Black out…

En ce moment, ce blog est assez calme. Pourtant, je n’ai pas de panne d’inspiration. En fait, il y aurait pleins de sujets que j’aimerai aborder comme cette note dont le titre sera « La Relève » ou cette autre note qui vous parlera du lancement d’une activité de service par un ami, à laquelle je participe amicalement, un peu en mode laboratoire.

Ce manque de publications est essentiellement lié à une activité disons, plutôt très soutenue, à la fois sur Stonfield, Digidust et Labotec. C’est tellement prenant que je suis même parti me mettre « au vert » quelques jours, chez nos amis Catalans, histoire de rester très focus sur ma TodoList.

Normalement, je devrais pouvoir reprendre un rythme à peu près normal dans quelques jours… et peut-être vous donner quelques détails sur ce qui me tient si loin de ce blog ;-)

La Marque Employeur

Savez-vous ce qu’est la Marque Employeur ? C’est sans doute l’un des éléments les plus décisifs sur le plan stratégique en matière de recrutement et de Management RH… Il convient donc, je pense, de s’y intéresser un tant soit peu :-)

Marque Employeur-1

En quelques mots, c’est la synthèse de ce que les dirigeants d’une entreprise décident de partager avec l’ensemble de l’écosystème pour exprimer leur vision, mais aussi les valeurs de l’entreprise, son positionnement, la nature de sa politique RH et la dimension à la fois durable et sociale de celle-ci. Disons que c’est aussi ce qui rend votre entreprise un peu… unique !

Par exemple, les dirigeants d’AREVA définissent la Marque Employeur du groupe ainsi : « L’énergie doit être au service de l’Homme en permettant le développement économique, le progrès social et la préservation de la planète. Parce que l’avenir exige le meilleur de nous, nous révélons les meilleurs talents dans toute leur diversité« .

Chez Stonfield, le sujet nous intéresse forcément beaucoup car il impacte directement notre travail lorsque nous mettons en oeuvre une solution de motivation ou de cohésion d’équipe, à la fois sur l’approche en elle-même que sur l’organisation du séminaire (pour peu qu’un seul soit suffisant) à proprement parler.

C’est la raison pour laquelle Stonfield est l’un des partenaires – en compagnie de Google, TNS Sofres et EBI – d’un Masterclass consacré à la Marque Employeur et organisé par nos amis de I&E Management le 20 Octobre. Cette journée – dernière étape d’une tournée Européenne – verra défiler quelques uns des meilleurs experts sur le sujet, et notamment l’excellent Brett Minchington, l’un des tous meilleurs auteurs mondiaux de la discipline.

Marque Employeur

Si vous êtes DRH ou Directeur Marketing (ce sont généralement les deux dirigeants susceptibles de porter les enjeux de la Marque Employeur dans une entreprise), cette journée vous permettra de vous bâtir une solide culture sur le sujet, mais également d’y récupérer quelques pistes de réflexion et méthodologiques qui peuvent sans doute être directement exploitables dans votre entreprise.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous y croiser et d’échanger un peu pendant – ou off – les discussions. J’interviens régulièrement sur les aspects les plus technologiques de l’Employer Brand Management, notamment dans leur dimension liée à l’appréhension des entreprises par les Digital Natives (ou plus largement les Digital Enthusiastics) et c’est un sujet qui me passionne.

Les inscriptions se font ici et le programme détaillé est là.

Page Facebook de Stonfield

Je viens de créer, il y a quelques jours, une page Facebook pour Stonfield. L’idée est d’échanger avec ce que l’on pourrait appeler des « Sympathisants », c’est à dire des clients, des partenaires, des amis, notre équipe… et tous ceux avec qui on s’entend bien même si on ne travaille pas ensemble (une histoire de valeurs communes, principalement… ;-) ).

