Telecommutez ! Remotez !

Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !

Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail :-)
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.

telecommute

En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.

Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).

La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc :-)

Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :

- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.

- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.

- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.

- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…

- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun :-) ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!

Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr ;-)

On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.

Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien :-D ) !

Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).

C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).

Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.

En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.

Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call ;-)

Vous avez un message !

Dès les années 50, on pouvait trouver, aux Etats-Unis, des services postaux pour envoyer un message audio par courrier. Vous pouviez, tout simplement, graver un disque que vous expédiiez ensuite à votre destinataire, coincé entre deux morceaux de carton pour préserver la délicate galette.

Messages Audio

Les deux que nous avons retrouvé ont été envoyés par le grand-père de ma femme, en 1952. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que c’était vraiment très innovant pour l’époque et surtout, pas vraiment Grand Public.

On doit pouvoir trouver, alors que Gartner vient de sortir son Hype Cycle 2009, pas mal de technologies aussi éloignée du succès commercial et pourtant tellement porteuse d’avenir. Je pense bien évidemment aux Univers Virtuels mais aussi à la Réalité Augmentée (qui débarque en force sur iPhone) voir même à l’Humain Augmenté

Je ne suis pas certain que le visionnaire qui a lancé ces disques à graver pour envoyer des messages audio pouvait imaginer que ce genre d’usage deviendrait mainstream… 40 ou 50 ans plus tard. Je ne suis pas certain non plus que Gartner en aurait aujourd’hui la moindre idée :-)

Inspiration et Intuition sont dans un bateau… le même !

Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…

Golden Gate Bridge


(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo :-) )

Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.

J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.

Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.

Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?

Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.

On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.

Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez :-)

Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.

L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.

Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.

J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).

Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.

Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même ;-)

Web 2.0 Expo à San Francisco

Juste un saut, en passant, à Web 2.0 qui se tient en ce moment à San Francisco…

Aller à San Francisco…

Dans ce titre tient tout un tas d’impressions me concernant… car San Francisco semble être, vu de ma fenêtre, la ville la plus fascinante des Etats-Unis, la plus riche, la plus ouverte, la plus diverse. S’il n’y avait pas eu une contrainte de fuseaux horaires, c’est bien là-bas que ma petite famille et moi aurions posé nos valises (même si nos valises ne sont pas si mal là où elles sont !).

Je n’y fais qu’un saut, le temps de voir tout un tas de gens et d’échanger un peu, des amis, des copains ou des partenaires, dont certains que je connais bien mais que je n’ai jamais vu physiquement. :-)

Ce sera l’occasion de rencontrer le CEO d’une société lancée depuis pas mal de temps et dont je suis aussi l’un des premiers fans actionnaires, déjeuner avec un des entrepreneurs français les plus dynamiques de la région, petit-déjeuner avec le brillant tout nouveau CEO d’une société qui sera lancée dans quelques semaines et dont je suis aussi l’un des actionnaires, rencontrer l’un des principaux partenaires de Stonfield InWorld pour faire aboutir des discussions commencées il y a bien longtemps (et repartir en courant avec le CD du Code Source Server si l’occasion se présente :-D ), rencontrer l’un des anciens VP du même partenaire car c’est quelqu’un qui a une incroyable vision et une vraie honnêteté intellectuelle pour partager deux ou trois idées, voir et revoir pleins de gens que je connais physiquement ou de façon digitale (il va falloir se greffer tous à la même soirée Web2.0 ou fabriquer la notre pour que le temps s’allonge un peu :-) ), rencontrer un ou deux blogueurs influents pour de vrai, rencontrer – peut-être, ce n’est pas sûr que ça le fasse – une légende (enfin, à mes yeux) de la Silicon Valley à qui je poserais bien deux ou trois questions… et autour de tout ça, découvrir cette ville magique en Ford Mustang Fion tout en faisant pleins d’efforts pour continuer à perdre du poids :-)

san-francisco

Si j’arrive à faire rentrer tout ça en deux jours, je peux passer mon doctorat de gestion d’agenda !
Allez, je vous raconte à mon retour ;-)

Constructeur de Monde

Jetez un oeil à cette vidéo, ce n’est pas du Second Life ni quoi que ce soit qui existe pour l’instant. Cela ne parle pas même pas vraiment de Mondes Virtuels mais plutôt, d’amour.

Et c’est surtout beau, très beau…

Digital Enthusiastics

Vous avez tous entendu parler des Digital Natives, de la Génération X, puis Y et maintenant Z. Ce sont des notions sur lesquelles je travaille beaucoup car elles vont avoir un impact phénoménal sur nos entreprises…

Toutefois, je n’aime pas trop un des aspects sur lesquelles ces notions reposent, à savoir la classe d’âge. Je ne peux pas affirmer que la Génération Y est complètement à l’aise avec les nouvelles technologies, dans le sens où je connais pas mal de « jeunes » absolument incapables de poster une photo sur Flickr ?!?

