Aller à San Francisco…

Dans ce titre tient tout un tas d’impressions me concernant… car San Francisco semble être, vu de ma fenêtre, la ville la plus fascinante des Etats-Unis, la plus riche, la plus ouverte, la plus diverse. S’il n’y avait pas eu une contrainte de fuseaux horaires, c’est bien là-bas que ma petite famille et moi aurions posé nos valises (même si nos valises ne sont pas si mal là où elles sont !).

Je n’y fais qu’un saut, le temps de voir tout un tas de gens et d’échanger un peu, des amis, des copains ou des partenaires, dont certains que je connais bien mais que je n’ai jamais vu physiquement. :-)

Ce sera l’occasion de rencontrer le CEO d’une société lancée depuis pas mal de temps et dont je suis aussi l’un des premiers fans actionnaires, déjeuner avec un des entrepreneurs français les plus dynamiques de la région, petit-déjeuner avec le brillant tout nouveau CEO d’une société qui sera lancée dans quelques semaines et dont je suis aussi l’un des actionnaires, rencontrer l’un des principaux partenaires de Stonfield InWorld pour faire aboutir des discussions commencées il y a bien longtemps (et repartir en courant avec le CD du Code Source Server si l’occasion se présente :-D ), rencontrer l’un des anciens VP du même partenaire car c’est quelqu’un qui a une incroyable vision et une vraie honnêteté intellectuelle pour partager deux ou trois idées, voir et revoir pleins de gens que je connais physiquement ou de façon digitale (il va falloir se greffer tous à la même soirée Web2.0 ou fabriquer la notre pour que le temps s’allonge un peu :-) ), rencontrer un ou deux blogueurs influents pour de vrai, rencontrer – peut-être, ce n’est pas sûr que ça le fasse – une légende (enfin, à mes yeux) de la Silicon Valley à qui je poserais bien deux ou trois questions… et autour de tout ça, découvrir cette ville magique en Ford Mustang Fion tout en faisant pleins d’efforts pour continuer à perdre du poids :-)

san-francisco

Si j’arrive à faire rentrer tout ça en deux jours, je peux passer mon doctorat de gestion d’agenda !
Allez, je vous raconte à mon retour ;-)

Digital Enthusiastics

Vous avez tous entendu parler des Digital Natives, de la Génération X, puis Y et maintenant Z. Ce sont des notions sur lesquelles je travaille beaucoup car elles vont avoir un impact phénoménal sur nos entreprises…

Toutefois, je n’aime pas trop un des aspects sur lesquelles ces notions reposent, à savoir la classe d’âge. Je ne peux pas affirmer que la Génération Y est complètement à l’aise avec les nouvelles technologies, dans le sens où je connais pas mal de « jeunes » absolument incapables de poster une photo sur Flickr ?!?

Dans un même temps, je connais pas mal de mes aînés qui peuvent me donner des leçons sur l’usage de Twitter ou le meilleur moyen de développer son Personal Branding.

digital-enthusiastic

C’est ce constat qui me fait arriver au point suivant : l’enjeu majeur de la très grande majorité des dirigeants d’entreprise est de préparer leur organisation à la déferlante numérique (qui est déjà à la porte, je ne fais pas de la prospective !) et d’en tirer partie plutôt que de la subir. Pour cela, lorsqu’on les interroge, il sont tous d’accord pour dire que c’est stratégique mais ils sont 75% à compter sur les « jeunes » dans l’entreprise pour mettre tout cela en œuvre, sur la base de ce qu’on leur a expliqué sur les Digital Natives.

Je savais déjà que c’était critiquable, mais, avec le recul, je pense même que c’est une erreur fondamentale. Tous les grands projets touchant à l’organisation d’une entreprise doivent d’une part obtenir l’adhésion et la participation active du management et d’autre part, s’appuyer sur un groupe de « convaincus » qui vont essuyer les plâtres puis jouer le rôle d’évangélistes auprès des autres. C’est bien plus efficace si ce groupe est disséminé à divers niveaux, que ce soit verticaux ou horizontaux.

