Liberté d’Expression en liberté surveillée

Cela a commencé par quelques mots de Matt Mullenweg, qui trouvent en moi un écho persistant depuis des années, depuis que j’ai compris à quel point Internet était une bénédiction :

« I worry about the independent web. I worry about the content creators, and I worry that if 100 percent of the distribution of everything starts to go through just a few websites, that kills the vibrancy. »

Quelques heures plus tard, je suis tombé sur cette note de Paris Lemon, relatant l’incident – à présent très célèbre – qu’il avait connu sur Google+. En quelques mots, il avait posté sur son profil une photo de lui levant son majeur de manière fort peu élégante. Cette photo de Joi Ito était un peu puérile mais pas plus méchante que cela. L’équipe de modération de Google+ a supprimé la photo sur la base du fait qu’il violait l’un des termes du TOS.

Une personne a jugé que c’était particulièrement offensant de lever son majeur et qu’il n’était pas convenable pour Paris de se présenter ainsi au monde, Google+ ayant vocation a être un espace social de communication mais également un moyen de préserver son identité sur le Web. Cet inquisiteur zélé a alors censuré la photo sans prendre la peine d’en avertir Paris, le titulaire du compte, ou de simplement lui demander de traiter le problème tout seul.

C’était tout à fait légitime. Google+ est un produit de Google et ils font ce qu’ils veulent chez eux.

Mais…

Read the rest of this entry »

10 raisons pour ne pas déprimer quand on n’est pas à LeWeb

Vous n’allez pas à LeWeb cette année ? C’est vrai que s’y faire inviter n’est pas forcément très simple et que le prix du billet en prenant en compte les « à-cotés » comme un logement ou le déplacement n’est pas à la porté de toutes les bourses (même si je le répète, je pense qu’aller à LeWeb est un excellent investissement).

Toutefois, force est de constater que vous ne serez pas à cette grande messe de l’Internet mondial… mais ce n’est pas grave et je vais vous expliquer pourquoi en 10 points.

  • On peut réussir sa startup sans aller à LeWeb. Je sais qu’en ce moment, c’est difficile à croire mais je vous assure que c’est vrai. J’ai en tête de nombreux exemples. Par ailleurs, vous noterez que si vous créez un grand succès européen, il est probable que vous soyez invités et sans doute même sur scène lors des prochaines éditions. Concentrez-vous plutôt sur cet objectif :-)
  • On y croise une grande partie de ceux qui font l’Internet… mais vous n’avez pas forcément besoin d’eux au stade où en est votre startup. Le networking est un devoir pour tout entrepreneur, mais ce n’est pas le seul et être focus sur votre projet passe en priorité.
  • Vous n’y êtes pas donc vous ne faites pas partie des gens qui comptent… Celui-ci est tellement idiot que je ne vais même pas le commenter. Les gens qui comptent sont les gens qui font, pas ceux qui glandent en pensant que c’est une façon efficace de travailler. Vous pouvez « faire » n’importe où :-)
  • Read the rest of this entry »

    Email Powaa !

    De temps en temps, je me retrouve à contre-sens de l’Histoire, de l’avis de – presque – tous les experts et de tous ceux qui n’y connaissent rien mais sont d’accord avec eux. En général, je me dis que je me trompe, forcément… et puis de temps en temps, je crois en mes théories.

    Depuis 2 ou 3 ans, on n’arrête pas de lire que l’email est mort et n’a plus d’avenir.

    Je ne sais pas si Atos a été le premier à annoncer qu’ils allaient abandonner l’email en entreprise pour gagner en productivité, mais il a sans doute été le plus bruyant, leurs RP faisant bien leur job sous l’ombrelle sexy que représente l’avènement de l’Entreprise 2.0… dont le chiffre qu’on a accolé au terme témoigne à lui tout seul de la ringardise du concept.

    Read the rest of this entry »

    Too much…

    Twitter, c’est vraiment bien.

    Tu peux savoir avant tout le monde que DSK vient d’être tiré d’un avion pour répondre d’une inculpation pour viol.

    Dans la foulée, tu peux aussi découvrir en avant-première la Une du Daily News qui va sans aucun doute venir contribuer à l’image des français à l’étranger. Avant, nous étions déjà bien réputés, niveau drague… Nous venons sans aucun doute de franchir un pallier supplémentaire en y adjoignant cette capacité supposée à prendre ce qui ne veut pas s’offrir pour garder un taux de réussite supérieur à celui des Italiens, Berlusconi inclu.