Il y a déjà 25 membres – ce qui me semble beaucoup pour une petite entreprise qui n’a pas l’ambition de guérir le monde de tous ses maux – que j’en profite pour remercier de nous avoir rejoint. J’ai voulu aller voir quelle typologie se dégageait (je sais, je sais, on ne fait pas de statistiques avec 25 personnes, mais c’est pour le plaisir). Je découvre les subtilités de Facebook et que je l’aime ou pas, on ne peut pas ignorer un service qui a su séduire 300 Millions de personnes dans le monde.

Facebook | Aperçu Stonfield

En fait, on s’aperçoit qu’il y a autant d’Hommes que de Femmes (et ça, c’est plutôt pas mal !) mais que cette population est relativement jeune (globalement moins de 45 ans). Je n’en tire pas de conclusion définitive pour l’instant car cela n’aurait pas de sens, mais je viendrais de temps en temps vous faire un point sur le sujet, pour qu’on voit ensemble s’il y a quelque chose à apprendre de la gestion des Pages Facebook.

Au passage, ceux d’entre vous qui connaissent mieux Facebook que moi (c’est à dire quasiment vous tous ! :-) ) peuvent en profiter pour me dire ce que j’ai mal fait sur cette page, ce qui manque ou ce qui ne sert à rien. Je suis près à travailler pour m’améliorer sur le sujet ;-)

On vient voir Paris de partout…

… même parfois de Toulouse. :-)

Je vais passer quelques jours à Paris cette semaine, avec un agenda chargé mais qui devrait faire avancer pas mal de projets en cours, autant coté Labotec que Stonfield.

tour eiffel

Je suis assez heureux de ce passage car il devrait encore faire beau et j’adore cette ville sous le soleil. Quand on pense que des gens viennent du monde entier pour la voir, alors que nous sommes même obligé d’y aller pour le business. Si ce n’est pas de la chance… :-)

Et au milieu coule une rivière…

Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue :-)

Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.

Internet

Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.

Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.

Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.

Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.

Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.

Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux :-D Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.

Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…

sieste golf

En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela :-)

Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…

L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.

Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé :-)

Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !

Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi… :-)

Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.

Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14 :-)

Il faut écouter les Clients

Je sais, ce titre est une vraie tarte à la crème. Et pourtant, c’est ce que m’inspire nos relations avec une société qui, justement, se proclame le N°1 de la Gestion de la Relation Clients Salesforce.com
Allez, je vous raconte en quelques lignes.

sourd

Chez Stonfield, nous utilisions Salesforce pour gérer nos Relations Clients. Leur modèle économique est simple : Il existe différents niveaux de service et vous payez un « loyer » par utilisateurs et par moi. C’est ce que l’on appelle du SAAS (pour Software As A Service) ou de la location d’application en ligne.

Lorsque nous l’avions choisi, nous l’avions fait prudemment et testé longuement, car on ne base pas son Système d’Information sur un simple coup de tête. Puis, après avoir validé que cela correspondait globalement à nos besoins, nous avons commandé un nombre de licence en corrélation avec notre nombre d’utilisateur et négocié un tarif qui soit cohérent avec les recrutements à venir. C’était il y a 3 ans environ. A l’époque, nous étions un client de taille respectable, leur développement en France étant très faible. J’avais même participé gratuitement en tant que Speaker à l’un de leur séminaire Clients pour dire tout le bien que je pensais, à l’époque, de leur solution.

Lorsque la croissance de l’entreprise s’est ralentie, contrairement à nos prévisions (il en faut mais c’est pas pour cela que ça se réalise), nous avons décidé de ne pas ouvrir un certain nombre de postes, pourtant mis dans le business plan. Nous avons donc contacté le représentant de Salesforce.com pour lui expliquer la situation, en lui demandant une révision de contrat avec un nombre de licence à la baisse, étant bien-sûr d’accord pour que le tarif unitaire soit ré-évalué puisque nous ne prenions pas le volume attendu. On nous a expliqué que sur l’année, ce ne serait pas possible et que nous devrions payer pour l’ensemble des licences commandées, mais que par contre, à la date anniversaire du contrat, qui courrait sur 2 ans, nous pourrions le réviser. Pas de soucis, c’est la loi des contrats, même si je pense qu’ils auraient pu regarder de plus près.

