J’ai beaucoup travaillé le sujet, forcément, mais le temps me manque pour publier ici un long post plus détaillé. La bataille entre l’iPhone OS et Android qui s’est engagée l’année dernière va battre son plein en 2010… et déjà, on perçoit une tendance se dégager.
De mon point de vue, et j’ai pourtant un iPhone (et un BlackBerry) au quotidien, Android dispose du meilleur potentiel. Il y a des tonnes de raisons à cela, l’une des toutes premières étant, bien-sûr, le manque d’ouverture d’Apple.
La force de la firme à la pomme est pourtant intacte et réside dans 3 fantastiques atouts.
Sans doute le meilleur marketing du monde…
Apple sait vendre, sait faire rêver et sait fédérer mieux que quiconque. Essayez de faire un peu de bashing sur un Mac et vous allez immédiatement vous retrouver assaillis par les trolls intégristes dans un mouvement de défense aussi aveugle qu’irrationnel.
Le culte de l’Innovation
Ils n’en ont pas le monopole mais ils en ont la culture. Leur capacité à aborder un marché de façon complètement décalée pour, non pas le conquérir mais le changer, est extraordinaire. Cela a été vrai sur les PC, les Interface Utilisateurs, la Musique, la Téléphonie et à présent, la distribution de logiciels.
La maitrise du Hardware et du Software
C’est forcément plus facile de faire un produit cohérent quand on en maitrise toutes les composantes. En fournissant à la fois le matériel et l’OS, Apple peut proposer un ensemble intégré, performant et totalement maitrisé… avec pour effet de bord, de se retrouver seul contre tous !
Et c’est sur ce tout dernier point qu’est née la menace. Apple étant en concurrence frontale avec tous les autres constructeurs de mobiles, ceux-ci n’ont plus, pour moyen de défense, que la possibilité de travailler contre et non avec. Quand on regarde le marché des OS pour Smartphones, le tour d’horizon de ceux qui représentent l’avenir est rapide : iPhone OS et Android. Bien-sûr, un constructeur pourrait aussi se dire qu’il est assez fort pour créer son propre OS mais ceux qui s’y sont frottés par le passé y ont laissé ce qu’ils y avaient mis… et le retard accumulé est déjà très grand. En plus, si l’un des deux OS leur est totalement fermé, le second leur ouvre grand les bras. Pourquoi prendre le risque de se lancer seul ?
En 2010, ce sont près de 40 nouveaux Smartphones tournant sous Android qui sortiront (et je ne tiens compte que de ceux qui ont bien voulus se déclarer tel quels, nous ne sommes qu’en Janvier donc sans doute pas à l’abri de quelques surprises). Même Google vient de lancer le sien, bon, en partenariat avec HTC, mais nous sommes sur un marché où la solitude ne paye décidément pas… sauf pour Apple !
Je reste très attaché à mon – déjà – 4ème iPhone, mon précieux… mais je suis prêt à parier que ce n’est pas lui qui représente l’avenir, car les choix d’Apple sont devenus anti-culturel. Le monde est de plus en plus ouvert, et l’iPhone est toujours aussi fermé. Les projets sont de plus en plus collaboratifs et Apple est toujours monolithique. Les Hommes – au moins ceux de l’Internet – sont de plus en plus dans une recherche spirituelle et quasi-utopique d’un monde meilleur et Apple a les yeux rivés sur son cours de bourse (et la santé de Steve Jobs qui pourrait lui faire perdre plus de 20 points en 20 minutes).
On dit souvent qu’Android est à l’iPhone OS ce que Mac OS était à Windows… et je crois que c’est bien plus grave que cela, l’arrogance de la firme de Cupertino n’ayant pas vraiment de limite connue à ce jour. Du coup, les tous meilleurs développeurs d’applications partent vers d’autres cieux, plus tolérants, plus open-source… et les meilleurs développeurs sont plus que de grands codeurs, ce sont aussi de grands créatifs. Ces talents viendront à manquer, tôt ou tard car, dans l’Internet, c’est de la créativité que vient l’innovation, et de la qualité du code sa mise en musique.
Même si le Keynote de Google, pour le lancement du Nexus One, était d’une tristesse attendrissante (on avait l’impression d’assister à la performance d’une bande de nerds essayant de vendre la dernière robe créée par Galliano) à des années lumières des fantastiques Keynotes d’iPapy, c’est bien dans le potentiel d’Android que je crois le plus.
Ne paniquez pas, je n’ai pas changé d’avis et l’iPhone reste une fantastique plateforme qui continuera bien sûr à exploser tous les records ces prochains mois mais il ne représente pas autant l’avenir qu’Android. Le Nexus One et la version 2.1 laisse entrevoir de fabuleux usages au quotidiens mais c’est surtout le gap culturel qui est le plus impressionnant et prometteur.
