J’étais en Egypte la semaine dernière, au Caire, pour la conférence interne d’un géant des Telcos, organisée par Stonfield. Le thème principal était : les Medias Sociaux… mais je vous ai déjà parlé de cela.
C’était ma première visite en Egypte et ma première dans un pays ayant terminé une révolution quelques jours auparavant. Pour être franc, j’ai beaucoup bossé et je suis peu sorti de l’hôtel donc je ne vais pas pouvoir vous dépeindre la situation du pays comme un journaliste pourrait le faire. Je peux simplement vous jeter sur « le papier » quelques souvenirs ou points qui m’ont marqués…
Le marché des portiques de sécurité est très porteur. Il y en a à peu près partout, à l’entrée de l’hôtel, bien-sûr mais également des centres commerciaux et autres bâtiments publics. A chaque fois, un policier, un militaire ou un agent de sécurité est présent. Toutefois, personne ne les emprunte vraiment et quand il sonne, ben, rien… Vous échangez un mot avec le militaire et poursuivez votre chemin. Le plus souvent, si vous n’êtes pas arabe, vous n’avez même pas besoin d’y passer… Il y a une vraie déclinaison du « délit de sale gueule » tendance raciste mais ça ne semble étonner personne à part moi.
Savez-vous ce qu’est la Marque Employeur ? C’est sans doute l’un des éléments les plus décisifs sur le plan stratégique en matière de recrutement et de Management RH… Il convient donc, je pense, de s’y intéresser un tant soit peu
En quelques mots, c’est la synthèse de ce que les dirigeants d’une entreprise décident de partager avec l’ensemble de l’écosystème pour exprimer leur vision, mais aussi les valeurs de l’entreprise, son positionnement, la nature de sa politique RH et la dimension à la fois durable et sociale de celle-ci. Disons que c’est aussi ce qui rend votre entreprise un peu… unique !
Par exemple, les dirigeants d’AREVA définissent la Marque Employeur du groupe ainsi : « L’énergie doit être au service de l’Homme en permettant le développement économique, le progrès social et la préservation de la planète. Parce que l’avenir exige le meilleur de nous, nous révélons les meilleurs talents dans toute leur diversité« .
Chez Stonfield, le sujet nous intéresse forcément beaucoup car il impacte directement notre travail lorsque nous mettons en oeuvre une solution de motivation ou de cohésion d’équipe, à la fois sur l’approche en elle-même que sur l’organisation du séminaire (pour peu qu’un seul soit suffisant) à proprement parler.
C’est la raison pour laquelle Stonfield est l’un des partenaires – en compagnie de Google, TNS Sofres et EBI – d’un Masterclass consacré à la Marque Employeur et organisé par nos amis de I&E Management le 20 Octobre. Cette journée – dernière étape d’une tournée Européenne – verra défiler quelques uns des meilleurs experts sur le sujet, et notamment l’excellent Brett Minchington, l’un des tous meilleurs auteurs mondiaux de la discipline.
Si vous êtes DRH ou Directeur Marketing (ce sont généralement les deux dirigeants susceptibles de porter les enjeux de la Marque Employeur dans une entreprise), cette journée vous permettra de vous bâtir une solide culture sur le sujet, mais également d’y récupérer quelques pistes de réflexion et méthodologiques qui peuvent sans doute être directement exploitables dans votre entreprise.
J’espère que nous aurons l’occasion de nous y croiser et d’échanger un peu pendant – ou off – les discussions. J’interviens régulièrement sur les aspects les plus technologiques de l’Employer Brand Management, notamment dans leur dimension liée à l’appréhension des entreprises par les Digital Natives (ou plus largement les Digital Enthusiastics) et c’est un sujet qui me passionne.
Les inscriptions se font ici et le programme détaillé est là.
Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).
Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi
J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield‘s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.
PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire
Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.
Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…
L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.
Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.
Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.
Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.
Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !
Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.
Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !
Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps. J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.
En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…
Alors ça, si ce n’est pas une excellente nouvelle !
Même si quelques journaux s’en étaient fait l’écho, cela faisait partie des rumeurs, comme bien d’autres ont tournées sur le sujet. Mais depuis ce matin, la rumeur est devenue réalité.