Dans un même temps, je connais pas mal de mes aînés qui peuvent me donner des leçons sur l’usage de Twitter ou le meilleur moyen de développer son Personal Branding.

digital-enthusiastic

C’est ce constat qui me fait arriver au point suivant : l’enjeu majeur de la très grande majorité des dirigeants d’entreprise est de préparer leur organisation à la déferlante numérique (qui est déjà à la porte, je ne fais pas de la prospective !) et d’en tirer partie plutôt que de la subir. Pour cela, lorsqu’on les interroge, il sont tous d’accord pour dire que c’est stratégique mais ils sont 75% à compter sur les « jeunes » dans l’entreprise pour mettre tout cela en œuvre, sur la base de ce qu’on leur a expliqué sur les Digital Natives.

Je savais déjà que c’était critiquable, mais, avec le recul, je pense même que c’est une erreur fondamentale. Tous les grands projets touchant à l’organisation d’une entreprise doivent d’une part obtenir l’adhésion et la participation active du management et d’autre part, s’appuyer sur un groupe de « convaincus » qui vont essuyer les plâtres puis jouer le rôle d’évangélistes auprès des autres. C’est bien plus efficace si ce groupe est disséminé à divers niveaux, que ce soit verticaux ou horizontaux.

Si cette hypothèse se tient, je crois que la révolution numérique que nous abordons à travers la notion de Digital Natives n’est que partielle (et donc pour partie fausse), car la tranche d’âge montante est proportionnellement plus à l’aise que ses ainés mais on ne peut pas en faire de généralité.

Je pense qu’une notion que j’ai appelé Digital Enthusiastics serait bien plus juste.

Ce groupe va concerner tous ceux qui ont compris pourquoi la technologie et l’innovation étaient deux éléments primordiaux de l’avenir de l’entreprise, mais qui disposent aussi d’un certain goût du risque et d’un état d’esprit très ouvert, près à remettre en question ce qu’ils ont appris quelques années plus tôt tout simplement parce qu’ils savent que la donne a changé. Bien-sûr, la moyenne d’âge y est plus basse que la moyenne d’âge standard en entreprise, mais je ne suis pas persuadé que l’écart soit aussi large qu’on le croit.

Pour citer un exemple, mon ami Jean-Michel Billaut arpente depuis des années tout ce que la technologie peut offrir de plus avancé en termes d’usages et d’innovation, et n’a de cesse que d’essayer de convaincre son écosystème du bien fondé d’une adoption massive. Je ne veux surtout pas lui faire offense (j’ai pour lui à la fois du respect et de l’admiration) mais il aborde un âge où la majorité de nos concitoyens préfèrent généralement se concentrer sur le potager. Pourtant, je crois que ses travaux sont un atout dont nous bénéficions tous. S’il ne peut prétendre au titre de Digital Native, il peut largement prendre celui de Digital Enthusiastic !

Cette note est dédiée à toutes les personnes qui comptent sur les jeunes pour mener à bien les réformes nécessaires dans leur entreprise : Vous avez entièrement raison de vous reposer sur eux, mais cette jeunesse est une jeunesse d’esprit, passionnée, ouverte et enthousiaste. Il est important que vous fassiez, je crois, la différence entre Digital Natives et Digital Enthusiastics !

Je ne sais pas si Georges Brassens, cet expert reconnu de l’Internet et des Médias Sociaux, n’avait pas déjà raison quand il disait qu’il y avait de jeunes vieux et de vieux jeunes :-)

Mon intervention à IT@Cork sur les Univers Virtuels et le GreenIT

Je viens de découvrir que Tom Raftery de Redmonk a publié la vidéo de ma présentation en fin d’année dernière, à la conférence IT@Cork.

Je crois que, si vous avez 18 minutes à perdre, vous devriez y jeter un œil pour deux raisons :
- Les Univers Virtuels présentent un potentiel extraordinaire en matière de réduction de l’empreinte carbone des entreprises et j’ai essayé de donner quelques exemples concrets. Cela fera toujours une pierre de plus à l’édifice.
- Je parle un anglais qui frôle la perfection, un peu celui d’oxford auquel on aurait apporté un pointe de l’anglais de Cambridge et surtout une bonne marmite de l’anglais de Tarbes. Cela signifie que même si vous ne parlez pas un mot d’anglais, vous pouvez globalement tout comprendre :-)

J’ai pris beaucoup de plaisir à faire cette conférence car l’accueil y était exceptionnel (et j’adore l’Irlande, même depuis qu’ils nous battent en ouverture du Tournoi !) et les speakers (je parle des autres, pas de moi !) étaient vraiment passionnants et souvent passionnés.