Tiens, cela me fait penser que je dois passer un coup de fil à un ami et excellent développeur Android avec qui je travaille, pour lui soumettre une petite idée. Je vous laisse !
Cela fait longtemps que je ne vous avais pas parlé de Labotec, vous savez, cette joli start-up basée à Miami dont je suis l’un des investisseurs.
Toujours en « Beta » – ce qui, pour une entreprise, signifie qu’on travaille notre chaine de valeur avant d’ouvrir les vannes – nous avons reçu des centaines d’idées, principalement issues de pays francophones, seule zone sur laquelle nous avions un peu communiqué.
Quelques unes ont été retenues et mises en développement. C’est le cas de iSOS, l’application que nous avons par ailleurs engagée aux AppStar Awards et qui en est l’un des finalistes. Voici une courte vidéo de présentation de ce que fait cette application.
Vous l’avez compris, il s’agit de vous aider dans une situation de détresse, à alerter en une seule action des secours fiables, comme le 911 aux US (ou le 112 en Europe), mais aussi informer, si vous vous le souhaitez, votre écosystème via Twitter, Facebook, SMS ou Message Vocal, de votre situation et votre localisation.
Nous avons retenu cette idée car elle vise à aider les gens, le plus simplement, efficacement et rapidement possible. Pas d’effet, de paillettes ou autre réalité augmentée… juste beaucoup d’efforts pour développer une application fiable et dont nous espérons qu’elle servira le moins possible. C’est un beau paradoxe, non ?
Si vous aimez cette idée, vous pouvez la soutenir en laissant un petit commentaire ou en votant pour elle (le petit pouce, vers le haut, en bas à droite de la vidéo). Il ne fait pas de doute que cela nous aidera à progresser dans le classement des AppStars Awards mais surtout, cela nous fera très plaisir ainsi qu’à l’Inspirer qui nous a soumis cette idée, après avoir vécu lui-même, un accident de la vie et avoir regretté que cette application ne soit pas sur son téléphone…
Enfin, une première Application pour une entreprise aussi décalée que Labotec, c’est forcément une grande émotion pour toute l’équipe. C’est d’autant plus vrai que nous croyons très fort à la viabilité de ce modèle économique, quand certains « analystes » nous prédisent une impasse financière devant les montants trop importants que nous réservons aux Inspirers. L’éventuel succès des premières applications aura forcément une grande influence sur l’appréciation que l’on peut porter à un business model aussi social que celui de Labotec et sera un encouragement à décupler nos capacités pour sortir biens plus d’applications. Vous pouvez d’ailleurs soumettre vos idées d’application ici, en essayant de convaincre le Comité d’Investissement que vous avez une idée-qui-tue (à défaut d’avoir une idée qui sauve ).
One more thing (désolé, je n’ai pas pu résister ) : iSOS sortira sur iPhone dès qu’Apple la validera… mais nous avons aussi pensé que tous ceux qui ont un BlackBerry ou un Smartphone sous Android pourraient, un jour, avoir besoin d’aide. C’est la raison pour laquelle iSOS sera aussi disponible sur ces deux plateformes dans les semaines qui viennent.
Comme je le fais aussi régulièrement que possible, vous allez trouver ci-dessous le Top20 des applications iPhone que j’utilise le plus ou que je trouve très bien réalisées. Ce widget est fourni avec la complicité de l’excellent AppsFire.
Pas d’énormes changements à l’heure où j’écris ces lignes car, n’étant pas un gamer, je n’ai pas eu beaucoup de coups de coeurs ces derniers temps. A noter l’arrivée en force de FourSquare, l’App iPhone relative au service du même nom, l’un des plus hypes du moments.
A noter également que Tweetie 2, que je considère de très loin comme le meilleur client Twitter pour iPhone et sans doute l’une des applications les mieux réalisées que j’ai vu, est venu remplacer la première version. Si vous avez un iPhone et un compte Twitter, c’est un Must Have.
Merci à Ouriel et son équipe pour m’avoir fourni ce widget
Ce n’est pas moi qui le dit mais Gartner dans une étude qu’ils viennent de rendre publique. Ceci étant, je serai prêt à le parier aussi. La dernière release d’Android est vraiment exceptionnelle et les constructeurs (comme d’ailleurs les opérateurs qui ne sont pas sous contrat avec Apple) se battent pour investir l’OS de Google.