C’est Julien Martel, de Directeur des Opérations de Stonfield, qui m’a appris la – bonne – nouvelle. Cela m’a ensuite été confirmé, après un échange ce matin, par l’un des principaux intéressés que je venais de féliciter.
Comme Julien le dit, c’est bien une nouvelle ère qui s’ouvre, pour diverses raisons (et sans aborder le volet sulfureux des affaires de Bernard Laporte).
D’abord, il s’agit d’une vraie rupture dans le jeu qui sera mis en place. Il est bien sûr trop tôt pour faire une quelconque analyse, mais les hommes sont trop différents de leur prédécesseur pour que l’on retrouve un schéma similaire.
Milou, notamment, laisse les joueurs s’exprimer et prendre leurs responsabilités, comme on a pu le voir lorsqu’il a mené les – de 21 ans au titre mondial. Il est très respectueux des joueurs, qui d’ailleurs, le lui rendent bien. Je connais moins Marc Lièvremont, mais j’imagine qu’ils ont une vision similaire ou au moins complémentaire, sinon, pourquoi les avoir associés ?
Emile N’Tamack connait très bien la jeune génération (pour les raisons que j’ai évoqué) donc connait très bien les 30 joueurs qui joueront la Coupe du Monde de Rugby 2011… même s’il est peut-être un peu tôt pour faire la liste Il sera donc dans une position idéale pour constituer un groupe solide, avec un jeu bâtit dans la durée…
Enfin, Marc Lièvremont était très « joueur » et Emile N’Tamack vient du Stade Toulousain, où il entraine toujours les Espoirs. Autant dire qu’ils ont tous les deux une culture de l’attaque et de l’initiative individuelle, que nous sommes beaucoup à souhaiter pour la qualité du jeu, et que l’IRB (poussé notamment par la Nouvelle Zélande) veut également imposer par une modification des rêgles.
Vivement le Tournoi des VI Nations 2008 et bravo à tous les deux !
Non, ce n’est pas une nouvelle filiale, ni une école d’Art Dramatique en Entreprise qui serait implantée en Floride !
Je suis très heureux de vous annoncer la création d’un Association Loi de 1901, dénommée Stonfield Team Acting. Sa vocation est très simple : Nous proposons très souvent à nos clients de travailler sur la cohésion, la motivation ou les performances de leurs équipes en s’adossant à des projets que je qualifierais de responsables et de positifs.
Nous avons, pour structurer cette offre qui remporte un succès croissant, décidé de créer une association dédiée. Son objet est d’aider les entreprises à financer et organiser des opérations à caractère humanitaire, sanitaire ou écologique… plus simplement des projets axés sur la thématique du Développement Durable.
Pourquoi avoir créé une association pour cela ?
Tout simplement parce que je souhaitais qu’une structure juridiquement et financièrement indépendante de Stonfield et de ses filiales porte ces projets (même s’ils sont souvent adossés à des interventions de nos consultants ou dans le cadre de voyages de récompense que nous organisons). Les projets que nous monterons seront irréprochables que ce soit sur l’utilisation des fonds collectés ou sur le contrôle de l’exécution sur le terrain. Les charges de l’association seront également réduites à leur plus strict minimum, l’association bénéficiant de l’infrastructure de Stonfield pour fonctionner.
J’ai eu la remarque d’un ami, qui me challengeait un peu sur l’éthique de cette démarche.
Son approche (en se faisant volontairement l’avocat du diable) était de me dire que Stonfield travaille principalement pour des grands groupes et que nous sommes la pour les rendre encore plus performants donc profitables. C’est donc un peu hypocrite d’utiliser une campagne de vaccination (c’est un projet que j’évoquerai lorsqu’il sera public !) ou de financer les études d’enfants qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école (autre projet également dans les tuyaux), simplement pour rendre un grand groupe international encore plus rentable.
