Telecommutez ! Remotez !

Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !

Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail :-)
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.

telecommute

En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.

Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).

La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc :-)

Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :

- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.

- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.

- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.

- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…

- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun :-) ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!

Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr ;-)

On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.

Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien :-D ) !

Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).

C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).

Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.

En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.

Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call ;-)

Wiseed… Devenez investisseur à partir de 100 euros ;-)

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Wiseed, jeune fond d’investissement doté d’un business model assez intéressant à mon sens.

Le principe est assez simple : Wiseed collecte des fonds auprès d’investisseurs confirmés ou débutants, à partir de 100 euros puis propose à ces investisseurs un portefeuille de jeunes sociétés à financer parmi les start-ups qu’ils ont sélectionné sur la base de critères assez traditionnels comme l’idée, la stratégie, la qualité de l’équipe dirigeante, le caractère innovant, etc…

WiSEED

L’investissement peut aller à une seule ou plusieurs entreprises, suivant les coups de coeur de chaque investisseur ou sa volonté de réduire son risque en multipliant les projets.

Je trouve l’approche assez intéressante pour au moins 4 raisons :

Un investisseur débutant et sans grosse mise de fond peut rejoindre des personnes bien plus expérimentées pour faire ses premiers pas dans le capital risque. A partir de 100 euros de « mise », on ne devrait pas y perdre sa maison quoi qu’il en soit. :-)

Par ailleurs, ce fond n’est pas ouvert uniquement aux « petits » investisseurs, certains particuliers ayant approché Wiseed pour leur confier des budgets à 6 voir 7 chiffres.

De plus, le modèle est porté par une équipe qui maîtrise parfaitement les aspects fiscaux liés aux investissements en Seed ou Early-Stage et qui vont donc assurer pour vous un ingénierie fiscale optimisée, notamment si vous entrez dans le cadre de la loi Tepa.

Enfin, il y a dans cette équipe des personnes de qualité (je ne parle que pour ceux que je connais mais je n’ai aucune raison de douter des autres ;-) ) qui ont vraiment l’habitude d’accompagner de jeunes entrepreneurs (et nous savons tous que la dimension d’accompagnement est largement aussi importante que l’investissement en lui-même) et qui intègrent une forte dimension sociale dans leurs actions.

Si vous êtes un investisseur en herbe ou affirmé, ou tout simplement un business angel qui n’a pas suffisamment de temps pour gérer son portefeuille et ses capitaux, je pense (je ne peux pas l’affirmer sans les avoir « utilisé » moi-même mais j’aime bien à la fois l’équipe et l’approche) que Wiseed peut vraiment être une alternative intéressante. Vous avez bien 100 euros qui traînent pour tester le modèle ?!? :-)

Accessoirement, pour un entrepreneur qui souhaite lever, c’est là aussi un approche qui n’est pas traditionnelle, mais qui peut représenter un canal vraiment intéressant, entre les banques et les VC. A suivre… ;-)

Roquefort Carles

Ma première start-up aurait pu être dans un autre domaine que la technologie, tant cet autre domaine me passionne : notre gastronomie.

J’ai profité d’un rapide passage dans l’Aveyron, hier, avec mon père, pour faire une halte shopping à Roquefort et visiter la maison Carles. Celle-ci fait l’un des meilleurs Roqueforts artisanaux qui soit. Elle est malheureusement fermée le week-end donc je me suis rabattu sur une autre marque, sans aucun doute moins bonne puisque moins artisanale et portant un nom différent (non, la mauvaise foi ne m’étouffe pas !) :-)

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans lAveyron

Affiche devant le point de vente du Roquefort Carles, dans l'Aveyron

Cela m’a simplement donné l’occasion de réfléchir, une nouvelle fois, à l’idée de destin et de choix qui changent des vies. Que serait ma vie si j’avais choisi ce chemin là, aidant à la conception et l’affinage d’un des fleurons de notre terroir, à sa commercialisation même aux Etats-Unis (je n’ai peur de rien ! :-) ), etc…

Le temps me manque, mais j’aurais même aimé leur donner un coup de main sur leur communication en ligne, juste pour le plaisir de m’impliquer dans ce secteur d’activité passionnant. Je ne veux pas faire offense à ma famille éloignée, mais leur utilisation d’Internet est relativement… classique, alors que je suis certain qu’il y aurait des tonnes de choses à dire, à montrer, à raconter pour porter bien haut la renommée du Roquefort Carles dans le monde entier… Mais bon, en même temps, je préfère qu’il fasse l’un des tous meilleurs Roquefort plutôt que d’avoir une super présence survendue dans les médias sociaux :-)

Evolution des Médias Sociaux… par Vinvin

Je ne vais pas me lancer dans une longue note insipide dont j’ai le secret pour vous donner mon point de vue. Non, pas cette fois… parce que Vinvin vient de le faire bien mieux que je n’aurais pu le caricaturer.