Le grand perdant – entre 2009 et 2012 – serait RIM et son BlackBerry… mais tous verraient leurs parts de marché s’effriter devant la croissance de l’iPhone (71MU vendues en 2012 soit 13,7% du marché) et l’explosion d’Android (14,5% du marché alors qu’il n’a que 2% aujourd’hui, avec 76MU). Symbian resterait leader mais verrait sa part de marché s’effondrer de plus de 50% aujourd’hui à 39% environ en 2012.
Il est évident, à l’analyse de ces chiffres, que les cartes sont en train d’être redistribuées et qu’il existe des plateformes offensives et d’autres qui sauvent les meubles ; 2012, à cette échelle de marché, c’est demain matin.
Pour ne regarder qu’iPhone et Android, qui sont à mon sens, les deux plus gros potentiels de ce marché, il est assez intéressant de noter que les approches comme les stratégies sont différentes, que ce soit sur le plan marketing que technologique.
Apple a choisi l’exclusivité, favorisant ainsi un opérateur par pays (sauf en France où nous ne faisons jamais rien comme les autres ) et se privant de ce fait de tous les autres. La société de Steve Jobs est également son propre constructeur. Cette position est à la fois très forte et très rentable, mais elle a également le défaut d’agréger le reste du marché contre Apple. Les autres constructeurs comme les autres opérateurs ne restent bien évidemment pas les bras ballants et c’est une offre très large, à la fois en matière de devices et de distribution par les opérateurs qui explique pour partie la formidable croissance attendue d’Android.
En termes d’OS, celui de l’iPhone est clairement très fermé et contrôlé, tout comme la distribution d’applications iPhone. D’ailleurs, le marketing est à présent totalement orienté vers les usages et les Applications avec le slogan devenu fameux : « Il y a une App pour ça ». Android, de son coté, mise sur l’ouverture – du code – mais aussi sur les qualités des devices (c’est à dire de la partie Hardware). Du coup, les smartphones sous Android offrent de belles perspectives en matière d’applications, mais restent aussi des téléphones et des outils de communication, là où l’iphone devient principalement, petit à petit, un ordinateur embarqué.
Je ne sais pas si Gartner aura raison ou tort, ni si ces chiffres vont se réaliser, mais une chose est sûr, la guerre des OS Mobiles qui s’est ouverte il y a quelques mois et l’aspect disruptif de ces technologies ouvrent de fantastiques perspectives pour les consommateurs que nous sommes tout comme pour nos entreprises.
Apple vient d’annoncer avoir passé les 2 milliards d’Applications pour iPhone téléchargées.
Je reste sans voix devant de tels chiffres, vraiment impressionnants. Bien-sûr, on pourra toujours dire que la majorité sont gratuites, que peu d’entres elles se taillent la part du lion, etc… mais il n’en reste pas moins que c’est un formidable succès. Cela représente – simplement – 500 millions d’Apps iPhone téléchargée ces 76 derniers jours, soit 6,6 millions par jour en moyenne !!!
Parce que ces derniers mois ont vu, à mes yeux du moins, apparaitre un challenger redoutable, même si les chiffres ne sont pour l’instant pas très significatifs. Je veux bien-sûr parler d’Android, l’OS Mobile Open Source de Google. Les progrès réalisés par celui-ci sont impressionnants, au point de – presque – faire oublier des débuts calamiteux, principalement par manque de matériel vraiment adapté.
Si l’AppStore d’Apple fait bel et bien l’actualité du jour avec des chiffres extraordinaires, je ne peux m’empêcher de penser qu’un autre travaille dur pour son avènement. Les prochains mois vont être très excitants !
Goole vient de dévoiler – en vidéo – les changements apportés à Android, son OS Mobile, dans sa version 1.6.
Comme vous pourrez le voir par vous-même, on est déjà à un très bon niveau de performances, à mon sens et ce n’est bien-sûr qu’un début. Android n’est disponible que depuis la fin Octobre 2008, soit moins d’un an. Les progrès sont rapides et bluffants, en faisant un véritable concurrent – au moins technologique – à l’iPhone OS.
Après, je reste, pour l’instant, sur l’idée que je m’en suis fait il y a quelques mois. Android risque de rester est bien aux mobiles ce que Linux est aux PC : puissant, énorme potentiel, performant, stable, ouvert, évolutif… mais principalement adopté par une population de nerds et de barbus.
Ceci dit, non seulement ce n’est pas une tare, mais ça le rendrait même encore plus attractif
L’AppStore d’Apple a un peu plus d’un an à présent… Je devrais dire qu’il a à peine un an !
J’ai du mal à croire combien de chemin a été parcouru depuis son lancement. C’est sans doute ça, ce que l’on appelle une stratégie disruptive
Le binôme iPhone – iTunes a surtout initié 3 grands mouvements de fond :
- Il a commencé à changer la vie de ses utilisateurs en leur apportant le premier véritable device portable qui soit tout-en-un, connecté en permanence, utilisable simplement, évoluant en continu, au rythme des mises à jour et des sorties quotidiennes d’Applications et personnalisable à l’infini (puisque chacun n’installe que les Apps qui l’intéressent).
