Depuis que j’ai eu mon premier iPhone, je n’utilise presque plus le GPS de ma voiture. Je n’écoute plus de CD non plus, juste la radio pour BFM, c’est tout. La musique est celle que j’ai embarqué dans mon téléphone.
L’étape suivante ? Pouvoir connecter son iPad à sa voiture quand on rentre dedans. Imaginez un tableau de bord très sobre et, en son centre, un emplacement pour votre iPad. Bien-sûr, quand vous le positionnez, celui s’intègre parfaitement et se charge. Il est également relié aux capteurs de la voiture ainsi qu’au système Audio.
Pourquoi je rêve de cela ? Parce qu’il suffirait alors que le constructeur développe une application dédiée à mon véhicule pour que je puisse avoir une expérience utilisateur tout simplement magique, sans commune mesure avec tout ce que j’ai pu voir, y compris dans les voitures les plus haut de gamme que j’ai essayé.
Un vrai écran, connecté en permanence, avec mes Emails, Twitter, Skype, etc… mais aussi ma musique et mes films. Google Maps/Navigate/StreetView pour downloader les cartes en temps réel et m’informer du traffic tout en me donnant des itinéraires Up-to-Date… et m’informant des radars fixes ou mobiles pour m’inciter à mieux respecter le code de la route.
Autre chose ? Oui, bien-sûr… Un message d’alerte pour me dire que je dois aller à la révision, pour me proposer le concessionnaire le plus proche et m’y amener tout en me permettant de les prévenir de mon arrivée pendant que je roule pour m’y rendre. Simultanément, l’iPad lui enverrai un message de check du véhicule pour l’informer de ce que je viens faire et l’aider à s’y préparer. Bien évidemment, le carnet d’entretien est embarqué dans l’application et me fourni tout un tas de statistiques et de conseils sur ma façon de rouler, le coût réel de mon véhicule, etc…
Si je commence à manquer d’essence, il peut aussi calculer tout seul les distances que je peux encore parcourir et me trouver les stations services les plus économiques sans me faire – trop – dévier de ma route.
Le contrôle des chauffages et de la climatisation mais aussi celui de la radio, du système d’énergie de la voiture, surtout pour les hybrides, de la vitesse via le GPS, des caméras de recul, simple comme… un iPad.
Je ne vais pas vous faire une liste de tout ce que ce dispositif pourrait apporter, je n’ai pas assez d’imagination. En fait, si, j’ai assez d’imagination, mais je n’ai pas assez de temps, car il suffit de réfléchir 5 minutes pour trouver une nouvelle application.
Cette voiture, débarrassée de toute la technologie que les constructeurs se doivent d’embarquer aujourd’hui serait bien plus fiable (moins de choses égale moins de raisons de tomber en panne) et surtout, bien moins chère (puisque débarrassée de tout ce que l’iPad prendrait en charge).
Voilà, c’était mon Quart d’Heure « Je-rêve-debout-d’un-truc-que-je-ne-peux-pas-avoir ». Pourtant, cela ne me parait pas si compliqué à mettre en oeuvre et j’ai un peu de mal à voir pourquoi ne pas le faire.
D’ailleurs, certains n’ont pas eu la patience d’attendre et s’y sont collés, comme ça, dans un garage… Mais moi, ce dont je rêve, c’est que cela vienne des constructeurs eux-même, que ce soit vraiment prévu pour, que je n’ai pas besoin de le bricoler.
Mercredi dernier, j’ai passé la journée à Roland Garros, à l’invitation de @francetvdirect par la voix de @laouffir, la patronne – entre autres – de tout ce qui touche au Community Management chez France Télévisions. L’idée, surtout pour moi, était plus de visiter les coulisses et de voir quelle organisation se cache derrière la couverture d’un tel événement plus que de regarder les matchs de tennis… Je sais que beaucoup de fans de tennis doivent me maudire d’écrire ça, mais d’une part, je n’ai pas l’habitude de mentir pour faire genre, et d’autre part, à Roland Garros, le spectacle est autant hors des courts que sur les courts. Je n’ai pas été déçu !
