Lancez votre entreprise en 54 heures !

Cela fait des mois, des années que vous y pensez mais vous n’avez toujours pas eu l’occasion, le temps, l’argent, le courage, l’environnement idéal pour vous lancer. Préparez-vous car début décembre va passer un train à ne pas rater, du genre de ceux qui pourraient bien changer votre vie !

start-up week-end

Le Start-Up Week-End est un concept né à Seatle – USA, sur un principe simple : enfermer une équipe pluridisciplinaire dans un bocal pendant tout un week-end et ressortir avec une start-up prête à décoller.

Le week-end du 4 au 6 décembre 2009 aura lieu le tout premier à Paris, à la Cantine. Si vous avez une bonne idée d’entreprise à créer, c’est un fantastique tremplin pour aller vous frotter une première fois au marché.
Si vous êtes un développeur PHP tout barbu, une rockstar du Webdesign, un marketeur de talent, un financier hors-pair, un avocat technophile, c’est l’occasion de passer un week-end vraiment fun et sympa avec vos pairs, en mode Conférence Détendue… et sans doute de networker un peu et de montrer l’étendu de vos compétences.

Voici comment ça se passe : Le vendredi soir, pendant le PitchFire, vous allez présenter et défendre votre idée, avec l’espoir de séduire une équipe qui planchera ensuite dessus pendant 54 heures. Il va falloir être bon pendant ces 2 minutes, car non seulement il faut attirer une équipe, mais il faut surtout attirer les meilleurs de l’assistance. On sait bien que les grandes aventures sont portées par de grandes équipes !

Ensuite, tout le monde va se mettre au travail, coder, imaginer, challenger, projeter, calculer, etc… pour monter véritablement le business plan, le produit, le site… A la fin de ces quelques heures de travail acharné, il y a une grande présentation des produits, business models, maquettes, sites… bref, de tout ce qui aura été produit pendant le Week-End et, comme cela arrive parfois, de vrais projets qui émergent et qui peuvent alors emprunter leur propre chemin.

Paris Startup Weekend

Je ne doute pas que quelques investisseurs trainent par là également (en fait, j’en ai déjà repéré certains que je connais :-) ), à la recherche de porteurs de projets de talent et de quelques idées fraiches (l’un ne sert à rien sans l’autre !).

Pour ma part, je vais également essayer d’y passer pendant le week-end, ne serait-ce que pour l’ambiance, y croiser quelques uns de mes amis qui y seront, rencontrer de nouveaux entrepreneurs, investisseurs, codeurs et passer un moment sympa en mode e-kermesse :-)

Si j’avais une idée et besoin de me tester pour savoir si je la lance ou pas, c’est clairement dans ce genre de conférence que je me rendrais. Il vient un moment où il faut savoir se jeter à l’eau, même si elle est un peu froide et voir dans quelle mesure on sait nager ou pas.

Il y a des milliers de porteurs de projets qui se rêvent entrepreneur et passent leur vie à renoncer pour des raisons qu’ils se fabriquent. Là, vous avez à disposition un bac à sable grandeur nature où vous ne prenez aucun risque si ce n’est celui de faire valider votre idée par une équipe enthousiaste et de passer un super week-end. C’est un risque, ça ? ;-)

Wiseed… Devenez investisseur à partir de 100 euros ;-)

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Wiseed, jeune fond d’investissement doté d’un business model assez intéressant à mon sens.

Le principe est assez simple : Wiseed collecte des fonds auprès d’investisseurs confirmés ou débutants, à partir de 100 euros puis propose à ces investisseurs un portefeuille de jeunes sociétés à financer parmi les start-ups qu’ils ont sélectionné sur la base de critères assez traditionnels comme l’idée, la stratégie, la qualité de l’équipe dirigeante, le caractère innovant, etc…

WiSEED

L’investissement peut aller à une seule ou plusieurs entreprises, suivant les coups de coeur de chaque investisseur ou sa volonté de réduire son risque en multipliant les projets.

Je trouve l’approche assez intéressante pour au moins 4 raisons :

Un investisseur débutant et sans grosse mise de fond peut rejoindre des personnes bien plus expérimentées pour faire ses premiers pas dans le capital risque. A partir de 100 euros de « mise », on ne devrait pas y perdre sa maison quoi qu’il en soit. :-)

Par ailleurs, ce fond n’est pas ouvert uniquement aux « petits » investisseurs, certains particuliers ayant approché Wiseed pour leur confier des budgets à 6 voir 7 chiffres.