- Il a lancé un mouvement de mutation profond en matière d’habitude de consommation, poussant à outrance un modèle d’achat « on demand » couplé à une monétisation basée sur les micro-paiements. Ce business model, je suis près à le parier, va aller sur d’autres secteurs et d’autres marchés, car il est sain et relativement « juste » donc « nous » allons le plébisciter à chaque occasion.
- Il a lancé un business qui commence à rapporter des milliards que la firme à la pomme partage avec un écosystème gigantesque, composé d’opérateurs, de développeurs, d’éditeurs, de fabricants de périphériques… mais aussi de tous ceux qui gravitent autour comme les investisseurs, les avocats, les marketeurs, etc…
J’ai souvent tendance à dire du bien d’Apple mais je peux vous assurer que ce n’est pas une adoration béate.
Pour preuve une critique très dure que j’avais pu faire sur un groupe privé, dans laquelle je m’en prenais au cirque pathétique qui accompagne systématiquement les Keynotes. Entre cette forme d’arrogance où l’on compare les résultats de choux et de carottes dans le simple but de ridiculiser le travail de leurs concurrents devant une audience acquise à la cause et cette façon de sur-vendre des non-innovations comme le copier-coller de l’iPhone, par exemple, il y a de quoi être fatigué d’être autant pris pour un idiot, et pourtant…
Pourtant, cette firme change profondément la majorité des marchés qu’elle adresse, préserve ses marges là où d’autres souffrent durement pour rester sur un % à deux chiffres et invente un marketing qui n’a pas d’égal. Difficile de ne pas être admiratif et de respecter ça.
L’AppStore n’a aujourd’hui qu’un an… une poignée de mois qui changent tellement de choses que ça en est incroyable.
Jay est un Toulousain très sympa qui travaille chez Labotec. Si vous avez proposé une idée d’application iPhone en français, il est fort probable que ce soit lui qui vous ai apporté la bonne nouvelle… ou la mauvaise
Sur une note très sympa qu’il vient de publier, il a filmé tout le parcours qu’il fait pour aller chez Labotec le matin, ce qui est une très belle façon de découvrir un petit bout de Floride, Miami, par le coté de la vraie vie. Pour y avoir vécu, j’ai retrouvé dans la vidéo plein d’endroits que je connais bien et surtout, l’arrivée dans les bureaux de Labotec, à One Aventura.
Vous vous demandez où nous sommes réellement installés ou à quoi cela ressemble pour de vrai ? Regardez le film
PS : Jay, les effets spéciaux sont à couper le souffle ! On se croirait dans un film des années 80
Je n’avais pas eu le temps d’en parler… et à bien y réfléchir, je ne vais que survoler le sujet.
Il y a quelques jours, l’excellent GigaOM a posté une note qui a fait couler beaucoup de bits : le marché de l’AppStore d’Apple pèserait 2,4 Milliards de $ annuels, soit la bagatelle de 200 Millions de $ par mois.
Les chiffres évoquant le taux de téléchargement des utilisateurs est lui aussi incroyable, en particulier pour les utilisateurs d’iPod Touch (où il monte à 18,4 App téléchargées chaque mois !!).
Bien-sûr, ces chiffres m’intéressent. Pour mémoire, j’ai co-fondé Labotec, une société dont le métier est justement de réaliser des Applications iPhone et de les mettre sur le marché. La taille de celui-ci devrait donc être une donnée de première nécessité qui hanterait mes nuits, surtout quand on s’attaque à l’exercice auquel je me livre en ce moment et pour lequel un business plan le moins faux possible est indispensable.
Et bien non, en fait, je m’en fiche un peu pour une raison simple : il est fort probable que la majorité de ces chiffres soient faux ou, du moins, tellement approximatifs qu’ils en perdent toute utilité. En effet, lorsqu’on évoque les performances d’Apple en matière de chiffre d’affaires, la seule certitude est… qu’Apple a le culte du secret et qu’il n’y a que la firme à la pomme qui sait ce que génère l’AppStore !