Ma réponse tient en deux points, même si elle n’est pas exhaustive :
1- La démarche de nos interlocuteurs chez nos clients est très sincère. Nous avons notamment pu le valider dans la sélection des projets que nous allions soutenir. Ils ont une approche responsable du sujet, vraiment motivée par la finalité des projets. Les opérations que nous organisons fonctionnent d’ailleurs notamment, parce que tous les participants y adhèrent également sans arrière pensée. On ne peut pas reprocher aux gens d’avoir attendu le XXIème siècle pour agir, mais plutôt les féliciter d’agir et dans des proportions aussi larges.
2- Les mêmes budgets, qui sont consacrés à ces projets, étaient auparavant distribués sous forme de Rolex, de baptêmes en hélicoptère et autres iPods… Je ne crois pas que ce soit un grand mal, pas même pour Rolex qui se porte plutôt bien, si ces mêmes budgets sont consacrés à des fins plus collectives et « positives ».
Sur un plan pratique, cette association sera bientôt dotée d’un site Web et/ou d’un blog qui permettra de communiquer sur les actions entreprises.
Vous ne pouvez pas y verser de fonds à titre personnel, car elle est dédiée aux actions de nos clients dans le cadre que j’ai évoqué ci-dessus. Ceci étant, si vous êtes manager ou dirigeant d’une entreprise, vous pouvez toujours devenir client…
Stonfield également, participera financièrement, sous la forme d’un versement One Shot lors de la campagne de vaccination, qui aura lieu en Inde au mois de Mars 2008 aux cotés de son client et principal instigateur du projet (un grand groupe informatique)… mais je vous en reparlerai plus en détail.
Nous étudions, pour la suite, la possibilité de reverser une part de notre chiffre d’affaires à l’association, pour y porter les projets qui séduiraient l’équipe de Stonfield. Toutefois, il est encore trop tôt pour que je puisse m’y engager. Cette idée est pour l’instant, seulement envisagée. J’ai intégré cette hypothèse comme un « NiceToHave » dans notre business plan, mais avant de pouvoir la mettre en oeuvre, je dois m’assurer que nous respecterons le BP en question.
Pour conclure, même si je suis sûr que je vous en reparlerai régulièrement car le sujet me tient à coeur (un entrepreneur peut très bien s’exprimer dans une entreprise à but non lucratif !), nous n’avons bien évidemment pas l’ambition de changer la face du monde et encore moins de sauver la planète. Nous apportons ainsi, avec, je l’espère, beaucoup d’humilité, de compassion mais également de détermination, une pierre de plus pour bâtir notre avenir, celui de nos enfants et de notre écosystème.
Je fais partie de ceux qui pensent que c’est une excellente idée pour plusieurs raisons.
Voici les deux principales :
- Le Team Building est l’un des meilleurs outils pour améliorer les performances d’une équipe. Il est possible d’agir de façon structurelle sur une équipe, pour aller bien au-delà de la somme d’individualité qui la compose. C’est leur cohésion et leur détermination collective qui ont amené les Français à battre les All Blacks en 1999.
- L’armée, et plus particulièrement les unités de combat, sont de formidables écoles d’humilité, d’abnégation et de mobilisation des individus vers un objectif collectif. Les officiers sont souvent d’excellents managers, et beaucoup réussissent une très belle carrière dans le privé après leur retraite militaire.
Et pourtant…
Pourtant, nous n’avons jamais proposé (et nous ne le ferons pas) de stage commando aux clients de Stonfield, que ce soit dans le cadre de séminaires de cohésion d’équipe ou de séminaires de motivation. En effet, ces stages sont véritablement marquants, voire même traumatisants pour le commun des collaborateurs. Ce qui est extrêmement positif pour 30 gars au top physiquement, sportifs de très haut-niveau, qui plus est, dans l’un des sports les plus durs qui soit, ne l’est pas forcément pour un groupe de 30 cadres, de 28 à 59 ans, plus habitués à manier Excel que les harnais de descente en rappel.
Il nous est arrivé de travailler avec des militaires, mais dans le cadre de conférences ou d’interventions sur la motivation, l’esprit d’équipe ou la sécurité des informations. Je pense que je devrais me rapprocher de l’armée pour voir dans quelle mesure nous pourrions bâtir un programme qui soit adapté au mode de vie en entreprise et ne soit pas pénalisant pour les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas suivre physiquement.
