Français en Floride…

Rien à faire, nous, les Français, sommes incorrigibles ! :-)

Mes beaux-parents sont arrivés hier de Toulouse, car nous fêtons dimanche l’anniversaire de ma femme (je ne sais pas si j’ai le droit de dire son âge sans qu’elle me fasse la tête :-) ). C’est d’ailleurs pour cela que nous prenons quelques jours off

Dans leurs bagages, ils avaient tout un tas de trucs surtout pour les enfants… mais aussi quelques magrets de canards, quelques fromages qui puent – vraiment – et surtout, de quoi accompagner le tout pour le D Day à savoir un excellent Champagne Ruinart Blanc de Blanc pour l’apéritif, un Sauterne 2000 du Château Massereau pour accompagner le Foie Gras (Ah oui, il y avait ça aussi, dans la valise :-) ), un Château La Rose-Pourret de 1994 (l’un de mes Saint-Emilions préféré) pour le reste du repas et une bouteille de Delord Bas-Armagnac de 15 ans d’âge pour terminer en regardant le soleil se coucher…

Le repas aura du mal à être à la hauteur des flacons, tout simplement parce que la barre est vraiment très haute, mais je dois avouer que pouvoir profiter de tels vins dans un cadre aussi décalé que celui dans lequel nous vivons (c’est à dire au pays de la bière et du Mojito) pour un anniversaire en famille, c’est quand même un privilège très rare auquel j’ai encore du mal à croire vraiment.

Petit message à Jean-Charles et sa tribu ainsi qu’à mes parents : Il ne manque plus que vous pour que la photo soit parfaite ! ;-)

Domaine de la Gaffelière

C’est le premier vin que nous avons acheté, du millésime 2000, quand mon fils est né. Le Domaine de la Gaffelière est, à mon sens, un des tous meilleurs vins de Saint-Emilion.

Aujourd’hui, pour son anniversaire (il vient d’avoir 8 ans et je ne peux pas croire qu’autant de temps se soit déjà écoulé !), nous avons eu l’occasion – ce n’était pas prévu, mais bon, il faut bien s’adapter aux circonstances :-) – de boire un Domaine de la Gaffelière 1975.

Nous avions bien ouvert un Moulin à Vent de 1979 juste avant mais cela n’avait rien à voir. Pour tout dire, je pense qu’il était trop vieux et devenu plat. Il reste le respect pour le vigneron qui l’a élevé et toutes les années écoulées, mais le plaisir n’était que là. Le Saint-Emilion, lui, était au meilleur de sa forme ! Sa couleur, son nez… tout était intact !

Quand on a inventé le vin, je crois que l’on a créé une oeuvre divine, tellement les émotions et le plaisir peuvent découler de ce liquide. Ce n’est jamais pareil et c’est toujours un incoyable. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir approcher et boire ce type de bouteille et si j’en parle ici, ce n’est surtout pas pour frimer mais plutôt pour partager – au moins dans les mots – ces grands moments de vie…