Tribute to Norman Rockwell – Little Spooners

Je vous ai dit que j’allais partager avec vous quelques unes de mes peintures préférées de Norman Rockwell. En voici donc une nouvelle que j’aime particulièrement, datant de 1926 : Little Spooners.

A noter que c’est celle qui a été utilisée par Google en 2007 pour fêter l’anniversaire du peintre Américain, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Tribute to Norman Rockwell – Triple Auto-Portrait

J’ai parfois évoqué Norman Rockwell, un peintre américain qui est sans doute le seul à avoir réussi à susciter mon intérêt.

Au risque de passer pour un gros plouc de province gavé de cassoulet et fan d’un sport de bourrins, je n’ai jamais rien compris à la peinture, quasiment jamais eu la moindre émotions devant un tableau et ce, malgré de nombreuses heures à hanter quelques uns des plus beaux musées de France ou des Etats-Unis. Il y a des moments où ça le fait, mais manifestement, chez moi, ça ne le fait pas.

Tant pis, je peux vivre avec ça.

Triple Auto-Portrait de Norman Rockwell

Norman Rockwell est un peintre à part. Je l’ai découvert grace à ma mère qui souhaitait me montrer une certaine image des Etats-Unis (elle est Professeur d’Anglais), très désuète et qui n’existe plus vraiment, pas même chez les plus régressistes fanatiques religieux… mais qui raconte l’Histoire de ce pays sans grande Histoire et permet de comprendre pourquoi les Américains ont parfois des réactions très déroutantes pour les Européens.

Une fois passé, au premier regard, l’intérêt de l’image, on rentre dans le détail du tableau et c’est là qu’apparait toute la magie de Rockwell. Chaque élément est pensé, expressif, travaillé pour apporter un petit quelque chose de plus et la somme de ces petits quelque-choses devient un très grand tableau. Tout comme la perfection, les tableaux de Rockwell sont dans le détail.

Chaque tableau que je contemple évoque pour moi des milliers de choses, que mes émotions et mes sensations vont puiser au plus profond de mon esprit, de ma culture, de mes valeurs… avant de mélanger le tout pour en ressortir, au travers d’une alchimie à laquelle je ne comprend rien, un immense bonheur et beaucoup de compassion pour « les gens ». Je ne partagerai pas cela avec vous, car c’est bien trop personnel pour être publié où que ce soit, mais je vous assure que c’est réel, presque tangible.

Celui que vous voyez ci-dessus est un Triple Auto-Portrait (1960), sur lequel j’avais d’ailleurs travaillé quand j’étais au Lycée, grace à l’ouverture d’esprit d’une – autre – prof d’Anglais qui l’avait inséré dans ses cours. En prenant un peu de recul, vous y découvrirez une formidable critique de ce qu’est le Web Social, bien avant que celui-ci n’existe. Je vous laisse y réfléchir et relèverai les copies dans les commentaires ;-)

Je vais essayer de publier quelques unes de ses oeuvres, comme ça, au milieu de mes autres notes du coup assez insipides, pour partager avec vous ceux que je préfère et peut-être, vous faire découvrir ou re-découvrir le travail extraordinaire d’un homme pas ordinaire.

Norman Rockwell

En lançant Google ce matin, ils ont eu la gentillesse via un magnifique logo de me rappeler que c’est aujourd’hui l’anniversaire de Norman Rockwell, qui aurait 116 ans ce matin. Pour ce qui ne le connaitraient pas, Norman est l’un des plus grands peintres américains – les mauvaises langues diront qu’il y en a peu – qui a marqué son art par un style identifiable au premier regard.

Quand j’étais petit, j’ai eu la chance de travailler, en cours d’Anglais, sur certaines de ses peintures et c’est sans doute ce qui m’a donné une certaine sensibilité à son travail, encore intacte aujourd’hui. Je me souviens même avoir eu « une interrogation » sur le triple auto-portrait que vous pouvez voir ci-dessus, dont je m’étais pas trop mal sorti, sauvé par la pipe notamment (je vous raconterai ça à l’occasion).

Je crois que c’est la première fois que je vous parle de peinture… et il est probable que ce soit la dernière car je n’y connais rien. Je crois que l’art est fait pour éveiller des émotions, des petits frissons de plaisir enfouis au fond de soi comme autant de Madeleines de Proust et pour que ces émotions véhiculent des idées, des valeurs, des sentiments…

Norman Rockwell est un peintre qui raconte des histoires, de façon très simple et accessible. Il décrit une époque que l’on pourrait qualifier d’Amérique profonde et authentique, ou du moins de l’image que l’on s’en fait parfois.

C’est surement pour cela que les esprits simples comme moi aiment ce type d’expression, justement parce que je crois que, au contraire d’une forme d’élitisme de la très grande majorité des artistes, s’exprimer ne vaut que si on est compris par le plus grand nombre ?