Je ne vais pas vous raconter mes vacances – ma femme s’en charge très bien, si ce n’est une ou deux notes que m’ont inspiré ces dernières semaines – mais juste vous dire que j’ai passé un été fantastique, en famille, principalement aux Etats-Unis. J’ai été globalement plutôt studieux, en travaillant un peu plus que je ne l’avais promis à ma famille, mais à peine, bien moins que les années précédentes donc ils ne sont pas trop fâchés.
Et là, je suis de retour aux affaires « pour de vrais », même si mon message d’absence, sur mes emails, évoquait une reprise pour demain. Je ne sais pas pour vous, mais généralement, je me donne une journée pleine, pour trier, ranger, faire la foultitude de petits trucs que j’avais procastiné avant, etc. et c’était aujourd’hui… Toutefois, je ne le dis à personne car sinon, ça casse le principe
J’ai rempli mon agenda pour les prochaines semaines, pris mes billets pour les quelques déplacements déjà planifiés, pris un abonnement datas pour mon iPad histoire de remplacer la carte AT&T qui était dedans (je vais essayer de laisser un peu mon Mac à la maison pour les déplacements très courts et voir si c’est suffisant pour travailler). J’ai même été chez le coiffeur ! Il ne manque plus que j’ai un nouveau cartable et des baskets neufs, et je suis prêt pour la rentrée des classes
La coupure m’a vraiment fait du bien… et me laisse penser que j’étais finalement un peu fatigué en fin de saison dernière, contrairement à ce que je pensais. Je ne peux pas faire la liste de tous les projets que j’ai en tête et qui m’attendent à court terme, mais je suis excité comme une puce ! D’ailleurs, parmi tout ce que j’aurais aimé vous dire plus tôt, il y a notamment cette nouvelle que @mrboo a rendu publique aujourd’hui. Je prépare moi aussi une note, pour partager avec vous un autre angle de lecture sur le même sujet que celle qu’il devrait publier bientôt sur son blog personnel. Lui, comme moi, aimons beaucoup raconter comment les « choses se font » car nous pensons que ces retours d’expériences, bons ou pas, peuvent être utiles au plus grand nombre. J’aurais aimé pouvoir lire ce genre de chose, il y a quelques années, quand je ne savais pas bien comment traiter tel ou tel sujet. Cela m’est d’ailleurs toujours indispensable aujourd’hui.
Bref, to make a long story short, me voici de retour derrière mon Mac de combat (je dis ça parce qu’un ami, ex-sergent et vétéran du Vietnam, y a collé un autocollant de l’US Marines Corp pendant l’été pour l’aider à me supporter ) et vous souhaite à tous, une excellente reprise !
Désolé pour cette note sans intérêt mais je me suis levé très tôt pour travailler très fort et là, en début de soirée, après ce très long run sur ma TodoList, je ne rêve que d’une chose, c’est d’un verre au bord de l’eau, entouré de ceux que j’aime.
Voilà, cette note ne sert à rien si ce n’est à vous faire partager ma vie souvent trépidante… ou pas
Sur ce, je termine deux ou trois bricoles et je file…
Bonne soirée à toutes et à tous !
Je ne sais pas comment on peut mesurer le degré de liberté dont on dispose, mais je veux bien me lancer en disant que c’est au nombre de choix qui s’offrent à nous. Sans possibilité de choix, pas de liberté car il n’y a rien à décider.
Je viens de traverser une période plutôt turbulente et déroutante. Il parait que ce pourrait être une sorte de crise de la quarantaine (un peu avant l’heure, merci de le remarquer ). Je crois pour ma part que c’est plutôt la somme de tout un tas de petites choses qui m’ont amené à perdre un peu en lucidité, en sens des vrais valeurs et surtout, m’ont fait dévier de mon cap initial.
J’ai été très fatigué ces dernières semaines derniers mois. Pas mal de personnes, qui croient me connaître parce qu’elles lisent ce blog et/ou me suivent sur Twitter, pensent que ma vie est plutôt cool, parfois géniale, toujours sympa. C’est d’autant plus vrai depuis que je suis aux US, que la très grande majorité considère comme un break de quelques mois sabbatiques au soleil pendant lesquels ma vie se partagerait entre Golf, Cocktails et Plage. Bien-sûr, ils se trompent.
La réalité est que je crois avoir rarement autant travaillé que ces dix-huit derniers mois, et surtout depuis que je suis arrivé en Floride. Je suis impliqué dans beaucoup de projets, dont Stonfield InWorld où je passe le plus clair de mon temps et une « start-up » demande de l’énergie… beaucoup d’énergie.
