L’Internet est-il raciste ?

Je faisais le tour, il y a quelques temps, du paysage Internet américain. Un fait m’a soudain frappé (ne me demandez pas d’où c’est venu, je n’en ai aucune idée) comme une évidence.

La très grande majorité des entrepreneurs de l’Internet US sont… blancs ?!?
A y regarder de plus près, la plupart des VC stars sont… blanc également ?!?

apartheid

Bien-sûr, il s’agit là d’une généralité donc on trouvera toujours un contre-exemple, mais regardez de plus près avant de vous lancer dans un contre-argumentaire.

Je n’ai pas de chiffre, ni d’analyse et encore moins d’explication. C’est un simple sentiment… Est-il faussé par une vache-dans-un-couloir que j’aurais raté ?!?

Par ailleurs, je trouve (s’il se confirme) cet état de fait d’autant plus étonnant, d’une part parce que c’est, par définition, sur le marché le plus mondial que l’on puisse imaginer et que d’autre part, les « gens de l’Internet » sont souvent réputés pour porter une partie de l’héritage des Hippies (et notamment la partie la plus ouverte).

Creuser un puits et trouver de l’eau… Fait !

Si vous suivez un peu les blogs de la bande, vous savez déjà sans doute que la Campagne pour Charity:Water que nous avons animé tous ensembles pour collecter les 5,000$ nécessaires au financement d’un projet est un succès.

ethiopia

A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, ce sont près de 5,700$ qui ont été collecté, soit 284 personnes qui vont avoir accès à de l’eau saine pour les 20 prochaines années. Je ne me sens pas de remercier tous ceux qui ont participé, relayé ou donné car nous étions nombreux à animer ce projet et je n’en veux pas la paternité. Je suis simplement heureux de voir qu’en se donnant un peu la peine, une partie de la blogosphère, tellement décriée par ailleurs, est capable de se mobiliser un tant soit peu pour des projets positifs et pleins de sens. Nous avons été plutôt nombreux à faire un geste, chacun en fonction de ses possibilités, de ses envies, de ses moyens… C’est ce qui compte à mes yeux.

Nous faisons tous, chaque jour, des choses sans importance ou n’ayant que des répercutions insignifiantes : je crois que si j’étais l’une des 284 personnes directement concernées, je me dirais que ce que nous avons fait est loin d’être insignifiant, loin d’être inutile. Tout est finalement une question de perspectives…

Maintenant que nous sommes à l’objectif, il est évident qu’il ne va pas être facile de mobiliser à nouveau tout le monde pour taper, par exemple, la barre des 10,000$. Pourtant, c’est un chiffre qui sonne bien, qui ressemble plus à un pallier que 5,000$ (choisi parce que c’était le coût d’un projet dans son ensemble) et surtout, chaque fois que 20$ sont récupérés, c’est une personne qui accède à de l’eau potable… et pour elle, c’est énorme.

Je vous propose de débattre sur 3 possibilités, qui sont celles qui me viennent spontanément à l’esprit :

1/ On arrête simplement la campagne, puisque nous sommes à l’objectif. C’est frustrant, mais d’un autre coté, je comprend que beaucoup d’entre vous en ait assez de se faire spammer régulièrement sur le sujet et se démobilisent.

2/ On continue ainsi, sans trop pousser pour ne pas lasser, en se disant qu’un petit don par-ci, un petit don par-là pourront apporter un peu d’eau au moulin (je sais, je suis très drôle :-) ). Ce n’est pas très ambitieux, mais au moins, cela reste actif.

3/ On continue mais différemment, sur un autre format, en nouant par exemple des partenariats avec des sponsors qui vont abonder en fonction des dons. C’est bien plus séduisant car cela fait du sens, d’une part pour des partenaires éventuels et d’autre part, pour Charity:Water… mais il va falloir y passer pas mal de temps, parce que ça ne se fera pas tout seul et nous sommes peu nombreux à avoir ce genre de temps libre.

J’ai déjà un avis, mais je préfère ne pas le formuler tout de suite pour ne pas influencer et laisser de la spontanéité à ceux qui voudront commenter. Bien évidemment, si vous avez un autre idée, n’hésitez pas à la soumettre… Tout ce qui est constructif est bon à prendre !

Android 1.6 est sur la route

Goole vient de dévoiler – en vidéo – les changements apportés à Android, son OS Mobile, dans sa version 1.6.

