Je suis très excité car je viens de finir de rédiger une note qui paraitra sur ce blog lundi, pour annoncer un événement qui me fait vraiment plaisir.
Le truc, c’est que je ne peux bien évidemment pas en parler avant alors que j’en meurs d’envie… C’est dans un cas comme ça que je comprend les enfants qui te donnent un cadeau à ouvrir mais ne peuvent pas résister à te dire ce qu’il y a dedans avant même que tu ai commencé à déchirer le papier.
N’en pouvant plus et histoire de me défouler, je me suis dit que j’allais rédiger une nouvelle note sur un autre sujet qui me aussi tient à coeur : le rugby.
Ce week-end, il y a à la fois Top14 et Tournoi des 6 Nations. Autant vous dire que je ne devrais pas être difficile à trouver, entre canapé et TV. Mais le truc, c’est que sur le thème du rugby et de la TV aussi, je suis en train de travailler avec une amie à la préparation d’un « truc » qui m’enthousiasme au plus haut point… Et là non plus, je ne peux pas vous en parler.
Ce n’est pas juridique, c’est pour d’autres raisons : je trouve cette idée fantastique et JE VEUX absolument que ça se fasse. Impossible donc d’annoncer quoi que ce soit de peur de décevoir ceux qui aiment le rugby… et peut-être aussi de nous porter la poisse
Sur le premier sujet comme sur le second, vous saurez tout la semaine prochaine, sauf si le second ne peut finalement pas se faire auquel cas, je ne vous dirai rien… et j’irais sacrifier des chatons dans un appartement-raviolis ou racheter un élevage de chèvres 1.0.
Il ne me reste donc plus qu’à parler de Gastronomie ou de vin… sauf que j’ai passé la matinée en rendez-vous pour voir dans quelle mesure il n’y aurait pas moyen d’allier business et passion sur ce thème, dans le cadre d’un projet vraiment marrant à réaliser dans un futur plus ou moins proche. En plus, là, quoi qu’il arrive, cela va prendre des semaines donc autant laisser tomber de suite le sujet sur cette note. J’en saurais plus Mercredi, lors d’un dîner qui devrait être un grand pas en avant… ou pas
A part ça, ma famille va très bien, merci pour elle. Stonfield cartonne grâce à une équipe petite mais géniale emmenée par un Julien des grands matches ! Digidust se lance tranquillement avec Stéphane au pilotage, et on est en avance sur le plan. Rien de particulier à signaler, donc…
Quand aux Elections Régionales de ce week-end, je vais être franc, je ne connais pas le nom d’un seul des candidats de ma région et je n’ai pas reçu les documents à moins que ma femme les ait jeté directement à la poubelle. Je vais donc aller voter un peu au feeling (parce que voter, c’est important !), histoire de me faire prendre l’air entre deux matches de rugby.
Voilà, c’était ma note défouloir du soir !
Et pas la peine de venir crier aux vilains teasings, je suis bien plus impatient que vous sur tous ces sujets-là !!!
Tiens, d’ailleurs, comme je suis joueur, voici ce que je propose :
Pour le deuxième sujet, autour du rugby (le premier, je ne peux vraiment pas en parler et de toute façon, on l’annonce lundi), je contacterai lundi matin pour tout lui expliquer au risque que ça ne se fasse pas, celle ou celui qui laissera la meilleure vanne ou anecdote sur le sport, avec un point supplémentaire si c’est lié au rugby. C’est moi qui serait juge, pas le temps d’installer un plugin de vote ou un truc du genre. Donc si vous vous en foutez, passez votre chemin, je ne serai pas fâché… et si vous voulez vraiment savoir, pas la peine de m’insulter ou de me soudoyer, faites nous tous rire un bon coup !
De temps en temps, quand je peux, je passe un bon moment sur une poignée de sites ou de blogs qui parlent principalement de rugby. En général, c’est très tôt le matin ou le week-end.
