Tribute to Patrick Swayze
Tellement de souvenirs de ma jeunesse, avec quelques films que j’ai du voir des dizaines de fois. Il fait partie de mes madeleines de Proust… RIP Bodhy !
Tellement de souvenirs de ma jeunesse, avec quelques films que j’ai du voir des dizaines de fois. Il fait partie de mes madeleines de Proust… RIP Bodhy !
Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis avec ma petite famille a eu un effet très positif : nous avons arrêté de regarder la TV. Pour être plus précis, nous l’avons fait, là-bas, sous la contrainte et ici, en France, par choix.
Quand je parle de contrainte, je ne parle pas de menace mais simplement du fait qu’il est impossible de suivre quoi que ce soit sur n’importe quelle chaîne tellement la pub et omni-présente. Je le savais avant d’y aller pour l’avoir constaté d’un oeil lors de mes déplacements aux US, mais lorsqu’on s’y intéresse vraiment, c’est le début d’un enfer. En plus, il n’y a pas le moindre slogan ou écran annonçant la pub, si bien que lorsqu’Indiana Jones saute d’un avion, il peut très bien retomber dans le paquet de Tacos Organic goût Huitre qui est marketé dans la foulée…
Au début, je me suis accroché pour voir si avec l’habitude, ça passe… mais non, impossible. Je ne sais pas comment font nos petits camarades américains. Au final, j’ai donc basculé intégralement sur Internet, avec Hulu et iTunes pour pouvoir suivre des programmes un peu plus tranquillement… enfin, juste les suivre déjà.

De retour en France, je me suis dit que j’allais retrouver ma bonne vieille TV, avec tous ces monuments de Télé-Réalité, ses reportages sur les prostituées-qui-doivent-se-droguer-pour-échapper-à-la-greffe-d’un-troisième-sein-pratiquée-par-un-malade-incurable-dans-la-misère-d’un-bidon-ville (c’est en gros les 3 derniers sujets du Droit de Savoir consolidés dans un même titre), ses jeux tous plus drôles les uns que les autres, son journal de 20 heures qui papillonne des ruinés de la crise (tout le monde est ruiné ou va l’être) aux racailles des banlieues (quoi ? Il n’y a pas que des racailles dans les banlieues ? Mais si, mais si…) en passant par les patrons salauds (j’en sais quelque chose, j’en suis un qui en profite pour licencier tout ce qui bouge pour faire plus d’argent) et cette grippe A comme « Annonce de la fin du monde », les gars qui ne veulent pas faire du vélo parce qu’ils n’ont pas d’oreillette (je croyais qu’ils étaient assez évolués pour communiquer de vélo à vélo mais à priori, non, c’est trop compliqué) ou le retour des méduses en Méditerranée (qui font preuve d’un manque de savoir-vivre incroyable puisque nous sommes nous-mêmes encore en train d’aller nous baigner), etc…
Malheureusement, le seul programme qui aurait pu me sauver dans cet océan de misère a repris à la mi-août, mais avec des matchs d’une qualité inégale, pour ne pas dire plus… et d’opération de sauvetage, il en devient simple opération de survie.
Au final, la bonne nouvelle, c’est que je me suis largement habitué à ne plus regarder la TV… et que je n’ai rien vu jusqu’à présent qui puisse m’amener à cesser cette thérapie. Il parait qu’Internet abruti les gens jusqu’à les rendre idiots (je ne sais plus où j’ai vu ça, à la TV sans doute). Je crois qu’Internet ne rend pas plus intelligent que la TV mais que le choix de consommation est largement assez important pour que ça s’adapte au moins à la personnalité de chacun.
Aujourd’hui, dans mon salon, trône toujours un écran de TV… auquel j’ai rajouté un Mac Mini. Tout le monde dans la famille peut l’utiliser, les enfants comme les grands, pour jouer, pour faire des recherches sur Wikipedia, regarder des films, écouter de la musique, partager les photos (comme les soirées diapo de l’époque), faire des visio-skype familiales quand Papa (moi en fait) est en déplacement et que sa famille lui manque, etc… Et l’écran de TV est surtout devenu écran… tout court.
