Je vous en ai souvent parlé et nous avions même monté avec quelques amis une campagne, il y a quelques mois, qui avait aboutit au financement d’un puits en Ethiopie. Pour faire court, Charity:Water a été fondée par Scott Harrisson pour collecter des fonds servant à financer des puits dans les régions du monde où les populations n’ont pas accès à l’eau potable.
Si vous ne devez retenir qu’une seule chose : un don de 20$ peut apporter 20 ans d’eau potable à 1 personne.
Le 7 Septembre, c’était le 4ème anniversaire de l’organisation. Quand je vois tout ce qu’ils ont accompli en si peu de temps, de l’idée de Scott, un beau matin, jusqu’à la formidable organisation mise en place aujourd’hui, je me dis qu’être un bon entrepreneur ne se mesure pas qu’à l’argent que tu amasses.
Pour le quatrième anniversaire de Charity:Water, Scott était en République Centrafricaine où il participait à la construction d’un puits dans un village Bayaka avec l’un de ses partenaires locaux. Ce puits devait être le 200ième financé dans le pays par les fonds levés par Charity:Water. Toute l’équipe travaillait très dur, y compris la nuit, pour que l’eau jaillisse le 7 Septembre… et ce ne fut pas le cas.
L’équipe, malgré un travail acharné, a rencontré de gros problèmes dans le sous-sol, les cavités formées s’effondrant au lieu de se creuser pour accueillir l’eau. Ils ont du abandonner le site, comme cela ne se produit que dans seulement 5% des cas car le puits n’était pas viable à cet endroit. La belle fête qui se préparait pour le 4ème anniversaire n’a pas eu lieu, les enfants n’ont pas joué sous les jets d’eau et les Bayakas n’a pas dansé ni bu à leur convenance ce soir là.
Le lendemain, l’équipe de Charity:Water et son partenaire local ont déplacé le chantier et recommencé à creuser, à plusieurs kilomètres de là. Cette fois, le chantier a été un succès et les habitants ont enfin eu accès à de l’eau potable.
Je vous parle de cet événement pour plusieurs raisons.
D’une part, j’aime profondément l’esprit et l’approche de Charity:Water donc si je peux leur donner un tout petit plus d’écho en donnant ici de leurs nouvelles, c’est déjà une satisfaction pour moi. Peut-être que cela vous incitera à leur donner quelques dollars – idéalement 20$ pour avoir la satisfaction de savoir que quelqu’un boit enfin de l’eau potable grâce à votre générosité – pour soutenir leur action.
D’autre part, je suis passionné de Motivation et de Team Building – au point d’avoir fondé Stonfield il y a longtemps maintenant. Je crois que pour obtenir le meilleur de vos équipes, vous devez donner un sens à leur mission, vous devez partager votre vision pour que vos collaborateurs se l’approprient et vous devez devenir un leader, non pas parce que vous pouvez les virer s’ils ne travaillent pas suffisamment, mais plutôt parce qu’ils ont envie de vous suivre là où vous les emmènerez. Scott est un leader comme j’en ai rarement vu, généreux, déterminé, patient, tenace, charismatique… Même devant un échec extrêmement décevant, on se dit que ce n’est finalement qu’une anecdote au coeur d’une extraordinaire aventure humaine et que le succès ne fait pas de doute tellement sa force intérieure se transmet autour de lui. Pour les entrepreneurs, dirigeants et autres managers qui investiront 5 minutes en regardant les vidéos publiées dans cette note, je pense que, comme moi, vous prendrez une formidable leçon de leadership.
Enfin, je m’intéresse également de près à la gestion des Communautés, pour une autre de mes sociétés et Scott nous donne ici un vrai cours de Community Management. Il prend la parole pour expliquer un échec cuisant, en toute transparence. Il raconte à des milliers de personnes qui lui ont confié de l’argent qu’une partie de cet argent n’aura finalement pas été utilisée comme tout le monde l’espérait. Enfin, il partage sa tristesse d’avoir raté la grande fête de ce 4ème anniversaire en n’apportant pas d’eau aux Bayakas tout en rendant hommage à ses équipes qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes . Suite à la publication de la vidéo où il relate leur échec, des dizaines de milliers de dollars de dons ont afflué en quelques heures. La communauté de Charity:Water est tellement solide et puissante que les difficultés viennent la doper au lieu de l’affaiblir. A une époque où de nombreux patrons de marketing se posent la question de savoir comment créer une communauté autour de leur marque ou de leur entreprise, Scott nous montre la voie.