Je devais également compenser mon éloignement de la France, depuis décembre 2008, et essayer de pénaliser le moins possible (même si ça n’a pas toujours été le cas) les personnes avec lesquelles je travaille. Mes journées commençaient donc très tôt, bien avant le soleil pour se terminer souvent très tard. Dès les premières semaines, j’ai du quasiment arrêter le golf – pour ne pas dire le sport – et laisser ma famille profiter de ce petit coin de paradis sans moi, loin de l’esprit de partage d’expérience qui avait motivé notre venue ici. Shame on me, comme disent nos hôtes.
Cette fatigue m’a également amené à bâcler mon travail, en survolant beaucoup des tâches auxquelles j’aurais sans doute prêté plus d’attention en temps normal, à prendre des décisions parfois trop rapides, à être superficiel voir injuste avec certaines personnes, à ne plus écouter mon intuition (ce qui est sans doute la pire chose que je puisse faire) tout en continuant à accepter des sollicitations en tout genre (l’enthousiasme et l’envie d’aider m’empêchent souvent de dire Non alors que je devrais garder mon énergie en priorité pour mes propres missions).
Dernier effet de tout cela : j’ai arrêté de m’amuser dans mon mes jobs et ça, chez moi, c’est souvent le début de la fin.
Je ne sais pas si j’étais bon avant, mais là, j’étais clairement en train de devenir mauvais.
J’ai donc repris un certain nombre de résolutions, pas comme celles que l’on prend en début d’année et qui durent jusqu’à la fin du début de l’année en question, mais des vrais choix de vie. Ils sont tellement vrais que je ne vais pas partager ici. Ma façon de vivre ne regarde finalement que moi et les quelques personnes concernées seront directement informées.
Avec le recul, je n’ai fait qu’un truc très simple : je me suis souvenu des choix que j’avais fait il y a très longtemps, ma ligne de vie et mes valeurs… et j’ai décidé de les retrouver.
Je ne vais pas m’étaler plus, mais je peux au moins partager une sorte de tendance : Je vais arrêter de courir après le truc génial que je vais faire/avoir demain pour profiter de tous les trucs géniaux que je fais/ai aujourd’hui.
C’est vrai que cela parait un peu con dit comme ça, mais ça parle de famille, de travail, de plaisir, d’équilibre, de passion retrouvée, de partage, de concentration, de temps libre, d’échange, de belles réussites… et surtout, de liberté. La liberté, c’est ce truc qui m’a décidé, un jour, à me lancer et ne compter que sur moi, à être le moins possible tributaire des autres. Je viens de retrouver, ces derniers jours, cette liberté.
Je n’étais pas vraiment sûr jusque là mais maintenant, je sais : c’est par là que je vais…
Désolé, j’avais envie de faire une note avec le mot Sexe dans le titre pour voir si ça explose mes statistiques et ramène ici des tonnes d’adolescents que la puberté rendrait hystériques
C’est sans doute pour cela que je travaille autant… et je n’ai d’ailleurs pas l’impression de travailler. Je fais juste ce qui me plait, avec enthousiasme, détermination, passion, passion, passion,…
Alors comme je ne suis pas assez influent, célèbre ou successful pour que vous me croyiez sur parole, je vais faire appel à deux experts du sujet. Je suis désolé, c’est en anglais, mais je suis sûr que n’importe qui peut comprendre tellement c’est vivant.
LeWeb est très critiqué pour la qualité de ses speakers cette année, mais il y en a un qui a moins chargé que les autres. C’est un vrai symbole de passion (bon, et d’hystérie post-pubère également ) : Gary Vaynerchuk.
Certains d’entre vous risquent de le trouver un peu Too-Much, alors ce soir, c’est Happy Hour : je vous en propose deux pour le prix d’un !
Dans la série des très grands passionnés et enthousiastes, voici Benjamin Zander ! Il n’était pas à LeWeb mais à TED qui est, pour moi, la référence ; la conférence ultime à laquelle je rêve d’aller. Si vous ne devez voir qu’une seule de ces deux interventions, regardez la sienne. Vous verrez, il va vous parler de musique classique mais, même si vous n’y connaissez rien, vous allez peut-être en avoir les larmes aux yeux tellement c’est fort, beau et profond.
Le bonheur ne se trouve pas, il se décide. Nous sommes en 2008 et il est possible de prendre son destin en main, de choisir ce qui est bien pour soit et de s’éclater dans ce que l’on fait. J’espère que ces deux-là vous auront inspirés autant qu’ils m’inspirent
Je dirige Kipost, une société d'investissement très impliquée dans des projets qui me passionnent, comme Stonfield, Digidust, Labotec, Hellotipi et même APICube à partir de Sept 2010 ;-)...
Basé à Toulouse et souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des piliers majeurs de l'Art de Vivre.