Tout cela importe peu à ce stade ! Le marché des applications mobiles est à peine effleuré ce qui signifie que, si Admob s’est trompé d’1 milliard sur les 2,4 annoncés, cela ne change absolument rien en définitive car l’avenir est devant nous. « La meilleure façon de prédire le futur est de le créer » ! Quand Peter Drucker a dit cela, il n’a pas parlé de le mesurer pour en faire une réalité
Il existe des milliers d’usages à inventer et à porter sur l’iPhone (tout comme sur Android ou BlackBerry) pour aider ses utilisateurs dans leur vie de tous les jours. Les business models des applications restent à imaginer car le champs des possibles est immense. Les techniques de vente et le marketing ne sont encore que balbutiants… et attendent que des milliers de marketers talentueux veuillent bien se pencher sur le sujet. Enfin, Apple est en train de changer nos habitudes de consommation en matière d’achat, nous emmenant vers un monde de micro-paiements on demand (c’est à dire à la consommation) et je crois que beaucoup de marché y compris en dehors des technologiques vont en bénéficier (ou subir ce changement radical de comportement).
Alors vu sous cet angle, je dois vous avouer que la véritable taille du marché de l’AppStore ne me travaille pas vraiment (c’est la manière la plus polie que j’ai trouvé pour le dire ).
J’ai rencontré quelques VC et Business Angels – de grande qualité – ces derniers jours. Ils sont peu à m’avoir demandé des informations sur le marché (et encore moins sur le % de ce marché que nous pensions pouvoir prendre ). Nous étions tous d’accord pour dire que le sujet n’est pas là, vraiment pas là…
Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue
Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.
Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.
Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.
Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.
Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.
Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.
Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.
Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…
En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela
Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.
Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…
L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.
Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé
Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !
Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi…
Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.
Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14
Cette affirmation n’a rien de factuel, et je ne peux l’étayer de rien d’autre que mon intuition. Je crois sincèrement qu’une Application iPhone peut sauver un Produit.
Je suis arrivé à cette conclusion en tirant quelques enseignements de deux expériences récentes, dans le périmètre des services Web mais très simples à étendre au-delà. Je vais vous les relater en me dégageant du contexte pour mieux me faire comprendre.
Prenez un site web assez anonyme comme Facebook, par exemple. Ce service a énormément de détracteurs pour de multiples raisons, avec en vrac, le manque de respect de la vie privée, cette incroyable capacité à vous faire perdre un temps fou pour brasser de l’air, cette faculté à vous mettre dans des situations embarrassantes sans même que vous puissiez y faire quoi que ce soit, etc…
L’Application Facebook 3.0 qui est sortie dans l’AppStore il y a quelques heures est tellement bien réalisée, ergonomique et presque stable… qu’elle en rendrait presque Facebook utile aux yeux du dernier de ses détracteurs (non, je vous assure, je me suis sorti du contexte ). Les défauts majeurs de Facebook, tels que je les ai exprimés ci-dessus, restent dans l’absolu, mais au moins, à l’usage, on gagne en productivité et en confort.
Prenez un des meilleurs produits qui soit – au moins dans le monde Apple – pour tout archiver, retraiter, noter, trier, j’ai nommé Evernote. J’ai déjà fait une note ici sur le sujet que je vous invite à relire à l’occasion. Ce service est génial, mais c’est son application iPhone qui le rend vraiment extraordinaire. Avant, vous pouviez faire avec Evernote, tout ce que je viens de mentionner, mais en étant devant une machine : la votre ou une machine publique. Là, vous emportez des milliers d’informations personnelles dans votre poche. De plus, avec l’aide de l’appareil photo, vous pouvez archiver à la volée tout un tas de trucs comme la photo d’une étiquette de bouteille de vin que vous avez apprécié dans un restaurant ou celle d’un tableau qui vous a particulièrement ému, avec quelques notes et tags à étoffer plus tard. Bien-sûr, le tout se synchronise OverTheAir sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit.
Evernote était bien avant l’iPhone, mais avec l’aide de cette application, cela devient tout simplement magique.
En fait, ce qui a changé tient surtout en 2 facteurs clés, à mon sens.
Ces deux applications en exemple sont très simples à utiliser. Leur ergonomie est soignée et surtout, il ne vous faut que 2 minutes pour les maîtriser. C’est une sorte de Woaw Effect immédiat. Ainsi, les défauts éventuels de l’interface Web du service d’origine se trouvent corrigés par une nouvelle interface bien plus soignée et surtout bien plus simple. Pourquoi a-t-on attendu l’iPhone et ses applications pour cela ? Je pense que l’iPhone a été le premier à proposer un écran très efficace, mais sa petite taille a obligé les designer à se concentrer sur l’essentiel et sur la valeur du service : Keep It Stupid Simple !
