Je me bats tout le temps pour éviter les déplacements. Rencontrer ses amis, ses associés, ses clients, ses partenaires et tout l’écosystème est très sympa et utile, ce n’est pas la question. C’est le « avant » et le « après » la rencontre que je déteste.
C’est une perte de temps comme de productivité immense, c’est polluant autant que pénible et ça me tient loin de ma famille. En plus, votre entourage passe son temps à vous dire que vous avez de la chance de visiter tous ces endroits cools alors que dans la vraie vie, vous visitez l’aéroport, l’avion, l’autre aéroport, le taxi, l’hôtel, un restaurant quelconque et… c’est à peu près tout.
Mais, ceci étant dit, de temps en temps, je pars en tournée !

Ce sera le cas demain matin, avec un vol de bonne heure et de bonne humeur pour Nice. C’est R3, organisateur du Barcamp Sophia qui a eu la gentillesse de m’inviter à animer 2 ateliers, portant bien évidemment sur l’entrepreneuriat et le financement des start-ups. Il me tarde d’y être pour de nombreuses raisons. Je vais y croiser quelques potes, comme Pierre Chappaz avec qui j’anime un des ateliers ou toute la bande des startupers du Sud – qui se reconnaitront – que je « suis » depuis quelques années à présent. Je vais aussi y rencontrer de nouvelles têtes, avec qui j’interagis mais que je ne connais pas. Je vais essayer d’y croiser un entrepreneur un peu embarrassé en ce moment pour de mauvaises raisons et à qui je donnerai bien un coup de main – mais il ne le sait pas
– histoire de le sortir de l’impasse. Enfin, l’équipe qui organise a l’air très sympa… et comme c’est eux qui font l’event, il devrait être sympa.
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Si j’étais seul au monde, genre le dernier survivant après un holocauste nucléaire ou un terrible virus venu punir l’Humanité de son manque de considération envers la Nature, je pense que je continuerai d’écrire… enfin, une fois que je pourrais me poser un peu après avoir déglingué tous les zombies qui, eux, auraient survécu, va savoir pourquoi et comment ?!?

C’est dingue comme c’est devenu important pour moi (pas les zombies, andouilles, l’écriture ! Vous ne voulez pas essayer de suivre un peu ?
). J’adore les conversations qui suivent mes notes, la petite communauté qui entoure ce blog, les gens pas d’accord mais gentils quand même… mais au final, c’est bien pour moi que j’écris.
Du coup, il m’est venu une idée idiote, que je prend un peu comme une expérience et une façon de comprendre – voir d’apprendre – comment ça fonctionne vraiment.
Je vais fermer les commentaires de mon blog.
Ne vous inquiétez pas, cela ne devrait pas durer longtemps… Enfin, je n’en sais rien en fait, je vais peut-être m’y sentir plus libéré. Plus sérieusement, je voudrais simplement savoir ce qu’il se passe quand on écrit d’abord pour soi, mais aussi pour tous dans un deuxième temps mais sans avoir cette critique presque instantanée que sont les commentaires. Quelques excellents blogs ont fait cela, surtout parce qu’ils ne pouvaient plus répondre à personne de part le volume de leur audience. Je n’en suis pas là, c’est plus un sujet d’étude pour moi.
La qualité de ce que je vais écrire – voir les thèmes que je vais aborder – va-t-elle s’en ressentir ?
J’aimerai vraiment savoir si, quelque part, je n’écris pas pour avoir plus d’audience sans même m’en rendre compte, comme certains l’ont évoqué dans quelques commentaires… Je pense que non ; je sais que non et peut-être que je me trompe inconsciemment.
Où va se déporter la conversation ? Sur Twitter, le moyen le plus simple de me parler ? Sur Facebook, qui reprend mes posts bêtement automatiquement ? Dans mes emails ? Chez d’autres qui aspirent mon contenu comme des sangsues ? Peut-être la conversation va-t-elle simplement mourir comme une flamme en manque d’oxygène…
Et la majorité silencieuse ? Vous êtes des centaines à me lire sans jamais prendre la parole, consommateurs anonymes dont – pour certains – je ne soupçonne pas la vie ni même l’existence. J’imagine que pour vous ça ne change rien, à moins que ce ne soient les conversations (Attention, il y avait un piège sur la façon d’accorder « ce ne soient »
) qui vous intéressent auquel cas vous allez partir vers d’autres cieux digitaux ?!?