Si cette hypothèse se tient, je crois que la révolution numérique que nous abordons à travers la notion de Digital Natives n’est que partielle (et donc pour partie fausse), car la tranche d’âge montante est proportionnellement plus à l’aise que ses ainés mais on ne peut pas en faire de généralité.

Je pense qu’une notion que j’ai appelé Digital Enthusiastics serait bien plus juste.

Ce groupe va concerner tous ceux qui ont compris pourquoi la technologie et l’innovation étaient deux éléments primordiaux de l’avenir de l’entreprise, mais qui disposent aussi d’un certain goût du risque et d’un état d’esprit très ouvert, près à remettre en question ce qu’ils ont appris quelques années plus tôt tout simplement parce qu’ils savent que la donne a changé. Bien-sûr, la moyenne d’âge y est plus basse que la moyenne d’âge standard en entreprise, mais je ne suis pas persuadé que l’écart soit aussi large qu’on le croit.

Pour citer un exemple, mon ami Jean-Michel Billaut arpente depuis des années tout ce que la technologie peut offrir de plus avancé en termes d’usages et d’innovation, et n’a de cesse que d’essayer de convaincre son écosystème du bien fondé d’une adoption massive. Je ne veux surtout pas lui faire offense (j’ai pour lui à la fois du respect et de l’admiration) mais il aborde un âge où la majorité de nos concitoyens préfèrent généralement se concentrer sur le potager. Pourtant, je crois que ses travaux sont un atout dont nous bénéficions tous. S’il ne peut prétendre au titre de Digital Native, il peut largement prendre celui de Digital Enthusiastic !

Cette note est dédiée à toutes les personnes qui comptent sur les jeunes pour mener à bien les réformes nécessaires dans leur entreprise : Vous avez entièrement raison de vous reposer sur eux, mais cette jeunesse est une jeunesse d’esprit, passionnée, ouverte et enthousiaste. Il est important que vous fassiez, je crois, la différence entre Digital Natives et Digital Enthusiastics !

Je ne sais pas si Georges Brassens, cet expert reconnu de l’Internet et des Médias Sociaux, n’avait pas déjà raison quand il disait qu’il y avait de jeunes vieux et de vieux jeunes :-)

Mon intervention à IT@Cork sur les Univers Virtuels et le GreenIT

Je viens de découvrir que Tom Raftery de Redmonk a publié la vidéo de ma présentation en fin d’année dernière, à la conférence IT@Cork.

Je crois que, si vous avez 18 minutes à perdre, vous devriez y jeter un œil pour deux raisons :
- Les Univers Virtuels présentent un potentiel extraordinaire en matière de réduction de l’empreinte carbone des entreprises et j’ai essayé de donner quelques exemples concrets. Cela fera toujours une pierre de plus à l’édifice.
- Je parle un anglais qui frôle la perfection, un peu celui d’oxford auquel on aurait apporté un pointe de l’anglais de Cambridge et surtout une bonne marmite de l’anglais de Tarbes. Cela signifie que même si vous ne parlez pas un mot d’anglais, vous pouvez globalement tout comprendre :-)

J’ai pris beaucoup de plaisir à faire cette conférence car l’accueil y était exceptionnel (et j’adore l’Irlande, même depuis qu’ils nous battent en ouverture du Tournoi !) et les speakers (je parle des autres, pas de moi !) étaient vraiment passionnants et souvent passionnés.

Comme il n’est pas évident de comprendre quand on était pas sur place, je suis le premier speaker à passer en proposant des solutions, les autres qui m’ont précédé ayant fait un état de lieux dramatique. C’est pour cela qu’au démarrage, je me fais confirmer par le modérateur que je dois être positif, histoire de ne pas retrouver la moitié de l’audience pendue au premier arbre qui passe :-)

Ce qui a été évoqué avant mon passage était incroyablement dramatique, entre bêtise globale de l’Humanité et immobilisme mortel des gouvernements de tous bords et de tous pays. Quand on voit la réaction énergique (pas assez mais quand même…) de tous pour contrer la crise économique mondiale et l’injection de milliers de milliards de dollars dans la machine, on se prend à rêver que la moitié de ces montants soient investis dans le GreenIT, parce qu’en fait, tout ça n’est qu’une question de lecture. Si on fait une parabole médicale, on vient de soigner vigoureusement une douleur très vive car nous la ressentions tous et nous avions peur qu’elle dure et se transforme en inflamation… sans nous préoccuper de la tumeur maligne qui nous ronge, car, finalement, on ne la voit pas bien et qu’elle n’est pas encore si douloureuse que cela. Le problème est qu’un cancer de cette gravité doit être traité très tôt et avec détermination sinon il devient incurable et… mortel.

