Mon téléphone et moi…

J’ai écrit hier une note qui a été publiée sur le blog de Digidust pour faire un peu de prospective sur l’usage d’Applications Mobiles versus WebApps via nos mobiles. C’est un sujet – pourtant technique – qui doit intéresser du monde puisque cette note a été vue plus de 2000 fois en moins de 24h. Je vous invite à jeter un oeil à l’article – que j’ai essayé d’écrire avec des mots normaux pour les non-technophiles – pour mieux comprendre ce que j’ai voulu exprimer.

Dans les commentaires, quelqu’un a attiré mon attention sur la décision de Facebook de s’orienter de plus en plus vers le mobile avec une stratégie de WebApp exploitant les possibilités d’HTML5. En effet, nous savons tous que l’avenir de l’Internet est mobile, et plus précisément, sur une consommation n’importe où n’importe quand. Facebook en est conscient et surtout, mesure le coût induit pour eux à maintenir une application native par plateforme (iPhone, iPad, Android, Windows Phone 7, Blackberry, Web, m-Web…).

Si on se projette un peu, je crois aussi à une normalisation et un usage massif des WebApps, même si l’étude d’Appsfire indique l’inverse pour le moment et que Google vient de faire machine arrière sur ce point. Même s’il y a une question de convictions, c’est plus une question d’usage et de réalité économique.

Dans les années qui viennent, notre mobile aura de plus en plus d’usages différents. Si aujourd’hui un utilisateur d’iPhone passe 32% de son temps à communiquer avec son précieux, cette proportion va diminuer au profit de fonctions « transparentes » et datas.

Je vais vous donner quelques exemples. Votre téléphone, grâce à une reconnaissance biométrique, s’assure que vous êtes bien vous :-) Il va ensuite vous servir à un peu tout, le plus souvent sans contact. Il ouvre votre voiture ce qui aura pour effet de la mettre dans votre configuration habituelle (inclinaison du siège, stations de radio, etc…) et vous pouvez démarrer. A l’approche de la sortie du parking, votre téléphone paye sans que vous ralentissiez (il sait quand vous êtes entré) et vous filez. Vous arrivez devant chez vous et votre porte se déverrouille, percevant la proximité de votre téléphone. L’ordinateur qui trône dans la pièce vous reconnait et ouvre une session sur votre profil vous donnant accès à tous vos fichiers et votre environnement, la vérification de votre identité étant assurée non plus par un couple User/Pwd mais par le mobile. Etc, etc… Si cet exercice vous passionne, vous devriez faire quelques recherches. Il y avait un excellent post sur un blog US traitant de cela mais je n’arrive pas à remettre la main sur le lien :-(

Bref, ce que j’évoque ici n’a rien à voir avec la science fiction, la majorité de ces usages étant opérationnels ou presque. J’essaye juste de vous dire que le téléphone est l’outil universel dont nous ne pourrons plus nous séparer. Il y avait un débat intéressant sur l’idée de remplacer notre numéro d’identification national (en France, c’est le numéro de Sécurité Sociale) par un numéro de téléphone qui serait attribué à vie à un individu. Ce n’était pas fondamentalement utile à l’époque, mais c’est bien moins idiot sur la perspective que nous venons d’évoquer. Quoi de plus unique que cela dans le monde entier ? :-)

J’aime beaucoup réfléchir sur ces thèmes qui me donnent le vertige, juste pour le plaisir et parce que cela nourri ma créativité. Les clients qui font appel à moi pour leurs projets Internet achètent aussi cette envie permanente de se projeter car c’est une réelle expérience irréelle mais utile quand on défini une stratégie. Là, c’était plutôt sympa. Je viens de vous raconter le coté magique de l’histoire mais il y a tous les effets de bord. Tant que les téléphones capables de faire cela ne seront pas plus accessibles financièrement, toutes ces fantastiques innovations reviennent à accentuer la fracture technologique avec tout le pan de la population le plus modeste. On peut aussi se dire qu’autant de pouvoir dans un appareil connecté en permanence devrait être une véritable fête au hacking pour des milliers de cerveaux mal intentionnés ou joueurs. Quels impacts sur la vie privée ? Tous vos faits et gestes sont tracés forcément (aujourd’hui, on peut encore éteindre son mobile mais ce sera plus difficile quand c’est lui qui démarrera votre voiture). Si on n’a rien à se reprocher, dans l’absolu, ce n’est pas grave… mais sur le plan éthique, j’imagine qu’il n’y a pas que moi que cela dérange :-)