Je vous renvoi donc à sa note, que vous trouverez ici, qui est un « Must Read » si le sujet vous intéresse.

ecrivain

Pour ma part, j’en suis resté, depuis quelques temps, à l’étape 6, sans avoir la prétention d’élever le niveau mais en allant au plus brut, au plus sincère, vers une authenticité qui est vraiment moi. Après tout, pourquoi essayer d’arrondir les angles : ceux qui m’aiment le font pour ce que je suis, tout comme ceux qui me détestent. :-)

En fait, ce qui me motive finalement, c’est bien écrire… et ce n’est peut-être pas une forme d’égo qui serait trop développé et que j’habillerais pour moi-même en envie de partager, qui me pousse à rendre publiques ces notes ?!? C’est plutôt le fait que de se savoir lu impose une certaine application, un besoin de structurer ses pensées et de soigner sa prose… dont je suis le premier à retirer les bénéfices.

« Ou alors tu dois changer plus profondément, élever le niveau. Arrêter de chercher à plaire, limiter les recettes faciles, et simplement dire ce que tu penses. Retrouver, après tous ces voyages, l’essence de ton être, re-comprendre ce qui t’a poussé là.
Le temps est rare et il faut choisir ton loisir. Ecrire ou parler. Offrir ou partager. »

Merci pour cette note Cyrille ;-)

Ces trucs qui me touchent…

Cette note étant assez personnelle, j’invite tous ceux qui ne se sentent pas proches de moi à ne pas perdre de temps :-)

Depuis 2000, je crois avoir stocké plus de 14 000 photos, avec 80% d’entre elles liées à la famille et le reste, de trucs divers dont certains n’ont vraiment aucune utilité avec le recul. Comme, au final, je ne m’y retrouve plus vraiment, j’ai décidé de repartir à 0.

Phare au bord d'une corniche vers le East End de Grand Bahama

Bien-sûr, cela ne signifie pas que je vais supprimer ces images, qui sont autant de petits bouts de ma vie. Non, je vais simplement tout classifier de façon simple :

  • Les images « Business » vont aller sur Flickr, dans des albums dédiés.
  • J’ai créé un fourre-tout « Famille et Amis » : Elles sont en sécurité et backupées, sans vraiment de tri pour peu que la photo soit acceptable et prête à être revues un soir d’hiver au coin du feu.
  • Le Top « Famille et Amis » : Disons que ce sont environ 800 à 1000 photos qui vont aller sur notre site de famille Hellotipi, pour qu’on y ait tous accès et qu’on puisse les partager entre nous.
  • Mes photos perso : Elles ne concernent que moi et comme elles ne sont pas très nombreuses, je viens d’y faire un tri très sélectif pour ne garder que celles que je croient indispensables. Il doit en rester 100 tout au plus :-D
  • Les Photos que j’ai appelé « Ces Trucs qui me Touchent » : Elles, ce sont celles que je ne veux pas perdre, mais que je veux aussi partager… et c’est de celles-ci dont je voulais vous parler. :-)

J’ai créé un album dans lequel je vais regrouper les photos que ma femme ou moi avons prises et qui m’ont marqué. C’est d’ailleurs ce dernier point que j’ai du mal à définir : c’est quoi être marqué ?

Disons que j’ai décidé d’y mettre celles qui soit évoquent mon univers, soit que je trouve très belles, soit qui représentent un souvenir que je ne veux surtout pas oublier, soit, enfin, celles qui correspondent de près ou de loin à mes valeurs. Il n’y a en général personne dessus, pourraient parfois être prises pour de l’art à deux balles. J’ai conscience que c’est très flou comme description mais je n’ai pas beaucoup mieux à vous proposer :-)

Pour ceux que cela intéresse, j’ai créé un Album dédié sur Flickr que vous pouvez voir directement sur le Web ou auquel vous pouvez vous abonner via son flux RSS. Elles seront également publiées sur mon Tumblr, qui de blog en Anglais est surtout en train de devenir un site de photos :-)

Je vais essayer de le mettre à jour régulièrement, au fil de mes rencontres ou des images que je pourrais bien capter autour de moi, pour peu qu’elles correspondent à peu près à la description que j’ai faite ci-dessus.

Combien peut-il en rester ? Le Test des 2 manches de 10

Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas :-)

En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.

cimetiere

La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…

Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions. :-)

Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul :-)

On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre :-)

La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de  - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.

Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.

S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…

En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.

A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver WordPress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr

Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.

Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?

Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.

A nous d’être de ceux-là ;-)

Evernote… et une réflexion sur les services gratuits

Je suis certain que vous connaissez Evernote, un formidable outil de gestion de vos notes personnelles. Pour ma part, c’est un service que j’utilise depuis très longtemps, avec plus ou moins d’enthousiasme en fonction de ces périodes où l’on est plus ou moins actifs, plus ou moins la tête dans le guidon.

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L’arrivée du client iPhone a tout changé et m’a redonné un goût incroyable pour le service. La raison en est simple : Evernote devient utile à tout, pour tout et en tous lieux puisque dans votre poche, que vous ayez une connexion ou pas (c’est à dire même dans un avion).