France Télévisions, comme IBM et la FFT d’ailleurs, utilisent ce tournoi majeur comme une sorte de laboratoire grandeur nature et, dans un meme temps, une vitrine technologique. Ainsi, j’ai pu mesurer à quel point le dispositif de @francetvdirect est énorme et innovant. Bêtement, je croyais que tout cela se limitait à diffuser plusieurs matchs en choisissant lequel devrait intéresser le plus les téléspectateurs. En fait, une régie énorme diffuse du contenu via une multitude de canaux différents et sur des formats qui vont du numérique basique à la HD en passant par la 3D. Ils arrosent ainsi leurs chaines mais aussi les TV des fournisseurs d’accès, leur site Web qui diffuse tout en direct ou différé, à la demande, via un Viewer Silverlight incroyable, les tuyaux destinés au contenu mobile, etc… et bien évidemment, les autres médias, dans le monde entier, venus à Paris couvrir l’événement.
En parallèle, chaque jour ou presque, l’équipe technique a testé une innovation en la mettant discrètement en production. Le jour où nous y étions, il s’agissait de lancer la TV 3D avec un son en 5.1. Désolé, je ne suis pas spécialiste de ce genre de techno mais quand j’ai testé le dispositif, je n’ai presque plus vue de différence avec le court central où j’étais quelques minutes avant. Vraiment bluffant !
Enfin, ils nous ont montré une Télévision Holographique, que vous pouvez voir en toute fin de la vidéo ci-dessus et qui est sans doute l’évolution ultime de la TV en 3D. Ce n’était qu’une expérimentation mais cela ouvre des perspectives vraiment enthousiasmantes.
Des journées comme celles-ci sont extraordinaires pour le fan de techno que je suis. J’aime essayer d’imaginer ce que l’avenir pourrait nous réserver et je crois sincèrement que la technologie pourra résoudre beaucoup de nos problèmes de fonds, comme ceux qui touchent au Développement Durable, par exemple. Visiter ce genre de laboratoire permet de toucher du doigt cet avenir, ou du moins, d’alimenter les efforts de prospective que je fais aussi souvent que possible, en y ajoutant généralement une dimension de convergence avec l’Internet.
Je mesure vraiment la chance que j’ai de vivre ce type d’expérience et ma note n’a pas vocation à frimer en faisant la liste des peoples que j’ai pu croiser (je garde ça et les photos pour mes parents ) mais simplement de partager cet enthousiasme avec vous et de marquer ma reconnaissance à ma bonne étoile qui me permet, par le truchement de travail, hasards, rencontres, idées… d’être un jour à Roland Garros et d’y découvrir tout cela.
Je vous invite à lire la note de @jcfrog qui était là également et dont j’ai honteusement relayé la vidéo ci-dessus – merci camarade pour le prêt – n’ayant pas le temps ni la matière pour produire moi-même quelque chose. Sa note vous donnera un déroulé bien plus exhaustif et pragmatique que le mien… qui parle finalement plus de chance que de tennis ou de techno
Cette note va être longue, pas très passionnante… et je l’ai principalement écrite pour que cela m’aide à réfléchir, à titre personnel. Ne venez donc pas vous plaindre si vous n’avez rien appris (voir même, rien compris !) ou si vous avez perdu votre temps
Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les derniers chiffres disponibles… Bien-sûr, la croissance est toujours au rendez-vous mais elle faiblit : de moins en moins de comptes créés, un taux d’attrition toujours aussi élevé et des relais de croissance qui peinent à émerger.
Dans un même temps, l’eldorado marketing que représente Twitter est source d’une immense pollution qui décourage les nouveaux entrants dès leur arrivée et leur phase d’apprentissage. Sérieusement, vous voulez vraiment discuter avec un expert du développement personnel installé au Québec et qui vous promet 8000$ / mois en restant à la maison, alors que vous ne le connaissez pas ?