On dit souvent qu’un bon séminaire doit marquer les esprits, créer des souvenirs communs indélébiles… Il doit surtout éviter de traumatiser ou d’exclure un individu du groupe parce qu’il a le vertige ou simplement horreur du sport.
Ce qui est bon pour une équipe ne l’est pas forcément sur une autre. C’est pour cela que l’on doit, à chaque fois, se remettre en question et trouver de nouvelles solutions. C’est également pour cela que j’adore ce job
On le sait depuis la révélation du Groupe France pour la Coupe du Monde de Rugby : Thomas Castaignède ne terminera pas sa carrière au Stade de France.
Je ne veux pas forcément revenir sur cette décision car je ne suis ni Manager Général, ni Sélectionneur National. Ils ont une bien meilleure vision que moi sur le niveau de forme des joueurs, sans doute leurs raisons et prennent leurs responsabilités. J’ai eu hier, au téléphone, un candidat – très – crédible à la succession de Bernard Laporte. Nous avons évoqué le sujet rapidement et il m’a dit qu’au final : "Ce sont tous des gars aussi sympas que Thomas et qui méritent également d’y aller". Il a sans doute raison…
Il est actuellement très courtisé pour resigner en club pour quelques saisons. J’aimerai vraiment qu’il accepte, pour le revoir jouer, bien sûr, mais surtout pour qu’il ne soit pas rongé toute sa vie par les remords d’une fin de carrière non méritée. Gagner un championnat est quelque chose de très fort – même si ça l’est sans doute moins que de gagner une Coupe du Monde – et c’est une fin plus à la mesure du talent de cet homme.
Quoi qu’il en soit, je voulais profiter de la tribune que m’offre mon blog, pour témoigner du respect et de l’admiration que je peux avoir pour Thomas Castaignède. C’est un talent pur qui représente pour moi – comme d’ailleurs Clément Poitrenaud, son concurrent direct, nouveau titulaire au poste d’arrière – le fameux French Flair qui fait la renommée mondiale du rugby Français. Beaucoup pensent que son passage en UK et le poids qu’il a pris en quelques mois l’auront rendu fragile, parsemant ainsi sa carrière de multiples blessures (notamment celle de la Coupe du Monde 2003). C’était peut-être une mauvaise décision, effectivement…
Je garderai pour ma part en mémoire, ses matchs avec l’Equipe de France dans le tournoi et ses prises d’initiatives semant le trouble dans les défenses adverses. L’image qui me restera gravée est celle d’un cadrage débordement, laissant sur place un centre anglais (désolé, je ne me souviens plus du match exact, seulement de la phase de jeu) sans même avoir besoin de tendre le bras pour le raffuter… et c’est une belle image.
Avec Stonfield, nous travaillons très souvent avec des sportifs de haut-niveau. Rien que la semaine prochaine, je serai chez un de mes clients avec Emile N’Tamack… Philippe Sella interviendra avec nous également sur un autre dossier, tout comme, dans un autre genre, Laurent Jalabert lors d’un dîner. J’espère avoir un jour l’occasion de travailler avec Thomas – nous avons des clients à Londres et il devrait entamer une carrière dans la City, pour la Société Générale – pour qu’il puisse aider nos clients avec ce qu’il est, ce qu’il a appris et ce qu’il a vécu. C’est dans ce type d’épreuves que l’on forge un caractère, et quand ce caractère est basé sur un talent brut, le résultat peut être spectaculaire !
Merci Thomas, pour ces très belles années de rugby et tous mes voeux de réussite pour cette nouvelle vie et ce nouveau départ
Lorsqu’on lance une nouvelle entreprise, où simplement comme c’est le cas en ce moment, une nouvelle filiale, l’un des points sur lequel je passe en général le plus de temps est le choix du nom.
Me concernant, voici le Top 10 des points que j’essaye de garder en tête lorsque je dois choisir un nom :
1- Trouvez un nom que vous allez peut-être garder des années (pourquoi pas une vie ?!?). Il y a un vrai intérêt à ne pas se tromper donc à prendre son temps, juste pour éviter une éternité de frustration lorsque vous ne le supporterez plus.