Du coup, il devient un lieu de stockage un peu magique dans lequel vous allez, par exemple, mettre vos idées sur un sujet précis puis venir les alimenter un peu comme un Wiki personnel (je sais, ces deux mots cote à cote est assez improbable :-) ). Mais il y a bien d’autres usages… Vous allez pouvoir y stocker les modes d’emplois de tous vos appareils électroniques, des photos de vos biens destinés aux assurances en cas de problème, des photos prises directement depuis votre iPhone des étiquettes de bouteilles de vin accompagnées de vos notes de dégustation, des notes vocales grâce une fonction similaire à celle d’un dictaphone que vous pourrez ensuite enrichir de tout un tas d’informations comme bon vous semble, etc, etc…

Toutes ces notes sont accessibles en 3 lieux : sur votre Mac via le logiciel à télécharger, sur votre iPhone avec une application gratuite ou en ligne sur le Web.

Beaucoup de nouvelles fonctionnalités sont arrivées et pas mal d’autres attendues. Le service évolue de plus en plus vite tout en restant gratuit, pour peu que vous supportiez quelques encarts publicitaires. Sinon, vous pouvez toujours prendre la version payante, similaire mais sans pub et avec quelques trucs non significatifs en plus… Rien de suffisant pour que vous ayez à sortir votre carte bancaire.

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète un peu.

Je serai prêt à payer pour ce service et le fait qu’il soit gratuit me laisse présager le pire quand à sa capacité à gagner de l’argent uniquement par la pub, donc à être rentable donc… à être pérenne. Quand on sait que même Flickr rencontre aujourd’hui des difficultés et que Facebook est à des années lumières de rentrer les fonds nécessaires à son simple hébergement, je pense qu’il est temps de se poser la question des divers business models possibles et de notre revendication permanente du « tout gratuit ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis un des fervents défenseurs du business model d’Hellotipi. Oui, c’est un service payant (et pas trop cher !)… mais c’est justement le prix à payer pour que ce service soit là demain, continue d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités et ne soit pas obligé de se vendre au premier venu avec nos données de famille en prime. Je crois bien que le positionnement d’Hellotipi, finalement, c’est d’être un peu l’anti-Facebook (au sens photographique du terme).

Evernote a besoin de gagner de l’argent pour assurer son développement mais aussi la continuité de son service. Je suis prêt à payer pour l’utiliser, tout comme je suis prêt à payer pour utiliser Flickr ou Dropbox, par exemple. C’est d’ailleurs ce que je fais, notament pour Dropbox qui me fait payer assez cher mes plus de 100Go en ligne, et pourtant sans le moindre regret. Je pense que je serai également prêt à payer pour utiliser un Twitter offrant un plus large panel de services…

Sans argent, pas de pérennité ni de sécurité à moins de voir son écran envahi en permanence par la pub, ce qui est impensable quand on parle de ses notes parfois très personnelles, ses fichiers ou sa famille. On dit souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; je crois que cela peut être faux pendant un certain temps, mais que dans la durée, cela se vérifie souvent…

Tiens, on pourrait en profiter pour reparler d’Hadopi, cette loi dont la stupidité avérée se déverse partout sur Internet, le plus souvent à juste titre. Là aussi, finalement, il est question de modèle économique et là non plus, le tout gratuit n’est pas une solution car il n’a aucune pérennité… pas plus que le business model déjà mort consistant à voir perdurer la tonte des consommateurs par quelques « majors » et ce, depuis des années.

Un juste prix cohérent avec une juste valeur… Ce n’est pas ça, le Graal des services sur Internet ?

Quand Rodrigo fait des photos…

Lors de mon passage à San Francisco, j’ai rencontré Rodrigo A. Sepùlveda Schulz, entrepreneur Français que je ne connaissais pas réellement, mais dont pas mal de nos amis communs m’avaient déjà parlé. On a passé une partie de la soirée ensemble, en compagnie également de Vinvin, à partager une bouteille de vin des idées sur des thèmes plus ou moins professionnels.

Au bout d’un moment, il a sorti un appareil photo et à commencé à en faire quelques unes. C’est un vrai passionné de photo, mais il a surtout une sorte de marotte :  il fait des portraits de toutes les personnes de l’Internet qu’il rencontre… et elles sont d’une qualité redoutable.

pierre-olivier-carles-by-rodrigo-sepulveda

Vous trouverez son album dédié, sur son compte Flickr (qui contient quelques perles), et sans doute pas mal de personnes que vous connaissez…

Celle que je poste ici a été prise lors de la soirée en question au District Wine Bar (un bar à vin de San Francisco que je vous recommande, si vous ne savez pas où passer un moment sympa)  et je ne sais pas comment il a pu sortir un résultat aussi honorable, alors que je dormais debout après deux réveils matinaux (3:30AM et 5:00AM), trois petites heures de décalage horaire dans le mauvais sens, deux ou trois verres de vin et des journées plutôt actives… Le talent sans doute ;-)

Inspiration et Intuition sont dans un bateau… le même !

Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…

Golden Gate Bridge


(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo :-) )

Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.

J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.

Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.

Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?

Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.

On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.

Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez :-)

Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.

L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.

Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.

J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).

Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.

Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même ;-)

Web 2.0 Expo à San Francisco

Juste un saut, en passant, à Web 2.0 qui se tient en ce moment à San Francisco…