Cela fait déjà deux ans que j’essaye toutes les idées qui me passent par la tête pour comprendre comment utiliser Twitter dans les meilleures conditions. Je le fais sous l’angle des Usages Individuels comme sous l’angle des Usages Corporates. J’ai déjà créé plusieurs comptes, en ai porté deux en parallèle (un en Français et un en Anglais) avant de renoncer, eu plus de 3000 followings avant de redescendre à une trentaine, eu plus de 2000 followers avant d’abandonner ce compte pour en créer un nouveau un peu plus propre (qui devrait lui aussi passer les 2000 followers dans les semaines qui viennent sans que je sache exactement pourquoi), mis en place des Auto-Follow et des Auto-DM avant de supprimer tous ces trucs de Bots, fait de grands ménages sauvages avec des outils de gestion de masse, recherché des critères pour suivre les gens (comme par exemple d’accepter tous ceux qui me parlaient réellement ou ceux qui utilisaient mes 2 ou 3 hashtags préférés), etc…
Ce faisant, j’ai compris tout un tas de choses… et j’ai surtout compris que, comme pour tous les services disruptifs, il y a une place à trouver que seule l’expérience peut nous aider à définir. Peu de personnes disposent de cette maturité ; je n’en connais personnellement aucune et ce n’est pas mon cas non plus. Toujours est-il que Twitter vient d’entamer ce que l’on pourrait appeler la « Mauvaise Pente », alors que Facebook, toujours aussi critiquable après avoir soufflé sa sixième bougie, caracole en tête et bat records sur records (y compris avec des interfaces instables !)
Dans la Valley (je croyais qu’on y était mieux informés qu’ailleurs !), certains commencent même à comparer Twitter à Second Life ! Je sais, c’est très con.
Par le petit bout de la lorgnette, on pourrait dire que ce n’est pas faux. Les deux phénomènes ont connu une croissance extraordinaire en très peu de temps, portant des promesses aussi fortes qu’impossibles à tenir. Les entreprises ont vu dans les 2 un territoire à occuper, tout simplement parce que le Marketing va là où sont ses cibles (et jusque là, tout est normal, c’est le contraire qui serait étonnant). Mais la comparaison s’arrête ici.
Second Life ne peut pas émerger parce que la technologie n’est pas accessible au plus grand nombre et Le Marché, c’est le plus grand nombre… Le reste, ce sont des niches plus ou moins exsangues.
Par ailleurs, l’usage de Second Life, dont l’avenir passait à mon sens par les entreprises en premier lieu dans une logique d’amorce d’évangélisation des utilisateurs, souffrait d’analogies inadaptées, en 2006-2010, au monde du travail, comme sa ressemblance frappante avec les jeux vidéos par exemple. Les Univers Virtuels en général et Second Life en particulier, ne sont pas des jeux, mais ils y ressemblent vraiment trop pour qu’un décideur, qui ne fait pas l’effort de comprendre les enjeux d’un « truc qui a l’air compliqué », n’y pense pas instantanément. Et dans nos entreprises, mon bon monsieur, nous faisons des choses sérieuses, nous ne jouons pas !
Je ne parle même pas des problèmes de sécurité liés à des Firewalls imperméables ou de parc de machines incapables de faire tourner correctement tel client ou tel client. L’avenir est – depuis longtemps – à des offres telles que celle que David, avec qui j’ai eu la chance d’être associé jusqu’à l’an dernier, essaye de développer… mais encore faudrait-il que les entreprises jugent ces offres de façon objective et leur donnent une vraie chance. J’ai peur que ce ne soit pas gagné…
Pour Twitter, tout est plus simple. La technologie est mûre, du moins suffisamment pour être accessible au plus grand nombre. Cela ressemble un peu à des SMS et on y parle comme sur un chat (même s’il est asynchrone). On peut y engager des conversation très facilement, publier 140 caractères d’intelligence comme de plate vie quotidienne… donc tout ça n’a rien de sorcier, c’est de la communication. En plus, des acteurs comme Seesmic et quelques autres font de gros efforts pour rendre l’usage de Twitter le plus simple possible. On n’y est pas encore tout à fait, mais c’est bien mieux qu’avant et de toute façon, ce n’est pas de là que viendra le danger. Même les médias et les politiques y sont et vous donnent l’impression qu’ils se mettent à votre porté, juste là, au bout du clavier… Si ça ce n’est pas un bon levier de motivation pour la foule !