2- Le nom doit évoquer ce que vous êtes, en termes de métier ou de valeurs, sans pour autant vous enfermer pour la suite ni tomber dans le descriptif pur. Autant chercher un mouton à 5 pattes ! Le nom doit anticiper tout ce que vous n’avez pas prévu dans le business plan et qui pourtant ne manquera pas d’arriver, de façon plus ou moins prévisible. Ce ne serait pas très astucieux de créer Stonfield HugeBurner Cars, alors que Stonfield BioPower Cars me semble déjà plus dans l’air du temps.
3- Lors des brainstormings, évitez de “casser” le premier qui dit un truc qui vous semble stupide, cela vous permettra peut-être de rebondir sur un truc idiot qui amènera un grand n’importe quoi, juste avant d’accoucher d’une idée géniale. En plus, même si vous vous trouvez brillant, ce que vous dites n’est pas forcément plus intelligent.
4- Reprenez vos manuels, le nom doit avoir toutes les caractéristiques que l’on apprend en première année de marketing (mémorisable, déclinable, bla bla bla…).
5- Demandez à toutes les personnes autour de vous, que vous jugez crédibles car Gurus du marketing, mais aussi aux autres qui auront un avis de néophyte donc de bon sens. Demandez à plusieurs personnes ce qui vous évitera de faire un choix guidé par l’enthousiasme d’avoir trouvé un truc qui semble bien, et qui va directement vous enfermer dans le truc en question au point de tuer toute créativité.
6- Au bout d’un moment, arrêtez de demander à tout le monde, car comme tout le monde a un avis, vous finissez par ne plus pouvoir choisir. Pour mémoire, c’est à vous de décider… Vous êtes le ou l’un des fondateurs.
7- Respectez l’avis de votre ou vos associés, car même si vous pensez qu’ils se trompent, ils sont tiraillés par tous les problèmes qui vous tiraillent vous même et ont donc peut-être raison. Respectez-les ; ils sont comme vous et le respect est l’une des piliers de base d’une association
8- Faites valider le nom par votre mari ou votre femme (ou la personne qui partage votre vie). Cela vous évitera de vous taper un “Je te l’avais dit” chaque fois que le nom que vous avez choisit sera critiqué par quelqu’un (ce qui ne manquera pas d’arriver avec le succès que je vous souhaite).
9- Un fois que vous n’hésitez plus qu’entre 2 ou 3 options, choisissez en une et défendez-la pendant les années qui suivent… On peut créer une marque avec un peu tout et n’importe quoi, grâce au talent de l’équipe marketing. Qui aurait parié sur un nom aussi stupide que Google, il y a 10 ans ?
10- Trouvez l’histoire qui va avec le nom. Vous passerez les prochaines années à répondre à la question “Mais… D’où vient le nom merveilleux de votre société ?”, posé par vos futurs partenaires, vos clients, les candidats à un job chez vous, voss fournisseurs, etc….
Il doit sans doute y avoir beaucoup d’autres points à traiter, mais je n’ai presque plus de batterie et je voulais vraiment faire cette note à la Guy Kawasaki
Au passage, sur les quelques propositions que mon associé dans ce nouveau projet et moi avons encore, une semble faire un début d’unanimité. On tranchera donc à mon retour de Dubai (et lui de Bretagne ) pour lancer définitivement le projet.
Mon agenda est très rugby ces derniers jours… et ce n’est clairement pas pour me déplaire
Samedi dernier, je me suis régalé en allant voir Stade Toulousain – Montpellier, dans une ambiance qui ressemblait à la rentrée des classes. Le jeu était plaisant et les « tapas » de Gimm Traiteur vraiment excellents, comme d’habitude
Merci à Thibaut Failler et Gérard Calvet pour leur gentille invitation.
C’est mercredi que ça s’est compliqué.
Un de nos clients fête le lendemain les 50 ans de la société. Nous sommes en charge de l’organisation de cet anniversaire qui s’annonce vraiment très bien. Le projet est sous contrôle et tout le monde est détendu… jusqu’à ce que l’un des speakers invités par notre client se désiste !