Comme vous pourrez le voir par vous-même, on est déjà à un très bon niveau de performances, à mon sens et ce n’est bien-sûr qu’un début. Android n’est disponible que depuis la fin Octobre 2008, soit moins d’un an. Les progrès sont rapides et bluffants, en faisant un véritable concurrent – au moins technologique – à l’iPhone OS.

Après, je reste, pour l’instant, sur l’idée que je m’en suis fait il y a quelques mois. Android risque de rester est bien aux mobiles ce que Linux est aux PC : puissant, énorme potentiel, performant, stable, ouvert, évolutif… mais principalement adopté par une population de nerds et de barbus.

Ceci dit, non seulement ce n’est pas une tare, mais ça le rendrait même encore plus attractif :-D

Inspiration

C’est étonnant à quel point je peux manquer d’inspiration en ce moment. Ce n’est pas vraiment que je n’ai plus envie d’écrire, j’adore ça. J’écris d’ailleurs pas mal de notes que je ne publie jamais, juste pour le plaisir, juste pour réfléchir, faire de l’auto-médication l’auto-méditation, valider que mes valeurs sont intactes… Je crois que c’est plutôt le fait de faire beaucoup de choses très différentes en même temps qui m’empêche de poser mes idées.

inspiring

Accessoirement, je n’ai pas envie de parler tout le temps de business – j’écris pour mon plaisir et mon loisir – et, quand je suis sur des périodes intenses comme en ce moment, je ne lève pas suffisamment la tête pour voir autre chose. Je n’ai donc rien à partager, si ce n’est des états d’âmes éventuels… et cela fait partie des notes qui sont rarement publiées. :-)

Je suis heureux de ne pas être un blogueur car ce doit être terrible de devoir produire, tout le temps, même sans inspiration, et être bon sous peine de voir son audience – tellement infidèle sur Internet – aller voir ailleurs. Moi, je suis juste quelqu’un qui blogue, pas un blogueur… Je veux dire par là que ce n’est pas mon métier, que je pourrais simplement arrêter de publier et écrire un livre – que je ne publierai surement pas, d’ailleurs – seulement pour satisfaire mon besoin d’écrire.

Je vais laisser passer ces quelques jours et voir si je ne devrais pas écrire autrement, ailleurs, juste pour moi…

Et au milieu coule une rivière…

Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue :-)

Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.

Internet

Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.

Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.

Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.

Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.

Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.

Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux :-D Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.

Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…

sieste golf

En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela :-)

Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…

L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.

Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé :-)

Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !

Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi… :-)

Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.

Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14 :-)

La TV de Papa…

Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis avec ma petite famille a eu un effet très positif : nous avons arrêté de regarder la TV. Pour être plus précis, nous l’avons fait, là-bas, sous la contrainte et ici, en France, par choix.

Quand je parle de contrainte, je ne parle pas de menace mais simplement du fait qu’il est impossible de suivre quoi que ce soit sur n’importe quelle chaîne tellement la pub et omni-présente. Je le savais avant d’y aller pour l’avoir constaté d’un oeil lors de mes déplacements aux US, mais lorsqu’on s’y intéresse vraiment, c’est le début d’un enfer. En plus, il n’y a pas le moindre slogan ou écran annonçant la pub, si bien que lorsqu’Indiana Jones saute d’un avion, il peut très bien retomber dans le paquet de Tacos Organic goût Huitre qui est marketé dans la foulée…

Au début, je me suis accroché pour voir si avec l’habitude, ça passe… mais non, impossible. Je ne sais pas comment font nos petits camarades américains. Au final, j’ai donc basculé intégralement sur Internet, avec Hulu et iTunes pour pouvoir suivre des programmes un peu plus tranquillement… enfin, juste les suivre déjà.

