentant d’autant le rayonnement de votre message… et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un gros Twitter (comprenez plus de 10 000 followers ) re-tweete lui aussi votre lien vous donnant un grosse exposition.
Mais au-delà de cet intérêt que je qualifierais de conjoncturel, pourquoi réduire les URL à ce point ? Honnêtement, je n’en sais rien et je n’investirai pas un Cent dans un projet qui porterait sur ce « marché ». C’est sans doute utile mais je ne vois pas encore comment le monétiser… et surtout, il existe un niveau de risque de mort instantanée trop important. Si demain, Twitter sort son propre service de réduction d’URL, vous êtes morts en 15 minutes ?!?
Si vous avez compris pourquoi les services de réduction d’URL sont stratégiques, n’hésitez pas à m’expliquer (ainsi qu’aux deux ou trois autres personnes qui passent par ce blog) car c’est un sujet sur lequel je rame vraiment sur le sable.
En attendant, je vous invite à tester un Agrandisseur d’URL qui ne sert à rien non plus mais qui, au moins, l’assume. Je sais, on s’amuse comme on peut