Le deuxième facteur clé est bien évidemment la mobilité. La technologie n’est pas là pour nous asservir mais pour nous servir. Avec l’iPhone, mais aussi quelques autres Smartphones sous BlackBerry ou Android, on arrive à un niveau de confort inédit pour un terminal vraiment portable (c’est à dire que vous ne quittez plus sans que ce soit un calvaire). De cet état né un statut de connexion permanente qui vous ouvre de nouvelles portes : celles de l’Internet Temps Réel… Votre vie numérique vous suit partout, tout comme vos divers réseaux d’amis plus ou moins proches en fonction des cas, avec qui vous pouvez échanger en toutes circonstances sur tous les sujets, professionnels ou plus privés… Je vous rassure, le bouton Off a été conservé sur chacune de ces machines
La conséquence est que certains services, pourtant déjà bien pensés et utiles trouvent un réel second souffle dans ces conditions. J’aurais pu vous parler d’autres applications iPhone, comme celle de Wikipedia (qui va vous donner accès à quasiment toute la connaissance disponible depuis n’importe quel coin de monde) ou Tumblr (qui va vous permettre de mettre en ligne n’importe quoi n’importe quand depuis n’importe en quelques clics)… Mais c’est aussi vrai pour d’autres marché moins Internet voir pas Internet du tout. The Weather Channel propose l’une des applications les plus pertinentes, au moins aux USA, en matière de prévisions météo sur des micros-zones comme un village, et ce, heure par heure. Les agences immobilières commencent à développer des App qui connectent leurs bases de données de produits disponibles avec des systèmes de géolocalisation, le tout accessible par une interface mélangeant l’image qui se trouve devant vous filmée par la caméra de l’iPhone et des incrustations sur des principes de réalité augmentée pour vous donner des informations sur les biens. Vous ne trouvez pas ces exemples très significatifs ? Mettez en perspective avec le fait que nous parlons d’un marché qui n’existe vraiment que depuis 18 mois !
Ce sont toutes ces raisons qui me laissent penser que les responsables de chaque entreprise, chaque marque, chaque service, chaque produit doivent vraiment se poser cette question fondamentale : Comment une application iPhone va m’aider dans mon business ? Parce que là où certains trouvent un second souffle, d’autres peuvent y trouver une fantastique opportunité d’innovation et donc, de marché.
Depuis quelques jours, l’iPhone est le tout premier appareil photo utilisé sur Flickr. La raison n’est pas que ce soit le meilleur, mais plutôt que ce soit le plus simple à utiliser, qu’il soit très répandu (45M d’unités) et qu’on l’ait toujours dans la poche…
Je n’ai jamais considéré qu’un téléphone soit vraiment utilisable en tant qu’appareil photo, mais je dois avouer que l’iPhone 3GS, avec son auto-phocus et ses 3M de pixels commence à devenir une bonne alternative pour saisir des instants furtifs à la volée. Disons que pour les noob comme moi, qui n’y connaissent rien en photo mais veulent juste partager des images avec leurs amis, garder un simple souvenir ou bloguer un peu, c’est largement suffisant il me semble.
Ci-dessus une photo prise il y a quelques jours… Pas mal non, pour un téléphone ?!?
Alors que je lui faisais remarquer que cette année, nous allions faire très simple et surtout très court niveau vacances parce que j’avais un truc important sur le feu, ma femme m’a répondu quelque chose du style : « Oui, comme chaque année… Pourquoi tu me dis ça ? ».
En fait, elle a raison. Presque chaque année, j’ai une bonne raison de ne quasiment pas partir en vacances, ou plutôt de partir avec mon Mac et ma Todo-List, en mode cool mais pas en mode vacances. On est donc dans un endroit sympa, les enfants s’amusent mais de mon coté, il n’y a que le cadre de « mon bureau » qui change fondamentalement.
Je me suis demandé pourquoi je fonctionnais comme cela depuis des années (nous n’avons fait que deux entorses à ce régime en plus de 10 ans), et surtout pourquoi j’imposais cela à ma famille. Je crois que la raison est simple : je suis sur de nombreux projets en parallèle et globalement, il se passe toujours quelque chose
En même temps, c’est ce même mode de vie qui me permet d’aller vivre et travailler quelques temps aux Etats-Unis et de leur offrir ces quelques mois tellement enrichissants surtout pour les enfants.
Cette année, je dois vraiment boucler une levée de fonds avant Septembre ou Octobre, ce qui n’est pas simple en temps normal et encore moins en temps de crise. Cela veut dire que Juillet et Août sont consacrés à la réflexion, aux échanges avec des amis (ceux que vous respectez le plus pour leur vision et leurs conseils toujours avisés), à la modification de variables dans les tableurs pour voir ce qui se passe par-ci quand quelque chose se passe par-là, à la créativité pour essayer d’aborder les choses différemment donc mieux, à la rédaction de Keynote pour expliquer à quel point ce projet est extraordinaire (si, si, je le pense vraiment !) et pérenne, etc… Bref, à tout ce qui fait qu’une entreprise va aussi réussir son tour de table… ou pas.