Comme le montre cette photo de Laurent – sur laquelle vous devriez cliquer si vous êtes Catalan – , j’ai décidé de vous en mettre ici une petite liste, très subjective et emmêlée, simplement parce que je les apprécie. Ils ne sont pas classés par ordre de préférence, juste comme ça, comme ils viennent se sont entassés… On peut s’y rendre avant et après les matches important, comme on le fait au Café des Sports, pour y discuter de tel joueur, tel choix de jeu ou tel arbitre anglo-saxon
Ils sont tous écrits avec soin, même si parfois difficiles à lire pour ceux qui ne connaissent pas ce sport, bourrés de références et surtout, le plus souvent, gardiens du patrimoine, des anciens, des valeurs, des anecdotes,… de l’Histoire !
Comme Fou : Richard est un journaliste comme je les aime bien. Il connait son sujet, l’ayant appris avec des hommes de l’art, sur le terrain et en parle avec des mots simples et justes. Les valeurs du rugby, pourant très galvaudées, transpirent dans chacune de ces notes. Incontournable.
Nice Rugby : C’est, avec Comme Fou, celui sur lequel je retrouve les débats les plus vivants, de ceux dans lesquels on ose à peine s’immiscer tellement, derrière des mots choisis, le niveau technique est élevé… mais c’est bien dans ce genre d’échange qu’on apprend le plus sur ce sport, il faut l’avouer, assez ésotérique. Intéressant.
Rugby Pioneers : Le blog que Fred a monté il y a déjà plusieurs années, qui est sans doute, le plus grand et beau musée que le rugby ait sur le Web, pas le rugby moderne, pas même le rugby cassoulet… mais le rugby des origines, sans état d’âmes et sans remplaçant, celui d’avant la deuxième guerre mondiale. Vous y trouverez des documents uniques, chinés dans le monde entier et achetés – souvent à prix d’or – par Fred. Indémodable.
Esprit en Mêlée : J’aime bien de blog car je le trouve à la fois sincère et poétique. Christian, ouvreur et graveur de pierres tombales – je le précise car je trouve ce métier assez atypique – dans la région de Grenoble, a le sens des mots pour faire passer une humeur comme une idée, un ressenti et souvent, un petit poème couché sur l’écran… Indispensable.
Blog un peu de Guingois : Pascal, qui est en fait très proche de chez moi, écrit sur tous les rugby et sur tous les niveaux, avec un ton parfois difficile à lire pour les profanes mais plein d’humour et sans à priori. Intemporel.
Renvoi au 22 : Ici, on est plus sur de la prise de recul et de l’analyse/décryptage. Je ne suis pas toujours d’accord avec « Antoine » mais j’aime bien son approche. Le plus souvent, c’est le manque de temps qui m’empêche d’aller un peu batailler avec lui, jamais le manque d’intérêt. Seul bémol, en fait : je crois qu’un blog de cette qualité de contenu mériterait une meilleure plateforme technique et de voir dégager toutes ces pubs qui viennent gâcher un bon moment ovale… Indéchiffrable.
Oeil de Benezech : Laurent Benezech est l’un des rares ex-rugbymen de haut-niveau qui tienne un blog avec autant d’assiduité. Je pense que sa triple casquette de Rugbyman / Homme de Marketing / Consultant Média y est pour quelque chose. Le plus souvent, le ton qu’il emploi m’énerve un peu car il manque d’humilité (ce qui est étonnant pour un première ligne) mais il a de ce fait le mérite de dire de façon très catégorique ce que d’autres osent à peine murmurer dans le creux de l’oreille. Il met également en lumière quelques joueurs pourtant cachés dans les tréfonds du Top14 et son équipe type, très discutable et discutée, est amendée si tu arrives à le convaincre qu’il se trompe ; une qualité rare ! Je crois qu’il y a de la place pour un vrai trublion et il en a autant les compétences que la légitimité… Juste une question de phrasé à optimiser un peu et il aurait, je pense, le job. Intransigeant
Il en existe sans doute des tonnes d’autres, mais ceux-ci sont ceux que je lis le plus… et commente parfois. N’hésitez pas à ajouter ceux que vous connaissez (sans me ressortir des sites de joueurs stars ou ceux de vente de maillots !!) pour peu que ce soit de vrais lieux d’échange sur le rugby.
Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis ne m’a pas permis de constater chez eux une grande passion du rugby. Pourtant, ils ont de très bons joueurs, très physiques et sans complexes… et je viens de découvrir qu’ils ont même un fond de patrimoine de ce sport, avec 2 titres de Champion Olympique pour leur équipe nationale dans les années 20.
A Giant Awakens est une sorte de documentaire réalisé par Sylvain Doreau qui retrace l’histoire du rugby aux USA, de leur période faste au début du siècle dernier jusqu’au renouveau des Eagles, qui m’avaient vraiment impressionné, en France, lors de la dernière Coupe du Monde, en 2007.
Bien-sûr, ils sont loin de faire la loi sur la planète ovale et ils avaient d’ailleurs terminé derniers de leur poule… Mais après avoir chèrement et fièrement défendu leurs couleurs face à 4 énormes écuries : l’Angleterre (Finaliste), l’Afrique du Sud (Champion du Monde), les Samoas et les Tongas.
Il y a bien plus dans le rugby qu’un simple sport, même dans le rugby moderne qui tend pourtant à enterrer le rugby cassoulet. J’aimerais que de nouvelles nations émergent et viennent titiller davantage les grands pays ovales, un peu comme les Argentins qui sont passés d’excellente équipe de deuxième zone (il n’y a pas de moquerie bien, au contraire, dans le choix de ce terme) à équipe de tout premier plan capable de faire tomber presque n’importe qui sur un match.
PS : Fred, si tu passes par là, tu noteras sans aucun doute quelques images de ce vieux rugby que tu aimes tant !
Je ne sais pas si on pouvait rêver de plus beau final pour la tournée que les équipes du Sud font en Europe en ce moment.
Le match de l’équipe de France contre l’Afrique du Sud était extraordinaire et il m’a semblé voir naitre un vrai groupe, équilibré, fort, technique, rapide, enthousiaste, solidaire, agressif… Je crois que beaucoup d’observateurs bien plus compétents que moi ont eu le même sentiment.
La rencontre contre des Samoans volontaires mais aussi maladroits que mal préparés a aussi montré la richesse de notre effectif, une deuxième équipe – à quelques exceptions près – ayant été alignée face aux Iliens.
Ce soir, c’est encore autre chose. Les All Blacks sont – toujours – ce qui se fait de mieux sur la planète. On entend bien dire qu’ils sont en rodage et qu’ils ne sont pas aussi redoutables qu’il y a quelques années ; Je crois qu’ils peuvent gagner avec la manière contre n’importe qu’elle équipe de la planète.
C’est d’autant plus vrai qu’ils alignent enfin à nouveau les 2 joueurs les plus importants pour leur schéma de jeu : Ritchie McCaw et Dan Carter.
Le premier, McCaw, est un capitaine aussi charismatique que performant. Toujours lucide et compétiteur hors pair, il peut, de quelques mots, corriger les écarts de son équipe et les remettre dans le sens de la marche. Au delà de toutes ces qualités, il est exemplaire dans le jeu et sans doute l’un des meilleurs au monde en 3ème ligne.
Le second, Dan Carter, est LE meilleur demi-d’ouverture du monde… et surement aussi le meilleur joueur, tous postes confondus. Il sait tout faire avec le ballon et ses statistiques, au pied, sont exceptionnelles… ce qui signifie que la moindre faute à moins de 50 mètres de nos perches coûte 3 points. Accessoirement, c’est un excellent défenseur et sa vision du jeu est précieuse dans les déplacements au pied.