    Avec Twitter, tu peux tout de suite comprendre que tout cela n’est qu’un complot, parce qu’il y a des preuves irréfutables et parce que des gens qui travaillent avec lui disent que ça ne lui ressemble pas. C’est vrai qu’un gars qui aime prendre une femme de force pour vider un trop plein d’enthousiasme que sa main gauche n’arrivait pas à contenir commence d’abord par partager l’idée avec ses collègues de travail. En plus, j’ai pu apprendre sur Twitter que comme on est à un an de la Présidentielle, ce serait vraiment très con de la part d’un candidat aussi certain de l’emporter. Autant, il y a quelques semaines, je ne dis pas, mais là, à un an, pfiouu…

    Read the rest of this entry »

    10 conseils pour bien démarrer avec Twitter

    Je sais, le titre est éprouvé et racoleur mais j’assume :-)

    En fait, je suis à l’aéroport de Bruxelles, à attendre mon vol pour Toulouse dans un joli salon (c’est pour la qualité du StoryTelling que je dis ça car en fait, le salon est plein de businessmen qui parlent bien trop fort au téléphone en buvant une bière très sombre et en détruisant leur équilibre alimentaire à coup de gateaux apéritifs douteux…), de retour d’un séminaire de travail que j’ai animé, autour de l’usage des Média Sociaux.

    Forcément, à un moment, comme ce fut également le cas la semaine précédente en Egypte, nous avons abordé le cas Twitter que je considère comme le plus puissant et intéressant outil que le Web social mette à notre disposition.

    Certains étaient de vrais noobs en la matière mais avec une vraie volonté d’apprendre, une fois franchi le point de non-retour du « A quoi cela peut-il bien servir ? »

    Read the rest of this entry »

    Ne me qwitte pas !

    L’un des enjeux d’un bon usage de Twitter est la capacité à gérer les Followings.

    Je ne vais pas vous parler des Followers, ceux qui suivent vos updates car, finalement, peu importe leur nombre. Qu’ils soient 40 ou 40 000, ils n’interagissent pas directement avec votre usage. Vous n’avez donc aucun intérêt à les « gérer », ni à les faire partir, ni à les faire monter artificiellement si ce n’est pour gagner ce que les experts appellent en langage technique, un « concours de quequette ». En résumé, le quantitatif n’a aucun sens si on ne le met pas en perspective de la qualité des gens qui vous suivent.

    Un following, c’est quelqu’un dont vous suivez les updates (dont vous êtes un follower). Moins vous en avez, plus votre TimeLine est calme et lisible. A partir de quelques centaines de followings, cela devient compliqué de retirer la substantifique moelle de Twitter car le bruit généré vient couvrir très vite l’intérêt que vous y trouvez quel qu’il soit.

    Je suis des gens pour diverses raisons.

    Il y a, d’abord, mes amis. C’est un excellent moyen de savoir ce qu’ils font, de prendre soin d’eux et d’interagir avec certains quand l’occasion se présente. Cela doit représenter moins d’une centaine de personnes.

    Je suis également des leaders d’opinion, du moins, ceux qui le sont à mes yeux. Il y a des entrepreneurs, des journalistes talentueux, des sportifs, des « cerveaux », des comptes corporates et surtout, des gens très affutés sur l’industrie qui m’intéresse le plus à savoir l’Internet. Cela représente une cinquantaine de personnes à peine, mais c’est assez pour être informé en temps réel de ce qu’il se passe.

    Je suis également mon écosystème c’est à dire mes collaborateurs, mes associés, mes partenaires, mes clients et tout ceux qui gravitent autour des projets dans lesquels je m’investi ou vais m’investir. Là encore, cela doit représenter une petite centaine de personnes tout confondu.

    Enfin, je suis toute une population de gens qui ont des centres d’intérêt proches des miens, comme le rugby par exemple. C’est la masse la plus fluctuante de mes followings. Ils peuvent représenter jusqu’à 700 ou 800 personnes car j’en rajoute quasiment tous les jours. Je les croise aux détours de conversation, parce qu’ils me parlent, parce qu’ils parlent – bien – à mes amis, parce qu’ils disent un truc que je vais trouver drôle ou intelligent, etc… C’est dans cet immense réservoir que je fais de nouvelles rencontres souvent sympa et que je vais puiser ceux qui, plus tard, basculeront peut-être dans la première catégorie.

    Vous le comprenez, quand vous rajoutez autant de monde, il arrive un moment où vous ne pouvez plus retirer quoi que ce soit de votre Timeline car celle-ci est trop polluée. Je n’utilise pas les listes, par manque d’envie de perdre mon temps à les constituer puis les gérer, mais également parce que je préfère m’en tenir aux clients Twitter natifs qui sont paradoxalement assez mauvais dans l’affichage de celles-ci. Donc il ne reste qu’une seule solution : Le Unfollow Massif.

    Cela signifie que je vais prendre un outil qui va me permettre de supprimer la très grande majorité des gens que je suis pour repartir sur une base saine. Bien évidemment, vous imaginez bien que je ne vais pas regarder following après following qui je dois sortir ou pas. Comme les premiers que j’ai suivi étaient ceux des premiers cercles, il me suffit de supprimer les 700 ou 800 derniers suivis et je suis à peu près à mon objectif de clarification.

    Cela arrive tous les 3 mois environ et c’est exactement ce que j’ai fait la semaine dernière, en supprimant de ma timeline 700 personnes environ.