Je n’aimerais pas présider aux destinées d’une chaîne de TV, car je crois que je ne saurais pas bien par quel coté aborder ce problème – à moyen ou long terme – de survie. J’imagine que les dirigeants de chaînes y pensent, ont un plan, sont en train de le mettre en oeuvre… Vu de ma fenêtre, la TV de Papa est en phase terminale d’un truc pas bien qui se serait généralisé. A part un miracle (c’est à dire un changement radical de métier / business model), je ne vois pas bien ce qui pourrait venir la sauver.
Etant loin d’être un spécialiste, si vous avez une théorie, n’hésitez pas à l’exposer histoire de m’aider à comprendre ce qui pourrait se passer…
C’est l’été, période un peu plus calme idéale pour le grand ménage. Je viens d’abandonner un certain nombre de services Web très 2.0 pour me concentrer sur l’essentiel, ceux qui me sont vraiment utiles.
Pour ceux qui veulent que l’on se connecte mieux, si ce n’est déjà fait, ou simplement faire un peu de ménage dans leur liens avec moi, voici la liste de mes comptes sociaux vraiment utilisés. Me concernant, vous pouvez abandonner tous ceux qui ne sont pas ci-dessous
Twitter : Nous pouvons nous connecter ici http://twitter.com/pocarles.
Je l’utilise beaucoup et, à moins que vous soyez un bot ou un guru du Web 2.0, je devrais sans doute vous suivre en retour. C’est le seul moyen objectif que j’ai trouvé pour découvrir de nouvelles personnes.
Facebook : Nous pouvons nous connecter ici http://www.facebook.com/pcarles
Pour mémoire, je n’utilise pas beaucoup Facebook que je trouve trop time consuming et qui surtout, ne m’apporte pas grand chose. Ceci étant, si nous ne sommes pas encore connectés, c’est le moment où jamais
Flickr : Nous pouvons nous connecter ici http://www.flickr.com/photos/pocarles
J’adore ce service ! J’y découvre de véritables talents très régulièrement et je ne vois pas de meilleur moyen pour les photographes amateurs de percer à moindre frais. On peut se connecter ici.
Tumblr : Nous pouvons nous connecter ici http://eng.pocarles.com
Il me sert de fourre-tout et j’y poste souvent des photos que j’aime bien ou des citations. Avec les changements que je vais essayer d’apporter à mon blog, il devrait perdre doucement de son utilité, à mon grand regret.
FriendFeed : Nous pouvons nous connecter ici http://friendfeed.com/pcarles
C’est mon LifeStream de base. Je l’utilise peu mais il consolide l’essentiel (ce qui est sa fonction première, non ?
).
LinkedIn : Nous pouvons nous connecter ici http://www.linkedin.com/in/pierreolivier
C’est le réseau social le plus professionnel que j’ai trouvé. Si l’on s’est déjà rencontré ou si nous avons suffisamment échangé via Internet, je vous invite à m’envoyer une demande de connexion à laquelle je répondrais avec grand plaisir.
Voilà, me concernant, vous pouvez quasiment oublier les autres services ou comptes. Je ne veux pas dire par là que je ne les aime pas, mais simplement que je ne les utilise pas parce qu’ils ne m’apportent pas assez de valeur, qu’ils sont redondants avec d’autres (comme l’excellent Storytlr) ou qu’ils sont privés (comme l’excellent Hellotipi).
J’ai un peu de mal à suivre ce qui se passe en Iran, mais ces événements m’amènent à me poser la question des motivations des parties, et en particulier, de celle de l’homme qui est au pouvoir : Mahmoud Ahmadinejad…
J’imagine qu’au début, il croit en ce qu’il fait et qu’un jour, sans qu’il s’en soit peut-être aperçu lui-même, les choses dérapent doucement. Pourtant, cet homme semble intelligent et brillant, au moins assez pour comprendre la situation mais sans doute pas suffisamment lucide pour voir qu’il court vers une impasse. Je me demande ce qui peut encore lui donner envie d’avancer, quel type d’espoir il peut avoir.