Vent de panique chez le client qui nous demande si on peut le sortir de ce mauvais pas. Je contacte Philippe Sella pour voir s’il peut se rendre disponible dans un aussi court délai et il accepte gentiment pour me rendre service (on a commencé à travailler ensemble il y a quelques années maintenant). Nous apportons donc au client une super solution en toute fin de journée et celui-ci se détend.
Jeudi matin, vers 06:30, je reçois un SMS laconique d’Air France me remerciant de ma compréhension parce que nos vols (celui de Philippe et le mien) viennent d’être annulé. Ce que je comprend surtout, c’est que nous sommes partis dans une super galère ! Il y a effectivement une grève du zèle (!) des aiguilleurs du ciel
On trouve un nouveau vol qui doit arriver à 13:40, sachant que la répétition commence à… 11:00.
Le stress du client remonte en flèche instantanément (celui de mon Chef de Projet aussi, mais il a l’habitude ) et ils commencent à réaménager les interventions de l’après-midi pour que Phillipe commence vers 16:30.
Notre vol est annoncé « possible » mais avec une heure de retard, soit un atterrissage à Orly vers 14:40… La tension devient presque palpable. Au moins, nous avons largement de préparer son intervention, Philippe apportant sa bonne humeur et sa connaissance du sujet et moi apportant l’angle de l’intervention et ma connaissance du client.
L’avion est enfin annoncé, nous décollons puis arrivons à Orly vers 15:00. On saute dans une voiture de location (avec GPS histoire de prendre vraiment le chemin le plus court qui tienne aussi compte du traffic et pas un itinéraire approximatif) pour rejoindre le site. On arrive enfin, avec presque 30 minutes… d’avance, pour une intervention qui va durer 1:30. Tout se passe au final très bien, « la salle est chaude » et Philippe Sella très bon. Il signe quelques autographes, répond à des questions toujours avec le sourire et fait pas mal de photos. La pause terminée, les sessions de travail reprennent.
Philippe et moi sautons dans la voiture pour filer à Roissy CDG (aucun avion n’étant disponible pour le retour à Orly). On prend les petites routes, histoire d’éviter de s’empaler dans les embouteillages du périphérique et on contourne Paris par l’Ouest. Nous arrivons finalement sous la pluie, juste dans les temps pour sauter dans le dernier avion. Je passe sur le fait qu’il reste immobile 30 minutes sur la piste alors que nous sommes tous à bord, puis à nouveau 15 minutes à l’arrivée, le temps qu’une passerelle nous permette de débarquer. Il est un peu moins de minuit et nous rentrons enfin de ce périple.
Au final, je crois que le client est très satisfait des 50 ans de sa société. Pour Philippe et moi, nous avons tellement ramé pour arriver à faire de cet événement un succès qu’à la fin, il n’y a que ça qui est important…
Je sais à présent presque tout de sa vie et lui de la mienne… vous imaginez, après toutes ces heures à attendre… et j’en profite, au passage, pour souhaiter bonne chance à son fils qui va jouer une finale de championnat en scolaire
Philippe : Merci pour la ballade. C’était vraiment sympa malgré la galère des transports. On remet ça dès que possible !
Pour finir ma semaine rugby, j’ai déjeuné tout à l’heure avec Emile N’Tamack sur quels sujets je pourrais lui proposer d’intervenir sur les dossiers de Stonfield. Il est très sympa, mais surtout, je crois qu’il peut être très bon et il me tarde que l’on travaille ensemble. Contre toute attente, nous avons parlé un peu business et beaucoup… Rugby
PS : Il m’a d’ailleurs invité à venir voir jouer les Espoirs du Stade Toulousain, qu’il co-entraine, contre Tarbes, demain à Ernest Wallon. Il m’a confirmé, au passage, qu’il allait faire jouer deux petits jeunes pleins d’avenir et qui recommencent à courir après leurs blessures : Fred Michalak et Fabien Pelous (que j’avais d’ailleurs eu au téléphone pour le cas où Philippe n’aurait pas été disponible).
Je vais prendre avec moi mon fils Killian. Il a déjà 6 ans et il est temps qu’il s’intéresse au travail de son père
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.