    Pourquoi je vous parle de cela ? En fait, ce n’était que l’introduction de cette note finalement presque terminée… A chaque fois que je fais le « grand ménage », je reçois des dizaines de messages me demandant pourquoi j’ai arrêté de les suivre, quel est le problème, comment ils m’ont fâché… Beaucoup me traitent de snob (là, c’est quand c’est poli ! :-) ) et de tout un tas d’autres trucs qui volent venant de haters… On ressent, dans certains messages (la majorité en fait), du stress, de la vexation et souvent même de l’agressivité. Dans la foulée, je perd également des dizaines de followers – ce qui n’a aucune importance, comme je l’ai dit au début – qui décident de ne pas me suivre simplement parce que je ne les suis plus, comme une forme de sanction ?!?

    Ne plus les suivre, c’est comme si je leur avais envoyé une preuve de désamour, un courrier de rupture ou quelque chose du genre. C’est comme si le fait que je les suive avait une quelconque valeur au point qu’ils se sentent dépossédés d’une sorte de privilège quand cela s’arrête. Je pense qu’ils confondent « cesser de suivre » et « bloquer », qui là, effectivement, est un acte de « rupture » réel.

    Je suis des tonnes de gens qui ne me suivent pas et je ne crois qu’il y ait une volonté délibérée de leur part de m’insulter. Cela va même au-delà de cela puisque certains, qui ne me suivent pas donc, répondent à mes Tweets gentiment et systématiquement lorsque je les mentionnent, laissant ainsi vivre la conversation. C’est amplement suffisant pour que les bénéfices de Twitter jouent à plein et je ne vois pas pourquoi il serait vexant que je ne puisse pas polluer la Timeline d’un gars que je suis avec mes tweets sur le rugby alors qu’il s’en contre-fout ?!? De mon coté, j’essaye également de répondre à tous ceux qui me parlent via une mention, même quand je ne les suis pas et c’est là que commence l’échange…

    Chacun trouve en Twitter un intérêt spécifique. Je vais continuer à faire des « grands ménages » une fois de temps en temps, quand ma timeline deviendra trop polluée et à rajouter du monde au fil des conversations. Si vous pensez qu’arrêter de vous suivre est une sorte d’insulte personnelle, j’en suis navré et c’est sans doute parce que finalement, je ne suis pas à la hauteur de vos attentes. Dans ce cas précis, je pense que vous devriez cesser de me suivre dès aujourd’hui. Vous serez ainsi l’initiateur de la rupture, vous me montrerez combien vous êtes dominant et le vivrez sans doute mieux psychologiquement. J’essayerai, de mon coté, de survivre avec cette blessure à mon égo et d’en surmonter la douleur :-D

    Pour tous les autres, que je vous suive déjà ou pas, que je décide de commencer à vous suivre ou de cesser de le faire, vous êtes les bienvenus en toutes circonstances pour discuter, demander de l’aide, m’en apporter, partager des idées, philosopher, célébrer la dernière victoire du Stade Toulousain ou la dernière défaite de l’ASM ;-) , informer, relayer, critiquer… bref, pour faire ce pourquoi Twitter excelle !

    En synthèse, ne me quitte pas ou quitte moi…
    Mais ne te prend pas la tête avec ça, il n’y a vraiment pas de quoi ;-)

    Please RT… en votre âme et conscience

    Si le titre est presque le même que celui de l’excellente note que Philippe Couzon avait publié ici, je vais essayer de ne pas en plagier le contenu.

    Mon propos est plus une sorte de saute d’humeur sur l’une des mentions qui à mon sens dénaturent l’essence même de Twitter : le demandes de ReTweet.

    Un ReTweet (RT), c’est l’action de transférer un Tweet à vos followers. Vous pouvez également annoter ce tweet – enfin, s’il reste de la place – mais la méthode naturelle est de simplement l’envoyer en l’état. C’est un puissant outil de relais puisqu’un simple lien peut ainsi traverser la moitié de la planète en quelques minutes.

    C’est également une marque très significative de la qualité de ce qui est posté, un lien ou une phrase très largement ReTweetée étant, de fait, d’un certain intérêt. Le business model de Twitter repose en partie dessus puisqu’ils vont véhiculer et donc facturer de la publicité en fonction de sa résonance, qui se mesure notamment au nombre de RT.

    Twitter, comme tous les médias naissants et en voie de devenir mainstream, se cherche un peu. Des Us et Coutumes se créent comme les #FollowFriday’s qui n’ont pas vraiment d’intérêt mais restent ancrés dans l’usage collectif. Dans ces usages, on trouve notamment la demande de ReTweet, qui se manifeste le plus généralement par un « Please RT » à la fin d’un tweet.

    Je dois avouer qu’il m’est arrivé de l’utiliser, en quête moi aussi d’une meilleure compréhension et d’un meilleur usage de l’outil, pensant que c’était un bon moyen de diffuser plus largement mes idées. Je ne l’ai plus refait depuis plusieurs mois pour une raison simple : le bénéfice est très largement inférieur au mal que cela cause.