Une révolution émerge dans la rue d’abord, puis partout sur la planète, des milliers de personnes qui savaient à peine où étaient l’Iran quelques heures auparavant, s’en emparent, la soutienne en se postant en témoins… et pour Mahmoud Ahmadinejad, plus rien ne peut alors être comme avant.
Je ne sais pas, j’ai juste des questions, je me trompe sans doute, je n’y connais pas grand chose… mais, ce que je sais, c’est que si l’Internet sert aussi à cela, je crois que ce n’est pas demain que je travaillerai sur quoi que ce soit d’autre
Crédit Photo : REUTERS/Damir Sagolj
Je ne vais pas me lancer dans une longue note insipide dont j’ai le secret pour vous donner mon point de vue. Non, pas cette fois… parce que Vinvin vient de le faire bien mieux que je n’aurais pu le caricaturer.
Je vous renvoi donc à sa note, que vous trouverez ici, qui est un « Must Read » si le sujet vous intéresse.
Pour ma part, j’en suis resté, depuis quelques temps, à l’étape 6, sans avoir la prétention d’élever le niveau mais en allant au plus brut, au plus sincère, vers une authenticité qui est vraiment moi. Après tout, pourquoi essayer d’arrondir les angles : ceux qui m’aiment le font pour ce que je suis, tout comme ceux qui me détestent.
En fait, ce qui me motive finalement, c’est bien écrire… et ce n’est peut-être pas une forme d’égo qui serait trop développé et que j’habillerais pour moi-même en envie de partager, qui me pousse à rendre publiques ces notes ?!? C’est plutôt le fait que de se savoir lu impose une certaine application, un besoin de structurer ses pensées et de soigner sa prose… dont je suis le premier à retirer les bénéfices.
« Ou alors tu dois changer plus profondément, élever le niveau. Arrêter de chercher à plaire, limiter les recettes faciles, et simplement dire ce que tu penses. Retrouver, après tous ces voyages, l’essence de ton être, re-comprendre ce qui t’a poussé là.
Le temps est rare et il faut choisir ton loisir. Ecrire ou parler. Offrir ou partager. »
Merci pour cette note Cyrille
Vous avez sans doute vu la campagne de Disney pour les Week-Ends Star Wars car elle a fait le tour de la blogosphère, au moins aux US. Honnêtement, je ne sais pas si ce sont des restes du gamin que j’étais et qui a grandi avec la Guerre des Etoiles ou autre chose, mais j’adore cette série (de films et de pubs).
Je la trouve très bien faite, très drôle et vraiment créative. Le principe de base, c’est que les personnages de Star Wars partent en avion passer un week-end à Disneyworld.
Allez, je vous en ai choisi 4 que je vous laisse découvrir… ou re-découvrir
“Etre humaniste, ce n’est pas être confiant aveuglément en ce que font les hommes. Etre humaniste, c’est à la fois être émerveillé par le potentiel de chaque humain et lucide sur les risques qu’il court, que ce soit du fait de la nature ou du fait de l’homme lui-même.”
C’est Albert Jacquard qui a dit cela, dans une interview à Paris Match (que j’ai trouvée relayée sur le site des Humains Associés). Non seulement, je trouve cette phrase magnifique (Bon, Jacquard n’est pas vraiment un perdreau de l’année
) mais – en toute humilité, je ne m’approprie rien – je me retrouve assez dedans.
On a tout ce qu’il faut pour réussir des trucs incroyables et c’est souvent, une sorte de catalyseur qui nous manque. Sans vouloir faire preuve d’un optimisme candide, je crois sincèrement en notre capacité à traverser cette crise (et quelques légers signes avant-coureurs apparaissent de ci de là) pour peu qu’on resserre les rangs et qu’on garde confiance. C’est vrai au niveau de nos familles et de nos proches, de nos entreprises, de notre économie et même de notre planète.
Aux Etats-Unis, les attentats du 11 Septembre ont été un vrai catalyseur. L’usage qui en a été fait est sans doute très discutable, mais la mobilisation vers une ligne commune a entraîné la création d’une énergie incroyable. On retrouve dans ce passage de l’Histoire, tout ce qu’Albert Jacquard a défini plus haut.