Comme les gentils devraient toujours gagner à la fin, je vous met la vidéo du jour suivant. Elle devrait vous apporter un peu de joie et vous faire relativiser les petits tracas de votre journée de travail
Il y a quelques temps, j’ai découvert qu’Anthony, via un de ses commentaires, avait adopté une orpheline en Ethiopie, pays de destination de notre campagne Charity Water.
J’ai également découvert qu’on pouvait « sponsoriser » un orphelin sur place, sans le couper de ses racines. Cette possibilité a fait écho chez moi car c’est exactement ce que font mes parents avec un enfant au Viêt-nam.
Du coup, Anthony a gentiment accepté de venir vous expliquer tout ça ici…
***
Quand j’ai lu cette note de Pierre-Olivier au sujet de Charity Water, je me suis dis que vraiment, il n’y a pas de hasard. J’avais été séduit par la démarche des « French Geeks for Water » et j’avais donné quelques euros, pour le principe. Mais on vient d’apprendre que le projet retenu allait se faire en Ethiopie et j’avoue que j’en suis particulièrement fier et heureux.
Et oui, je suis l’heureux papa d’une petite Clémentine, adoptée en Ethiopie en 2007, qui a maintenant 2 ans 1/2, et qui remplit nos coeurs et nos vies aux côtés de son grand frère et de sa petite soeur de 7 mois, tous les deux « vanille » comme on dit chez nous !
L’Ethiopie est un pays magnifique, à l’histoire étonnante (berceau de l’humanité avec Lucy, terre d’asile de la Reine de Saba, source des Rastas, pour ne citer que ceux là) et à la géographie très diversifiée. La capitale Addis Abbeba est située sur des hauts plateaux à plus de 2000m d’altitude, le pays est traversé par le grand rift et dans le sud on y trouve de grands déserts. (plus d’info sur la page Wikipedia)
L’Ethiopie, comme beaucoup de pays d’Afrique, a du mal à se développer, elle a subi les grandes famines dont tout le monde se souvient dans les années 80, elle subit aujourd’hui le contre coup de la crise et les orphelins sont de plus en plus nombreux. Tous ne sont pas adoptables et d’ailleurs, l’adoption ne doit pas être la première solution recherchée, l’idéal est que les enfants puissent rester dans leur pays avec leurs racines.
C’est pourquoi l’orphelinat qui a recueilli Clémentine développe de nombreux projets pour ses enfants qui restent : fermes, ateliers pour apprendre un métier…
Si la French Team (puisque c’est son nouveau nom!) souhaite s’investir d’avantage en Ethiopie, il y a de nombreuses façons de le faire :
- la plus simple : un don en argent à l’association Les Amis du Toukoul, déductible bien entendu (lien Paypal en haut à droite)
- la plus geek : regrouper des ordinateurs en bon état (capable de faire tourner XP!) et surtout des ordinateurs portables et faire un don qui sera acheminé par container? Me contacter par mail ou Twitter pour cela, il faudrait un correspondant dans chaque région (Lille, Paris, Toulouse pour commencer?)
- la plus engageante : parrainer un adolescent afin qu’il puisse évoluer en famille d’accueil et apprendre un métier. On peut pour cela créer un groupe qui parrainera un enfant. Je suis sûr qu’il y a des gens dans la salle qui pourront mettre en place un petit site pour cela.
Ce sont des premières idées, on a déjà fait beaucoup avec Charity Water, on peut aller plus loin ensemble pour réaliser des actions concrètes dans un pays qui en a bien besoin! Contactez moi!
Comme souvent sur ce blog, vous pouvez récupérer ce texte, le publier à nouveau ailleurs, en citant ou sans citer, à votre sauce ou simple copier-coller, peu importe tant que ça se ballade et qu’un truc se passe, ne serait-ce que pour un seul enfant… et bien-sûr, comme disait l’autre, please RT
Le 8 Octobre, je vais passer à 39 ans… et j’avais envie de me lancer dans une note de « donneur de leçon ». C’est plus pour écrire ce que j’ai en tête et aider l’affectif que je suis que pour vous convaincre
Bien évidemment, j’apprend beaucoup tous les jours mais mes tempes commençant à grisonner me donnent un avantage certain : je sais déjà plein de choses. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience (le truc censé justement compenser le manque d’intelligence )
Il y a une chose que je voudrais partager avec vous suite à un échange que j’ai eu hier avec un jeune entrepreneur talentueux : la relativité rapportée au business.
