OK, vous ne venez pas d’apprendre grand chose… mais je vais essayer d’étayer un peu cette réflexion lapidaire.
Digidust va piloter le marketing digital (incluant entre autres, la conception from scratch d’un site Web) pour la société d’un de mes amis, ici, aux Etats-Unis. Pour exécuter mon plan, j’ai besoin d’un designer de site qui soit vraiment un excellent graphiste, bon ergonome et, si possible, un peu créatif. J’ai donc rapidement tweeté ma recherche ce matin, ce qui m’a valu quelques contacts intéressants (et au passage, je n’ai pas encore arrêté de choix mais un grand merci à tous ceux qui l’ont relayée).
Au milieu de ce buzz, j’ai reçu cette vidéo que je trouve extraordinaire.
Voyez plutôt…
J’aime l’Internet parce qu’une seule personne un peu créative, sans gros moyens mais avec beaucoup de détermination, peut y faire des tours de magie. Ce gars, avec son clip, est en train de devenir une rockstar chez les WebDesigners.
Ce qu’il a de plus que les autres ? Il croit sans doute suffisamment en lui-même pour s’exposer sur des terrains où d’autres n’oseraient pas aller. Evidemment, au-delà du buzz, il va lui falloir assurer avec des – tonnes de – futurs clients, mais il s’est donné une chance d’y arriver. C’est à présent entre ses mains.
Si lui l’a fait, je dois aussi pouvoir le faire… ainsi que toute personne en train de lire ces lignes, pour peu qu’elles mettent de coté cette appréhension qui empêche des centaines de milliers de personnes – rien qu’en France – de créer leur entreprise.
J’adore l’Internet qui a rendu ce genre de choses possibles.
Merci à @Mythrandil de m’avoir fait découvrir ça !
Je viens juste d’arriver à Toulon, par la route. Il m’a fallu à peine 6 ou 7 calls pour arriver, avec un break pour déjeuner vers Montpellier. Autant dire que c’est la porte à coté
C’est un hasard mais je viens de m’installer dans la chambre d’hotel qui m’a été réservée par l’organisation, avec une vue plongeante sur… Mayol ! Bon, les footeux ne peuvent pas comprendre mais dormir aussi prêt de ce chaudron qui porte autant d’Histoire – des grandes et des petites – de rugby, ça me va très bien. En plus, être à deux pas du terrain où les vrais Rouges et Noirs viendront châtier la saison prochaine les Noirs et Rouges me fait déjà frissonner
Demain, je vais intervenir de bonne heure le matin en atelier puis en dernier le soir en plénière sur le Financement du Web. Pour être franc, même si je viens ici au titre de Boss de Kipost, je ne sais pas encore vraiment ce que je vais en dire pour une raison simple : je suis en train de modifier ma position sur le sujet depuis quelques mois, mais c’est lié à un changement de conception de la vie au sens très large plus que du mode de gestion des jeunes entreprises de l’Internet. Dans tous les cas, il est probable que ma vision soit plus que jamais celle d’un entrepreneur avant celle d’un investisseur. Il y a beaucoup de gens vraiment biens qui interviennent et je vous invite à checker le programme de la journée, plutôt riche.
Le reste du week-end devrait être plus détendu, les Gentil Organisateurs ayant préparé un programme dont je-ne-peux-pas-vous-parler-sinon-je-devrais-vous-tuer qui devrait laisser de bons souvenirs.
Il y a quatre autres raisons qui m’enchantent dans cette venue à Toulon.
D’une part, je vais y retrouver sur ses terres, une équipe de jeunes entrepreneurs du Web talentueux, qui ne se prennent pas la tête et qui, tant bien que mal, font avancer leurs boites. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls à avoir cet état d’esprit – et heureusement d’ailleurs – mais ils l’ont et ça dégage plein d’ondes positives.
D’autre part, j’ai noué pas mal de lien numériques avec plein de personnes du coin, au sens très large, et cette conférence est une excellente occasion de les rencontrer physiquement. Ce n’était pas indispensable, mais cela va créer encore plus d’engagement dans nos futurs contacts, une fois chacun rentré chez soi.
Par ailleurs – je le met à la suite par politesse, mais c’est le premier point dans mon esprit – je ne suis pas vraiment venu seul mais avec ma fille, Aurélia, qui du haut de ses 7 ans sera mon « assistante » pour le week-end. Elle est toute intimidée de voir autant de monde qu’elle ne connait pas demain mais c’est la toute première fois que nous partons en week-end que tous les deux, sans ses 2 frères et sa maman et nous le ressentons, chacun, de façon assez extraordinaire. Elle devrait profiter plus du programme dont je-ne-peux-pas-vous-parler-sinon-je-devrais-vous-tuer que de la conférence, mais c’est déjà une expérience en soit de faire ça. Si vous la croisez demain, faites lui un petit bonjour : elle va plonger contre moi de timidité mais cela va lui faire plaisir quand même
Pour finir, la dernière raison qui me fait apprécier ce court séjour… Parce que Toulon !