Sur ces bonnes paroles (je parle de celles de Jacquard !!), je vous laisse, je dois partir à la recherche d’un certain nombre de petits catalyseurs, qui, à défaut de sauver la planète, feront peut-être avancer deux ou trois sujets
Depuis que des « stars » se sont mises à Twitter, l’adoption du service a carrément explosée (+75% entre Février et Mars 2009). Il existe une sorte de course au follower, c’est à dire à la personne qui va délibérément accepter de recevoir vos messages (Opt-in) de moins de 140 caractères.
Il faut dire que l’on peut faire plein de choses à quelques centaines de personnes avec 140 caractères :
Donc, si j’ai 100 000 followers actifs (pas dormants), je vais instantanément les toucher. En plus, je peux faire appel à des « petites mains » qui vont répondre à ma place (parce que je suis une star donc super occupé !) pour entretenir l’enthousiasme de ma communauté.
« Kikoolol !!! Shaquille me trouve génial car j’aime les mêmes pizzas que lui !! »
La course aux followers est donc lancée. Plusieurs early adopters influant ont lancé la mode, comme Jason Calacanis promettant un MacBookAir à son 1000Nième follower… mais là, on vient de passer dans une nouvelle dimension : le Million !
Ashton Kutcher vient de défier CNN et s’est engagé à versé de l’argent à une association luttant contre la Malaria s’il passait le Million de Followers, passant ainsi devant CNN, premier compte Twitter. Larry King, dans la foulée, a relevé le défi et un Twitter Fight géant s’est engagé.
Pourquoi je vous parle de tout cela ? Avoir un million de personnes qui suivent vos Tweets est une force de frappe commerciale considérable, bien plus efficace que les blogs eux-mêmes, y compris les plus gros. Un nouveau modèle marketing est en train de se mettre en place, reléguant tout le reste au rang de support de celui-ci.
Allez, reprenez ma liste ci-dessus, mais avec en tête le fait que celui qui twitte ça à 1 million de followers… Tout de suite, ça donne le vertige. Remettez-le en perspective du Dispositif Marchand dont nous a parlé David il y a quelques temps et cela devrait vous ouvrir quelques horizons
En attendant, si vous voulez suivre un Early Adopter pas très influant mais sympa, vous pouvez toujours cliquer ici
J’avais décidé il y a quelques temps, de ne plus regarder les news, que ce soit sur Internet, à la TV ou à la Radio, si ce n’est celles concernant concernant directement mon job. Et là, bêtement, je me suis dit que je devrais regarder un peu ce qu’il y a de neuf « dehors ».
C’est comme ça que les accidents arrivent… Je suis malade aujourd’hui, donc ça me laisse, finalement, le temps de « traîner » un peu. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait, ça, une sorte d’absence ou un double effet des cachets que j’avais pris ?!?
Je lance Google News US… et pan !
Que des galères (souvent en Une), de la misère (super bien montrée, expliquée, analysée), des dépôts de bilans (à se demander s’il reste des entreprises debout), des témoignages de gens comme vous et moi qui parlent de la crise (ce qui nous donne un potentiel de quelques milliards d’articles le temps qu’on ait passé tout le monde), des banquiers qui sont la cause de tout (ils sont faciles à reconnaitre, ils ont de grands chapeaux et des cigares), des Riches qui sont encore plus riches (ben non, les riches sont moins riches et certains ne le sont plus du tout… c’est même normal en temps de crise), des banquiers riches avec des parachutes dorés (désolé, c’est juste pour travailler mon référencement celui-là
), quelques émeutes avec des morts dans des pays très loin (parce qu’il faut bien se changer un peu les idées avec la misère des autres), la météo qui, elle-même, ne fait pas beaucoup d’effort…
Alors du coup, j’ai vite vite refermé tout ça, avec l’impression d’avoir fait une grosse bétise, comme quand vous recevez une vidéo Youtube qu’on vous dit de ne pas regarder parce que c’est choquant, mais que vous regardez quand même parce que la nature humaine est ainsi faite, que vous êtes choqué et que vous vous dites : « Mais quel con! Pourquoi j’ai regardé ça ! »
Donc, j’ai vite filé sur Google et je vous ai ramené trois trucs qui vont essayer de lutter, respectivement, contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité.