tv cassée

De retour en France, je me suis dit que j’allais retrouver ma bonne vieille TV, avec tous ces monuments de Télé-Réalité, ses reportages sur les prostituées-qui-doivent-se-droguer-pour-échapper-à-la-greffe-d’un-troisième-sein-pratiquée-par-un-malade-incurable-dans-la-misère-d’un-bidon-ville (c’est en gros les 3 derniers sujets du Droit de Savoir consolidés dans un même titre), ses jeux tous plus drôles les uns que les autres, son journal de 20 heures qui papillonne des ruinés de la crise (tout le monde est ruiné ou va l’être) aux racailles des banlieues (quoi ? Il n’y a pas que des racailles dans les banlieues ? Mais si, mais si…) en passant par les patrons salauds (j’en sais quelque chose, j’en suis un qui en profite pour licencier tout ce qui bouge pour faire plus d’argent) et cette grippe A comme « Annonce de la fin du monde », les gars qui ne veulent pas faire du vélo parce qu’ils n’ont pas d’oreillette (je croyais qu’ils étaient assez évolués pour communiquer de vélo à vélo mais à priori, non, c’est trop compliqué) ou le retour des méduses en Méditerranée (qui font preuve d’un manque de savoir-vivre incroyable puisque nous sommes nous-mêmes encore en train d’aller nous baigner), etc…

Malheureusement, le seul programme qui aurait pu me sauver dans cet océan de misère a repris à la mi-août, mais avec des matchs d’une qualité inégale, pour ne pas dire plus… et d’opération de sauvetage, il en devient simple opération de survie.

Au final, la bonne nouvelle, c’est que je me suis largement habitué à ne plus regarder la TV… et que je n’ai rien vu jusqu’à présent qui puisse m’amener à cesser cette thérapie. Il parait qu’Internet abruti les gens jusqu’à les rendre idiots (je ne sais plus où j’ai vu ça, à la TV sans doute). Je crois qu’Internet ne rend pas plus intelligent que la TV mais que le choix de consommation est largement assez important pour que ça s’adapte au moins à la personnalité de chacun.

Aujourd’hui, dans mon salon, trône toujours un écran de TV… auquel j’ai rajouté un Mac Mini. Tout le monde dans la famille peut l’utiliser, les enfants comme les grands, pour jouer, pour faire des recherches sur Wikipedia, regarder des films, écouter de la musique, partager les photos (comme les soirées diapo de l’époque), faire des visio-skype familiales quand Papa (moi en fait) est en déplacement et que sa famille lui manque, etc… Et l’écran de TV est surtout devenu écran… tout court.

Je n’aimerais pas présider aux destinées d’une chaîne de TV, car je crois que je ne saurais pas bien par quel coté aborder ce problème – à moyen ou long terme – de survie. J’imagine que les dirigeants de chaînes y pensent, ont un plan, sont en train de le mettre en oeuvre… Vu de ma fenêtre, la TV de Papa est en phase terminale d’un truc pas bien qui se serait généralisé. A part un miracle (c’est à dire un changement radical de métier / business model), je ne vois pas bien ce qui pourrait venir la sauver.

Etant loin d’être un spécialiste, si vous avez une théorie, n’hésitez pas à l’exposer histoire de m’aider à comprendre ce qui pourrait se passer…

Recruter grâce aux réseaux sociaux

C’est étonnant comme la notion du politiquement correct est répandue dans l’entreprise, au point d’en perdre parfois toute crédibilité.

J’intervenais sur les Médias Sociaux et leurs usages en entreprise dans le cadre d’un séminaire il y a quelques temps. Bien évidemment, à un moment, nous avons abordé les aspects Staffing et l’usage que l’on pouvait faire du Web et d’autres services Internet dans le cadre du recrutement et du management des Hommes.

En posant la question aux managers présents de savoir lesquels d’entre eux utilisaient Internet pour se renseigner le plus largement possible sur les candidats ou leurs collaborateurs, aucun n’a confirmé le faire… et seulement une poignée ont avoué du bout des lèvres les avoir Googlé (c’est à dire « taper leur nom sur Google pour voir ce qui en ressort).

Mon sentiment ? BULLSHIT ! :-)

3 singes

Les gens que j’avais en face de moi étaient des gens intelligents, responsables (de vrais managers jusqu’à un niveau d’Exec pour certains) et quelques uns étaient même ce que je qualifie de Digital Enthusiastics… et ils voulaient me faire croire qu’ils n’avaient jamais regardé les profils Facebook, le compte Twitter, le compte Flickr ou le blog personnel d’un candidat au recrutement ? Quand on sait à quel point recruter est un art difficile et si risqué pour une entreprise (surtout en France) et que l’on mesure la puissance des Médias Sociaux pour se forger une idée bien plus large d’une personne qui souhaite vous rejoindre, je crois que ce serais au mieux de l’incompétence et au pire une vraie marque de débilité que de ne pas le faire… et ceux que j’avais en face de moi étaient performants et vraiment loin d’être idiots.