Comme il n’est pas évident de comprendre quand on était pas sur place, je suis le premier speaker à passer en proposant des solutions, les autres qui m’ont précédé ayant fait un état de lieux dramatique. C’est pour cela qu’au démarrage, je me fais confirmer par le modérateur que je dois être positif, histoire de ne pas retrouver la moitié de l’audience pendue au premier arbre qui passe :-)

Ce qui a été évoqué avant mon passage était incroyablement dramatique, entre bêtise globale de l’Humanité et immobilisme mortel des gouvernements de tous bords et de tous pays. Quand on voit la réaction énergique (pas assez mais quand même…) de tous pour contrer la crise économique mondiale et l’injection de milliers de milliards de dollars dans la machine, on se prend à rêver que la moitié de ces montants soient investis dans le GreenIT, parce qu’en fait, tout ça n’est qu’une question de lecture. Si on fait une parabole médicale, on vient de soigner vigoureusement une douleur très vive car nous la ressentions tous et nous avions peur qu’elle dure et se transforme en inflamation… sans nous préoccuper de la tumeur maligne qui nous ronge, car, finalement, on ne la voit pas bien et qu’elle n’est pas encore si douloureuse que cela. Le problème est qu’un cancer de cette gravité doit être traité très tôt et avec détermination sinon il devient incurable et… mortel.

C’est à croire que nous attendons une catastrophe écologique majeure pour donner enfin à cette tumeur l’importance qu’elle mérite. Je ne sais plus qui a dit que les révolutions réussies ont besoin de sang pour se nourrir. Il avait peut-être raison.

En attendant, les technologies sont une des solutions les plus prometteuses. Autant commencer par là…

Conference It@Cork – Mondes Virtuels et Réduction des émissions de CO2

Le 26 Novembre 2008, je serai à Cork – Irlande, pour aller faire l’un des plus beaux parcours de golf d’Europe présenter nos travaux à la fois sur le e-Learning et le e-Commerce dans les Univers Virtuels, sous un angle qui me tient particulièrement à coeur : le Green IT.

Nous discutons de cette intervention avec Tom Raftery de chez RedMonk depuis près d’un an, et il me tarde vraiment d’y être. L’évènement est réputé pour attirer des experts du monde entier et je voudrais voir si nos projets et théories sur les apports des Mondes Virtuels en matière de lutte contre les émissions de CO2 tiennent le choc fasse à des spécialistes. C’est la première fois que je vais en Irlande sans voir un match du Tournoi des 6 Nations, mais je pense qu’il va y avoir du sport tout de même :-)

Vous allez trouver ci-dessous le « Pre-Conference Podcast« , sorte de teaser de ce qu’il se dira… Cela vous donnera d’apprécier mon fabuleux accent anglais digne d’Aucsfaurdecon (dans l’Ariège !). J’ai fait la même école que Jacques Delors et Yasser Arafat :-)

En synthèse, je vais y parler de ce qui se fait en entreprise en matière d’usage de Second Life et de leur impact sur l’environnement, mais aussi des aspects de Social Shopping et une approche B2C.

Merci infiniment à Alison pour l’organisation de mon séjour. Je crois n’avoir que rarement été aussi bien pris en charge dans une conférence, de quelque niveau que ce soit !

Si vous êtes dans la merveilleuse ville de Cork pour cette conférence, faites moi signe que l’on aille partager quelques pintes thés et parler techno ;-)

Vie privée vs business : plus de limite…

Damn ! Je viens de m’apercevoir que je ne faisais plus aucune différence entre ma vie privée et ma vie professionnelle. Après le naturel moment de panique qui suit le moment de lucidité, on essaye de comprendre un peu.

geek.jpgD’abord, le fait d’être très impliqué dans son travail (même pour les « mal connectés ») induit ce genre de question : Comment peut-on être sympa avec les enfants et se passionner pour une histoire de cour de récréation quand on est encore sous pression en rentrant le soir ? Pas toujours simple surtout que, comme vous rentrez en général vers 20:00, si vous prenez le temps de passer par un sas de décompression, vous ne verrez tout simplement pas vos enfants qui seront déjà couchés…

Ensuite, la multiplication des outils sociaux (pour les « bien connectés » cette fois) fait que vous élargissez votre réseau tout un tas de personnes partout sur la planète et nous savons tous que le soleil ne se couche jamais sur le village global. Je dois pouvoir avoir des rendez-vous en ligne quasiment 24h/24 si je n’y prend pas garde (et je ne parle même pas des discussions de café du commerce ou des petits cons qui n’ont même pas le respect de leurs aînés ! :-) .