Quelques temps avant la date anniversaire, nous reprenons contact. Notre interlocuteur nous dit qu’il va regarder ce qu’il peut faire mais qu’il n’y croit pas trop… ce sur quoi, je commence à, comment dire, me tendre un peu. :-)

Il revient finalement vers nous après de multiples relances, pour nous annoncer que finalement, ils ne vont rien pouvoir faire et que nous devons payer la globalité jusqu’à la fin des 2 ans, soit quelques milliers d’euros brûlés en pure perte. La raison invoquée : Ils sont une entreprise cotée et notre chiffre d’affaires est déjà dans les Forecasts donc ils ne veulent pas décevoir le marché.

Spontanément, je lui demande donc s’il me prend pour un con ? J’adorerai que Stonfield soit d’une taille propre à déstabiliser le cours de bourse de Salesforce.com, mais ce n’est pas le cas. L’équipe est super mais à taille humaine, donc vous imaginez l’enjeu pour une entreprise qui affiche 55 400 clients.

Le gars me confirme pourtant être remonté jusqu’au General Manager Europe pour obtenir une exception. Si c’est effectivement le cas, je me demande quel degré d’initiative et de responsabilisation peut avoir un chargé de clientèle voir un General Manager Pays.

Le contrat s’est terminé il y a quelques jours et cela fait des mois que nous avons migré vers un autre système, finalement plus performant, mieux adapté et 167 fois moins cher (il n’y a pas d’erreur de frappe).

Que peut-on apprendre de cette anecdote ? :-)

- Devant la façon dont ils se sont comporté, je me suis tout simplement fermé. Dès lors, je n’ai eu de cesse que de casser le contrat, quelle que soit la qualité de leur service et même si nous devions alors nous lancer dans la mise en place d’un nouveau SI, en prenant ainsi le risque de créer un dysfonctionnement dans l’entreprise ou d’y perdre des données.

- Quand vous voulez dire Non à votre client, ce qui est toujours possible et parfois souhaitable, il n’est jamais nécessaire de le prendre pour un con. La majorité de vos clients sont largement aussi intelligents que vous, donc normalement, vous pouvez leur parler comme à des adultes.

- Disposer du meilleur service (ou d’un service perçu comme tel) n’est pas suffisant pour faire preuve au mieux d’arrogance et au pire, d’une forme d’autisme des affaires… En fait, rien ne peut justifier ça.

- Si vos commerciaux doivent contacter le patron Europe pour des questions Clients à quelques centaines d’euros, cela signifie que vos clients vont comprendre qu’ils ne sont que des preneurs de commande (vous devriez donc les remplacer par des Call Center, largement à la hauteur du job, moins chers et moins compliqués à gérer) et que votre patron Europe est largement surpayé quelque soit son salaire pour perdre son temps sur ce genre de sujet (surtout si finalement la réponse doit invoquer le cours de la bourse :-D ).

C’est donc une tarte à la crème, mais je crois que le tout premier truc que l’on doit à nos clients, c’est de les écouter. Il est possible que j’ai parfois été défaillant sur ce terrain, mais toujours par manque de temps ou de compétences, jamais par manque de respect ou de sens du service.

PS : Si d’aventure il venait à l’esprit de Salesforce.com de venir défendre leur position par ici, je les invite à le faire avec grand plaisir, mais surtout avec mesure et/ou une forme d’humilité, car j’ai conservé la globalité de nos échanges, formels ou pas, et nous y retrouvons l’intégralité de ce que je viens de mettre dans cet article. Il y a bien deux ou trois autres trucs que j’aurais pu ajouter, mais malheureusement, les paroles s’envolent (Je n’ai pas l’habitude de m’attaquer à qui que ce soit pour le plaisir, ni sans que ce soit justifié et défendable, devant n’importe quelle tribune).