Contre Pessimisme, j’ai ça :
Elle n’a pas l’air plein d’optimisme et d’insouciance ?
Contre Sinistrose, j’ai ça… et là, j’adore vraiment :
Et contre Morosité, il y a ça, que j’ai posté hier sur mon blog US, mais que je vous remet ici parce que ça fait aussi du bien (surtout quand on est expatrié !
)
Voilà, je ne vais rien résoudre avec ça, mais si je vous tire un sourire, je n’aurais pas perdu ma journée…
Je suis nul pour lancer des chaines sur Internet (et en général, en plus, ça me gonfle…) mais si des fois l’envie vous prenait de me rendre ce sourire et de bloguer vos remèdes contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité, mettez le tag RCPSM ou postez le lien ici que je vous retrouve…
Bon courage à tous ceux qui rament en ce moment… c’est à dire à globalement tout le monde !
Je me suis aperçu que finalement, malgré tout ce que l’on dit pour se rassurer, la taille compte vraiment !
A chaque fois que je me suis lancé dans des notes longues, en essayant de mettre en ordre de bataille les 3 neurones que mon job me laisse de disponible, je n’ai eu que peu de commentaires (bon, sauf sur les notes polémiques, mais là, la taille importe peu
) alors que sur les notes courtes, on discute.
C’est bête, parce que j’aime bien discuter et ce blog est un excellent support pour ça…
Tant pis, je vais continuer à parler tout seul
Tous ceux qui gravitent de près ou de loin dans l’Internet s’intéressent à ce que l’on appelle communément « The Next Big Thing« , c’est à dire le futur Media Social, Monde Virtuel ou service Web qui va changer profondément les usages… et peut-être nos vies.
Lorsque j’étais à San Francisco avait lieu le Web2.0 Expo, l’une des conférences les plus importantes et intéressantes de l’e-industrie. Vous trouverez ci-dessous le keynote de Tim O’Reilly (vous savez, le gars qui a imposé inventé le terme Web 2.0). Ce gars a les yeux bien ouvert et j’aime bien ses visions qui, au-delà de leur justesse habituelle, sont souvent suffisamment simples pour que je les comprenne
Il compare l’évolution d’Internet à celle d’un enfant, qui va du stade Web 1.0 (un bébé, capable de ressentir mais incapable de se coordonner) au Web Squared, qui serait une sorte d’Internet de la maturité, bien plus accessible et efficace, une sorte de Web qui travaille vraiment.
L’intervention est bien évidemment en Anglais, mais je vous ai relevé trois points qui me semblent important pour comprendre ou au moins essayer d’imaginer « The Next Big Thing », chacun dans son monde.
- Les Dotcoms qui ont survécu à l’Hivers Nucléaire sont celles qui ont considéré l’Internet comme une plate-forme et non comme une fin en soit.
PO> Cela ne va pas forcément vous parler car il faut avoir passé pas mal de temps à regarder le marché des univers virtuels pour s’intéresser à ce genre de détail, mais c’est exactement l’une des principales raisons qui empêche des Univers Virtuels comme Second Life de devenir mainstream. Le débat entre plateformistes et roleplayistes – deux conceptions du Metavers qui s’opposent quasiment – y est décuplé de part la nature même du media, empêchant celui-ci de se déployer vers le grand public, dans l’une ou l’autre des directions.
- Le Web qui viendra après le Web 2.0 ne sera pas un nouveau numéro de version mais plutôt un mélange de Réalité Virtuelle, de Web Sémantique, de Web Social et de Web Mobile.
PO> Je ne suis pas certain que la façon dont on appelle le Web suivant soit si important que cela. Ce qui est important, c’est que le périmètre ou plutôt les frontières de ce Web disparaissent. Vous accédez à votre écosystème où que vous soyez, au moment où vous le souhaitez et depuis n’importe quel device (et notamment votre téléphone, qui tend à devenir le principal terminal). C’est ce que d’autres ont identifié avec 3A : Anytime, Anything, Anywhere… Et plus que cet accès, l’Internet devient multi-forme et s’adapte à vos besoins, parfois même sans que vous ayez à les exprimer.