Je trouve que cette équipe des Blacks que l’on critique pas mal a pourtant fière allure… même si le XV de France n’a pas de raison de complexer, pas grand chose à perdre et même, une occasion de marquer un peu plus le territoire pour cette dernière rencontre avant la Coupe du Monde, et avant d’entamer le Tournoi des 6 Nations. A ce propos, je devrais passer un peu de temps avec l’un des entraineurs du XV de France une fois que les sudistes seront rentrés chez eux ; ce sera une bonne occasion d’avoir une vision plus affutée que la mienne. Je vous en reparlerai le moment venu
En attendant, tout est réunis pour que nous ayons, ce soir, un très grand match de rugby… et il ne me tarde finalement qu’une seule chose : le coup d’envoi !
UPDATE : Quel match magnifique ! Et en plus, au moins, maintenant, on sait où on en est
Non, parce que s’il n’y a plus de fair-play dans le foot, autant se tourner vers d’autres sports, où honnêteté rime avec respect des autres, du beau jeu de main (mais là, on a le droit) et surtout, où le moindre geste légèrement déplacé est tout de suite confessé à l’arbitre dans un soucis de ne pas froisser son adversaire.
En plus, on voit qu’au rugby, au moins, les arbitres sont vraiment respectés et que quand ils voient un truc, ben, ils le sifflent, eux, quelles qu’en soient les conséquences !
Allez, sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, un excellent week-end
PS : j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé d’images d’Oloron Sainte-Marie
Invictus est le prochain film de Clint Eastwood, qui sortira au mois de Décembre. Il me tarde vraiment de voir ce film pour des tonnes de raisons. Ce n’est pas pour faire plaisir à un très bon pote fan du grand Clint. Ce n’est pas parce qu’il parle d’un des plus beaux combats du siècle dernier. Ce n’est pas parce que j’adore Morgan Freeman, sans doute l’un des meilleurs acteurs vivants… Non, c’est autre chose.
Je suis sûr que vous allez deviner tout seuls en regardant la bande annonce
Magnifique match de Jonny Wilkinson qui fait un début de saison fantastique après toutes ses blessures…
Quel joueur ! Il met tous les points de son équipe, assure une défense de fer, garde sa lucidité même dans les moments les plus tendus et surtout, ne rate aucune occasion de concrétiser les moments forts.
Les Toulousains ne peuvent pas prétendre jouer les premières places avec un tel jeu et autant d’approximations ou de fautes. C’était un bon moment, mais il n’y a vraiment pas grand chose qui me rende confiant du coté de la Ville Rose pour la suite du Top14 et le début de la HCup.
J’attend cette rencontre avec impatience, car c’est le genre d’affiche qui marque, depuis des décennies, en Ovalie. Les deux clubs ont un palmarès extraordinaire et respirent, à leur manière, le rugby.
Je me souviens encore de la finale de 1989, remportée 18 à 12 par les toulousains d’Albert Cigagna (ici en train de présenter son équipe au Président de l’époque) au Parc des Princes… J’espère qu’un jour, on nous rendra ce terrain de rugby légendaire que le triste et isolé Stade de France ne saura jamais faire oublier.
Les temps ont changé, les joueurs sont plus puissants, plus rapides, mieux entrainés… mais je ne peux pas croire qu’un joueur qui va entrer sur la pelouse avant un match comme celui-ci, ne porte pas, quelque part au fond de lui, le poids de son héritage.
Allez, je vais me chercher un verre de rosé, m’installer confortablement et regarder le combat. Que le jeu soit débridé ou asphyxié par l’enjeu, que Toulouse batte les joueurs de la Rade ou ne ramène même pas un bonus défensif, je sais déjà que ce sera un beau match dans mon coeur et que je vais passer un bon moment.
C’est sans aucun doute le plus gros derby que puisse nous offrir le Top14, et c’est à mon sens le plus attachant aussi.