Il court pour le coeur des enfants

Je suis conscient que ce titre a un petit coté mélodramatique, mais c’est pourtant ce que Julien Martel va faire. Il vient de se lancer un petit défi personnel, à savoir courir le Marathon de Paris pour la première fois.

mecenat-chirurgie-cardiaquePour trouver une source de motivation supplémentaire, il a décidé de donner, à titre personnel, 0,50 euros par kilomètre qu’il va parcourir, lors du marathon bien-sûr, mais également lors des entraînements, soit environ 350 km, à une association qui lui tient à coeur (avec un jeu de mot pas fait exprès !) : Mécénat Chirurgie Cardiaque.

« L’association Mécénat Chirurgie Cardiaque a été créée en 1996 afin de permettre aux enfants défavorisés atteints de malformation du cœur d’être opérés en France lorsque cela est impossible dans leur pays d’origine. A ce jour, 1300 enfants ont été opérés et sont repartis chez eux mener une vraie vie d’enfant. »

Sur un plan purement financier, sachez que les dons que vous feriez peuvent donner lieu à une réduction d’impôts de 75%.

Ce que vous pouvez faire :
- Lui donner un challenge, genre, tant d’argent en don par kilomètre,
- Faire un don directement sur le widget en haut à droite de son blog,
- Parce que les temps sont durs, lui laisser un simple petit commentaire d’encouragement, ici ou directement sur son blog, peu importe… ça lui fera plaisir.

Disclosure : Julien Martel est le dirigeant de Stonfield Team Services, dont je suis le principal actionnaire. Je le met pour que ce soit transparent, mais là, je ne vois vraiment pas ce que ça peut faire :-)

He's soooo cuuuute !!! :-)

Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).

Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi :-)

J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield’s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.



PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire ;-)

Les nouvelles (en vrac) du front (en feu) !

J’ai un peu de mal à bloguer en ce moment, si ce n’est sur mon blog en Anglais (enfin, dans mon Anglais très personnel :-) ) qui est en fait, beaucoup plus léger à alimenter puisque c’est un storytlr. En fait, ici, sur mon blog principal, je publie finalement surtout des notes plus à mon image qui sont devenues un peu ma marque de fabrique, à savoir longues, égo-centriques, très bordéliques et trop personnelles :-)

Au passage, je ne sais pas vraiment pour qui j’écris de telles notes, mais je pense qu’au final, c’est un peu une manière de mettre de l’ordre dans mon esprit. Donc… Cher Journal Intime, :-)

Plus sérieusement, il est vrai que c’est un peu « vivant » en ce moment. Autant vous dire que je suis un peu en co-location avec ma petite famille qui ne me voit plus que derrière l’écran du Mac. Ma femme, qui s’occupe de tout le reste, est vraiment formidable ! ;-)

killian-palm-beach

Mes journées commencent vers 04:00 du matin et se terminent vers 10:00 du soir, avec des tonnes de choses très différentes à porter en même temps et ce sentiment, à la fin de la journée, de ne pas avoir réduit la TodoList.

C’est habituel mais assez frustrant. En prenant du recul, je m’aperçois que finalement, les choses avancent plutôt pas mal. Passer d’un projet à l’autre quasiment sans s’en apercevoir, donne un peu le tournis, mais, malgré la crise très dure qui frappe l’économie mondiale, pour l’instant, disons que nos petites entreprises passent à travers. On va faire au mieux pour que ça dure.