Alors pourquoi m’ont-ils répondu cela ? Tout simplement parce qu’il n’est pas politiquement correct de chercher à se renseigner sur la vie privée d’un candidat, y compris au sein même d’une entreprise, entre managers… et pour faire plus court, ce n’est même pas légal.

En définitive, tout le monde le fait mais personne ne le dit :-)

Une étude est sorti il y a quelques jours, à l’initiative de CareerBuilder, sur le comportement des entreprises américaines et leur usages des Medias Sociaux dans le domaine du recrutement. Il apparaît que près de la moitié d’entre elles (45%) les utilisent… soit 2 fois plus qu’il y a 12 mois !!!
Ce ne sont pas tellement les chiffres qui m’intéressent car je les crois sous-estimés, mais plutôt la tendance. Y a-t-il eu un événement majeur ces 12 derniers mois, qui impacte autant ce type d’usage d’Internet ? Non, rien de particulier…

Mais une chose est en train de changer : la mentalité. La notion de vie privée est de plus en plus floue et la frontière entre personnel et professionnel de plus en plus ténue. C’est normal, finalement, une personne est un tout.

Il parait évident qu’utiliser les Medias Sociaux soit la norme dans le cadre d’un recrutement, pas pour publier une simple annonce ou pour juste valoriser une entreprise (ce qui reste également indispensable), mais plutôt pour obtenir le plus de renseignements possibles sur un candidat.

C’est là que l’on va arriver à un point intéressant : La loi continue pour autant à s’appliquer et les notions de vie privée ne doivent pas être prises en compte dans le recrutement. Pourtant, un candidat compétent ayant affiché sur Facebook les photos de sa dernière participation à la Gay Pride aura du mal à se faire prendre par un recruteur Homophobe (ne la relevez pas, je l’ai fait exprès :-) ).

Alors c’est par l’éducation des recruteurs et des managers que passe le salue… parce qu’on sait tous déjà que le CV anonyme est un gadget inutile (Vous pensez qu’un arabe qui entrera dans une entreprise raciste parce que le CV anonyme lui aura permis de passer le process de recrutement – ce dont je doute – aura la moindre chance de s’épanouir dans son poste ? Soyons sérieux…).

Dans l’étude que je citais, on apprend par exemple que les Médias Sociaux ont entraîné 35% de rejets de candidature, sur des critères plus ou moins légitimes (photos « inappropriées », consommation affichée d’alcools ou de drogues, critiques envers l’ancien employeur, etc…). Bien-sûr, certains éléments sont très importants dans le choix d’un profil (et la critique ouverte et gratuite de l’ancien employeur ne démontre pas vraiment un caractère attractif) mais il va falloir expliquer aux DRH que s’ils ne recrutent plus de diplômés qui ont pris des cuites le jeudi soir et ont posté les photos sur Facebook, ils vont devoir se passer de la quasi-totalité des diplômés d’Ecoles de Commerce et d’Ecoles d’Ingénieur, et ce, sur un territoire couvrant l’ensemble du Monde occidental. D’une part, cela ne va pas aider les entreprises à supporter leur croissance et à rajeunir leur encadrement au moins au rythme des départs à la retraite et d’autre part, cela prouverait que les DRH aurait des problèmes de mémoire puisque la très grande majorité sortent de ces mêmes écoles :-)

Bref, l’intervention que j’ai fait ce jour-là était très sympa parce que finalement, je leur ai dit plein de choses, mais sur la masse, ils se sont aperçu qu’il y avait pas mal de trucs qu’ils pensaient (voir faisaient) déjà dans leur coin, parfois même le week-end depuis chez eux (Imaginez 5 minutes la paranoïa ambiante !) comme une pratique « honteuse » d’adolescent à peine pubère :-D
Et ne vous moquez pas ! L’audience que j’avais dans cette intervention était peuplée de managers normaux, intelligents, performants… c’est à dire issus d’une grande entreprise internationale normale, comme l’est sans doute la votre si vous êtes dans une grand groupe. :-)