Jusqu’au match suivant, l’équipe qui va gagner sera Championne du Pays Basque… C’est donc bien une finale que je vais regarder dans quelques minutes, et j’en suis tout excité !
En regardant les déclarations d’avant-match, je ne pouvais m’empêcher de penser que le rugby était en train de changer, même si l’union sacrée derrière Bourgoin et l’énorme match que les Berjalliens ont sorti contre le Champion en titre nous envoie quelques signaux rassurants. La montée en pression du derby basque est médiatique, la TV s’en amuse, nous amuse… et je ne sais pas si je ne regrette pas l’espèce de pudeur imposée par le respect et peut-être un peu d’appréhension qui régnait les années précédentes, un truc de joueurs entre joueurs.
Bref, je ne vais pas gâcher notre plaisir et arrêter de râler comme un vieil ours Oloronais en laissant croire aux plus jeunes que « c’était mieux avant ! »
Je sais, vous en avez assez que je vous parle de rugby et préférez vous délecter de l’insoutenable suspens et de la magie d’un France – Iles Feroes (je viens de trouver où c’était sur une carte) mais tant pis, l’actualité du jour, c’est bien le retour du Top 14 !
Les superlatifs fleurissent dans les médias, nous mettant d’ores et déjà titulaires de la plus relevée des compétitions de rugby au monde, avant même le Super 14… Mazette ?!?
Il faut dire qu’il a tout pour plaire, notre championnat, avec sa pluie d’étoiles digne d’une voie lactée. Une partie des meilleurs joueurs du monde qui se sont donnés rendez-vous sur nos prés, des stars en devenir, des stars sur le retour, des stars qui s’ignorent et quelques joueurs normaux qui devraient s’approcher du niveau des stars à force de les tutoyer.
Alors autant vous dire qu’après une saison de sevrage liée à mon expatriation en Floride, je ne vais pas bouder mon plaisir. Mon coeur ira au Stade Toulousain, bien évidemment… mais au-delà des 4 titulaires habituels des premières places (USAP, Paris et Clermont en plus), cette saison voit arriver des challengers de toute beauté qui cachent aussi modestement que maladroitement leurs ambitions. Je pense bien-sûr à Toulon et au Racing, mais aussi à Brive ou aux Basques de Biarritz comme de Bayonne…
Allez, ça commence ce week-end et, je ne sais pas pour vous, mais moi, JE SUIS PRET !
Initialement, j’avais juste uploadé une photo que j’avais ensuite envoyé sur Twitter, mais à bien y réfléchir, cela mérite une petit place sur mon blog.
Etant d’origine Albigeoise, j’aurais préféré que le Stade Toulousain commence par une rouste sur quelqu’un d’autre (genre Montpellier ou Oloron-Sainte-Marie ), mais bon, c’est toujours mieux de commencer la saison par une victoire proche de la maison, aussi amicale soit-elle.
En plus, La Dépêche du Midi, journal scientifique s’il en est, confirme que les Tarnais ont été fiers jusqu’au bout. Cela suffit à mon bonheur
Donc, en 1/ Allez Toulouse et en 2/ Allez Albi… Pas les mêmes ambitions mais le même niveau de challenge
Après plusieurs mois aux Etats-Unis, je dois avouer que j’ai vraiment été sevré de rugby. C’est sans doute pour cela que je n’ai pas raté un seul des 3 matchs de la série de tests du XV de France, d’abord en Nouvelle-Zélande puis en Australie.
Je ne vais pas entrer dans les détails (je suis meilleur supporter que technicien ), mais simplement souligner quelques points qui m’ont frappé, marqué, fais sourire ou agacé… un peu comme un ami qui ne ferait pas un rapport à charge mais un simple rapport d’étonnement.