Quand vous vous lancez dans un projet, que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous y mettez en général beaucoup de coeur voir de passion (je ne m’adresse pas vraiment à ceux qui considèrent le travail comme une forme de calamité nécessaire…). De ce fait, cela génère un certain niveau de stress auquel nous sommes tous plus ou moins perméables. Or, avec l’âge donc, on s’aperçoit que la vie de chaque entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes.
Avant, je fêtais les bonnes et les mauvaises avaient tendance à me mettre le moral dans les chaussettes. J’avais simplement tort 2 fois. Aujourd’hui, même si je n’arrive toujours pas, à mon grand désarroi, à contenir mon impulsivité, j’ai tendance à relativiser ce que quelqu’un avait qualifié de Magic Moving Circus permanent.
En synthèse, tout cela n’est QUE du business, c’est à dire une sorte de moyen d’améliorer ses conditions de vie, de s’occuper, de s’accomplir, de se divertir, de soigner son égo… mais surement pas un besoin vital comme boire, dormir, suivre le Top14 ou manger. Donc si vous réussissez, cela ne changera rien à vos besoins vitaux, vous allez juste améliorer un peu certaines choses pour peu que vous les jugiez importantes (la taille de votre voiture ? la marque de votre montre ?) et si vous échouez, vous allez simplement être contraint à vous recentrer sur ce qui compte vraiment : vivre pleinement le moment présent avec ceux qui comptent pour vous et profiter de tous ces instants furtifs que vous croisez dans la journée parfois sans les voir…
Réaliser que la sanction de l’échec n’est finalement pas si grave devrait vous donner une certaine sérénité et lucidité qui non seulement ne va pas rendre un échec plus probable, mais devrait vous en éloigner et vous pousser vers une forme de succès…
Si vous suivez un peu les blogs de la bande, vous savez déjà sans doute que la Campagne pour Charity:Water que nous avons animé tous ensembles pour collecter les 5,000$ nécessaires au financement d’un projet est un succès.
A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, ce sont près de 5,700$ qui ont été collecté, soit 284 personnes qui vont avoir accès à de l’eau saine pour les 20 prochaines années. Je ne me sens pas de remercier tous ceux qui ont participé, relayé ou donné car nous étions nombreux à animer ce projet et je n’en veux pas la paternité. Je suis simplement heureux de voir qu’en se donnant un peu la peine, une partie de la blogosphère, tellement décriée par ailleurs, est capable de se mobiliser un tant soit peu pour des projets positifs et pleins de sens. Nous avons été plutôt nombreux à faire un geste, chacun en fonction de ses possibilités, de ses envies, de ses moyens… C’est ce qui compte à mes yeux.
Nous faisons tous, chaque jour, des choses sans importance ou n’ayant que des répercutions insignifiantes : je crois que si j’étais l’une des 284 personnes directement concernées, je me dirais que ce que nous avons fait est loin d’être insignifiant, loin d’être inutile. Tout est finalement une question de perspectives…
Maintenant que nous sommes à l’objectif, il est évident qu’il ne va pas être facile de mobiliser à nouveau tout le monde pour taper, par exemple, la barre des 10,000$. Pourtant, c’est un chiffre qui sonne bien, qui ressemble plus à un pallier que 5,000$ (choisi parce que c’était le coût d’un projet dans son ensemble) et surtout, chaque fois que 20$ sont récupérés, c’est une personne qui accède à de l’eau potable… et pour elle, c’est énorme.
Je vous propose de débattre sur 3 possibilités, qui sont celles qui me viennent spontanément à l’esprit :
1/ On arrête simplement la campagne, puisque nous sommes à l’objectif. C’est frustrant, mais d’un autre coté, je comprend que beaucoup d’entre vous en ait assez de se faire spammer régulièrement sur le sujet et se démobilisent.
2/ On continue ainsi, sans trop pousser pour ne pas lasser, en se disant qu’un petit don par-ci, un petit don par-là pourront apporter un peu d’eau au moulin (je sais, je suis très drôle ). Ce n’est pas très ambitieux, mais au moins, cela reste actif.