    D’une part, si on inclus les espaces, cela fait perdre 10 ou 11 caractères, ce qui est énorme quand on n’a que 140 signes pour s’exprimer. C’est d’autant plus vrai si on espère réellement obtenir des RT auquel cas on se prive d’un peu d’espace libre pourtant vital.

    D’autre part, et c’est sans doute le plus important, c’est une insulte grave et délibérée à l’intelligence de ceux qui ont décidé de vous suivre.

    Le « Please RT » qui vous allez glisser à la fin de votre tweet signifie en substance : Vous êtes trop cons pour vous apercevoir que ce que je viens de poster est utile/nouveau/intelligent/drôle donc je vous demande de le transférer à votre écosystème en habillant mon injonction dans une rapide forme de politesse qui ne laisse pas de place au doute quant à ce que j’attend de vous. Au passage, même si mon Tweet est ni utile/nouveau/intelligent/drôle, je vous demande de le relayer quand même juste parce que ça m’arrange, et même si cela doit entamer votre crédibilité auprès de vos propres followers en relayant des trucs débiles.

    Vous me suivez ? :-)

    Pourtant, c’est une mécanique assez simple. Vous souhaitez que votre message soit relayé largement ? Travaillez sa qualité, son utilité à la collectivité, sa valeur. Partagez ce que vous savez. Apportez quelque chose à ceux qui vous suivent… Et faite leur confiance : la majorité ont un cerveau, des passions, des croyances, des émotions, des envies donc ils sauront trier le grain de l’ivraie et relayer ce qui a du sens.

    Je sais que certains ReTweetent des gens, simplement pour les flatter ou pour ne pas les fâcher, notamment parce qu’ils les croient influents – lol ! – ou imagine pouvoir un jour en tirer un quelconque bénéfice sous forme d’un hypothétique retour d’ascenseur ! Si ces gens sont si biens que cela à vos yeux, ils ne se fâcheront pas que vous ne les relayiez que lorsque cela présente un intérêt. S’ils se fâchent, vous avez bien fait de les éloigner de vous, ils ne vous méritaient pas. Enfin, si vous avez besoin de véhiculer une information parce qu’elle est importante pour vous, contactez directement quelques amis et demandez-leur leur aide. En général, ils vous l’accorderont gentiment, pour peu que vous n’abusiez pas… Il m’est arrivé plusieurs fois de le faire, en tant que demandeur ou sollicité, et je recommencerai si l’occasion se présente. Je ne connais personne qui ai une information importante à communiquer chaque jour, où alors, c’est que sa notion d’importance diverge très largement de la mienne.

    Je n’utiliserai plus la mention « Please RT »… et je pense ne plus relayer ceux qui vont l’utiliser, considérant qu’ils me croient stupides et veulent simplement abuser des gens qui me font confiance comme ils essayent d’abuser de moi. Ainsi, même si cela fait des mois que c’est déjà le cas, ceux qui me suivent sur Twitter sauront à présent que ce que je ReTweete m’a touché, concerné, appris, fait sourire ou intéressé quelque part.

    Twitter et son écosystème

    La nuit dernière, je me suis fendu d’un post assez long sur le blog de Digidust pour évoquer le Coming Out du business model de Twitter, enfin, surtout de sa plateforme de publicité. Vous trouverez cette note ici, mais accrochez-vous car c’est un peu long. :-)

    Maintenant, en suivant l’actualité récente, je me suis à nouveau posé la question que j’avais soulevé il y a quelques semaines sur la note « Twitter à de quoi faire peur » ici-même et dont les craintes se sont avérée plutôt justifiées au vue des derniers mouvements de Twitter.

    En un sens, j’avais tort… car, au moins pour Loren Brichter, le développeur qui a créé Tweetie, Twitter représente bien une fantastique opportunité plus qu’une menace puisqu’ils lui ont racheté son client pour iPhone tout en lui offrant un job sympa au sein de l’équipe en plus du gros chèque. La question reste posée pour les autres, tous ceux qui n’ont pas été rachetés et ne le seront pas, c’est à dire le plus grand nombre.

    Il y a quelques jours, Fred Wilson, VC très connu et early investor de Twitter a précisé que l’écosystème qui s’était créé autour de Twitter était là pour boucher les trous laissés en chemin par le service et trouver ainsi leur place. Toutefois, je n’y crois bien évidemment pas une minute dans le sens où les trous en question ne sont laissés aux développeurs tiers que tant que leur taille ne représente pas un enjeu. En d’autres termes pour grossir le trait, jamais Twitter n’aurait imaginé racheter un Client pour iPhone avant le lancement de l’iPhone et de mesurer son immense succès.

    J’attend donc avec une certaine impatience les interventions de @biz et de @dickc, entre autres, ce soir à Chirp, qui visent d’une part à rassurer les développeurs tiers sur leur avenir (il y a un bel exercice de vente à réussir) et les inciter à poursuivre sur leurs « bouchages de trous », notamment en précisant les terrains qui ne sont pas stratégiques pour la startup donc laissés vacants aux développeurs tiers.