Si je dis une énormité, genre « L’ASM est le plus grand club de rugby du monde », comment cela va-t-il trouver un écho chez les choqués et les militants de la vérité ? (Oui, parce qu’un truc aussi stupide, même sans commentaire ouvert, doit avoir de l’écho !) Où va-t-on s’exprimer et libérer notre agressivité pour rétablir la vérité et replacer le Stade Toulousain à la place du vil usurpateur Clermontois ?
Et moi ? Ce blog me permet de rencontrer de nouvelles têtes à chaque déplacement, sur des conversations qui commencent souvent par « Hey ! Salut ! Tu ne me connais pas mais je lis ton blog… » Si vous êtes moins nombreux parce que je vous ai lâchement retiré la parole, je me demande si certains viendront encore vers moi. Si c’est le cas, peut-être les conversation commenceront pas « Dis donc, tu sais que les blogs démarrent des conversations (Si, si, c’est Saint @loic qui l’a dit !
) et que le tien, ben il ne démarre que dalle ? »
Enfin, comment vais-je savoir si vous aimez ce que j’écris ? Je vais devoir consulter les statistiques ou plutôt, regarder le compteur TweetMeme et les relais sur Twitter. On peut considérer que plus il y a de relai, plus une idée rencontre des sympathisants ou plus une note trouve son public. Ce sera un bon indicateur, je pense. C’est d’ailleurs sur ce principe que Twitter compte asseoir son modèle économique, avec le principe de résonance. On va voir si cela permet de mesurer les fluctuations de qualité…
Allez, j’arrête là les divagations… auxquelles vous ne pourrez d’ailleurs pas répondre. On va se lancer pendant quelques notes – jours – semaines – mois… et on verra ce que cela donne. Je vous dirai ce qu’il en est, de toute façon, quand l’expérience prendra fin
UPDATE : Je viens d’ouvrir à nouveau les commentaires de toutes les notes qui étaient fermées. C’était plutôt instructif comme expérience. Je vais vérifier deux ou trois trucs (essayer de comprendre ce qui relève de l’expérience et ce qui relève d’une forme de hasard) et réfléchir un peu avant de partager avec vous ce que j’ai constaté, pour peu que j’en sorte quelque chose d’utile
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Je ne vais pas me lancer dans une longue note insipide dont j’ai le secret pour vous donner mon point de vue. Non, pas cette fois… parce que Vinvin vient de le faire bien mieux que je n’aurais pu le caricaturer.
Je vous renvoi donc à sa note, que vous trouverez ici, qui est un « Must Read » si le sujet vous intéresse.

Pour ma part, j’en suis resté, depuis quelques temps, à l’étape 6, sans avoir la prétention d’élever le niveau mais en allant au plus brut, au plus sincère, vers une authenticité qui est vraiment moi. Après tout, pourquoi essayer d’arrondir les angles : ceux qui m’aiment le font pour ce que je suis, tout comme ceux qui me détestent.
En fait, ce qui me motive finalement, c’est bien écrire… et ce n’est peut-être pas une forme d’égo qui serait trop développé et que j’habillerais pour moi-même en envie de partager, qui me pousse à rendre publiques ces notes ?!? C’est plutôt le fait que de se savoir lu impose une certaine application, un besoin de structurer ses pensées et de soigner sa prose… dont je suis le premier à retirer les bénéfices.
« Ou alors tu dois changer plus profondément, élever le niveau. Arrêter de chercher à plaire, limiter les recettes faciles, et simplement dire ce que tu penses. Retrouver, après tous ces voyages, l’essence de ton être, re-comprendre ce qui t’a poussé là.