Je crois qu’il est temps de faire 3 choses :
- Eduquer les enfants dès le plus jeune âge et leur expliquer à quoi sert Internet, pour eux et pour les autres, leur donner des notions d’identité numérique et de réputation. Il ne s’agit pas de les empêcher de publier des photos en short et en tongs, mais simplement de leur faire comprendre comment cela peut être interprété.
- Eduquer les Managers (et encore plus les recruteurs) en leur donnant des clés pour bien comprendre les Medias Sociaux et leurs usages en entreprise (c’est ce que j’ai fait dans ce cas). Ils disposent à présent des outils les plus puissants qu’on ne leur ait jamais offert : ils doivent apprendre à s’en servir pleinement.
- Changer ces lois stupides et d’un autre temps qui laissent penser à un monde parfait par la contrainte d’un cadre légal et/ou répressif. Je crois que la Loi doit s’adapter au monde et pas l’inverse… et le monde a changé au-delà du pouvoir de régulation d’une simple nation.

Vous avez un message !

Dès les années 50, on pouvait trouver, aux Etats-Unis, des services postaux pour envoyer un message audio par courrier. Vous pouviez, tout simplement, graver un disque que vous expédiiez ensuite à votre destinataire, coincé entre deux morceaux de carton pour préserver la délicate galette.

Messages Audio

Les deux que nous avons retrouvé ont été envoyés par le grand-père de ma femme, en 1952. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que c’était vraiment très innovant pour l’époque et surtout, pas vraiment Grand Public.

On doit pouvoir trouver, alors que Gartner vient de sortir son Hype Cycle 2009, pas mal de technologies aussi éloignée du succès commercial et pourtant tellement porteuse d’avenir. Je pense bien évidemment aux Univers Virtuels mais aussi à la Réalité Augmentée (qui débarque en force sur iPhone) voir même à l’Humain Augmenté

Je ne suis pas certain que le visionnaire qui a lancé ces disques à graver pour envoyer des messages audio pouvait imaginer que ce genre d’usage deviendrait mainstream… 40 ou 50 ans plus tard. Je ne suis pas certain non plus que Gartner en aurait aujourd’hui la moindre idée :-)

Interdiction contre-Nature

Nous sommes globalement tous d’accord pour dire qu’à force d’embêter la Nature, elle risque de se fâcher vraiment et de venir violemment nous botter les fesses. Par raccourci, on dit souvent qu’il faut sauver la planète… mais c’est inexact car la planète, elle, va très bien et s’en sortira. C’est l’Humanité et une très grande partie de ce que porte la planète en question qu’il faudrait plutôt sauver :-)

J’ai pris cette photo à deux pas de la Gare d’Arcachon et du Marché, là où les boulistes viennent passer leurs après-midis, à l’ombre des platanes.

Platane à Arcachon

En fait, cet arbre est très abimé… un peu à cause des boulistes qui y plantent des crochets et beaucoup à cause d’un technicien du Service Technique de la Mairie d’Arcachon, probablement à la retraite aujourd’hui.

Mais la Nature, elle, poursuit son oeuvre, un peu comme les fourmis qui se sacrifient en très grande nombre, sachant que le destin du groupe est plus important que chaque destin individuel. Il semble évident que la Nature n’aime pas, naturellement, les interdictions justement contre-Nature que nous mettons sur tout et n’importe quoi… au point de lentement mais sûrement reprendre le dessus.

My 2 cts ;-)

Le contenu dans les nuages

Depuis quelques années, le Graal sur Internet est devenu le contenu. On en fabrique, on en achète, on en duplique, on en vole… pour peu qu’on en ait. Ne me tombez pas dessus tout de suite, je sais très bien qu’en général, on le fabrique ou on l’achète ; le simple fait de le dupliquer est très discutable (et sanctionné par Google), sans même parler de le voler qui n’est pas acceptable.