A mon sens, le danger vient de l’erreur d’appréciation que nous avons tous fait, à un moment ou à un autre, sur l’usage de Twitter.
Je m’en veux un peu sur ce point. Depuis le début, j’avais la clé sous les yeux puisqu’il était communément reconnu que Twitter était un service de micro-blogging. Lorsque j’ai compris ce que cela signifiait réellement, j’ai fait un énorme pas en avant (je sais, je n’ai vraiment pas été très rapide sur ce coup !).
Il y a deux composantes à Twitter : les Followers et les Followings.
Du coté des Followers, peu importe le nombre tout comme le nombre de personnes qui passent sur un blog n’a également aucune importance ; ce qui compte est la qualité de cette audience. Imaginons un instant que vous disposiez simplement de quelques centaines de followers mais que cette audience soit exclusivement composée des personnes invitées à Davos chaque année, vous auriez alors la possibilité de vraiment changer le monde, pour peu que vos idées et interventions tiennent la route.
Je ne suis pas prêt à parier que @aplusk ait les moyens de changer le monde, même avec ses 4,5 millions de followers.
Maintenant, regardons du coté des Followings. Le principal reproche fait à Twitter est d’être polluant. Pourtant, il suffit de ne suivre que ceux – y compris les entreprises ou les marques – qui vous apportent réellement quelque chose. La pollution baisse instantanément car les informations qui peuplent alors votre Timeline sont potentiellement intéressantes. En fait, ramené au monde des blogs, c’est tout simplement comme si vous choisissiez que les blogs qui traitent de sujets qui vous intéressent. Dit comme cela, c’est assez simple et logique… Vous le faites naturellement depuis longtemps. Pourtant, sur Twitter, nous avons tous tendance à suivre plus ou moins n’importe qui ou n’importe quoi ?!?
Il faut également souligner un point : Twitter permet au premier venu de s’exprimer, pour peu qu’il soit capable d’aligner 140 caractères. C’est un peu comme si on considérait les arbitres de boxe comme des mathématiciens parce qu’ils maitrisent à fond les 10 premiers pas… Ainsi, en jetant un oeil sur votre Timeline, vous allez très vite vous apercevoir que les critiques de tout et n’importe quoi, fusent de toute part, apportant énormément de négativité et peu d’intelligence. C’est un fait : détruire est plus facile que de construire… et c’est d’ailleurs sur le terrain politique que c’est le plus flagrant. Au bout d’un moment, c’est assez fatiguant et cela pique un peu les yeux.
Heureusement, et accrochez-vous car ce point est une découverte incroyable, vous pouvez arrêter votre client Twitter et vous affranchir ainsi de la dictature du Web en temps réel, qui vous amène très vite toutes ces informations indispensables à votre vie quotidienne, comme le lien vers la vidéo sur YouTube de cet Australien qui a essayé de plaquer un semi-remorque lancé à pleine vitesse ou cette référence stupide de BHL à un philosophe n’ayant jamais existé (car avant cette information, on ne savait pas que les livres de BHL ne nous servaient à rien !).
J’ai porté le nombre de personnes que je suivais à moins de 500 et je vais sans douter le baisser encore de façon très significative. L’idée est de ne suivre que ceux qui sont dans mon écosystème (ou devraient y rentrer). Quand quelqu’un dit quelque chose qui m’intéresse, cela ne signifie pas que TOUT ce qu’il dit m’intéresse, ni même que j’ai le temps de tout scruter. Je ne vais donc pas le suivre pour autant, mais simplement discuter avec lui de temps en temps… A noter, au passage, que cela va me valoir quelques messages me traitant de snob (sur Twitter, il n’est pas de bon ton d’être plus suivi que ce que l’on suit) ou quelques rancoeurs, simplement parce que le fait de ne plus suivre quelqu’un est le plus souvent considéré par la personne en question comme une attaque personnelle (alors que ça n’a rien à voir et que c’est le fait de le bloquer qui en est potentiellement une !).