De plus, le modèle est porté par une équipe qui maîtrise parfaitement les aspects fiscaux liés aux investissements en Seed ou Early-Stage et qui vont donc assurer pour vous un ingénierie fiscale optimisée, notamment si vous entrez dans le cadre de la loi Tepa.

Enfin, il y a dans cette équipe des personnes de qualité (je ne parle que pour ceux que je connais mais je n’ai aucune raison de douter des autres ;-) ) qui ont vraiment l’habitude d’accompagner de jeunes entrepreneurs (et nous savons tous que la dimension d’accompagnement est largement aussi importante que l’investissement en lui-même) et qui intègrent une forte dimension sociale dans leurs actions.

Si vous êtes un investisseur en herbe ou affirmé, ou tout simplement un business angel qui n’a pas suffisamment de temps pour gérer son portefeuille et ses capitaux, je pense (je ne peux pas l’affirmer sans les avoir « utilisé » moi-même mais j’aime bien à la fois l’équipe et l’approche) que Wiseed peut vraiment être une alternative intéressante. Vous avez bien 100 euros qui traînent pour tester le modèle ?!? :-)

Accessoirement, pour un entrepreneur qui souhaite lever, c’est là aussi un approche qui n’est pas traditionnelle, mais qui peut représenter un canal vraiment intéressant, entre les banques et les VC. A suivre… ;-)

Say hello to the Labotec

Cela faisait un petit moment que je vous parlais de l’iPhone, tout en brûlant d’envie de vous en dire un peu plus sur un bien joli projet : Labotec.

Il y a deux jours, nous avons mis le site en ligne et rendu publique l’idée de base qui se trouve derrière Labotec : Permettre à des personnes ayant des idées d’application pour iPhone, de les développer et de les mettre sur le marché, sans rien investir si ce n’est leur créativité et un peu de leur temps.

applications-iphone

En quelques mots, si vous avez une idée d’application iPhone qui pourrait essayer de changer le monde (pour le rendre meilleur, dans l’autre sens, il y a trop de concurrence !), vous pouvez la soumettre et la défendre sur le site de Labotec .

Un Comité d’Investissement va ensuite l’étudier et voir dans quelle mesure elle lui semble viable. Si l’avis est négatif, vous recevrez malheureusement un email gentil mais porteur de la mauvaise nouvelle. Si l’avis est positif, Labotec va requalifier votre idée avec vous, pour essayer de l’enrichir et d’en faire le tour, puis développer l’application sur la base de l’idée puis la mettre sur le marché, c’est à dire dans l’AppStore. Dans certains cas, l’application pourra également être portée sur d’autres plates-formes comme Android ou Blackberry, par exemple.

Lorsque l’application générera des revenus, Labotec conservera les 25 000 premiers $ pour re-financer le développement et la mise sur le marché… puis chaque dollar supplémentaire sera partagé, 50% pour l’Inspirer et 50% pour Labotec, aussi longtemps que celle-ci générera des revenus.

Nous pensons vraiment qu’il y a des pépites qui ne voient pas le jour faute de moyens, ou simplement parce que le porteur de l’idée (que nous appelons l’Inspirer) ne sait pas par quel bout aborder le sujet. Dans ce cas précis, il n’a rien d’autre à faire que de nous convaincre que son idée est bonne et Labotec prendra les risques inhérents à ce genre d’opération.

Bien-sûr, il est probable que ce type de modèle ne s’adresse pas à tout le monde, certains ayant les compétences pour développer l’application eux-même ou préférant prendre un développeur et s’occuper directement du juridique et du marketing. Toutefois, je crois vraiment que Labotec peut être utile et profitable pour d’autres. Les dizaines d’idées – dont certaines vraiment excellentes – que nous avons déjà reçu en moins de 24 heures me laissent penser que nous avons raison :-)

Il faut 3 choses pour réussir une application iPhone :
- Une bonne idée : Les Inspirers ont commencé à nous en apporter d’extraordinaires !
- Une bonne équipe de développeurs iPhone : Nous en avons qui sont – déjà – expérimentés (c’est à dire de la première heure avec des applications entrées dans l’AppStore) et que je trouve très bons.
- Un peu de marketing pour faire connaître les Applications : Il n’est pas facile de vendre un mauvais produit (ou du moins un produit que l’on trouve mauvais) mais je crois que si elles apportent de la valeur, nous saurons le faire savoir. C’est principalement à la sélection de l’idée (et de l’Inspirer à idée géniale équivalente) que cela va se jouer.

Vous trouverez tous les détails sur le site Français et vous pouvez suivre Labotec sur Twitter également pour en savoir un peu plus.

