Allons, Allons, un peu de sang froid !
Toute expérience est bonne à prendre… même les plus improbables
Je vous passe les détails, mais nous avons été victime d’un vol de bagages, à Miami Beach, alors que ceux-ci étaient plein à craquer en prévision de notre retour. Au final, tout ce qui a disparu est remplaçable et les assurances sont en train de traiter le dossier avec efficacité, au moins jusqu’à présent.
Seuls les cours de ma fille à l’Ecole Américaine étaient également dans ce qui a été volé et là, je dois dire que ce n’est pas assurable et que ça n’a pas de prix. J’en suis très malheureux car c’était un souvenir unique pour elle.
Nous avons donc eu l’occasion d’appeler 911 et de goûter aux joies de la Police locale. L’Officer qui est venu était très sympa, souriant et rassurant… mais il est arrivé 40 minutes plus tard (il ne nous trouvait pas ?!?) alors qu’il y en a d’habitude à tous les coins de rue.
Peu importe puisque personne n’a été blessé et que, encore une fois, à part pour les cours de ma fille, ce ne sont que des affaires que les assurances peuvent remplacer.

Merci à Florian d’avoir fait sur le vif, cette photo de moi en train d’expliquer ce qui s’était passé à la Police. Dans un autre genre, c’est aussi un souvenir
Pour l’anecdote, en repartant en voiture, nous avons croisé un gars quelques blocs plus loin, qui traînait un valise similaire à la notre. J’ai donné un grand coup de volant pour garer ma voiture sur le trottoir en mode « 2 Flics à Miami » et je suis parti à sa poursuite. Arrivé à sa hauteur, je lui ai sommé de me laisser voir la valise en lui demandant où il l’avait trouvé. En fait, il s’agissait d’un Latino qui ne parlait pas un mot d’Anglais et ne comprenait pas pourquoi je venais l’agresser (oui, parce que j’ai été poli… mais, disons, très ferme
).
En regardant de près la valise, je me suis rendu compte qu’elle ressemblait beaucoup à la notre… mais que ce n’était pas la notre.
Je me suis donc retrouvé comme une poule qui a trouvé un couteau, le gars ne comprenant pas pourquoi IL venait de se faire agresser (verbalement, heureusement) par un gars en furie et moi, incapable de lui expliquer ni même de m’excuser en Espagnol.
Il est partit en grommelant et je me suis retrouvé comme un c** sur le trottoir, ma voiture en travers un peu plus loin et un embouteillage naissant à cause de l’arrière prenant la moitié d’une des voies.
J’ai toujours été réputé pour être un peu sanguin, et je me suis pourtant beaucoup calmé, notamment dans les affaires. Ces derniers temps, cela m’a d’ailleurs joué des tours que je regrette maintenant, même si le mal est fait. J’ai fait beaucoup d’efforts sur le sujet et, sans aller jusqu’à dire que je suis devenu très différent, disons que je suis bien plus calme et pragmatique qu’avant.
Ce n’est pas la perte de nos affaires qui me mettait sous pression, car je me savais bien assuré… mais force est de constater que le stress peut faire faire bien des bêtises. Que ce serait-il passé si le monsieur en question avait été aussi sanguin que moi ? Que ce serait-il passé s’il avait été armé (ce qui n’est pas vraiment rare à Miami) ?
Bref, le fait de posséder, et de se sentir dépossédé, même lorsque cela compte peu, est une bien mauvaise maîtresse qui peut nous amener parfois sur des terrains dangereux.
A l’attention de ce monsieur qui ne viendra sans doute jamais lire cette note : « Disculpe señor usted ha atacado, es un error. Le pido que disculpe. »
Voilà, c’était ma note de philosophie à 2 cts… qui m’amène à une expression américaine que j’aime bien, en toutes circonstances : Take it easy !
















