Je viens de découvrir, via un excellent article de Techcrunch, une vidéo qui compile l’art de la Survente Made in Apple. On est, à chaque Keynote, à deux doigts du lavage de cerveau, mais il ne fait aucun doute que cela fonctionne plutôt pas mal.
Cette vidéo est édifiante – car réalisée sur un seul Keynote, le dernier – et, quand on compile le tout en quelques minutes, il y a vraiment de quoi rire.
Au passage, je vous invite à lire l’article de Siegler qui parle de passion, d’énergie et d’envie, des mots qui raisonnent toujours très fort à l’oreille de n’importe quel entrepreneur.
On m’a souvent dit que j’avais tendance à survendre un peu, mais je crois en fait que c’est bien l’énergie qui pousse ainsi et pas l’envie de faire du Hard-Selling. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que je fais pas mal d’efforts pour respecter un adage que je me suis approprié : « Under Promise, Over Deliver« …
En même temps, même quand je m’enflamme, je n’arrive pas à la cheville du Team Apple
Ces 18 derniers mois, la rumeur voulait que n’importe quel étudiant-chercheur spécialiste du Peyotl puisse acheter « Le Développement iPhone pour les Nuls » pour 30$, sortir une application en 3 nuits et devenir millionnaire en 2 mois.
Bon, il semblerait que cette idée soit en train de doucement disparaître, d’autant plus que Techcrunch et Mashable, en s’appuyant sur la même étude d’Admob viennent définitivement de doucher l’enthousiasme ambiant, en reprenant quelques chiffres significatifs sur les ventes générées par application.
En gros, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un peu moins de 20% des applications iPhone qui passent la barre des 10 000 users et seulement 0,5% qui passent le million de users. L’AppStore est donc rempli à 80% (soit plus de 40 000) d’applications qui n’ont pas rencontré et ne rencontreront pas de succès. A l’étude de ces chiffres, on peut considérer qu’elles sont une perte de temps (et d’argent !) pour leurs développeurs.
A mon sens, il y a plusieurs raisons à cela. Le fait qu’un marché soit booming (et dans le cas présent, qu’il connaisse une croissance sans précédent dans l’Histoire) ne signifie pas qu’on peut y faire n’importe quoi. Le simple fait d’avoir une bonne idée ou d’être le premier à sortir une application ne suffit pas.
Comme pour n’importe qu’elle autre plate-forme, une application iPhone doit répondre à un vrai besoin, régler un vrai problème ou apporter une vraie valeur à son utilisateur. Dans la même idée, le développement et le design (tiens, il y a deux métiers différents, là ?!?) doivent être soignés, exempt de bugs, ergonomiques, etc… Ce n’est pas qu’une question de bidouillage talentueux. Enfin, une fois que l’application est créée, il va falloir le faire savoir (tout en priant que Mickaël Jackson n’ait pas la mauvaise idée de décéder le jour où vous entrez dans l’AppStore ). Envoyer simplement l’application à ses deux copains du Laboratoire de recherche sur le Peyolt (dont un a quand même un Skyblog dédié à Eminem !) ne sera sans doute pas suffisant. C’est de marketing dont notre chercheur-aspirant-codeur aura besoin, si possible sur plusieurs zones de la planète et dans plusieurs langues majeures.
Vous me voyez venir
C’est ce qui m’a amené à entrer au capital de Labotec… et cette récente étude ne fait que venir conforter ce que nous pressentions déjà il y a quelques mois. Le fait que ce marché connaisse une telle – et incroyable – croissance ne signifie en fait qu’une seule chose : Il va s’ultra-professionnaliser plus rapidement qu’aucun autre dans l’Histoire.
L’AppStore est-il saturé ? Non, je ne le crois vraiment pas, mais alors loin de là… Cela reviendrait à dire que tout ce qui était faisable en matière d’application a déjà été fait. Bullshit ! Le jour où l’iPhone ne pourra plus évoluer et qu’il n’y aura plus aucun problème à régler dans le monde, le marché sera saturé. Comme vous le comprenez, on a encore quelques années devant nous, à n’importe quel taux de croissance.
Ayant parcouru quelques unes des centaines d’idées que nous avons déjà reçu (vous pouvez soumettre la votre ici, si vous en tenez une bonne ), j’ai été bluffé par la créativité de certains, mais surtout, j’y ai vu une démonstration extraordinaire du concept de Labotec. Les gens qui se sont tournés vers nous sont de vraies personnes normales de la vie de tous les jours, pas des geeks de la Valley dopés à Twitter et Google Wave. Les idées sont de ce fait, des choses simples qui règlent des problèmes simples mais réels ou apportent beaucoup de valeur dans un champ non-technologique. C’est magique !
Nous sommes sur le point de retenir – si le Comité d’Investissement les valide – 3 ou 4 idées proposées qui me semblent vraiment pragmatiques et géniales. Et il en arrive de nouvelles tous les jours (merci et bonne chance à tous les Inspirers, au passage )… En parallèle, nous réfléchissons à des moyens pour accélérer encore le mouvement en trouvant et affectant davantage de ressources financières au lancement de Labotec et ainsi, mettre sur le marché plus d’idées d’applications plus vite.