C’est à croire que nous attendons une catastrophe écologique majeure pour donner enfin à cette tumeur l’importance qu’elle mérite. Je ne sais plus qui a dit que les révolutions réussies ont besoin de sang pour se nourrir. Il avait peut-être raison.

En attendant, les technologies sont une des solutions les plus prometteuses. Autant commencer par là…

Internet, Obama, eux, vous et moi…

Je suis très heureux d’être aux États-Unis un jour comme aujourd’hui. Le pays tout entier, Républicains comme Démocrates, vient de faire corps derrière son nouveau président, dégageant une énergie presque palpable tellement elle est puissante et omni-présente. Très vite, l’opposition devrait retrouver son rôle, mais pour aujourd’hui, nous pouvons saluer un bel exemple de démocratie… Un gars est élu avec 54% des voix et tous se regroupent derrière lui : ainsi soit-il !

Mais cet évènement qualifié – je crois avec raison – d’historique, je n’y ai pas vraiment assisté… En fait, je n’y ai pas été et je l’ai vécu, j’y ai même participé. Ce tour de magie a été rendu possible par ce qu’Internet nous apporte. Je l’ai suivi sur CNN, tout en échangeant via Facebook et Twitter avec mes amis, mon réseau et de parfaits étrangers, disséminés dans le monde entier. Très clairement, j’aurais préféré que CNN monte cette opération directement avec Twitter (et que ce dernier ne s’écroule pas sous la charge !), peu utilisé en France mais en pleine explosion ici, qui aurait été encore mieux adapté à la situation.

Obama et Internet

Pour cet évènement, je vous livre quelques chiffres qui donnent le vertige : Plus de 13,9 millions de personnes ont suivi le stream live de CNN, déposant plus de 600 000 commentaires, soit 4000 chaque minutes. Au moment le plus fort de cette journée, c’est à dire au début du discours de Barack Obama, ce sont 8500 commentaires qui ont été postés en 1 minute !!!

En fait, ces millions de personnes regardaient le direct tout en commentant les images dans la même fenêtre, partageant des idées ou des émotions, échangeant leurs impressions, affichant leurs opinions…

Ce dispositif est sans doute le plus aboutit que j’ai pu voir jusqu’ici, faisant la liaison naturelle avec la TV et l’Internet.
Pourquoi je parle de liaison naturelle ? Parce que 75% des adolescents américains regardent la TV en communicant sur le web en même temps, un laptop sur les genoux ou avec leur mobile. CNN et Facebook ont simplement synthétisé ce phénomène dans une seule et même fenêtre, redoutable d’efficacité et tellement dans l’air du temps.

Plus près de moi, beaucoup de nos entreprises se demandent s’il est vraiment stratégique de s’intéresser à toutes ces technologies, qu’elles voient comme des pertes de temps, de concentration ou de productivité. J’étais convaincu, avant d’habiter vers Miami, qu’elles avaient tort. Depuis que je suis ici, que je vois des personnes – très – âgées chercher le Wifi pour checker leurs emails ou faire un call en visio sur Skype, je suis vraiment inquiet pour l’avenir de notre économie. Je me dis que les « évangélistes » dont je fais parfois partie ne font pas bien leur travail, que nos entreprises ne comprennent décidément pas la détresse dans laquelle elles sont en train de se mettre, obnubilée par leur vision court-termiste.