Je ne vais pas me plaindre non plus, j’ai la chance d’avoir, à l’autre bout de l’Atlantique, un ou deux voir trois associés en béton… et ça, c’est inestimable. Merci les garçons ! ;-)

D’ailleurs, quand on parle d’entrepreneur (puisque ces trois là que je viens de linker ci-dessus en sont de beaux spécimens !), je travaille actuellement sur trois nouvelles idées, en parallèle, qui m’excitent vraiment :
- le premier est une impulsion atomique à l’une des sociétés que je soutiens, et je crois qu’elle le vaut bien. Ce n’est pas fait parce qu’il faut trouver un chemin adapté, mais l’envie et l’énergie sont là.
- le second est un tout petit projet mais un vrai coup de cœur, frais et positif.
- le troisième est une idée magique, à laquelle je vais apporter ce que je sais vraiment faire et qui serait ma « first US Venture » (dernière remarque qui devrait trouver un écho très spécial dans le coeur de tous les entrepreneurs de l’Internet français qui passeraient par ici et dont je me sens forcément plus que proche ;-) ).  J’espère que nous – je ne suis bien évidemment pas tout seul – allons lancer le projet dans les jours ou les semaines qui viennent… et je vous en reparlerai, bien sûr.

Pour les trois, je pense que la semaine prochaine sera décisive. Je ne sais pas si ces opportunités sont directement liées à ma présence aux Etats-Unis, mais j’ai l’impression d’avoir retrouvé une énergie qui m’avait manqué au deuxième semestre 2008, entre une grosse fatigue structurelle (je n’avais pas fait de break pendant 11 mois) et une certaine lassitude de penser (à tort) qu’on n’avançait pas assez vite malgré des montagnes d’efforts. Quelle que soit leurs issues, je ne serai opérationnel dans aucun des trois projets car Stonfield InWorld me prend déjà tout mon temps (et ce n’est pas encore assez), mais je me sens toujours autant Entrepreneur, à essayer d’impulser, de pousser au cul, de faire avancer, de dynamiser… (désolé, je suis en panne de synonymes :-) ) et je fais là ce que j’aime le plus au monde (sur le plan professionnel s’entend :-) ).

Au milieu de tout cela se posent des questions plus personnelles et/ou logistiques, sur le fait que nous dussions prolonger ou pas notre séjour ici, ou du moins que nous décidions de revenir pour une plus longue durée, ce qui impliquerait d’entamer des démarches pour l’obtention d’un Visa, tout en gardant en tête qu’il y a des tas de trucs qui nous manquent de France à commencer par la famille, les amis, le rugby ou les formidables repas du Dimanche…

Le monde est vraiment plat finalement, et je m’aperçois que où qu’on soit, Internet a vraiment changé nos vies en y apportant une liberté inconnue jusqu’ici.

Jeudi matin, par exemple, je vais intervenir lors d’une conférence à Dijon, devant les dirigeants d’une grande entreprise. Au départ, je discutais avec Pierre, l’un des boss qui m’a gentiment invité car on envisageait que je vienne en France pour l’occasion. Nous avons convenu que cela n’avait pas beaucoup de sens, sur un plan environnemental, de faire un Miami – Dijon (et ce n’est pas direct ! :-) ) aller – retour pour 1:30 de passage au micro… mais au lieu d’abandonner l’idée, nous avons simplement décidé de le faire en visio. Il y a ne serait-ce que 5 ans, cela aurait été tellement compliqué ou cher que nous aurions annulé ou enfoncé encore un peu plus la planète dans la tombe. Bien-sûr, je ne vais pas pouvoir profiter de l’excellent déjeuner qui devrait suivre, avec sur la table une vraie démonstration de force de la gastronomie d’une des régions championnes en la matière (et dans mon cas, surtout depuis que je suis ici, c’est une vrai déception ! :-) ). Bien-sûr ce sera sans doute plus dur à suivre pour les participants et peut-être moins engageant, mais j’imagine que c’est à moi de compenser en donnant encore plus d’énergie et que comme on va parler d’Internet et de prospective, ils vont également être intéressés par l’expérience ?!? On verra bien… mais ça se fera.