Je vais d’abord retenir la première magnifique cape de Julien Dupuy. Comment pourrait-il mieux commencer une carrière en bleu ? Une excellente prestation où il s’est montré malin et accélérateur, pour signer une victoire, en NZ face aux Blacks… C’est sans doute encore un nouvel entrant pour cette charnière qui manque tant de stabilité, mais finalement, avec un tel talent, un de plus un de moins…
Je vais retenir également deux actions de Cédric Heymans : ce magnifique essai du bout du monde, où il laisse sa carte à 5 blacks… et cette magnifique vendange quand il oublie de servir « je ne sais plus qui » en étant plus que trop gourmand. Ce joueur a un talent hors du commun, mais je crois qu’il en gâche une partie par manque d’envie de faire briller ses partenaires (il n’en est pas là, mais on appelle ça méchamment un « coffre-à-ballons »). Il faut tenter d’accélérer, de surprendre, d’imposer du rythme et de produire du jeu et il est exceptionnel dans ce rôle, même si cela implique forcément beaucoup de déchet. Toutefois, notamment sur une relance très hasardeuse contre les Australiens, je crois qu’il est parfois utile de se souvenir que le rugby est un sport d’équipe.
Que penser de ces jets de bouteille pendant le tour d’honneur des Français lors du premier test ? J’en ai tellement été surpris que j’ai d’abord cru qu’il s’agissait de simples bouteilles vides en plastique qu’ils jetaient comme on jette des fleurs à un torero qui n’a pas démérité dans d’autres types d’arènes. Je n’avais même pas imaginé que cela puisse être fait avec mauvais esprit, surtout en Nouvelle-Zélande. Et pourtant…
Sur les joueurs, il y en a un qui m’a vraiment impressionné et qui est pour moi, le Français de cette tournée. Ce n’est pas Thierry Dusautoir qui a pourtant été aussi excellent comme joueur que comme capitaine, ni même Médars qui a le talent pour devenir l’un des tous meilleurs arrières du monde ni même Romain Millo-Chlusky, auteur d’une fantastique prestation… En fait, ce n’est pas un Toulousain mais un Biarrot : Fabien Barcella.
Les piliers sont rarement à l’honneur car même dans le rugby moderne, ils gardent un rôle obscur, bien à eux, bien entre eux. Barcella a été incroyable sur chacune de ses rencontres, pliant ses vis-à-vis les uns après les autres, souvent au soutien, toujours au combat. Il est rapide, tonique mais surtout infatigable et déterminé. Cette fois, je crois qu’on en tient un très bon, qui a des airs d’un Christian Califano et qui, surtout, ira très bien aux cotés de papas comme Mas ou Lecouls…
Enfin, et ce sera mon dernier point, je crois vraiment avoir aperçu la base d’un groupe lors du premier test contre ces Blacks maladroits, avec une envie de jouer et une agressivité qui faisait plaisir à voir. Ils n’ont pas confirmé sur le deuxième test sous le déluge de Wellington malgré un gros engagement et encore moins contre les Aussies mais cela ne m’a pas gêné finalement. J’aurais juste adoré voir Dupuy associé à Beauxis en Australie, même si cela aurait été pour inaugurer une ixième charnière… comme j’ai bien aimé voir Fritz (un peu en dessous de son niveau) et Mermoz jouer cote à cote au centre. Le dernier test-match était clairement de trop, utile pour les Wallabies mais pas pour les bleus.
Marc Lièvremont a progressé dans la construction de ce groupe et le passage en NZ va au moins lui donner du temps et un peu de répits. C’est de bonne augure pour la suite. On n’a pas encore une très grande équipe, mais on en a un bon draft.
Maintenant, il ne reste plus qu’à patienter en attendant la reprise du Top 14 courant Août… Les retours de sevrage sont parfois difficiles
Vous n’allez pas trouver dans ces lignes le bon coin pour les champignons, mais un autre genre de bons coins : les miens.