La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous pouvez le faire depuis votre Mac, n’importe où que celui-ci soit posé pourvu qu’il y ait aussi un bout d’Internet. La semaine prochaine, c’est depuis mon nouveau bureau, un petit bar de plage que j’aime beaucoup (enfin, il faut d’abord que je vérifie qu’il est à nouveau ouvert cette saison !) avec vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon, bon café et tapas, que je vais me concentrer sur tout ça.
C’est peut-être un des aspects du métier qui va nous rapprocher le plus d’un écrivain ou d’un artiste. Il y a un moment où il faut imaginer, se projeter, décider sur quelle hypothèse on va baser sa stratégie en priant pour que celle-ci soit au mieux la bonne et au pire, suffisamment flexible pour la modifier en cours de route. La géographie ou l’agenda de la journée importe peu : seul de tenir le planning global et l’objectif a du sens.
Au milieu de tout ça, je préserverai quelques moments pour aller sans doute participer au génocide annuel d’huîtres arrosé de petit blanc sec, à quelques sorties de pèche avec les enfants (les miens et les petits cousins), à quelques ballades sur la plage avec ma femme (et le dernier trop petit pour se décoller tout seul), à quelques barbecues avec des amis à qui on parle presque tous les jours mais qu’on ne voit pas assez souvent… et je partagerai tout cela avec qui veut depuis mon téléphone ou mon Mac, comme j’ai pris l’habitude de le faire depuis des années maintenant.
Je ne sais pas quel sentiment ressort à la lecture de cette note, vue de l’extérieur, mais c’est un mode de vie qui me convient très bien et m’aide à avancer, sur le plan personnel comme pour le business. Je pense d’ailleurs, qu’en rythme annuel, je passe finalement autant de temps que n’importe qui avec ceux que j’aime. J’essaye simplement d’être attentif à ce que ce fonctionnement ne soit pas trop difficile à vivre pour eux…
Allez, si vous êtes sur le Bassin d’Arcachon ces prochains jours, passez me voir à mon bureau, il y a du bon café
MobileMe est un service d’Apple qui se propose de prendre votre vie numérique en charge. En souscrivant, vous recevez une adresse e-mail toto@me.com, une vingtaine de Go de données dans les nuages, une galerie photo en ligne, la possibilité de publier un site Web et quelques autres services… pour la modique somme de 75 euros par an.
Et oui, chez Apple, on fait rarement dans le gratuit, même quand c’est pour proposer ce que les autres (et notamment Google ou Yahoo), offrent pour rien… enfin, en échange de publicité embarquée.
Quand MobileMe est sorti, je l’avais testé, trouvé joli sur l’accès Web et surtout, trouvé trop cher.
Puis vint l’iPhone…
La très grande majorité d’entre nous n’utilisent qu’un seul ordinateur. Or, l’un des principaux avantages de MobileMe étant de tenir toutes vos données à jour, cela n’a pas de sens sur une seule machine.
Avec l’iPhone, ce n’est plus tout à fait vrai. Avoir en permanence à jour à la fois votre Carnet d’Adresse, votre Agenda et vos Emails en OTA (Over The Air, c’est à dire sans avoir à vous connecter de façon filaire) et en temps réel commence à devenir intéressant.
En même temps, la fonction iDisk (qui vous permet de sécuriser 20Go de fichiers en les synchronisant dans les nuages) prend également tout son sens puisque l’Application iPhone vient également de sortir. Avec cette dernière, vous accéder depuis l’iPhone à tous ces fichiers et vous pouvez les partager par email avec un lien de téléchargement sécurisé depuis le téléphone. Les nomades comme moi gagnent encore un peu plus en mobilité.
Enfin, et c’est sans doute ce qui m’a incité à le tester à nouveau, il existe trois fonctions que je trouve fabuleuses. Nos iPhones emportent beaucoup d’informations très confidentielles, comme nos carnets d’adresse (plus de 600 entrées dans le mien), votre agenda, vos emails, etc… Leur vrai valeur n’est plus vraiment ce qu’ils sont mais plutôt ce qu’ils contiennent. Si vous le perdez ou qu’on vous le vole, il vous suffit de vous connecter sur votre compte MobileMe et vous allez pouvoir le localiser assez précisément sur GoogleMap. Mieux encore, vous allez pouvoir envoyer un message qui apparaîtra sur l’écran même si l’iPhone est locké ou sur silencieux, accompagné d’un signal sonore de deux minutes (qui peut vous aider à le retrouver). Enfin, et c’est vraiment une fonction géniale, si vous avez un doute ou si c’est un cas de vol, vous allez pouvoir effacer à distance tout le contenu de votre iPhone pour au moins préserver la confidentialité de vos datas.