Même sur un plan plus personnel, je ne me souviens plus comment nous faisions avant Skype et Hellotipi. Nous sommes en visio au moins une fois par jour avec l’un ou l’autre de la famille et nous partageons le reste sur Hellotipi, en quasi-temps réel, au point qu’il n’y ait plus beaucoup de distance véritable. Nos proches ont visité notre appartement et notre environnement en vidéo, déjà vu des tonnes de photos des enfants, eu des nouvelles en flux tendu par le Twitter et le Blog interne, en plus du blog de ma femme qui est en train de devenir un Guide pour Expatriés en Floride. Vous y comprendrez d’ailleurs pourquoi j’ai mis cette photo de Killian, l’un de mes fils, lançant une Noix de Coco dans l’eau, qui, au-delà de son aspect symbolique dans cette note, a une vraie dimension historique locale ;-)

Bref, arrivé au bout de cette note qui n’a finalement ni queue ni tête et qui ne va intéresser que ma mère, je me dis que le titre n’a jamais été autant adapté au contenu.

Bon week-end à tous ! :-)

Les Amis de Stonfield

C’est incroyable à quel point l’Internet a changé nos comportements, notre relation avec les autres, notre façon de travailler… En regardant de plus près, je me suis aperçu que je n’ai jamais rencontré physiquement plus de 75% des gens avec lesquels je suis amené à collaborer, sous une forme ou une autre. Je n’ai plus de bureau physique, simplement des appareils (mon Mac, mon iPhone,…) qui me permettent de rester en contact permanent avec mon écosystème digital.

Je ne suis bien-sûr pas un cas isolé, puisque la grande majorité des personnes avec lesquelles je coopère ont un fonctionnement similaire. Ainsi, des groupes de travail plus ou moins formels se créent, échangent, avancent puis se défont quand le projet est à son terme. Certains sont des salariés de l’entreprise, d’autres des clients, des prestataires, des partenaires, des associés, des amis plus ou moins proches, des passionnés du sujet qui viennent simplement vous aider, les lecteurs de votre blog ;-) , des étudiants, des retraités… Ils sont dans votre entourage, dans votre ville, dans votre pays ou n’importe où ailleurs, avec comme seule limite une question de fuseaux horaires et parfois, de langue.

love

Concernant plus précisément Stonfield (je parle des deux entités de Stonfield : Team Services et InWorld, ainsi que de l’association Stonfield TeamActing), je me suis aperçu que des tas de gens nous aiment bien et nous aident, pour le plaisir le plus souvent, parce que nous partageons avec eux des valeurs fortes, une certaine vision de la vie ou des affaires, de notre façon de faire notre métier, de l’importance de l’innovation, de la passion, de l’enthousiasme… et ces gens ont commencé à former une sorte de communauté de sympathisants plus ou moins actifs. Ils ne défendent pas forcément tout ce que nous faisons, de façon béate d’admiration et peuvent même être très critiques, mais c’est toujours pour nous aider à avancer et jamais méchant. Certains, ayant pourtant des jobs en temps pleins et rien de particulier à y gagner, se sont même énormément investis sur nos projets, notamment dans Second Life, et y ont apporté une valeur forte et certaine.

C’est sans aucun doute cet état d’esprit qui fait que j’aime ce que je fais. On ne travaille jamais seul ; on travaille avec d’autres. Même le dernier intégristes libéral le plus sauvage va proner un libre-échange total… et pour échanger, même sans régulation, il faut au moins être deux !

J’en ai parlé à David et à Julien, car ils sont directement impliqués dans ce type de réflexion et nous avons décidé de créer un groupe d’amis de Stonfield pour réunir tous ces « sympathisants », sans aucune autre ambition que de les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour nous. Nous l’avons nommé « Stonfield’s Friends » ce qui n’est pas très original, je vous l’accorde, mais qui a le mérite d’être explicite.