Le plus souvent, un dirigeant vous répond qu’il va surement changer les choses, qu’il y pense très fort, qu’il va même mettre en place un groupe de travail sur le sujet, mais qu’il faut du temps et que pour l’instant, avec la crise actuelle, il est difficile de se consacrer à ce genre de sujets

BULLSHIT* !

La crise est une excuse comme une autre, une de plus bien pratique, pour ne pas investir, ne pas entamer de réforme  pour continuer à faire l’autruche… et la majorité des grands dirigeants de 55+ ans ont raison, a quelques exceptions près, d’agir ainsi ; ce sont leur successeurs qui devront trouver des solutions et gérer une crise bien plus importante que celle que leurs ainés traversent aujourd’hui, pendant qu’ils profiteront d’une retraite sans doute bien méritée tout en parlant entre eux, autour d’un terrain de pétanque, du bon vieux temps où les dirigeants avaient un peu plus de contenance, d’envergure et de sérieux.
Pourtant, quand j’étais à l’école, on m’avait expliqué que le dirigeant de l’entreprise devait avoir une vision à long terme, l’exécutif se chargeant, comme son nom l’indique, de traduire la vision stratégique en politiques de court terme. A cette époque, le long terme était 10 à 15 ans. Aujourd’hui, il s’est réduit à quelques mois ou années, pour peu que le cours de la bourse ne varie pas trop vite sous les coups de boutoirs de quelques spéculateurs amoraux et apatrides, auquel cas, la notion de long terme vient se caler sur l’année scolaire.

Pour ceux qui feraient la confusion, le développement durable ne concerne pas nos entreprises que pour les aspects relatifs a l’écologie ou la préservation de la planète ! Avoir des entreprises fortes, saines et portées par des équipes enthousiastes et formées entre dans cette notion.

vieil-homme

La cérémonie d’inauguration de la présidence de Barack Obama m’a émue.

Pourtant, cet homme va faire du mal à mon pays. Juste une précision pour tous ceux qui l’auraient oublié, Obama est le Président des États-Unis, et c’est bien pour son pays qu’il travaille, pas pour le notre. Contrairement à ce que me disent gentiment mes amis quand ils veulent me chambrer un peu, je suis Français, assez fier de mon pays, de mes racines, de ma culture… et même si je devais un jour, m’installer définitivement ici, obtenir la nationalité et je ne sais quoi d’autre, je ne serai jamais Américain avant d’être Français.

Ce qui m’a ému, c’est que l’espace d’un instant, à la force de cet évènement de retentissement mondial, le monde est devenu plat… La technologie s’est fondue dans la vie courante, apportant de la valeur et exacerbant la capacité individuelle de chacun à communiquer avec quasiment n’importe qui.

Internet tout entier, c’est à dire les blogs, Facebook, Twitter, Second Life, MySpace, Flickr, YouTube… a respiré au rythme de cet événement, effaçant les frontières pour laisser la place à un immense espace de collaboration.

Chers ami(e)s entrepreneurs, il n’y a jamais eu, au moins dans l’Internet, autant d’opportunités de créer des entreprises qui peuvent changer le monde, d’inventer de nouveaux métiers, de nouveaux services… et contrairement à ce que veut la rumeur, il y a encore de l’argent chez les investisseurs, même si vous n’avez pas forcément besoin d’eux pour vous lancer.

Chers amis dirigeant de petites ou grandes entreprises, il est temps, à présent, de regarder un peu ce qui se passe autour de vous, sur des sujets qui ne vous passionnent pas d’habitude mais qui vont venir bientôt vous botter les fesses très sérieusement, d’en comprendre la portée, de vous projeter dans les 3 ou 5 prochaines années, quand nous n’aurons plus besoin de grands évènements pour faire la démonstration qu’Internet est bien une nouvelle révolution industrielle et d’en tirer les conclusions pour votre entreprise.