Le temps est rare et il faut choisir ton loisir. Ecrire ou parler. Offrir ou partager. »
Merci pour cette note Cyrille
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Vous avez tous entendu parler des Digital Natives, de la Génération X, puis Y et maintenant Z. Ce sont des notions sur lesquelles je travaille beaucoup car elles vont avoir un impact phénoménal sur nos entreprises…
Toutefois, je n’aime pas trop un des aspects sur lesquelles ces notions reposent, à savoir la classe d’âge. Je ne peux pas affirmer que la Génération Y est complètement à l’aise avec les nouvelles technologies, dans le sens où je connais pas mal de « jeunes » absolument incapables de poster une photo sur Flickr ?!?
Dans un même temps, je connais pas mal de mes aînés qui peuvent me donner des leçons sur l’usage de Twitter ou le meilleur moyen de développer son Personal Branding.

C’est ce constat qui me fait arriver au point suivant : l’enjeu majeur de la très grande majorité des dirigeants d’entreprise est de préparer leur organisation à la déferlante numérique (qui est déjà à la porte, je ne fais pas de la prospective !) et d’en tirer partie plutôt que de la subir. Pour cela, lorsqu’on les interroge, il sont tous d’accord pour dire que c’est stratégique mais ils sont 75% à compter sur les « jeunes » dans l’entreprise pour mettre tout cela en œuvre, sur la base de ce qu’on leur a expliqué sur les Digital Natives.
Je savais déjà que c’était critiquable, mais, avec le recul, je pense même que c’est une erreur fondamentale. Tous les grands projets touchant à l’organisation d’une entreprise doivent d’une part obtenir l’adhésion et la participation active du management et d’autre part, s’appuyer sur un groupe de « convaincus » qui vont essuyer les plâtres puis jouer le rôle d’évangélistes auprès des autres. C’est bien plus efficace si ce groupe est disséminé à divers niveaux, que ce soit verticaux ou horizontaux.
Si cette hypothèse se tient, je crois que la révolution numérique que nous abordons à travers la notion de Digital Natives n’est que partielle (et donc pour partie fausse), car la tranche d’âge montante est proportionnellement plus à l’aise que ses ainés mais on ne peut pas en faire de généralité.
Je pense qu’une notion que j’ai appelé Digital Enthusiastics serait bien plus juste.
Ce groupe va concerner tous ceux qui ont compris pourquoi la technologie et l’innovation étaient deux éléments primordiaux de l’avenir de l’entreprise, mais qui disposent aussi d’un certain goût du risque et d’un état d’esprit très ouvert, près à remettre en question ce qu’ils ont appris quelques années plus tôt tout simplement parce qu’ils savent que la donne a changé. Bien-sûr, la moyenne d’âge y est plus basse que la moyenne d’âge standard en entreprise, mais je ne suis pas persuadé que l’écart soit aussi large qu’on le croit.
Pour citer un exemple, mon ami Jean-Michel Billaut arpente depuis des années tout ce que la technologie peut offrir de plus avancé en termes d’usages et d’innovation, et n’a de cesse que d’essayer de convaincre son écosystème du bien fondé d’une adoption massive. Je ne veux surtout pas lui faire offense (j’ai pour lui à la fois du respect et de l’admiration) mais il aborde un âge où la majorité de nos concitoyens préfèrent généralement se concentrer sur le potager. Pourtant, je crois que ses travaux sont un atout dont nous bénéficions tous. S’il ne peut prétendre au titre de Digital Native, il peut largement prendre celui de Digital Enthusiastic !
Cette note est dédiée à toutes les personnes qui comptent sur les jeunes pour mener à bien les réformes nécessaires dans leur entreprise : Vous avez entièrement raison de vous reposer sur eux, mais cette jeunesse est une jeunesse d’esprit, passionnée, ouverte et enthousiaste. Il est important que vous fassiez, je crois, la différence entre Digital Natives et Digital Enthusiastics !
Je ne sais pas si Georges Brassens, cet expert reconnu de l’Internet et des Médias Sociaux, n’avait pas déjà raison quand il disait qu’il y avait de jeunes vieux et de vieux jeunes
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