Pour le formaliser, il existe un groupe FaceBook auquel vous pouvez demander à entrer, pour peu que vous ayez l’impression de partager certaines de nos valeurs, de nos idées, de nos visions… ou simplement parce que vous nous aimez bien ?!? Dans tous les cas, nous en serons très flattés… mais ne vous trompez pas, il s’agit bien de VOUS marquer NOTRE reconnaissance et pas l’inverse :-)

Si vous voulez rejoindre le groupe, il vous suffit de cliquer ici

Besoin d'un séminaire de Team-Building ou de motivation ? Aidez ces gens…

… parce que là, ils ont l’air au bout du rouleau :-)

Denis et Medhi font partie de l’équipe commerciale de Stonfield qui travaille sur l’amélioration des performances d’équipe, les séminaires de motivation ou de team-Building, bref, tout un tas de trucs particulièrement utiles aux entreprises par ces temps de crise.

Ils ont un message fort à faire passer, qui ressemble à un appel au secours ou à un pêtage de plomb, à moins que ce ne soit tout simplement la marque d’un état d’esprit que j’adore dans cette entreprise… Oui, en fait, je crois bien qu’en fait, c’est cela ;-)

je veux un brief non de …

Je ne sais pas si c’est la bonne méthode pour vous départager dans le challenge qui vous préoccupe en ce moment, mais c’est très drôle et j’y retrouve votre enthousiasme et votre créativité… Je suis sûr que des managers astucieux, à la recherche d’un peu de créativité pour remotiver leurs équipes y verront ça également.

Bravo les gars, je suis fier de vous !;-)

Expatrié à Miami… entre autres

Je n’ai pas eu le temps de bloguer hier, assez fatigué (sans trop savoir pourquoi) et très pris par les préparatifs de mon voyage à Miami.

En fait, je n’avais pas le coeur à le faire non plus. Bien-sûr, je m’envole ce matin vers une belle aventure… mais je laisse aussi ma famille seule ces 3 prochaines semaines, pendant que je serai, de mon coté, en train de découvrir plein de choses que j’aurais aimé partager avec eux.

Je m’inquiète aussi de penser à ma femme qui va devoir voyager seule, avec 100 Kg de bagages et 3 enfants très jeunes… J’imagine d’ici la partie de plaisir que cela va être :-(

Bref, tout cela tient mes pensées assez loin de ce blog tout comme de mon job d’ailleurs. Je sens que j’avais besoin de couper un peu, après un run sans vacances depuis Janvier dernier, et tous les trucs vraiment super qui ont été accomplis. Les deux ou trois jours que je passe un peu Off me font du bien, m’aèrent l’esprit.

Je vais d’ailleurs prendre quelques vacances à l’arrivée de Stéphanie et des enfants, histoire d’être avec eux totalement. Je ne suis pas inquiet coté business car, que ce soit Stonfield InWorld ou Stonfield Team Services, des gens géniaux (que ce soit mes associés ou les équipes) sont aux commandes et ils se passeront tous très bien de moi quelques jours (ce qui est parfois limite vexant pour un gars avec un égo comme le mien :-) ).

En attendant, ce matin, c’était le grand départ. D’ailleurs, c’était assez drôle car le voyage a commencé, presque comme d’habitude, par un embarquement sur un vol très tôt à destination de Paris, ce que j’ai du faire une quarantaine de fois ces douze derniers mois. J’y ai retrouvé tous les zombis hommes d’affaires du premier vol, le visage blafard et les yeux creusés, qui partaient pour la journée ou la semaine, la seule différence étant que je faisais vraiment un peu décalé… avec mon sac de golf au milieu des costards sombres :-)

Allez, mon vol est à l’heure… et je vais profiter d’un expresso avant d’embarquer.

See you on the other side ;-)

Le retour de l'Hiver Nucléaire

Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.

Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…

L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.

Hiver Nucleaire

Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.

Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! :-) ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.

Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.

Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose :-) )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !

Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.

Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !

Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps.  J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.