Revenir en France permet de redécouvrir tout un tas de trucs (sans même parler de gastronomie ) et d’endroits que l’on a parfois oublié. J’ai été faire un tour sur Flickr pour partager avec vous deux ou trois de « mes bons coins », ceux que je trouve spéciaux ou qui évoque quelque chose d’important…
En cliquant sur la photo, si vous l’aimez, vous arriverez sur le compte Flickr du photographe concerné…
C’est à Albi que j’ai passé le plus clair de mon enfance, et j’y ai des souvenirs extraordinaires. La ville a fait récemment de gros efforts pour être encore plus attractive et si vous avez un ou deux jours à perdre, je crois vraiment que vous devriez les lui consacrer.
Le Larzac, qui s’étend sur l’Aveyron, le Gard et l’Hérault jusqu’au pied des Cévennes (vous pouvez apercevoir le Mont Aigoual en fond de cette photo), est l’une des régions qui m’impressionne le plus. Elle est à la fois aride et sauvage, vide et riche de sens comme d’histoire… J’ai un sentiment de plénitude incroyable quand j’y passe, comme si cela m’aidait à reprendre pied sur mes vraies racines, pour peu qu’elles soient par là-bas, comme une partie de ma famille.
En fait, ce n’est pas vraiment Collioure, mais plutôt la Catalogne Française que j’aime beaucoup, à la fois la terre et le peuple. En plus, sans vouloir tout ramener à la gastronomie, on n’y boit sans doute pas le meilleur vin du monde, mais certains sont vraiment très bons et en forte progression ces dernières années. De plus, je ne peux m’empêcher de penser à l’un des mets que je préfère entre tous : La Cargolade (sur des sarments de vigne, s’il vous plaît). En plus, cette année, les Catalans sont Champion de France de rugby… Quoi ? Je l’ai déjà dit ?
Enfin, dans un autre genre, le Bassin d’Arcachon a été pour moi une formidable – et tardive – découverte, grâce à ma femme qui y a une partie de sa famille. Il règne une atmosphère spéciale, comme si le temps ne s’était pas écoulé aussi vite qu’ailleurs. J’ai pas mal navigué dessus (j’y ai même coulé une fois ) et sa simple évocation me fait penser à des moments suspendus, comme j’en ai eu peu récemment.
Voilà, ce sont mes bons coins… et je suis content de les partager avec vous au travers de ces magnifiques photos.
Je parle beaucoup de rugby en ce moment, je crois que c’est le manque
Depuis quelques années, Fred, un garçon très sympa et cultivé, s’est lancé dans une sorte de chasse d’objets relatifs au rugby vintage, celui d’avant guerre. Il doit avoir, je pense, l’une des toutes premières collection au monde sur le sujet… qu’il vous livre, d’ailleurs pour partie sur son blog : Rugby Pioneers.
Au mois de Mars 2009, je suis passé le voir dans son bureau parisien qui tient plus du musée qu’autre chose, le temps de faire ce petit cliché avec le médiocre appareil photo de mon iPhone 3G, déplorant devoir attendre celui du 3GS alors que je n’en connaissais pas encore le nom.
Si vous avez deux minutes, faites un saut sur son blog. Les noms que vous y trouverez vous seront, pour la plupart complètement étranger, mais ce que vous y verrez sont les fondements mêmes de ce qui a fait de ce sport l’un des plus beaux du monde.
PS : Je sais, je ne suis pas objectif… mais j’écris ce que je veux, je suis chez moi
Attention : Cette note relève de la philosophie à 2 euros et n’est peut-être valable que pour moi. Je vous invite donc à ne pas perdre 5 minutes sur un sujet qui ne va pas vous passionner si ce genre de thème vous énerve.
Samedi soir, au Stade de France, les Catalans de l’USAP sont devenus Champions de France de Rugby… Je ne suis pas assez compétent pour vous faire une analyse plus poussée que celle que vous aurez au comptoir de votre bistrot préféré, mais j’en ai tiré une leçon très personnelle.