- Les Applications que nous allons créer ne seront plus pilotées par des Claviers/Souris mais par des capteurs.
PO> Ce point est sans doute l’un des plus importants et passionnants à mon sens. Tim donne quelques exemples assez explicites. Un application iPhone se lance lorsque vous approchez l’iPhone de votre oreille (alors que vous n’êtes pas en conversation) et écoute les mots que vous dites pour rechercher des réponses. Ex : L’application comprend Pizza et elle va vous donner d’une part la définition de Pizza via Wikipédia mais aussi la liste des deux ou trois Pizzerias proches de l’endroit où vous vous trouvez grâce entre autres au GPS.
Nous sommes donc incapables de simplement imaginer les applications qui sortiront dans les 5 prochaines années tellement leur conception est complexe pour un usage qui lui, devient plus simple… parce que l’enjeu est bien évidemment la simplicité. Je ne vais pas apprendre à ma grand-mère à se servir d’un PC pour qu’elle aille acheter quelque chose en ligne, mais je vais rendre l’acte d’achat en ligne aussi simple et assisté que possible. C’est l’une des lignes directrices de RIL Shopping, tous premiers pas (et il en faudra encore des centaines !) vers cette simplicité par la réintroduction de l’humain dans la relation client en ligne.
La synthèse que l’on pourrait faire de cette intervention et qu’il donne vers la fin, tient en peu de points… 2 en fait.
Nous voulons tous créer The Next Big Thing, qui n’est pas forcément pour changer le monde, mais parfois simplement pour offrir à un marché de niche une véritable révolution technologique, donc une révolution d’usage. Pour cela, nous avons besoin de garder à l’esprit 2 axes directeurs :
1/ Build a Simple System – Let it Evolve
Je vous ai pas mal pris la tête avec « KISS », mon nouveau Mantra, c’est à dire Keep It Stupid Simple. Là, c’est la même idée mais un peu plus travaillée ![]()
Si tu donnes des choses simples et qui marchent aux gens, ils vont se les approprier et en faire des choses bien plus grandes et ambitieuses que tu n’aurais pu l’imaginer.
Second Life en est un bon exemple (oui, oui, je suis sérieux
). C’est une plate-forme de création extraordinaire sur laquelle des résidents ont conçu des choses fabuleuses que Linden Lab n’avait pas anticipé (Comment auraient-ils pu le faire ?!?). Bien-sûr, la simplicité de Second Life est toute relative pour le grand public, mais réelle pour les résidents que les possibilités offertes ont fasciné au point de passer outre la complexité d’appréhension.
Twitter en est sans doute l’exemple le plus frappant. C’est un service web simplissime qui ne fait, de façon native, qu’une seule chose : Dire en moins de 140 caractères ce que tu fais à des gens qui s’abonnent à ton compte.
Des millions de personnes l’ont adopté mais surtout, des centaines de sociétés se sont créées autour de Twitter, inventant autant d’applications différentes, comme des systèmes de secours, de réservation de restaurant, des alertes prix pour le shopping ou pour les retards d’avion, etc… Je veux bien parier que tout cela n’était pas dans le business plan de Twitter lors de sa création. Ils ont fait quelque chose de simple, ont laissé les gens se l’approprier et la magie de la création de valeur a opéré.
2/ Create More Value than You Capture
C’est la base même des réseaux sociaux. Pour qu’un réseau fonctionne, il faut que chaque membre lui donne plus qu’il ne consomme, ce qui va ainsi créer de la valeur pour tous. Les gens qui appliquent cette recette à leur entourage s’en trouvent en général largement récompensés sans même avoir besoin de demander. Quand on y pense, c’est aussi un puissant moteur très positif qui alimente toute l’industrie Open Source…
Les points que j’ai relevé ici ne sont qu’un tout petit bout de ce que Tim O’Reilly a évoqué, mais ce sont, pour moi, les plus importants. Mes commentaires ne viennent qu’étayer son approche, au point que j’ose à peine me les approprier.