Je dois pouvoir encore trouver des tonnes de problèmes sans solution, sans même de périmètre pour les identifier clairement donc on va arrêter là. Je n’arrive plus aujourd’hui, à réfléchir aux projets confiés à Digidust sans les aborder au démarrage par l’angle de la mobilité, y compris les briefs très tournés vers les Communautés ou d’autres sujets plus « statiques ». Les possibilités sont tellement larges ; il n’y a que notre créativité et la capacité du mass market à s’approprier nos idées dans ses usages qui nous limitent. On fait un beau métier quand même… et je sens que mon téléphone et moi ne sommes pas prêt de nous quitter :-)

Say Hello to Digidust ! :-)

J’ai souvent défendu que, sur Internet, l’idée en elle-même n’a pas beaucoup de valeur et que c’est la capacité de l’entrepreneur à mettre en oeuvre cette idée qui compte vraiment. Le métier de Digidust est vieux comme le Web : Nous sommes une Agence de Stratégie Internet et Marketing Digital.

Il part d’une vision simple, qui était déjà vraie il y a plus de 10 ans :

« Une part croissante de votre marché se trouve derrière un écran et ses habitudes changent un peu plus chaque jour. Nous vous aidons à le comprendre, à lui parler, à l’écouter et à être là où il veut vous trouver pour lui proposer ce qu’il attend de vous ! »

Sur cette conviction, j’ai décidé de créer Digidust avec Stéphane Ménoret, un ami de longue date et nouvel associé, qui apportera sa créativité et assurera le management opérationnel de la société.

Je suis particulièrement heureux – l’inverse vous aurait sans doute étonné :-) – de ce lancement pour de nombreuses raisons, dont voici les 2 principales.

D’une part, c’était déjà le métier de CSI, la toute première société que j’ai créé au siècle dernier, alors que je terminais mes études. Ce baptême du feu en tant qu’Entrepreneur a rencontré un certain succès, à l’époque, même si les projets dans leur concept, étaient à des années lumières de ceux que nous sommes capables de porter aujourd’hui. Disons qu’il y avait déjà l’enthousiasme mais la technologie n’y était pas ! ;-)
J’ai d’ailleurs toujours mené cette activité en parallèle de tous mes autres projets ou sociétés, soit en m’investissant dans des Web Agencies, soit en portant des projets ponctuels à la demande de mon réseau, de clients, d’amis…

D’autre part, je travaille dans l’Internet depuis… que je travaille. Je me suis retrouvé impliqué, à un moment ou à un autre, dans quasiment tous les secteurs qui composent l’Internet aujourd’hui, j’y ai constitué un solide réseau de relations autant en France qu’aux Etats-Unis et j’ai flirté avec la majorité des technologies comme des techniques de marketing digital. En d’autres termes, je n’ai pas vraiment la prétention d’être meilleur que d’autres, mais je compte bien sur la richesse de mon parcours et de mon expérience pour être, autant que possible, à la hauteur des attentes de nos clients et coller au plus près de leurs objectifs Business.

Comme on ne peut pas entreprendre ou investir dans chaque projet que l’on croise (et qui, forcément, nous passionne) car rester focus sur l’existant est indispensable pour un entrepreneur; Digidust me permet de m’impliquer vraiment dans les missions qui nous sont confiées et, de ce fait, d’assouvir, quelque part, ma soif d’entreprendre et de créativité.

Même si Steph en est le DG, je serai très présent dans cette entreprise et serai, de près ou de loin, sur chaque mission qui nous sera confiée (comme je le fais actuellement sur celles qui sont déjà en cours)… C’est bien l’envie de mettre cette expérience et cette connaissance au service d’autres sociétés qui me porte dans cette aventure et pas le simple fait de « créer une nouvelle boite ».

Voilà, je vais donc partager, dans les années qui viennent, la majeure partie de mon temps entre Stonfield et Digidust. Il existe d’ailleurs des synergies à trouver entre les deux sociétés, comme nous venons de le faire – ensemble – pour l’un des leaders Français de la gestion de patrimoine. Vous pourrez suivre ces nouvelles aventures sur ce blog, bien évidemment… et je vais essayer d’ailleurs d’en partager le plus possible avec vous.

En attendant, si le coeur vous en dit, vous pouvez en savoir plus sur Digidust en visitant le site Web, le blog et/ou en suivant le compte Twitter.

De même, si l’envie de laisser un petit commentaire d’encouragement vous prenait, ne la réfrénez pas… On peut être un « vieil entrepreneur » et garder le même trac à la naissance d’un nouveau projet ;-)