En début de saison, l’USAP attendait l’arrivée dans ses rangs du meilleur joueur du monde, tous postes confondus (et peut-être même, tous temps confondus) : Daniel Carter. L’équipe avait l’ambition folle de venir tutoyer les deux gros stades, et pourquoi pas, de ramener enfin ce bouclier de Brennus qui leur échappait depuis plus de 50 ans.
Tout était fait pour cela, avec un effectif vraiment bien équilibré, d’excellents joueurs concentrés et motivés, le tout emmené par un capitaine – que j’aime beaucoup – courage : Nicolas Mas. Au passage, Bernard Goutta, autre capitaine d’exception, était également dans l’ombre, pour aider tout ce beau monde à s’attaquer à la plus haute marche, tout ça, sous la houlette d’un Jacques Brunel plus déterminé que jamais.
Mais voilà, dans la vie, tout ne va pas toujours comme on l’a prévu. Après quelques sorties sous le maillot Sang et Or, Dan Carter s’est gravement blessé, mettant fin prématurément à sa saison dans la Sud de la France et laissant ses coéquipiers… sans numéro 10 de métier.
Imaginez deux secondes : Vous partez avec le meilleur joueur du monde à l’ouverture et vous vous retrouvez à faire glisser des 9 ou des centres en 10 d’un jour en fonction des besoins, des disponibilités ou des adversaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne vous met pas vraiment sur des rails pour venir chercher la première place. Non seulement votre équipe n’est plus aussi équilibrée et performante sur le plan collectif, mais en plus votre charnière (qui porte bien son nom) ne peut plus fonctionner comme les « plans » du coach le prévoyaient. Je ne vous parle même pas du coup au moral que certains joueurs doivent prendre forcément, la venue d’un Dan Carter étant un élément non négligeable pour ses coéquipiers.
Et pourtant, contre toute attente, cette équipe se mobilise, fait ce qu’elle croit être le mieux en fonction des circonstances, s’accroche aux décisions de son coach hors du terrain et de son capitaine sur le terrain et réalise ce qu’aucun autre effectif Sang et Or n’a su faire avant elle, ces 50 dernières années.
Bon, tout ça est très bien, mais vous devez vous demander ce que j’ai bien pu en tirer comme leçon ?!? C’est très simple. La vie est faite d’événements, parfois imprévisibles voir improbables, qui peuvent apparaître bons ou mauvais au premier abord (c’est à dire quand nous les vivons ou les apprenons). Toutefois, ils n’ont finalement que peu d’influence sur ce qu’il conviendrait sûrement d’appeler le Karma ou la Destinée, venant conforter l’idée que rien n’est finalement écrit définitivement.
A chaque fois, il existe des dizaines de chemins différents qui mènent au même endroit (ici, sur la plus haute marche du Top14). C’est vrai pour le Championnat de France de Rugby, mais également, vous vous en doutez, dans nos vies à tous comme celles de nos entreprises.
Une société, la plupart du temps, rencontre des problèmes ou des opportunités conjoncturelles, qu’il faut, je crois, savoir respectivement traiter ou saisir, mais les uns comme les autres ne préfigurent en rien de l’avenir de l’entreprise. C’est pour cela que l’on passe souvent des heures à débattre d’une stratégie ou d’une autre, sans pouvoir savoir au préalable si les deux ne seraient pas couronnées de succès (où ne mèneraient pas directement dans le mur).
Cette anecdote autour de l’USAP et de la perte de Dan Carter m’a conforté dans deux idées :
- Il n’est jamais trop tard pour changer les choses en bien et poursuivre le but ultime que l’on s’est fixé,
- Il n’y a que sur ses propres valeurs (en espérant qu’elles soient bonnes et positives) que l’on peut se reposer tellement l’avenir est imprévisible. Elles seules peuvent vous dicter ce qu’il y a de mieux à faire pour aller vers le but en question, dans votre vie personnelle comme professionnelle.
Ces deux idées ne sont peut-être vraies que pour moi et relèvent bien de la philosophie de comptoir, mais c’est déjà suffisant pour que je partage ces lignes avec vous