Nous avons tout juste commencé la mutation qu’Internet provoque partout et que nous trouvons pourtant si importants, dans nos vies comme dans nos jobs. Ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend. Ceux qui en tireront le meilleur parti sont ceux qui s’y intéresseront le plus et décideront d’agir plutôt que de subir. J’espère que ces quelques éléments retranscrits de l’intervention de Tim vous auront donné des pistes de réflexions…
J’y ai pour ma part trouvé pas mal d’inspiration
Je sais, c’est le genre de titre qui te fait exploser le trafic d’un blog le temps de le dire, mais pour une fois, je ne plaisante pas
Playboy vient de décider d’offrir 53 de ses magazines de Janvier 1954 à Mai 2006. Ils sont accessibles via une application Silverlight plutôt bien faite et le tout est… gratuit, comme cette page tirée d’une édition de 1967.
Si j’en parle, c’est tout simplement parce que Playboy a une place à part dans l’Histoire… Hugh Hefner et sa bande ont été des pionniers, des agitateurs, des précurseurs, des leaders d’opinion, des révolutionnaires… alors que le contenu, du moins en comparaison de ce à quoi peuvent accéder les générations montantes aujourd’hui, ne cassait pas trois pattes à un canard.
Même sans parler des photos sexy de jolis femmes, Playboy est une sorte d’institution dont l’entrepreneur que je suis respecte le succès incroyable. Si, si, je suis sérieux (je précise ça parce que je vous vois sourire derrière votre écran
).
Il existe une sorte d’esprit Playboy, le lapin étant devenu mythique et même certains des plus conservateurs mormons américains ont fini par reconnaître que Playboy était le diable mais que ce diable là avait une certaine forme d’utilité.
Une fois de plus, à l’heure où les dirigeants de mon pays préféré se demandent comment ils vont pouvoir contrôler la propriété quitte à la rendre inaccessible, c’est encore Playboy qui montre l’exemple en offrant tout son patrimoine gratuitement. Je pense qu’un peu de lecture pourrait en détendre un peu certain…
Disclosure : Vous devez avoir plus de 18 ans pour lire cette note, ou vous devez éviter de vous faire attraper par vos parents. Ceci dit, si vous avez moins de 18 ans, je me demande bien ce que vous venez faire sur mon blog où cette note est sans doute la première qui doit pouvoir éveiller quelque chose en vous
A la suite de mon léger énervement d’entendre une nouvelle fois des inepties sur Second Life, j’avais posté une note un peu agacée.
Stéphane Soumier, journaliste et animateur de Good Morning Business sur BFM m’a alors contacté pour me proposer gentiment une sorte de session de rattrapage. L’interview a été réalisée en fin de semaine dernière et diffusée ce matin, sur BFM. On y parle principalement de e-Commerce, bien-sûr, car c’était le thème d’origine, mais nous aurions tous les deux aborder d’autres usages des Mondes Virtuels en entreprise, et notamment les aspects e-Learning et meeting virtuels. La prochaine fois…
Vous la trouverez reprise sur 01Net ici.
Merci à Stéphane Soumier (et l’équipe de Good Morning Business) pour sa réactivité et l’occasion qu’il m’a donné de porter un peu le drapeau. Encore désolé pour la mauvaise qualité de la liaison téléphonique… Nos amis américains ont d’autres qualités
Merci également à tous ceux qui ont relayé d’une manière ou d’une autre ce coup de gueule, et notamment Xavier Coiffard, Robert Vinet, Jean-Marie Louche et Jean-Rémy Deleage… et j’en oublie sans doute certains qui m’auront échappé (je m’en excuse, n’hésitez pas à me le dire en commentaire si c’est le cas !).
Oui je viens dans son temple écorner l’Albanel,
Formée aux rimes riches, croisées ou suffisantes,
Fonctionnaire de l’Etat, fruit d’une culture modèle,
Bras misérable et mou d’une bande passante.