Me concernant plus personnellement, je ne suis qu’un des investisseurs de Labotec, que j’ai co-fondé avec Florian Seroussi, entrepreneur sympa et successful basé à Miami. Je ne suis pas directement impliqué dans les opérations, ayant déjà pas mal à faire avec Stonfield et d’autres « bricoles ».

Toutefois, comme à mon habitude, je ferai de mon mieux pour défendre ce projet que je trouve très sympa, très positif et qui me passionne, chaque fois que j’en aurais l’occasion.

Cela signifie que vous devriez encore entendre parler de Labotec sur ce blog :-)

Entrepreneur et premier salarié

Un garçon très bien que je connais est en train de monter une start-up internet sympa. Il a levé un peu d’argent (ce qui n’est pas si mal par les temps qui courent) et s’apprête à recruter son premier salarié.

Il y a quelques jours, il m’a contacté pour me demander quelques conseils « de vieux », car avec le premier co-équipier viennent les premiers doutes ou les premières angoisses pour les entrepreneurs… et je crois que c’est bien normal. C’était le cas pour moi aussi, il y a quelques pas mal de temps. :-)

Même si j’étais très flatté qu’il accorde autant d’importance à mon avis, je n’ai vraiment pas eu l’occasion de le contacter de vive voix, mais je lui ai envoyé un email avec quelques lignes de conduites auxquelles je m’attache personnellement. Je n’avais pas prévu d’en faire une note, trouvant ça plutôt prétentieux, mais il m’a expliqué que c’était vraiment utile pour lui et m’a convaincu que ça le serait sans doute aussi pour d’autres neo-entrepreneurs.

Donc, même si je ne détiens pas la Vérité Universelle et que ça ne doit pas fonctionner pour tout le monde, voici les axes qui régissent mes relations avec les équipes avec lesquelles je travaille, quasiment dans les termes de ma réponse . Vous en ferez ce que vous voudrez :-)

communiste

Recruter son premier salarié est ce qui te fait passer du statut de Freelance – Entrepreneur à celui de Chef d’Entreprise – Entrepreneur. Tu te retrouves alors avec une double responsabilité :

- Ton entreprise doit retirer le maximum de bénéfice de ton salarié en l’employant au mieux des ses possibilités et des besoins de ta stratégie,

- Ton salarié doit pouvoir compter sur toi, car tu es son boss, en charge de la dite stratégie et il sera le premier à payer TES erreurs.

Je n’ai pas vraiment de conseil à te donner mais je peux partager avec toi ce que je ferai si j’étais dans ta situation, pour accueillir mon premier salarié. Tu n’es pas moi, donc je t’invite à prendre du recul par rapport à ce que tu es et ton projet. Garde donc à l’esprit que ces 10 pistes ne sont pas 10 Commandements :-) mais seulement des axes de réflexion, issus de mon expérience propre.

1- Accueille-le avec beaucoup d’attention et met-le dans les meilleures conditions humaines et matérielles que tes moyens le permettent,

2- Donne-lui ta passion et ton enthousiasme… et ne partage pas avec lui tes doutes et tes angoisses,

3- Assure-toi qu’il te suive parce qu’il croit en toi et non parce que tu le payes,

4- Sois toujours juste et objectif, que ce soit dans la sanction ou la récompense, même si des fois c’est au détriment de ton intérêt personnel,

5- Il doit voir et comprendre que tu ne lui fais rien faire que tu ne sois pas capable de faire toi-même (je ne parle pas de compétences mais d’intérêt de la tâche).

6- Valorise toujours son travail, sans jamais te l’approprier…

7- Met-toi en première ligne et aide/protège-le chaque fois qu’il doit affronter un vrai problème, qu’il en soit la cause ou pas.

8- S’il n’est pas à la hauteur de tes attentes réalistes : Essaye vraiment et sincèrement de l’aider à s’améliorer. Sépare-t-en de suite (jamais un vendredi !) si tu ne l’en crois pas capable, quelque soit le coût, et aide-le à rebondir.

9- S’il te ment ou te « vole », même une seule fois : Sépare-t-en de suite, quelque en soit le coût.

10- Garde à l’esprit que lui, tout comme toi, a des émotions, des envies, des peurs, des projets, des sentiments, des rêves… et que tu es un acteur très important à ses yeux pour tout cela.

On est assez loin de la Gestion des Ressources Humaines telle que je l’ai apprise il y a longtemps, à l’école, mais voilà comment, avec le temps, JE me suis mis à fonctionner, avec mes qualités et mes défauts. J’espère que ça te sera utile et que cela t’aidera à construire ta propre ligne de conduite.

Combien peut-il en rester ? Le Test des 2 manches de 10

Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas :-)

En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.

cimetiere

La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…

Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions. :-)

Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul :-)

On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre :-)

La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de  - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.

Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.

S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…

En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.

A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver Wordpress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr

Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.

Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?

Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.

A nous d’être de ceux-là ;-)

Coming soon…

coming-soon

Storytlr

Storytlr, c’est un service de LifeStream c’est à dire que vous pouvez regrouper toute votre « vie numérique » en un seul et même lieu. Ce service vient dans le sillage de FriendFeed ou de Tumblr, par exemple, mais apportant une simplicité que je trouve carrément géniale.

FriendFeed est assez puissant mais également assez moche et peu personnalisable. Tumblr, de son coté, est vraiment sympa mais il n’évolue plus depuis longtemps, malgré des tonnes de lacunes (comme le simple fait qu’il n’y ait pas de commentaires en natif et qu’on soit obligé de passer par Disqus, par exemple). Pourtant, c’est bien sur Tumblr que j’ai posé les bases d’un blog en anglais… faute de trouver mieux.

storytlrC’est justement en cherchant une plateforme plus performante pour mon blog US que je suis re-tombé sur Storytlr. Pour la petite histoire, ce sont deux amis belges qui ont développé ce service, inspirés par une vidéo de Loïc. En le testant, il se trouve que j’ai découvert ce que je cherchais depuis longtemps à savoir un service efficace, simple d’utilisation, rapide à gérer, qui puisse consolider du contenu extérieur tout en étant une plateforme de diffusion de son propre contenu, etc… C’est bien réalisé, basé me semble-t-il sur du Wordpress, l’interface est limpide et je regrette simplement qu’ils ne soient pas mieux hébergés car on sent que les servers comme la bande passante sont sous-dimensionnés. Des dizaines d’options manquent vraiment pour en faire un truc parfait comme par exemple la possibilité d’insérer des photos qui sont sur son disque dur dans les posts (sans passer par un URL), l’intégration de Gravatars, une application iPhone pour poster comme sur Tumblr, etc… Mais de tout cela n’est complètement bloquant et je vous rappelle que ce sont deux gars qui ont fait cela dans leur coin, sans lever de fond ni même avoir de business model !!!

Au final, je n’y trouve qu’un seul vrai défaut : je suis super nul en CSS, ce qui signifie que je suis incapable d’avoir un design pour mon Storytlr qui soit digne de ce nom. Je sais que c’est pourtant relativement simple pour du basique, mais je ne peux pas me permettre de passer deux jours à apprendre le B-A-BA du CSS pour faire mon design.

D’ailleurs, si un barbu qui passe par ici veut se charger de faire un joli design sobre pour mon Storytlr, je bascule mon blog en anglais dessus définitivement et il aura toute ma reconnaissance (voir même un petit chèque si c’est pas trop cher :-) ).

Bref, tout ça pour dire que ces deux gars de Storytlr ont réussi à faire dans leur « garage » et sur leur temps libre, ce que de nombreuses start-ups n’arrivent pas à faire en brulant pourtant beaucoup d’argent injecté par des VC renommés (non, je ne vise personne mais il n’est pas très compliqué de savoir à qui je pense :-) ). Ils ont surtout réussi à faire ce que je cherche depuis des mois à présent pour mes propres besoins. Bravo à eux !

J’attend de voir qui va venir les chercher pour leur proposer d’embrayer sur la prochaine étape, à savoir création de société, définition d’un business model (ils ont déjà une roadmap technique bien fournie), stratégie, levée, … Les temps sont durs mais il reste de belles opportunités ;-)

Sauvons Mobuzz

Mobuzz est une sorte d’institution, très innovant depuis son lancement il y a 4 ans environ. Je viens de voir passer cette « levée de fonds » que je trouve très sympa dans l’idée, comme une sorte de Web TV freeware dont le modèle serait – au moins partiellement – basé sur le don de ses utilisateurs.

Cette note n’est pas un appel à participer, responsabilité que je ne voudrais pas prendre pour autrui, chacun étant libre de faire ce qu’il veut en fonction de ses moyens. Par ailleurs, des milliers de start-ups ont des idées et des business models aujourd’hui mourants et qui mériteraient également d’être sauvés… mais il y a dans Mobuzz deux fondamentaux essentiels : d’une part, l’équipe est déterminée, créative et combattive et d’autre part, Mobuzz a rencontré son audience dans la durée, preuve de la valeur de ses programmes.

A vous de juger !

Le retour de l'Hiver Nucléaire

Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.

Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…

L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.

Hiver Nucleaire

Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.

Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! :-) ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.

Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.

Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose :-) )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !

Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.

Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !

Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps.  J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.

En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…