    Toutefois, comme évoqué ci-avant, les trous non stratégiques le restent tant qu’ils ne deviennent pas des gouffres… et il semblerait qu’il n’y ait qu’un prime au seul vainqueur, pas de seconde place pour peu que la réalisation de ce « bouchage de trou » soit exemplaire sur le plan technologique ou ergonomique, si l’on en croit l’exemple de Tweetie.

    Faisons le tour des trous qui n’en sont déjà plus : Clients Twitter pour iPhone, Clients Twitter pour Blackberry, Réducteurs d’URL, vraisemblablement les Web Applications avec la sortie d’une nouvelles interfaces plus puissante et ergonomique pour Twitter, plateformes de publicité faisant potentiellement de la nouvelle star TweetUp – annoncée 2 jours plus tôt – une nouvelle star quasiment mort-née…

    Je vous laisse libre des conclusions sur le niveau de risque qui existe à bâtir son entreprise sur un socle que l’on ne maitrise pas, car c’est souvent un Win-Win qui est plus Win pour l’un que pour l’autre. Quand Apple renforce sa main-mise sur le marché des Apps Mobiles tournant sur iPhone et iPad, c’est exactement ce type d’équilibre de la Pomme essaye de faire pencher vers elle… et cela fait réfléchir :-)

    10 enseignements du LiveTweet Rugby – Part 2/2

    Maintenant, après ce récit très personnel de MON aventure pour vous donner le contexte de cette journée de LiveTweet Rugby avec France2, voici en vrac le Top10 des réflexions (ou Best Practices) que j’en ai retiré, certains étant des faits que j’ai pu valider et d’autres, des éléments qui ne m’avaient pas forcément sautés aux yeux auparavant.

    Je ne crois pas qu’un Live-Tweet de cette envergure ait déjà été fait avant celui-ci (et les gens que j’ai eu la veille chez Twitter n’en avaient jamais vu non plus) donc il y a forcément deux ou trois enseignements utiles, au moins dans le domaine du Community Management rapporté aux grands médias et/ou aux événements sportifs.

    1- Un LiveTweet d’une telle ampleur ne peut pas être fait sur le compte principal d’une chaine relativement généraliste. @france2tv a trouvé les faveurs d’environ 500 followers de plus… mais il s’agit là du delta entre ceux que le compte a accueillis et ceux qui se sont enfuis devant un tel flot de tweets sur le Rugby. Je pensais sincèrement que nous perdrions beaucoup plus de monde que cela, même si j’avais rassuré France 2 en leur expliquant que ce seraient sans doute les moins attachés à la marque, donc que l’impact sur leur communauté serait peu significatif. La très grande majorité des followers de @france2tv ont supporté que je vienne polluer leur Timeline, sachant que j’ai expliqué plusieurs fois pourquoi il y avait un tel flot de Tweets et surtout, j’ai donné une heure précise et pas trop lointaine à laquelle cela allait s’arrêter. Quelques personnes sont venues s’en plaindre, mais dès que j’ai échangé avec elles, elles se sont détendues… et n’ont d’ailleurs pas unfollowé le compte. Toutefois, pour une telle couverture et dans un tel contexte, il est préférable de disposer d’un compte dédié à ce genre d’opérations, comme @francetvLive par exemple, que l’on n’active que lorsqu’un événement est couvert en direct.

    2- La couverture d’un événement aussi important demande la mise en place d’une infrastructure dédiée et professionnelle. Comme vous avez pu le lire, ma participation à cette journée était teintée d’un réel amateurisme car c’est ainsi que l’idée était devenue réalité. Toutefois, entre passion et envie de bien faire, nous avons élevé les ambitions pourtant modestes de ce LiveTweet sans pour autant pouvoir penser plus en avant le dispositif. Entrer dans le dispositif Média du Stade de France était déjà une performance… donc y déployer une équipe aurait demandé énormément de temps et d’énergie. Le plus gros de l’opération a été mis en place en moins de 48h ! Et encore, heureusement que je n’ai pas pu me rendre au Stade de France malgré l’accréditation que France 2 m’avait réservé car j’aurais été dans des conditions techniques catastrophiques pour assurer une telle couverture. Toutes les personnes qui m’avaient proposé leur aide sur place étaient vraiment de bonne foi et pleines de bonnes intentions, mais elles se sont fait elles-mêmes déborder par l’ampleur de l’événement sur place, devant en premier lieu assurer leur mission principale, ce qui est bien normal. Donc, le dispositif idéal aurait été qu’il y ait, sur place, un correspondant 100% dédié qui vienne alimenter en photos et infos exclusives, un ou deux LiveTweeters (voir plus loin), confortablement installés et connectés depuis un site distant.