L’occasion était belle de prendre de l’avance,
De changer la matrice, d’oublier les rancoeurs,
De dessiner ensemble un chemin pour la France,
Partager la culture, lui trouver une valeur.
Tant d’énergie perdue à se recroqueviller,
Tant de temps gaspillé à prononcer des maux,
Nous assistons, bêlant, au chant du fusillé,
Implorant la clémence d’une bande de veaux.
La France aux yeux du monde, précieuse et ridicule,
S’agrippe à ses lubies dans un dernier soupir,
Pathétique entêtement d’un taureau qu’on accule,
Tandis que la bandrille creuse la plaie qui empire.
D’Italie, d’Angleterre ou de Nouvelle-Zélande,
On entend que les uns ont convaincu les autres.
Serions-nous les derniers dans cette sarabande,
à penser que nos lois sont meilleures que les vôtres ?
Il en faut du courage pour parvenir au but,
Défier les ronds de cuir et les bouffons du Roi,
Oui de la Quadrature je soutiendrai la lutte,
Car les plus beaux combats ne se livrent qu’une fois.
By Vinvin
J’exagère un petit peu car parfois, HADOPI me fait rire… Enfin, surtout quand Vinvin en parle dans la toute nouvelle WebTV d’Hellotipi.
Voici l’épisode en question, mes commentaires suivront derrière :
Parce que sinon, en fait, la loi HADOPI ne me fait pas rire du tout, elle… Ce n’est pas vraiment pour ce qu’elle va changer sur le plan des usages ou techniquement : Il doit falloir 20 secondes pour passer par un proxy et devenir invisible… et cette « technique » sera native à l’ensemble des clients P2P de téléchargement quelques jours avant l’adoption de la loi en question, à n’en pas douter.
C’est qu’une fois de plus, elle nous fait passer pour des cons dans le monde entier, comme si nous étions arc-boutés sur ce que d’autres, dans d’autres lieux, nommeraient des acquis sociaux. Les discussions que j’ai pu avoir sur le sujet avec quelques américains – et pas seulement des Power Users de la Silicon Valley, je parle de gens « normaux » – étaient très drôles, car ils me demandaient surtout de confirmer qu’ils avaient bien compris ce que la France était en train de faire, tellement cela leur paraissait irréel.
Si je dois me taper 9 chansons inaudibles de médiocrité pour une seule vaguement acceptable, alors que le « Back Office » de l’artiste en question a déjà largement financé ce disque à coup de SMS sur une chaîne de grande écoute, que cela me coûte 20$ et qu’en plus, je dois le ripper pour le mettre sur mon iPhone (pour peu que je ne le perde pas), je vais retourner à Vuze. Qui accepterait un tel deal ?
Il existe pourtant un moyen simple de réconcilier – presque – tout le monde. Si je peux acheter de la musique de qualité à un prix rationnel, simplement et utiliser la musique que j’ai acheté comme je le souhaite (n’importe quel support, la prêter à qui je veux si je veux, la revendre, la donner…), je ne vais pas pirater.
D’autres continueront sans doute à le faire, n’ayant pas un pouvoir d’achat suffisant pour suivre le rythme et pour d’autres multiples raisons, mais la très grande majorité ne perdra plus son temps à essayer de by-passer un système simple et accessible dans une équation économique acceptable.
Je ne comprend pas grand chose à cette loi, mais comme le souligne Vinvin dans ce Show très drôle, elle est vraiment d’un autre âge.
Chère Nathalie Kosciusko-Morizet,
Je sais qu’HADOPI n’est pas dans votre giron et je sais que votre charge est loin d’avoir la place qu’elle mérite dans la hiérarchie gouvernementale, mais je crois sincèrement qu’il y a ici matière à prendre un peu d’avance sur le reste du monde, en favorisant l’émergence de nouveaux Business Models sur le secteur. Vous avez plutôt un bon accueil et un bon soutient de la « communauté ». C’est, sans aucun doute, bien mieux que l’inverse…
Tous mes voeux de réussite vous accompagnent pour réussir ce que l’on pourrait comparer, dans votre situation, à l’ascension de l’Everest, Face Nord et en Tongs.