3/ On continue mais différemment, sur un autre format, en nouant par exemple des partenariats avec des sponsors qui vont abonder en fonction des dons. C’est bien plus séduisant car cela fait du sens, d’une part pour des partenaires éventuels et d’autre part, pour Charity:Water… mais il va falloir y passer pas mal de temps, parce que ça ne se fera pas tout seul et nous sommes peu nombreux à avoir ce genre de temps libre.
J’ai déjà un avis, mais je préfère ne pas le formuler tout de suite pour ne pas influencer et laisser de la spontanéité à ceux qui voudront commenter. Bien évidemment, si vous avez un autre idée, n’hésitez pas à la soumettre… Tout ce qui est constructif est bon à prendre !
Je viens de découvrir, via un excellent article de Techcrunch, une vidéo qui compile l’art de la Survente Made in Apple. On est, à chaque Keynote, à deux doigts du lavage de cerveau, mais il ne fait aucun doute que cela fonctionne plutôt pas mal.
Cette vidéo est édifiante – car réalisée sur un seul Keynote, le dernier – et, quand on compile le tout en quelques minutes, il y a vraiment de quoi rire.
Au passage, je vous invite à lire l’article de Siegler qui parle de passion, d’énergie et d’envie, des mots qui raisonnent toujours très fort à l’oreille de n’importe quel entrepreneur.
On m’a souvent dit que j’avais tendance à survendre un peu, mais je crois en fait que c’est bien l’énergie qui pousse ainsi et pas l’envie de faire du Hard-Selling. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que je fais pas mal d’efforts pour respecter un adage que je me suis approprié : « Under Promise, Over Deliver« …
En même temps, même quand je m’enflamme, je n’arrive pas à la cheville du Team Apple
Je ne sais pas si vous connaissez déjà Charity Water, une organisation à but non-lucratif dont la mission est simple : Ils veulent fournir de l’eau potable à toutes les personnes qui en manquent dans le pays en voie de développement… et ne s’arrêteront pas tant qu’une seule personne n’y aura pas un plein accès.
Bien-sûr, cela prête à sourire quand on sait à quel point de l’eau saine est devenue rare dans certaines partie du monde et, de ce fait, à quel point la tâche est immense, mais…
Ils ont une approche que je trouve juste simple, pragmatique et efficace, avec des engagements limpides du type : 100% des dons sont directement affectés aux projets (et non aux charges de structure). De plus, je trouve leur passion, leur dynamisme et leur énergie très communicante. Ils vous donnent envie de donner et d’évangéliser, avec ce sentiment que c’est UTILE.
Décidément, on trouve de formidables entrepreneurs partout, sous diverses formes et poursuivant des buts improbables
Dans le monde, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau saine, chiffre qui donne le vertige au point de décourager le plus enthousiaste des donneurs dans un lucide « Finalement, qu’est-ce que ça change ? Au point où on en est… ».
Et bien non, ça change un truc. Avec 20$, vous fournissez de l’eau à une personne pour les 20 prochaines années… et ils ont déjà amené de l’eau propre à plus d’un million de personnes. Alors, ce que ça change, c’est que quand vous faites partis du million de personne en question, vous améliorez votre niveau de vie d’un facteur extraordinaire. Et si vous faites parti du milliard+, ça peut vous redonner un peu d’espoir en vous disant que des gens travaillent dur, bénévolement et sans se décourager pour que ce soit un jour votre tour. C’est un peu candide, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose, non ?
C’est en découvrant cette vidéo que j’ai fait le rapprochement le bracelet noir que j’avais acheté chez Sacks, dans un Mall de Floride (vous pouvez en voir un dans le film). Ils vendaient deux bracelets pour 10$… et ça me semblait une contribution sympa, mais j’étais loin d’imaginer une organisation aussi dynamique et déterminée. J’ai ainsi redécouvert Charity Water par cette opération.