Si vous n’êtes pas convaincu, c’est que vous n’êtes pas attentifs. Il suffisait de regarder, cet après-midi, partout sur Internet ; Il y avait, ensembles, Barack Obama, eux, vous et moi…

* Mot très imagé qui vient à souligner le fait que je ne crois pas une seconde à ce genre d’excuse…

Mieux que le sexe ? La passion…

Désolé, j’avais envie de faire une note avec le mot Sexe dans le titre pour voir si ça explose mes statistiques et ramène ici des tonnes d’adolescents que la puberté rendrait hystériques :-)

A mon sens, rien n’est possible sans passion. Vous êtes un entrepreneur, un étudiant, un fonctionnaire, un apiculteur, un retraité, un organisateur de conférences qui se fait critiquer sur tous les blogs du monde après une conférence sans Wifi ? Peu importe votre activité : vous ne pourrez être heureux qu’en étant passionné.

C’est sans doute pour cela que je travaille autant… et je n’ai d’ailleurs pas l’impression de travailler. Je fais juste ce qui me plait, avec enthousiasme, détermination, passion, passion, passion,…

Alors comme je ne suis pas assez influent, célèbre ou successful pour que vous me croyiez sur parole, je vais faire appel à deux experts du sujet. Je suis désolé, c’est en anglais, mais je suis sûr que n’importe qui peut comprendre tellement c’est vivant.

LeWeb est très critiqué pour la qualité de ses speakers cette année, mais il y en a un qui a moins chargé que les autres. C’est un vrai symbole de passion (bon, et d’hystérie post-pubère également :-) ) : Gary Vaynerchuk.

Certains d’entre vous risquent de le trouver un peu Too-Much, alors ce soir, c’est Happy Hour : je vous en propose deux pour le prix d’un !

Dans la série des très grands passionnés et enthousiastes, voici Benjamin Zander ! Il n’était pas à LeWeb mais à TED qui est, pour moi, la référence ; la conférence ultime à laquelle je rêve d’aller. Si vous ne devez voir qu’une seule de ces deux interventions, regardez la sienne. Vous verrez, il va vous parler de musique classique mais, même si vous n’y connaissez rien, vous allez peut-être en avoir les larmes aux yeux tellement c’est fort, beau et profond.

Le bonheur ne se trouve pas, il se décide. Nous sommes en 2008 et il est possible de prendre son destin en main, de choisir ce qui est bien pour soit et de s’éclater dans ce que l’on fait. J’espère que ces deux-là vous auront inspirés autant qu’ils m’inspirent ;-)

Le retour de l'Hiver Nucléaire

Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.

Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…

L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.

Hiver Nucleaire

Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.

Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! :-) ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.

Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.

Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose :-) )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !

Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.

Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !

Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps.  J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.

En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…

Say Hello to… me !

Je crois que j’ai du commencer à bloguer fin 2003, sous l’impulsion d’un copain qui s’intéressait à ce « mouvement ». J’avais ouvert à l’époque un premier blog chez Typepad, plate-forme vraiment sympa que je n’ai plus quitté… jusqu’à hier !

C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas beaucoup blogué ces derniers jours…

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous savez à présent que je suis sur un hébergement WordPress. Pour ceux qui lisent mes notes, peu de changements éditoriaux mais simplement un meilleur confort et surtout, un tout nouveau design.

STEAW SARL - Webdesign, Flash & Ergonomie

Steaw - WebAgency de François Le Pichon

C’est François Le Pichon aka IamStark qui a réalisé ce design, sur la base d’un cahier des charges pénible comme je peux l’être en permanence sur certains sujets. Cela devait prendre deux jours et cela a pris deux semaines, car je n’arrêtais pas de vouloir un autre truc, une autre idée, un concept différent.

François a vraiement été cool, comme il l’avait d’ailleurs été lorsque nous avions collaboré sur un précédent projet. Ces compétences sur le plan du design et de l’intégration sont exceptionnelles car à chaque fois que, sur une de mes idées, il m’a dit qu’il pensait que ça n’irait pas, ben… ça n’allait effectivement pas ! Par contre, sur ses idées, l’inverse n’était pas vrai. Mon égo en a pris un coup, mais en même temps, c’est aussi pour cela que je m’étais adressé à un professionnel. :-)

N’hésitez pas à me dire ce que vous changeriez, ce qui vous semble manquer, ce que vous aimez bien et ce que vous détestez. Il y a clairement une part de « moi » dans ce design, avec une notion de « goûts et couleurs » très prononcée, mais bon, comme c’est François qui a tout fait, je suis prêt à accepter les critiques ! :-)

Pour ceux qui voudraient disposer d’un design de blog digne de ce nom, c’est ici que ça se passe. Il pratique des tarifs tout à fait normaux et surtout, à le sens du service (ce qui reste le plus important pour un « prestataire de services »).