Voilà pourquoi j’ai ouvert un compte MobileMe que je vais tester encore deux mois avant de me faire délester de 75 euros. C’est assez cher mais je crois que la privacité et la sécurité des données valent quelques euros. Au passage, c’est aussi une des raisons pour lesquelles je crois beaucoup à Hellotipi
De plus, il semble évident qu’Apple va multiplier les services réservés au couple MobileMe – iPhone, ce qui leur permettra de grignoter des parts de marché sur des secteurs où ils sont moins bons en utilisant la puissance que leur confère le contrôle de l’iPhone.
Dans quelques semaines, je vous dirai si, à l’usage, MobileMe est aussi intéressant que ça… Vos retours d’expérience, si vous utilisez déjà ce service, sont également les bienvenus !!
Mon iPhone est en train de devenir mon Doudou. Il sert à tout ou presque… Il y a quelques temps, j’ai été invité par Pierlis à tester OhMyGolf!, une application dédiée aux golfeurs, comme son nom l’indique.
En fait, l’histoire commence assez mal. J’installe l’application qui est, à cette époque, la toute première release publique. Je ne l’avais pas payé (elle m’était offerte à des fins de test) mais elle était affichée à 15,99 euros, ce qui est relativement cher pour une application iPhone (la moyenne est à 2,60 euros). C’est idiot mais un prix élevé te donne des attentes élevées donc la déception est facile. En plus, elle était accompagnée d’un email que je trouvais vraiment très sûr de lui, du genre, on va révolutionner ce marché en 10 minutes (je grossi le trait, c’est pour que vous compreniez mieux ).
Je l’ai donc installée et testée un beau dimanche matin, alors que j’étais aux US, sur un parcours près de chez moi. Honnêtement, c’était catastrophique
Impossible de sauvegarder une partie en cours de route, la synchronisation qui marchait plus ou moins, j’avais perdu le score au trou N°4 (ce qui énerve un peu )… Bref, une énorme déception.
Je n’ai pas publié de note à l’époque pour 3 raisons : Je n’aime pas descendre des gens qui ont bossé dur sur un projet (on peut tous se planter un jour), c’était une V1 donc forcément pas très aboutie (ce qui mérite un peu d’indulgence, l’art est difficile) et l’équipe faisait preuve d’une vraie écoute lors de nos échanges.
2 mois après, de retour en France, j’ai décidé de tester à nouveau l’application, motivé par une mise à jour que j’avais vu passer et pour voir si le projet était toujours vivant. Un dimanche matin à nouveau, je me suis rendu dans un golf près de Toulouse et là, ce fut une vraie révélation. Non seulement ils avaient corrigé tous les bugs que j’avais pu relever (et quelques autres) mais l’application s’est révélée super efficace et pratique à utiliser sur un parcours.
Je ne vais pas vous faire la liste des features car ce serait un peu long et il y a d’excellents sites spécialisés pour cela, mais plutôt vous donner une impression d’ensemble. Les score-cards sont simples à utiliser, y compris en tirant un chariot et en cherchant sa balle qui devrait pourtant être sur le fairway , on y trouve vraiment pas mal de parcours (tous ceux des alentours de Toulouse y sont) et le GPS est très efficace pour vous aider à vous repérer comme pour choisir vos clubs. L’application se synchronise en ligne (mais sans vider la batterie, c’est assez bien fait)… Surtout, il peut passer en veille, revenir dans la partie sans rien perdre. Vous trouvez vos partenaires dans votre carnet d’adresse, ce qui vous permet également de tracer les parties.
Du coup, j’en retiens quelques éléments simples :
- Le prix qui semble élevé est largement justifié, ne serait-ce que par la fonction GPS qui fonctionne très bien,
- Le logiciel est ergonomique et simple,
- L’éditeur a de grande ambitions pour cette application (ce que j’avais pris à tort pour une forme d’arrogance au début) et leur excellente capacité d’écoute comme leur réactivité me laissent penser qu’ils peuvent, en s’accrochant, vraiment en faire la référence du marché,
- Le rajout de quelques fonctionnalités sociales et le fait d’être adossé à un server ouvre des possibilités extraordinnaires.
Voilà, si vous êtes golfeurs et avez un iPhone, je pense que ce sont 15 euros bien investis. En plus, cela permettra de faire passer pour des ringards tous ceux qui mettent des fortunes dans des télémètres et autres GPS dédiés
Disclosure : Ce post n’est pas sponsorisé (je n’en fais pas), mais il est vrai que je n’ai pas payé l’application. Cela ne change pas grand chose, mais ça va mieux en le disant