En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…

Team-Building Innovation avec Seesmic ? :-)

Stonfield est spécialisée dans l’organisation de séminaires de team-building ou d’incentive pour les entreprises, plus précisément spécialisée dans l’amélioration des performances d’équipe.

C’est une de nos activités dans laquelle je ne passe quasiment plus de temps, étant d’une part très largement absorbé par Kipost et sachant d’autre part que la société est pilotée par une équipe vraiment très performante et qui n’a plus besoin de mes services.

Toutefois, de temps en temps, je regrette que nos affaires m’éloignent un peu d’eux quand je vois l’ambiance qui règne dans les bureaux.

Mehdi Showla réponse @strapp & pcarles

On dit souvent que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Je ne crois pas que ce soit le cas chez Stonfield.

Mehdi, qui est au centre du débat ci-dessous, à intégré Stonfield au début du mois de Septembre 2008. Il semble plutôt à l’aise dans ces chaussures (même s’il finit par les jeter) et je trouve très drôle qu’il se fasse chambrer par les autres (dont moi :-) ) et notamment Julien, le boss de la société ou Stéphane (qui dirige la Prod depuis nos bureaux de Toulouse). Vous ne manquerez pas non plus de noter que Denis se cache derrière, soit pour ne pas montrer qu’il est éclaté de rire, soit par timidité (Non, je déconne, Denis n’est vraiment pas timide…)

Après sa capacité à favoriser le recrutement, Seesmic serait-il également un outil de cohésion d’équipe ? Je ne vais pas aller jusque là, mais il faut avouer que quand l’équipe s’entend bien, c’est un bon moyen de se détendre un peu… et de se détendre ensemble.

C’est aussi une forme de team-building, ça, non ? :-)

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Les Mondes Virtuels sont entrés dans les entreprises…

Vous n’allez pas y échapper ! Si mes précédentes notes faisaient état de Business Cases pour vous démontrer l’intérêt des Mondes Virtuels pour améliorer la productivité en entreprise, il est toujours bon de voir comment on peut décliner de nouveaux usages…

Tout d’abord, en matière de Team Building, je profite d’un article qui nous est consacré dans ToulEco, excellent nouveau journal économique en ligne, lancé par Martin Venzal et traitant de l’actualité de la région.

Il y est question de la solution de Team Building déployée par Stonfield dans World of Warcraft. L’idée est simple : décliner les méthodes qu’utilisent nos consultants pour améliorer les performances d’équipe dans nos séminaires classiques, et les transposer dans World of Warcraft, jeu vidéo en ligne massivement multi-joueurs et univers persistant.

Objectifs de la méthode :
- Moins de déplacements, donc une économie financière, de temps et sur les émissions de CO2.
- Une approche différente et tout aussi efficace, notamment lorsque l’on doit travailler avec une équipe sur le long terme.

Merci Martin, pour cet article… et au plaisir de se revoir autour d’une table toulousaine ;-)

Toujours dans la lignée des usages, Arcelor-Mittal va tenir sa prochaine Assemblée Générale dans Second Life, et c’est Lakshmi Mittal qui viendra la présider. Bien sûr, l’objectif est d’améliorer l’image de l’entreprise, mais pas seulement. Il y a aussi une véritable ambition de conjuguer un vieux business jugé poussiéreux comme la sidérurgie et ce qui se fait de plus innovant en matière d’usages technologiques. Plus accessible (notamment pour les divers actionnaires répartis sur la planète), moins coûteux (on parle de 150KE, ce qui est bien moins que le coût d’une AG traditionnelle pour ce genre de groupe) et aussi performant (voix, slideshows, vidéos, etc….), cette AG s’annonce comme une véritable avancée en matière de gouvernance.

Bien sûr, il reste beaucoup à faire pour rendre ces usages Main Stream, mais il est difficile de nier l’intérêt, à une époque où le prix du pétrole explose, la compétitivité mondiale est plus forte que jamais et que nous sommes au pied du mur en matière de protection de l’environnement.

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