    3- Le concours de photo n’a pas fonctionné car il était basé sur l’idée de proposer aux followers de partager des photos prises sur le vif, depuis le stade ou ailleurs… mais en réalité, l’événement était tellement important pour les amoureux de rugby que tous ceux qui regardaient le match avaient autre chose à faire que de prendre des photos et de les envoyer. De plus, les 80 066 spectateurs du Stade de France ont anéantis les capacités 3G des relais téléphoniques alentours, rendant quasiment impossible tout upload. Nous avons tout de même trouvé 2 gagnants très méritants avec @mar1e et @cafefroid:-)
    Il y a de la place pour ce genre d’idée, mais j’aurais du la soumettre à l’épreuve du pragmatisme avant de m’y lancer et d’y entrainer France Television, un peu sur mon enthousiasme. Il aurait également été utile de communiquer plus largement sur cette idée avant, mais comme je l’ai indiqué, tout cela s’est fait grâce à la passion d’une poignée de personnes, et notamment la fantastique équipe de Pikchur, sans être planifié ou prémédité.

    4- Le sport et les grands événements sont propices à la mise en place de ce type de dispositifs. Il y a une véritable communion lorsqu’on parle de sport, avec de véritables fans passionnés et l’envie de partager ces grands moments est parfois irrépressible. Twitter comme, dans une moindre mesure, Facebook, est parfaitement adapté par son alchimie entre Réseau d’Information et Réseau Social. Je pense que les univers virtuels comme Second Life, par exemple, ont également cette capacité à rompre l’isolement et favoriser le partage autour de fédérateurs. Les grands médias ont tout à gagner à ouvrir le dialogue et à donner un réceptacle à cet engagement de leurs « téléspectateurs » (mot qui devient tout de suite très désuet dans une telle note !). Plus le temps passe, plus on souhaite être actif et non passif.

    5- L’animation doit être confiée à une équipe mélangeant une maitrise totale des outils comme du sujet. Il est donc probable que nous allions vers des tandems (adaptés au dispositif du 2/ ci-dessus) composés d’un spécialiste de l’Internet social et d’un consultant maitrisant parfaitement le sport ou la typologie d’événement couverte. Ce tandem, du moins dans un contexte similaire à celui de ce LiveTweet Rugby, doit être mobilisé longtemps en amont et être intégré au dispositif global de couverture. Twitter peut être considéré dans ce cas comme un média qui n’est pas de masse (en comparaison avec l’audience télévisée) mais dont la puissance apportée par l’interaction naturelle avec des communautés plus ou moins larges et actives d’une part, et les fonctions sociales inhérente à l’outil d’autre part, lui apportent toute sa légitimité. Il suffit de regarder les buzz énormes que nous avons vu émerger ces derniers mois, suite à une simple étincelle sur Twitter, pour s’en convaincre.

    6- S’engager, répondre à tous, être honnête et essayer d’aider ou d’apporter de la valeur à chaque individu… sont 4 des piliers du Community Management qui s’appliquent parfaitement à ce genre d’opération. Ce n’est pas une découverte mais une validation de plus. J’ai notamment reçu de nombreux messages après le LiveTweet me remerciant d’avoir mis autant d’humanité derrière le compte Twitter d’un grand groupe. Cette capacité à humaniser la relation entre une marque et ses communautés est clairement l’un des axes que les CMO doivent intégrer au plus vite dans leur stratégie marketing. C’est en allant vers les gens qu’on peut ouvrir le dialogue, bien mieux et plus vite qu’en restant passif. J’ai déjà évoqué la nécessité de répondre à tout le monde, mais là, il s’agit de faire un pas de plus en parlant à des personnes qui ne nous ont rien demandé, simplement parce que l’on a identifié des valeurs communes entre ces personnes et la marque. Cette démarche peut facilement être qualifiée d’intrusive de la part d’une marque, sauf si elle est sincère et très bien ciblée. Quand vous parlez de rugby et que vous vous adressez à un passionné de ce sport avec un message cohérent et valorisé sur son contenu, il est peu probable que vous soyez mal accueillis. Je suis certain que c’est aussi vrai pour le Curling, le Chocolat, la Tyrosémiophilie ou le Bilboquet Corse.

    7- Le respect des valeurs avant tout ! Vous avez sans doute en tête le cas de Nestlé, mais on peut également citer celui de H&M, par exemple… qui ont du faire face à une véritable guerilla sur Internet récemment. Une entreprise qui annonce porter un certain nombre de valeurs doit être capable de défendre son engagement. Cela transparait encore davantage sur ce type d’opération communautaire, le rugby étant un formidable réceptacle de valeurs et de traditions. Je pense que j’aurais rapidement perdu le – peu de – crédit que j’avais gagné si j’avais commencé à insulter l’arbitre ou me moquer ouvertement des Anglais… parce que cela n’aurait pas été « dans l’esprit ». Les marques rassemblent autour d’elles des fans sur les valeurs qu’elles véhiculent (via leurs actes, leur marketing ou leurs produits)… Si ces valeurs sont bafouées, c’est la communauté entière qui se sent trompée et va donc réagir, dans le meilleur des cas par un début d’indifférence et parfois beaucoup plus violemment. Ce que vous donnez à la communauté doit être en ligne avec ce que vous êtes mais également avec la promesse que vous incarnez. Si cette promesse n’est pas en ligne avec ce que vous êtes vraiment, vous allez rassembler une communauté autour de votre marque qui n’embrasse pas réellement vos valeurs. Vous devrez alors « en changer » très rapidement avant que votre promesse, qui pour l’instant n’est simplement pas bien alignée avec ce que vous êtes, ne finisse par en arriver à être en opposition avec les valeurs de votre communauté et vous explose à la figure.