Vous avez peut-être entendu parler de « Cloud Computing » dont le principe est d’héberger et de faire tourner services, données et applications sur une multitude de machines reliées les une aux autres. Le nom même sous-entend très bien ce qui se passe : votre contenu est dans les nuages, pour ne pas dire dans le brouillard. Est-ce grave ? Non, je ne crois pas… et je dirai même au contraire. Cette forme de dispersion rend le tout moins vulnérable en cas de problème, accidentel ou pas. Après, si votre contenu devait porter à préjudice, c’était sans doute déjà le cas qu’il soit bien localisé ou dans la stratosphère.

complexité

Pour le cas d’école (je reste lucide !), imaginons que cette note soit extraordinairement passionnante. Elle contient des informations originales qui vont, dès que je vais cliquer sur le bouton Publier, partir aux 4 coins de la planète et se retrouver sur mon blog, la centaine d’agrégateurs de flux qui vont la rediffuser (type Wikio pour les réguliers mais aussi du type de ceux qui vont le republier sans rien demander pour monétiser leur trafic et ceux qui vont la dupliquer depuis une des sources que je viens de citer sans même jamais passer sur la note originale). Dans la foulée, elle sera également récupérée par quelques wagons de personnes qui sont abonnées au flux RSS et qui, en fonction de leur Reader, vont se retrouver avec une version sur leur machine ou déportée, qu’il pourront d’ailleurs rebloguer tout ou partie, ne serait-ce que pour dire à quel point ils ne sont pas d’accord avec moi.

Ce contenu original partira également vers Twitter mais aussi vers Tumblr, FriendFeed, Storytlr, Facebook… pour peu qu’elle ne soit pas Re-Tweetée, taggée sur Digg ou d’autres Digg-Like… Accessoirement, il n’est pas exclu qu’un petit gars sympa m’envoie un email pour me demander gentiment s’il peut en reproduire un bout de texte sur un support quelconque, remportant ainsi la palme d’un savoir-vivre déjà tombé en désuétude après seulement 5 à 10 ans d’usages numériques.

Bon, j’arrête là pour en venir au fait…

Ce que je retire de ces quelques lignes, c’est qu’il est devenu très compliqué de s’y retrouver, non pas sur les technologies que l’on peut encore facilement cerner mais plutôt sur les points relatifs à la gestion des droits et des devoirs liés au contenu et à leurs usages. Les procès ont fleuri, le dernier en date étant celui que Wikio a remporté face à Olivier Dahan il y a quelques jours pour savoir qui est responsable de quoi dans la chaîne de transport de l’information, de celui qui l’a créé à tous ceux qui l’ont consommé, peu importe la façon dont ils l’ont fait… mais je crois que ce n’est là encore qu’une bataille dans une longue guerre inextricable, entre accusés et victimes, chacun pouvant être dans un camp puis passer dans l’autre en fonction des circonstances ou de l’angle de vue.

Si vous avez des enfants et qu’ils ne savent pas vers où s’orienter pour avoir un job solide plus tard, je pense qu’ils peuvent envisager sereinement une carrière d’avocat spécialisé dans le domaine de la propriété intellectuelle, ascendant Internet dans les nuages si possible… Je suis prêt à parier que cela suffisamment compliqué pour que chaque cas puisse faire vivre des dizaines de personnes :-)

Tiens, encore une preuve que le contenu est bien une clé : Tumblr vous permet maintenant de bloguer directement sur le Tumblr de quelqu’un d’autre. Vous n’avez même plus besoin d’avoir le votre en propre…
Si vous voulez essayer sur le mien (sans écrire trop de bétises, soyez gentils et un auteur responsable :-) ), il vous suffit de vous rendre ici.
Encore une – petite – étape vers la dissociation du lien Contenant/Contenu…

Entrepreneur à succès

J’ai eu une discussion vraiment intéressante il y a quelques temps à propos de ce que cela signifie d’être un entrepreneur successful. Manifestement, nous avions une vision et des critères très éloignés. Je ne crois pas que nous étions fondamentalement en opposition sur sa vision sur laquelle je m’accordais à dire que c’était une approche, mais il me semble que je brassais beaucoup plus large.

Finalement, je me suis demandé – sans trouver vraiment la réponse pour peu qu’il y en ait une – les critères qui faisait de quelqu’un un entrepreneur à succès.

Opposition de Style

La réponse la plus simple serait de mesurer son niveau de succès à l’épaisseur de son portefeuille. Je ne crois pas beaucoup à cette version car, d’une part, cela ferait de moi un bien mauvais entrepreneur (et blesserait mon égo si développé :-) ) et d’autre part, cela exclurait tout un tas de personnes qui sont pourtant des créateurs et des développeurs hors pair, sous le prétexte qu’ils se sont concentrés sur autre chose que sur l’argent.