Pour finir, je voudrais vous dire un mot sur la campagne « Born In September« , décrite dans la vidéo ci-dessus. En deux mots, l’idée est une façon originale de collecter des fonds. Si vous êtes nés en Septembre, mois d’anniversaire de l’organisation, demandez à vos amis et vos proches de vous offrir une somme d’argent d’un montant égal à votre âge, que vous donnerez à Charity Water. Et d’ailleurs, si votre anniversaire tombe à une autre date, vous pouvez le faire aussi
Si vous ne savez pas quoi faire, commencez déjà par Twitter, linker, relayer cette note ou directement la vidéo le plus largement possible parce que Septembre approche à grands pas. Vous pouvez aussi faire une note sans référence à mon article directement sur votre blog en reprenant tout ou partie de mon texte, tel quel ou en le remodifiant à votre convenance… Peu importe la méthode en fait, tant que l’on diffuse le plus largement possible
Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !
Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.
En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.
Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).
La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc
Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :
- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.
- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.
- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.
- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…
- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!
Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr
On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.
Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien ) !
Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).
C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).
Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.
En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.
Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Wiseed, jeune fond d’investissement doté d’un business model assez intéressant à mon sens.
Le principe est assez simple : Wiseed collecte des fonds auprès d’investisseurs confirmés ou débutants, à partir de 100 euros puis propose à ces investisseurs un portefeuille de jeunes sociétés à financer parmi les start-ups qu’ils ont sélectionné sur la base de critères assez traditionnels comme l’idée, la stratégie, la qualité de l’équipe dirigeante, le caractère innovant, etc…
L’investissement peut aller à une seule ou plusieurs entreprises, suivant les coups de coeur de chaque investisseur ou sa volonté de réduire son risque en multipliant les projets.
Je trouve l’approche assez intéressante pour au moins 4 raisons :
Un investisseur débutant et sans grosse mise de fond peut rejoindre des personnes bien plus expérimentées pour faire ses premiers pas dans le capital risque. A partir de 100 euros de « mise », on ne devrait pas y perdre sa maison quoi qu’il en soit.
Par ailleurs, ce fond n’est pas ouvert uniquement aux « petits » investisseurs, certains particuliers ayant approché Wiseed pour leur confier des budgets à 6 voir 7 chiffres.
De plus, le modèle est porté par une équipe qui maîtrise parfaitement les aspects fiscaux liés aux investissements en Seed ou Early-Stage et qui vont donc assurer pour vous un ingénierie fiscale optimisée, notamment si vous entrez dans le cadre de la loi Tepa.
Enfin, il y a dans cette équipe des personnes de qualité (je ne parle que pour ceux que je connais mais je n’ai aucune raison de douter des autres ) qui ont vraiment l’habitude d’accompagner de jeunes entrepreneurs (et nous savons tous que la dimension d’accompagnement est largement aussi importante que l’investissement en lui-même) et qui intègrent une forte dimension sociale dans leurs actions.
Si vous êtes un investisseur en herbe ou affirmé, ou tout simplement un business angel qui n’a pas suffisamment de temps pour gérer son portefeuille et ses capitaux, je pense (je ne peux pas l’affirmer sans les avoir « utilisé » moi-même mais j’aime bien à la fois l’équipe et l’approche) que Wiseed peut vraiment être une alternative intéressante. Vous avez bien 100 euros qui traînent pour tester le modèle ?!?
Accessoirement, pour un entrepreneur qui souhaite lever, c’est là aussi un approche qui n’est pas traditionnelle, mais qui peut représenter un canal vraiment intéressant, entre les banques et les VC. A suivre…
Le petit déjeuner est sans doute l’un de mes moments favoris dans la journée, au point que si je ne peux pas le prendre dans de bonnes conditions (c’est parfois le cas quand je suis à l’hôtel), je préfère ne pas le prendre du tout.
Ce matin, vers 06:00, pendant que la maison dormait encore (tu m’étonnes ! ), je me suis préparé un bol de café au lait accompagné de quelques cannelés que ma femme fait maison, à l’occasion.
Tout était calme et je parcourais quelques flux RSS que je n’avais pas eu le temps de regarder dans la semaine. C’est un peu ça, que je considère comme un moment où le temps est suspendu.
Je vais passer une partie de la semaine prochaine à Paris, et je sais déjà que ces moments calmes vont me manquer… mais Paris dispose d’autres attraits auxquels je ferai honneur pour compenser
Attention : Cette note relève de la philosophie à 2 euros et n’est peut-être valable que pour moi. Je vous invite donc à ne pas perdre 5 minutes sur un sujet qui ne va pas vous passionner si ce genre de thème vous énerve.