    8- S’installer dans la durée et limiter ses ambitions est indispensable, avec un focus sur la qualité et non la quantité. L’audience de l’Internet social n’est pas si large que cela lorsque nous sommes sur des sujets non polémiques, comme un match de rugby aussi prestigieux soit-il. Celui-ci est diffusé sur une grande chaine, en prime time donc on ne peut pas s’attendre à mobiliser 500 000 personnes… mais nous savons tous que les communautés n’ont pas besoin d’atteindre de telles tailles pour être « importantes ». Avec 500 vrais fans, vous pouvez faire des miracles et je vous renvois d’ailleurs à Tribes, de Seth Godin, pour en comprendre la mécanique. C’est pour cela que les systèmes automatiques qui permettent de gonfler le nombre de ses followers n’ont absolument aucun intérêt, si la qualité de ces followers n’est pas en ligne avec ce que vous êtes. Pour le reste, une communauté solide se bâtit dans la durée. Si France 2 poursuit cette politique de LiveTweet sur la Coupe d’Europe et les futurs Tournois des 6 Nations tout en gardant une oreille attentive aux retours que lui feront ceux qui suivront, ils auront alors une véritable chance de réunir une communauté de fan de rugby qui soit très solide, dans l’intérêt de la chaine mais aussi des membres de la dite communauté. On est bien sur un deal gagnant-gagnant, mais c’est la communauté qui fixe les règles et la marque qui doit faire l’effort pour devenir un catalyseur.

    9- Etre respectueux et reconnaissant, ce n’est pas être soumis ! Je ne sais pas vous, mais moi, lorsque je rencontre un client de Stonfield ou de Digidust, je suis en général poli et très respectueux dans mes relations avec lui. J’essaye de l’écouter attentivement et de lui apporter les meilleures réponses dont je dispose, contrairement à ce que j’ai partagé avec vous dans cette note. Au-delà de cela, je lui suis également très reconnaissant de m’accorder sa confiance et de mettre entre mes mains ses projets, dont certains sont parfois stratégiques donc présentent un risque pour lui. Pourquoi devrait-il en être autrement sur Internet ? Le Community Management est une sorte de Service Client, sauf que la notion de Client est très élargie à : clients actuels, anciens clients, clients des concurrents, futurs clients, ceux qui connaissent et ont un avis, ceux qui découvrent et adorent ou n’aiment pas, ceux qui ne connaissent pas mais on leur en a parlé, etc… Bref, élargie à tous ceux dont vous avez pu susciter l’intérêt à un moment ou à un autre. Pour le reste, les mécaniques sont comparables.

    10- Le couple Internet – « TV ou Radio » fonctionne à merveille, au point que je suis convaincu que ce doit devenir un investissement prioritaire pour tous les Médias dits « Traditionnels », Internet étant sans doute une grande partie de leur avenir. Ce LiveTweet était organisé (OK, c’était un peu bricolé, mais il y avait une ligne vaguement directrice :-) ) donc il est facile de mesurer la complémentarité des deux supports… mais nous n’avons pas inventé les LiveTweets ! C’est un mouvement perpétuel quasiment spontané dès qu’une émission rencontre un peu d’audience. C’est le cas de presque tous les programmes liés au sport, en commençant par le Foot ou le Rugby, mais aussi d’émissions d’actualité comme Capital ou Envoyé Spécial, de programmes télé-réalité comme la Nouvelle Star ou Top Chef, etc… Suivez votre TimeLine le soir pendant les PrimeTime et vous comprendrez de quoi je parle. Je crois que c’est aux chaines qui diffusent ces programmes de donner aux communautés les moyens de centraliser leurs échanges, de tout mettre en un seul et même lieu qui peut être un compte Twitter ou une page Facebook. Contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, l’idée n’est pas de regrouper pour mieux contrôler… mais plutôt de regrouper pour mieux alimenter, mieux partager.

    Voilà quelques points que j’ai retiré de cette fantastique expérience, que je suis ravi d’avoir vécu et impatient de ré-éditer si l’occasion se présente. Je voudrais terminer par un point qui me semble important : Le Community Management est la discipline très hype du moment et c’est totalement justifié car elle recoupe une réalité stratégique à mon sens pour les entreprises… donc tant mieux.