Si vous souhaitez comparer le Avant – Après, en cliquant sur le drapeau en haut à droite, vous arriverez sur la version anglaise, qui est encore sur l’ancien design. Nous n’intègrerons le nouveau design sur celle-ci que dans quelques jours.

Allez, ma nouvelle maison est debout… Il ne reste plus qu’à l’habiter !

Question d'Ethique pour Entrepreneur, Consultant ou Prestataire de Service…

J’ai une question qui m’interpelle pas mal en ce moment, qui relève de l’éthique même de mon métier, comme de celui de beaucoup de personnes qui passent par ici d’ailleurs !

Un de nos clients me propose un rendez-vous (je vous fais l’histoire plus courte) et me consulte sur un certain nombre de problématiques liées, comme d’habitude, à l’impact des technologies sur sa stratégie et son organisation.

En d’autres termes : Comment mettre l’Internet Social (le web 2.0 pour ceux qui supportent encore le terme) et les Univers Virtuels au service du développement de l’entreprise et en cohérence avec sa stratégie ?

Je travaille sur le sujet et monte deux propositions complémentaires. Le client semble avoir compris l’essence de ces deux propositions, leur complémentarité et surtout, leur intérêt au final pour l’entreprise.

Quelques temps après, j’ai un nouvel échange avec le client, qui m’indique qu’à la réflexion, ils ne vont pas adopter cette solution globale, mais plutôt, un dérivé largement redimensionné à la baisse… comme une sorte de pilote « pour voir ».

Bien-sûr, je me dis que je me suis loupé et que je n’ai pas réussi à faire passer les messages que je voulais. Je montre donc les deux propositions à un ami en lui demandant son avis pour valider la clarté (relative) de ces solutions. A priori, il n’y a pas de problème de ce coté-là.

Ce projet est un tout, et le fait de l’avoir transformé ainsi le vide de tout son sens. Bien-sûr, on parle toujours de blogs, d’Internet Social sur une cible de Digital Natives (ou de Génération Y pour faire plus hype !), etc… mais le fondement même du projet n’a plus rien à voir. Donc, je suis intimement persuadé que le « pilote pour voir » ne permettra pas de voir quoi que ce soit.

Mon client m’a demandé de réviser ma proposition en conséquence de notre discussion, ce que je peux faire sans problème car c’est redevenu un projet relativement simple.

Toutefois, je me retrouve devant une question – un peu candide, c’est vrai, mais on ne se refait pas – qui me travaille un peu :

Dois-je vendre (et réaliser) cette nouvelle solution à mon client, sachant que cela peut se transformer en une sorte de coup d’épée dans l’eau même si nous y mettons beaucoup de coeur et d’enthousiasme et au risque de le décevoir ?
Ou dois-je lui dire que, cette solution n’étant que d’un bénéfice très aléatoire, je préfère me retirer purement et simplement du dossier (en d’autres termes, refuser de porter un projet que je ne crois pas à valeur ajoutée suffisante) ?

Pour vous aider à m’aider, sachez que la solution en question ne portera pas préjudice au client en question, elle prend simplement le risque d’être transparente, c’est à dire un investissement à fond perdu… Par ailleurs, l’enjeu économique est également peu important, les sommes engagées sont relativement faibles.

Quelqu’un a un avis ?