Concernant les marques et entreprises, c’est un peu pareil ; je veux ouvrir un dialogue avec celles dont j’utilise les produits ou les services, mais je ne vais pas me mettre à suivre une marque, uniquement parce qu’elle est là ?!?
Bon, on parle, on parle… mais cela ne nous avance pas beaucoup sur le sujet principal à savoir le Déclin de twitter
Je crois qu’il y a un risque réel de voir Twitter disparaitre (enfin, dans le sens où Second Life a disparu… si on peut considérer que c’est une disparition) si les usages ne gagnent pas rapidement en maturité et que la valeur pour les nouveaux entrants ne leur saute pas aux yeux. Twitter travaille déjà dans ce sens mais il va falloir qu’ils aillent plus vite… s’ils ne veulent pas que Facebook (et Google qui devrait annoncer quelque chose dans ce sens dès ce soir, à 19:00 !!) prennent définitivement toute la place.
Les challenges à relever sont nombreux et immenses pour Twitter ! Comment monétiser le service ? Comment éradiquer ce qui relève de la pollution sans fermer la porte au Marketing ? Comment aider les nouveaux utilisateurs à utiliser pleinement le service… et faire revenir tous ceux qui n’ont rien compris ou pas touché du doigt l’intérêt ? Comment pousser l’écosystème à inventer de nouveaux services à forte valeur ajoutée autour de Twitter ?
Pour nous, utilisateurs, le risque est de voir nous échapper un nouvel usage du Web au potentiel fantastique, simplement par manque de patience et d’exploration. Le temps donné à un service est de plus en plus court pour trouver son marché et je crois que cela nous prive d’avancées extraordinaires, comme celles que portaient les Univers Virtuels, par exemple (jusqu’à ce que la généralisation des Applications de Réalité Augmentée les remettent à nouveau en haut de l’affiche un de ces jours).
Sur Twitter, il y a de la place pour tous, entreprises comme individus, chasseurs de relations humaines et ninjas du marketing… et il y a de nombreux niveaux d’usages différents. Il ne manque à chacun que de trouver le sien et ce n’est pas très simple.
Pour mon usage personnel, j’ai déjà acté l’intérêt et la valeur de Twitter mais je continue de chercher la bonne façon de l’utiliser. Vos expériences personnelles sont bien évidemment les bienvenues si le coeur vous en dit !
« Did you know ? » est une série qui est sortie il y a quelques années, dont l’idée est de consolider un certain nombre de chiffres et de faits pour contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui n’ont pas encore compris que c’est bien en pleine révolution industrielle que nous sommes.
Je viens de trouver la dernière version chez Florian, mise à jour pour l’Automne 2009. On y parle bien-sûr d’Internet et de technologies, mais pas seulement. La thématique principale est autour des médias sociaux – et des médias tout court, d’ailleurs – du marketing et du marché des mobiles.
Même les Digital Enthusiastics les plus passionnés sont pris de vertige devant ce type d’informations… C’est bien dans ce monde que nous vivons et je crois bien que la majorité de nos institutions, collectivités et entreprises ne sont pas encore prêtes.
D’ailleurs, cela va tellement vite ; Comment le pourraient-elles ?
Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis avec ma petite famille a eu un effet très positif : nous avons arrêté de regarder la TV. Pour être plus précis, nous l’avons fait, là-bas, sous la contrainte et ici, en France, par choix.