Donc si vous êtes un top manager affairé, un free-lance trop souvent seul face à l’adversité ou un entrepreneur – au hasard – un peu geek (ce qui est le cas de beaucoup de ceux qui passent par ici ;-) ), autant vous dire qu’il n’existe plus beaucoup de frontière entre votre vie privée et votre vie professionnelle.

Et je vais vous expliquer pour ce recul dramatique de nos acquis sociaux n’est pas grave et devrait même être obligatoire (je sais, je cherche un peu la bagarre) !

Tout simplement parce que je crois profondément que pour certains, les technologies dites 2.0 changent tellement l’expérience utilisateur dans les usages en entreprise (et donc leur organisation) qu’il y a une véritable opportunité à saisir en matière de qualité de vie.

Vous pouvez donc vous retrouver à travailler depuis n’importe où n’importe quand, avec la même aisance et productivité que vous ne le faisiez avant de votre bureau. D’ailleurs, c’est peut-être le moment de vous demander si vous avez encore besoin d’un bureau !

Vous voulez emmener votre famille sur le Bassin d’Arcachon pour le week-end mais vous avez ce fameux dossier qui doit absolument partir dans la foulée… et alors ? Prenez votre Mac (ou votre PC si vous êtes sous équipé :-) ) et partez en week-end avec eux. Profitez de la journée avec les enfants et faites votre dossier en rentrant, pour peu que vous ayez une connexion via une carte 3G qui doit vous suivre partout. Vous n’avez pas terminé dans la soirée ? Passez-y votre dimanche après-midi s’il le faut pendant que tout le monde est à la plage, envoyez-le le soir et le lundi matin, partez à la Dune de Pyla prendre l’air au lieu de checker vos emails.

dune de pyla.jpg

Je sais, ce n’est pas évident de passer un dimanche après-midi à travailler et un lundi matin à profiter de la vie… mais tout cela n’est qu’affaire de responsabilité, d’habitude et d’équilibre.

Responsabilité, car vous devez garder le sens de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas, donner des priorités à vos tâches, être performant et productif pour votre entreprise, bref… vous devez BOSSER ! Et l’Entreprise 2.0 ne changera rien à cela…

Habitude, car c’est bien cela qui pose un problème. Travailler la semaine et respirer le week-end n’est qu’une histoire d’habitude. Vous pouvez essayer de faire l’inverse et cela marchera aussi, pour peu que vous respectiez le point N°1. Si c’est un mardi matin que vous êtes invité à partager un entraînement du Stade Toulousain (partager, ça ne veut pas forcément dire, courir avec eux :-) ), vous n’allez pas dire non juste parce que c’est mardi, si ? Parce que le Samedi, quand vous serez disponible, eux auront un match et le Dimanche, ils récupéreront de la victoire de la veille, sans doute magnifique :-)
Cassez vos habitudes, puisque de toute façon, vous ne travaillez plus 35 heures depuis longtemps…

Equilibre, car nous courons tous une sorte de marathon auquel il n’y aurait pas de ligne d’arrivée. Pas la peine donc de partir en sprint pour se retrouver asphyxié quelques kilomètres plus loin. On a régulièrement besoin de décompresser, de retrouver des bases solides via la famille, le sport, les potes ou un mix des trois. Vous n’en serez que plus performant, plus aimable et éviterez ainsi d’être injuste avec vos enfants en rentrant, uniquement parce qu’un gars vous a mis de mauvaise humeur au boulot… Il faut donc se souvenir, de temps en temps, qu’un Mac se ferme et qu’il y a une vie non numérique à l’extérieur.

Au final, et cette note n’a pas pour vocation d’essayer de donner une leçon mais simplement de partager ce que j’ai constaté pour mon propre cas, il n’y a donc plus vraiment de frontière entre vie privée et vie professionnelle mais cela n’a aucune importance dans le sens où l’on travaille alors avec des gens (le réseau) avec lesquels on partage plus qu’un simple deal… des valeurs communes, des passions et des expériences qui rendent le quotidien profondément humain.

Parce que OUI, pas mal d’études ont montré que les personnes qui ont une vie numérique très active ne deviennent pas fermés sur eux-mêmes comme des no-lifes de base mais sont au contraire bien plus ouvertes sur les autres et leur environnement, sont plus prompte à détecter et saisir des opportunités dans leur job et surtout, ont un regard plus objectif ce qui favorise leur créativité fasse à un problème nouveau.

Si avec tout cela, vous n’êtes pas convaincus que le Métro-Boulot-Dodo est contre-productif dans la société numérique qui nous entoure, je ne peux vraiment rien pour vous.

Allez, je vous laisse, je dois préparer le petit déjeuner pour toute la famille qui ne va pas tarder à se lever puis accompagner mon fils au golf :-)

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