Vie privée vs business : plus de limite…

Damn ! Je viens de m’apercevoir que je ne faisais plus aucune différence entre ma vie privée et ma vie professionnelle. Après le naturel moment de panique qui suit le moment de lucidité, on essaye de comprendre un peu.

geek.jpgD’abord, le fait d’être très impliqué dans son travail (même pour les « mal connectés ») induit ce genre de question : Comment peut-on être sympa avec les enfants et se passionner pour une histoire de cour de récréation quand on est encore sous pression en rentrant le soir ? Pas toujours simple surtout que, comme vous rentrez en général vers 20:00, si vous prenez le temps de passer par un sas de décompression, vous ne verrez tout simplement pas vos enfants qui seront déjà couchés…

Ensuite, la multiplication des outils sociaux (pour les « bien connectés » cette fois) fait que vous élargissez votre réseau tout un tas de personnes partout sur la planète et nous savons tous que le soleil ne se couche jamais sur le village global. Je dois pouvoir avoir des rendez-vous en ligne quasiment 24h/24 si je n’y prend pas garde (et je ne parle même pas des discussions de café du commerce ou des petits cons qui n’ont même pas le respect de leurs aînés ! :-) .

Donc si vous êtes un top manager affairé, un free-lance trop souvent seul face à l’adversité ou un entrepreneur – au hasard – un peu geek (ce qui est le cas de beaucoup de ceux qui passent par ici ;-) ), autant vous dire qu’il n’existe plus beaucoup de frontière entre votre vie privée et votre vie professionnelle.

Et je vais vous expliquer pour ce recul dramatique de nos acquis sociaux n’est pas grave et devrait même être obligatoire (je sais, je cherche un peu la bagarre) !

Tout simplement parce que je crois profondément que pour certains, les technologies dites 2.0 changent tellement l’expérience utilisateur dans les usages en entreprise (et donc leur organisation) qu’il y a une véritable opportunité à saisir en matière de qualité de vie.

Vous pouvez donc vous retrouver à travailler depuis n’importe où n’importe quand, avec la même aisance et productivité que vous ne le faisiez avant de votre bureau. D’ailleurs, c’est peut-être le moment de vous demander si vous avez encore besoin d’un bureau !

Vous voulez emmener votre famille sur le Bassin d’Arcachon pour le week-end mais vous avez ce fameux dossier qui doit absolument partir dans la foulée… et alors ? Prenez votre Mac (ou votre PC si vous êtes sous équipé :-) ) et partez en week-end avec eux. Profitez de la journée avec les enfants et faites votre dossier en rentrant, pour peu que vous ayez une connexion via une carte 3G qui doit vous suivre partout. Vous n’avez pas terminé dans la soirée ? Passez-y votre dimanche après-midi s’il le faut pendant que tout le monde est à la plage, envoyez-le le soir et le lundi matin, partez à la Dune de Pyla prendre l’air au lieu de checker vos emails.

dune de pyla.jpg

Je sais, ce n’est pas évident de passer un dimanche après-midi à travailler et un lundi matin à profiter de la vie… mais tout cela n’est qu’affaire de responsabilité, d’habitude et d’équilibre.

Responsabilité, car vous devez garder le sens de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas, donner des priorités à vos tâches, être performant et productif pour votre entreprise, bref… vous devez BOSSER ! Et l’Entreprise 2.0 ne changera rien à cela…

Habitude, car c’est bien cela qui pose un problème. Travailler la semaine et respirer le week-end n’est qu’une histoire d’habitude. Vous pouvez essayer de faire l’inverse et cela marchera aussi, pour peu que vous respectiez le point N°1. Si c’est un mardi matin que vous êtes invité à partager un entraînement du Stade Toulousain (partager, ça ne veut pas forcément dire, courir avec eux :-) ), vous n’allez pas dire non juste parce que c’est mardi, si ? Parce que le Samedi, quand vous serez disponible, eux auront un match et le Dimanche, ils récupéreront de la victoire de la veille, sans doute magnifique :-)
Cassez vos habitudes, puisque de toute façon, vous ne travaillez plus 35 heures depuis longtemps…

Equilibre, car nous courons tous une sorte de marathon auquel il n’y aurait pas de ligne d’arrivée. Pas la peine donc de partir en sprint pour se retrouver asphyxié quelques kilomètres plus loin. On a régulièrement besoin de décompresser, de retrouver des bases solides via la famille, le sport, les potes ou un mix des trois. Vous n’en serez que plus performant, plus aimable et éviterez ainsi d’être injuste avec vos enfants en rentrant, uniquement parce qu’un gars vous a mis de mauvaise humeur au boulot… Il faut donc se souvenir, de temps en temps, qu’un Mac se ferme et qu’il y a une vie non numérique à l’extérieur.