Quand je parle de contrainte, je ne parle pas de menace mais simplement du fait qu’il est impossible de suivre quoi que ce soit sur n’importe quelle chaîne tellement la pub et omni-présente. Je le savais avant d’y aller pour l’avoir constaté d’un oeil lors de mes déplacements aux US, mais lorsqu’on s’y intéresse vraiment, c’est le début d’un enfer. En plus, il n’y a pas le moindre slogan ou écran annonçant la pub, si bien que lorsqu’Indiana Jones saute d’un avion, il peut très bien retomber dans le paquet de Tacos Organic goût Huitre qui est marketé dans la foulée…
Au début, je me suis accroché pour voir si avec l’habitude, ça passe… mais non, impossible. Je ne sais pas comment font nos petits camarades américains. Au final, j’ai donc basculé intégralement sur Internet, avec Hulu et iTunes pour pouvoir suivre des programmes un peu plus tranquillement… enfin, juste les suivre déjà.
De retour en France, je me suis dit que j’allais retrouver ma bonne vieille TV, avec tous ces monuments de Télé-Réalité, ses reportages sur les prostituées-qui-doivent-se-droguer-pour-échapper-à-la-greffe-d’un-troisième-sein-pratiquée-par-un-malade-incurable-dans-la-misère-d’un-bidon-ville (c’est en gros les 3 derniers sujets du Droit de Savoir consolidés dans un même titre), ses jeux tous plus drôles les uns que les autres, son journal de 20 heures qui papillonne des ruinés de la crise (tout le monde est ruiné ou va l’être) aux racailles des banlieues (quoi ? Il n’y a pas que des racailles dans les banlieues ? Mais si, mais si…) en passant par les patrons salauds (j’en sais quelque chose, j’en suis un qui en profite pour licencier tout ce qui bouge pour faire plus d’argent) et cette grippe A comme « Annonce de la fin du monde », les gars qui ne veulent pas faire du vélo parce qu’ils n’ont pas d’oreillette (je croyais qu’ils étaient assez évolués pour communiquer de vélo à vélo mais à priori, non, c’est trop compliqué) ou le retour des méduses en Méditerranée (qui font preuve d’un manque de savoir-vivre incroyable puisque nous sommes nous-mêmes encore en train d’aller nous baigner), etc…
Malheureusement, le seul programme qui aurait pu me sauver dans cet océan de misère a repris à la mi-août, mais avec des matchs d’une qualité inégale, pour ne pas dire plus… et d’opération de sauvetage, il en devient simple opération de survie.
Au final, la bonne nouvelle, c’est que je me suis largement habitué à ne plus regarder la TV… et que je n’ai rien vu jusqu’à présent qui puisse m’amener à cesser cette thérapie. Il parait qu’Internet abruti les gens jusqu’à les rendre idiots (je ne sais plus où j’ai vu ça, à la TV sans doute). Je crois qu’Internet ne rend pas plus intelligent que la TV mais que le choix de consommation est largement assez important pour que ça s’adapte au moins à la personnalité de chacun.
Aujourd’hui, dans mon salon, trône toujours un écran de TV… auquel j’ai rajouté un Mac Mini. Tout le monde dans la famille peut l’utiliser, les enfants comme les grands, pour jouer, pour faire des recherches sur Wikipedia, regarder des films, écouter de la musique, partager les photos (comme les soirées diapo de l’époque), faire des visio-skype familiales quand Papa (moi en fait) est en déplacement et que sa famille lui manque, etc… Et l’écran de TV est surtout devenu écran… tout court.
Je n’aimerais pas présider aux destinées d’une chaîne de TV, car je crois que je ne saurais pas bien par quel coté aborder ce problème – à moyen ou long terme – de survie. J’imagine que les dirigeants de chaînes y pensent, ont un plan, sont en train de le mettre en oeuvre… Vu de ma fenêtre, la TV de Papa est en phase terminale d’un truc pas bien qui se serait généralisé. A part un miracle (c’est à dire un changement radical de métier / business model), je ne vois pas bien ce qui pourrait venir la sauver.
Etant loin d’être un spécialiste, si vous avez une théorie, n’hésitez pas à l’exposer histoire de m’aider à comprendre ce qui pourrait se passer…
Je dirige Kipost, une société d'investissement très impliquée dans des projets qui me passionnent, comme Stonfield, Digidust, Labotec, Hellotipi et même APICube à partir de Sept 2010 ;-)...
Basé à Toulouse et souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des piliers majeurs de l'Art de Vivre.