On pourrait aussi mesurer cela au solde des emplois créés / détruits. Toutefois, là aussi, c’est assez relatif. Le simple fait de créer 2 emplois en 6 mois dans une boulangerie à la campagne est un acte de développement très rapide, peut-être bien plus admirable (et sans doute plus risqué) que celui d’en créer 100 dans une grande entreprise.

Dans les critères envisageables, on peut aussi regarder si l’entrepreneur en question traîne quelques « casseroles ». En d’autres termes, combien a-t-il planté de projets à ce jour ? Cela sous-entend qu’un entrepreneur qui connaît un échec serait mauvais. Dans la plupart des pays du monde, il fait consensus qu’un entrepreneur ayant connu un échec fera statistiquement de plus grandes choses qu’un entrepreneur épargné par ces mauvaises passes. De plus, je ne connais pas un seul entrepreneur raisonnable qui accepterait d’être jaugé sur ce critère car lorsqu’on entreprend, l’échec est une option qu’il est impossible d’écarter (même si, comme pour le programme Apollo XIII : « Failure is not an Option »). Le seul moyen vraiment sûr de ne pas le rencontrer est… de ne pas entreprendre.

La liste pourrait être encore longue, aussi longue que les différentes typologies d’entrepreneurs sont nombreuses. Au final, il n’est pas plus facile de déterminer si un entrepreneur est bon ou mauvais, que de déterminer si un homme est un bon mari, un bon père, un bon copain, un bon chasseur… Tout cela doit être affaire de point de vue.

D’ailleurs, cette approche toute relative me convient bien, car elle va malheureusement faire de moi un mauvais entrepreneur aux yeux de certains mais également un excellent aux yeux d’autres, en fonction des paradigmes de chacun. Le plus important sera alors que ceux que j’aime et qui me sont proches se positionnent le plus possible vers la deuxième catégorie ;-)

A tous les entrepreneurs ou wanabe-entrepreneurs qui, comme moi, doutent parfois d’eux-même (je plains ceux qui ne doutent jamais !), si ma théorie se tient un peu, cela signifie que vous êtes déjà successful aux yeux de quelques uns… Il ne vous reste plus qu’à vérifier que ce soient les bons c’est à dire ceux qui comptent pour vous :-)

Tumblarity – Statistiques et Qualité de votre compte Tumblr

Si vous avez un compte Tumblr, vous avez du entendre parler de Tumblarity. C’est un service interne de statistiques, qui vous donne pas mal d’informations « de popularité ». Je viens de vous faire une capture d’écran qui vous donne les miennes, relativement calamiteuses d’ailleurs.

Tumblarity

Ce que je trouve intéressant, c’est que certains indicateurs sont des échos instantanés de la qualité de ce que vous produisez.

Le « Reblog » en est un bon exemple. Si vous publiez quelque chose de sympa, les autres titulaires d’un compte Tumblr peuvent le rebloguer en un seul clic, en citant la source (c’est à dire vous) dans la foulée… Là, vous pouvez voir que je n’ai que 9 reblogs, ce qui me laisse penser que mon contenu est vraiment de très faible valeur. :-)

Les « Like » sont un autre compteur d’appréciation, puisque chaque lecteur possédant un compte Tumblr peut déclarer qu’il aime ce que vous écrivez ou publiez en cliquant sur Like, ce qui vient incrémenter votre compteur. Là aussi, n’avoir que 36 Likes sur 344 posts n’est pas très brillant.

Je dois avouer que j’aimerai qu’il y ait davantage de personnes qui suivent mon Tumblr, car cette mesure de qualité instantanée est vraiment stimulante ou gratifiante. Si les chiffres que je viens de vous donner sont faibles, ils sont à mettre en perspective du faible nombre de followers que je peux avoir (seulement 34). Imaginons que vous ayez environ 1000 followers, chacune de vos publications est directement jugée et évaluée par vos lecteurs, via les likes mais surtout les reblogs… le pouvoir aux utilisateurs puissance XXL en quelque sorte :-)

Ce n’est pas forcément le cas sur un blog comme le mien.

Beaucoup de personnes arrivent via les moteurs de recherche donc vos statistiques sont presque sans lien aucun avec la qualité de votre contenu… et dans tous les cas, cela n’a rien d’instantané. Vous avez tous en tête des blogs à très gros traffic dont le contenu est pourtant bullshit.