Au final, et cette note n’a pas pour vocation d’essayer de donner une leçon mais simplement de partager ce que j’ai constaté pour mon propre cas, il n’y a donc plus vraiment de frontière entre vie privée et vie professionnelle mais cela n’a aucune importance dans le sens où l’on travaille alors avec des gens (le réseau) avec lesquels on partage plus qu’un simple deal… des valeurs communes, des passions et des expériences qui rendent le quotidien profondément humain.

Parce que OUI, pas mal d’études ont montré que les personnes qui ont une vie numérique très active ne deviennent pas fermés sur eux-mêmes comme des no-lifes de base mais sont au contraire bien plus ouvertes sur les autres et leur environnement, sont plus prompte à détecter et saisir des opportunités dans leur job et surtout, ont un regard plus objectif ce qui favorise leur créativité fasse à un problème nouveau.

Si avec tout cela, vous n’êtes pas convaincus que le Métro-Boulot-Dodo est contre-productif dans la société numérique qui nous entoure, je ne peux vraiment rien pour vous.

Allez, je vous laisse, je dois préparer le petit déjeuner pour toute la famille qui ne va pas tarder à se lever puis accompagner mon fils au golf :-)

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Twitter : Inutile mais vraiment addictif donc utile…

Dans la myriade de services et outils internet qui émergent chaque semaine, il est clairement difficile de se déterminer, sur ce qui va être utile ou non, sur ce qui va marcher ou pas.

Il existe un bon test : Vous essayez un service. Si vous l’utilisez encore au bout d’une semaine, c’est un service utile et si vous l’utilisez encore au bout de deux mois, c’est une KillApp.

C’est, pour moi, le cas des blogs, de Flickr, de Second Life, de Skype, … et de Twitter.

Pour ceux qui auraient passé deux ans en prison, il s’agit d’un service permettant de faire du micro-blogging, c’est à dire de répondre en 140 caractères maximum à une question simple : What are you doing ?

Après des débuts laborieux, c’est devenu pour moi un service utile, puis une KillApp complètement addictive. C’est marrant, utile, efficace, défoulant, déroutant, puissant… Bref, je suis convaincu.

Si vous souhaitez suivre mon compte Twitter, c’est ici que cela se passe.

Le problème, comme pour Second Life, c’est que lorsqu’une communauté est convaincue, elle supporte de moins en moins bien les interruptions de service. C’est bien sûr le cas de Second Life, mais également de Twitter réputé très instable.

Allen Stern, de CenterNetworks, vient de faire un clip hilarant qui illustre la détresse des utilisateurs de Twitter lorsque le service est indisponible. C’est le genre d’initiative potache et complètement inutile que je trouve très drôle.

Le clip est ci-dessous et pour ceux que l’accent américain empêche de comprendre les paroles, le texte est en suivant !


Paroles

Spend all my nights and all my mornings going out of my mind
Doing anything I can to get you working again

When the errors come I get back to starting again
Trying to forget you is just a waste of time

CHORUS

Twitter come back
Any kind of fool could see
There was something really wrong with cha

Twitter come back
Ruby or PHP
I was robbed and I just can’t live without ya

All day long I keep hitting the refresh button
Trying to get my followers to see me
As the errors come I get that sick feeling again
How I wish to god that you were working one more time again

CHORUS

Twitter come back
Any kind of fool could see
There was something really wrong with cha

Twitter come back
Ruby or PHP
I was robbed and I just can’t live without ya

Now that I’ve put it all together
I sure hope that you will see
That you’ve used up all your free credits
With me, oh yes, with me, yea with me!

CHORUS

Twitter come back
Any kind of fool could see
There was something really wrong with cha

Twitter come back
Ruby or PHP
I was robbed and I just can’t live without ya