    Mais tous ceux qui liront cette note doivent garder en tête qu’ils doivent prendre du recul sur ces 10 enseignements car il n’y a, pour l’instant, pas de grandes vérités pas plus qu’il n’y a de grands experts incontestables, ni en France, ni ailleurs. Cette discipline est en devenir et sa matière première, les Communautés, n’a pas vraiment de comportement linéaire ni même de périmètre fixe. C’est la raison pour laquelle j’ai partagé – de façon très brouillonne – avec vous mes impressions sur cette grande première, en espérant aider à avancer tous ceux qui se posent des questions sur le sujet. Il y avait sans doute d’autres éléments que j’ai noté mais pas abordé, simplement parce que je ne souhaite pas me lancer dans l’écriture d’un livre blanc et que cette expérience a été d’une richesse inouïe !

    Nous avons tous, tout à apprendre sur le sujet… et je ne connais pas de meilleur moyen d’apprendre que de faire !

    UPDATE : Suite au commentaire de Jean-Yves, de DevantLaTele.com, je viens d’intégrer les statistiques qu’il m’a envoyé.

    France – Angleterre en Live avec France 2… et moi :-)

    Attention, cette note va déborder de joie, de bonheur, d’enthousiasme, d’égo aussi d’ailleurs :-) , de plaisir.. et de rugby !

    Ce Samedi, c’est RUGBY !!!

    Les 3 derniers matches du Tournoi des 6 Nations nous attendent, avec un fantastique final : France – Angleterre aka Le Crunch !

    La France a fait un parcours impressionant, avec un jeu et un état d’esprit vraiment séduisants… et elle s’apprête à jouer un match décisif pour remporter ce Tournoi et faire le Grand Chelem par la même occasion. Pour que la fête soit parfaite, c’est en plus contre nos meilleurs ennemis les Anglais que cela va se passer, en Prime Time qui plus est. Je sautille sur ma chaise simplement en écrivant ces lignes :-)

    Tout ça suffirait à faire mon bonheur… et pourtant, ce n’est rien par rapport à la suite.

    La semaine dernière, une idée a germé chez France Télévision : M’inviter au Stade de France, le temps d’une journée, à commenter en live les 3 matches en me confiant son compte Twitter @france2TV !

    Imaginez 5 minutes ce qui se passe dans la tête d’un garçon comme moi, passionné de rugby et dont le rêve d’enfant était de… Bon, non, je ne vais pas vous raconter ça, de vivre un France – Angleterre de l’intérieur ! Une belle accréditation m’était déjà réservée par France 2 qui me permettait d’aller partout, du car régie à la pelouse (!) en passant par les tribunes, bien évidemment !

    Bon, là où ça s’est un peu assombri, c’est quand je me suis aperçu que je ne pouvais pas être à Paris ce week-end en raison d’un engagement impossible à annuler :-(

    Mais comme je ne pouvais pas me résigner à renoncer à vivre cette expérience, voilà ce que j’ai proposé à nos amis de France 2… qui ont dit OUI immédiatement !!

    Je vais LiveTweeter les 3 matches sur le compte @france2tv (et parfois sur le mien) depuis chez moi… mais je vais également vous faire vivre ce qui se passera hors du terrain et hors de l’écran avec l’aide de quelques complices qui feront leur possible, dans les tribunes ou les coulisses du Stade de France, avant, pendant et après le match. Ainsi, j’espère pouvoir partager avec vous quelques photos, des petites phrases, infos ou anecdotes, etc… Bref, en plus d’échanger sur le match en lui-même, je vais pouvoir vous envoyer des petites news que pour nous :-D

    Et ce n’est pas tout ! Vous serez sans doute nombreux à être au Stade de France pour ce que l’on peut considérer comme le match de l’année ; si vous faites une photo dont vous êtes fier (et où tout le monde est habillé dessus, hein ? ;-) ), vous pourrez me l’envoyer par email, à l’adresse rugby@pocarles.com en m’indiquant votre ID Twitter et je la partagerai avec tout le monde en vous créditant, bien évidemment !

    Enfin, j’espère surtout que le compte Twitter de @france2tv deviendra, l’espace d’une journée, un moyen sympa de vivre ensemble ce grand moment de sport…

    Pour info, lors de ce « LiveTweet Crunch », j’utiliserai 3 hashtags en particulier : #rugby #6nations #crunch

    Vous savez – presque – tout !
    Si vous avez des amis qui aiment le rugby, n’hésitez pas à les inviter à me rejoindre sur le compte @france2TV et/ou sur le mien @pocarles à partir de Samedi, aux alentours de 14h30 environ jusqu’à tard dans la soirée…
    Ayez une pensée également pour vos amis qui sont expatriés et qui ne pourront pas suivre les matches (cela me faisait enrager quand j’étais aux Etats-Unis), pour ceux qui sont de Mariage, Baptême ou autres Bar Mitzva… ou pour tous ceux qui n’ont pas compris à quoi Twitter pouvait leur servir et qui auront là un exemple d’application concrète.

    Je suis excité comme une puce par ce projet et remercie sincèrement Myriam et son équipe, chez France Télévision, pour cette idée qui me touche droit au coeur !