Samedi soir, au Stade de France, les Catalans de l’USAP sont devenus Champions de France de Rugby… Je ne suis pas assez compétent pour vous faire une analyse plus poussée que celle que vous aurez au comptoir de votre bistrot préféré, mais j’en ai tiré une leçon très personnelle.
En début de saison, l’USAP attendait l’arrivée dans ses rangs du meilleur joueur du monde, tous postes confondus (et peut-être même, tous temps confondus) : Daniel Carter. L’équipe avait l’ambition folle de venir tutoyer les deux gros stades, et pourquoi pas, de ramener enfin ce bouclier de Brennus qui leur échappait depuis plus de 50 ans.
Tout était fait pour cela, avec un effectif vraiment bien équilibré, d’excellents joueurs concentrés et motivés, le tout emmené par un capitaine – que j’aime beaucoup – courage : Nicolas Mas. Au passage, Bernard Goutta, autre capitaine d’exception, était également dans l’ombre, pour aider tout ce beau monde à s’attaquer à la plus haute marche, tout ça, sous la houlette d’un Jacques Brunel plus déterminé que jamais.
Mais voilà, dans la vie, tout ne va pas toujours comme on l’a prévu. Après quelques sorties sous le maillot Sang et Or, Dan Carter s’est gravement blessé, mettant fin prématurément à sa saison dans la Sud de la France et laissant ses coéquipiers… sans numéro 10 de métier.
Imaginez deux secondes : Vous partez avec le meilleur joueur du monde à l’ouverture et vous vous retrouvez à faire glisser des 9 ou des centres en 10 d’un jour en fonction des besoins, des disponibilités ou des adversaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne vous met pas vraiment sur des rails pour venir chercher la première place. Non seulement votre équipe n’est plus aussi équilibrée et performante sur le plan collectif, mais en plus votre charnière (qui porte bien son nom) ne peut plus fonctionner comme les « plans » du coach le prévoyaient. Je ne vous parle même pas du coup au moral que certains joueurs doivent prendre forcément, la venue d’un Dan Carter étant un élément non négligeable pour ses coéquipiers.
Et pourtant, contre toute attente, cette équipe se mobilise, fait ce qu’elle croit être le mieux en fonction des circonstances, s’accroche aux décisions de son coach hors du terrain et de son capitaine sur le terrain et réalise ce qu’aucun autre effectif Sang et Or n’a su faire avant elle, ces 50 dernières années.
Bon, tout ça est très bien, mais vous devez vous demander ce que j’ai bien pu en tirer comme leçon ?!? C’est très simple. La vie est faite d’événements, parfois imprévisibles voir improbables, qui peuvent apparaître bons ou mauvais au premier abord (c’est à dire quand nous les vivons ou les apprenons). Toutefois, ils n’ont finalement que peu d’influence sur ce qu’il conviendrait sûrement d’appeler le Karma ou la Destinée, venant conforter l’idée que rien n’est finalement écrit définitivement.
A chaque fois, il existe des dizaines de chemins différents qui mènent au même endroit (ici, sur la plus haute marche du Top14). C’est vrai pour le Championnat de France de Rugby, mais également, vous vous en doutez, dans nos vies à tous comme celles de nos entreprises.
Une société, la plupart du temps, rencontre des problèmes ou des opportunités conjoncturelles, qu’il faut, je crois, savoir respectivement traiter ou saisir, mais les uns comme les autres ne préfigurent en rien de l’avenir de l’entreprise. C’est pour cela que l’on passe souvent des heures à débattre d’une stratégie ou d’une autre, sans pouvoir savoir au préalable si les deux ne seraient pas couronnées de succès (où ne mèneraient pas directement dans le mur).
Cette anecdote autour de l’USAP et de la perte de Dan Carter m’a conforté dans deux idées :
- Il n’est jamais trop tard pour changer les choses en bien et poursuivre le but ultime que l’on s’est fixé,
- Il n’y a que sur ses propres valeurs (en espérant qu’elles soient bonnes et positives) que l’on peut se reposer tellement l’avenir est imprévisible. Elles seules peuvent vous dicter ce qu’il y a de mieux à faire pour aller vers le but en question, dans votre vie personnelle comme professionnelle.
Ces deux idées ne sont peut-être vraies que pour moi et relèvent bien de la philosophie de comptoir, mais c’est déjà suffisant pour que je partage ces lignes avec vous
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.