De même, le nombre de commentaires est une fausse indication, car certaines de vos notes n’appellent pas forcément à un commentaire, même si elles sont bien écrites alors que d’autres, plus polémiques et même mal écrites, peuvent lancer une conversation acharnée.

Les Re-Tweets sont un début d’indication, mais finalement, Twitter (surtout en France), ne concerne pas grand monde. Si vous n’avez pas un blog portant sur la technologie, votre taux de Re-Tweet sera sans doute très très bas, même si votre contenu est de grande qualité… et même si vous avez un blog technologique, cet indicateur peut rester relativement marginal.

Enfin, les systèmes de notation, en cliquant sur des étoiles par exemple, ne marchent vraiment que sur les blogs à très gros traffic… et souvent grand public. Les excellents blogs de niche n’en tirent aucun enseignement ou des enseignements biaisés.

Je crois que j’aimerai beaucoup que Wordpress s’inspire de ce que Tumblr a de meilleur, pour toutes les raisons ci-dessus et celles que j’ai oublié. Pouvoir suivre d’autres blogs depuis un Dashboard, rebloguer (sans indexation et avec la source) le contenu en le commentant, mettre des Likes… Ce serait un indicateur fort de la qualité d’un blog, bien plus puissant que tous les classements et autres concours de e-quequettes.

En attendant que des barbus se penchent sur la question (je vous rappelle que je ne suis que développeur PowerPoint :-) ), si vous avez un compte Tumblr et que vous voulez me suivre, c’est ici que vous me trouverez :-)

PS : Si des barbus veulent aussi, tant qu’ils y sont, intégrer à Wordpress une fonctionnalité qui permettrait de poster en mode Queue, comme celle qui existe dans Tumblr, surtout qu’ils n’hésitent pas une minute :-)

Mahmoud Ahmadinejad

J’ai un peu de mal à suivre ce qui se passe en Iran, mais ces événements m’amènent à me poser la question des motivations des parties, et en particulier, de celle de l’homme qui est au pouvoir : Mahmoud Ahmadinejad…

Mahmoud Ahmadinejad

J’imagine qu’au début, il croit en ce qu’il fait et qu’un jour, sans qu’il s’en soit peut-être aperçu lui-même, les choses dérapent doucement. Pourtant, cet homme semble intelligent et brillant, au moins assez pour comprendre la situation mais sans doute pas suffisamment lucide pour voir qu’il court vers une impasse. Je me demande ce qui peut encore lui donner envie d’avancer, quel type d’espoir il peut avoir.

Une révolution émerge dans la rue d’abord, puis partout sur la planète, des milliers de personnes qui savaient à peine où étaient l’Iran quelques heures auparavant, s’en emparent, la soutienne en se postant en témoins… et pour Mahmoud Ahmadinejad, plus rien ne peut alors être comme avant.

Je ne sais pas, j’ai juste des questions, je me trompe sans doute, je n’y connais pas grand chose… mais, ce que je sais, c’est que si l’Internet sert aussi à cela, je crois que ce n’est pas demain que je travaillerai sur quoi que ce soit d’autre :-)

Crédit Photo : REUTERS/Damir Sagolj

La famille compte…

Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer… :-)

Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).

Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.

Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.

rest

Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.

Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.

Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.

A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM :-)

Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances :-)

De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais ;-)

Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.

J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment :-)

La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.

famille

Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.

Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr :-) – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.

A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi :-) ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse ;-)

A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.

Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir… ;-)

On se revoit en France dans quelques jours ! :-D

Apple n'est pas vert (suite)…

J’ai publié il y a quelques jours une note qui racontait le périple d’une machine que j’ai commandé en ligne sur l’Apple Store, étant étonné qu’ils arrivent à la livrer aussi vite alors qu’elle partait depuis Shenzen (Chine)… et m’interrogeant du coup sur la facture écologique d’un tel achat.

En fait, j’étais très naïf :-)

Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de son parcours, depuis Dimanche… C’est vraiment la Grande Vadrouille ! Départ de Chine pour l’Alaska puis le Tennessee pour enfin arriver en Floride, à Fort Lauderdale et m’être livré aujourd’hui par camion(nette). Cette machine aura plus voyagé en 3 jours que la majorité des français en 1 an :-D

fedex-apple

Mon point de vue, évoqué dans la note précédente, reste plus que jamais valable !