Si vous avez un peu de temps demain et que vous êtes dans le coin, venez faire un saut à E1 et, si ça vous dit, passez me voir qu’on échange un peu. Je suis aussi venu pour rencontrer le plus de monde possible, découvrir de nouvelles têtes, de nouveaux acteurs du web, des barbus, des malins, des sympa… bref, des gens qui font des choses pour de vrai !
Pour peu que vous soyez souriant et positif, vous serez la ou le bienvenue. D’ailleurs, je serai facile à reconnaître : je serai sans doute le seul gars avec une petite princesse d’1m20 cramponnée à son bras
Je vais pas mal bouger ces prochains mois, au départ de Toulouse vers surement 4 continents différents. Pourtant, le déplacement dont je voulais vous parler est un saut de puce, digne d’une magnifique affiche historique de Top14, de Toulouse à Toulon. Je me rend sur place pour montrer à Wilkinson comment on joue au rugby assister à ce que j’espère être une magnifique et passionnante journée.
Le 4 Juin aura lieu la conférence E1, qui devrait regrouper pas mal de « gens de l’Internet », toutes catégories confondues, sur de nombreux ateliers ou tables rondes. Pour ma part, je vais intervenir sur un atelier et une plénière portant toutes les deux sur le même sujet : « Le Financement du Web »
J’en profite pour vous livrer le descriptif car je trouve qu’il donne bien le ton : « Démarrer fauché puis lever pour s’envoler ! Vrai conseil ou fausse excuse pour justifier l’inexistence des fonds d’amorçage ? »
Pas la peine de vous faire la liste des intervenants – vous avez le programme ici – mais j’y retrouve beaucoup de personnes que j’aime bien, des amis, des associés, des barbus, des entrepreneurs, des investisseurs, des wanabes pleins d’énergie… et quelques autres, notamment locaux que je vais découvrir. Les inscriptions se font ici !
Je ne sais pas si ce sera prêt à cette date, mais avec un peu de chance, je pourrais en profiter pour évoquer un projet dans lequel je suis en train de (m’)investir et qui devrait voir le jour à l’automne si tout se passe comme sur le Business Plan (donc sans doute, plutôt, au début de l’hiver ). Ce serait d’ailleurs un assez bon cas d’école pour l’intervention à laquelle je participe.
Pour rester pragmatique, je devrais y arriver assez tôt la veille, car j’y ai pris quelques rendez-vous qui devraient m’occuper environ 3 heures, histoire de travailler un peu avant la conférence (je ne considère pas le fait de parler d’Internet et d’y débattre avec des amis comme un vrai travail )… Si vous voulez prendre un café, envoyez-moi un DM ou un mail et on essayera d’organiser ça d’une manière ou d’une autre.
Pour une fois qu’on a la chance de faire une conférence dans le Sud et au soleil, ce serait bête de s’en priver
Maintenant, en suivant l’actualité récente, je me suis à nouveau posé la question que j’avais soulevé il y a quelques semaines sur la note « Twitter à de quoi faire peur » ici-même et dont les craintes se sont avérée plutôt justifiées au vue des derniers mouvements de Twitter.
En un sens, j’avais tort… car, au moins pour Loren Brichter, le développeur qui a créé Tweetie, Twitter représente bien une fantastique opportunité plus qu’une menace puisqu’ils lui ont racheté son client pour iPhone tout en lui offrant un job sympa au sein de l’équipe en plus du gros chèque. La question reste posée pour les autres, tous ceux qui n’ont pas été rachetés et ne le seront pas, c’est à dire le plus grand nombre.
Il y a quelques jours, Fred Wilson, VC très connu et early investor de Twitter a précisé que l’écosystème qui s’était créé autour de Twitter était là pour boucher les trous laissés en chemin par le service et trouver ainsi leur place. Toutefois, je n’y crois bien évidemment pas une minute dans le sens où les trous en question ne sont laissés aux développeurs tiers que tant que leur taille ne représente pas un enjeu. En d’autres termes pour grossir le trait, jamais Twitter n’aurait imaginé racheter un Client pour iPhone avant le lancement de l’iPhone et de mesurer son immense succès.
J’attend donc avec une certaine impatience les interventions de @biz et de @dickc, entre autres, ce soir à Chirp, qui visent d’une part à rassurer les développeurs tiers sur leur avenir (il y a un bel exercice de vente à réussir) et les inciter à poursuivre sur leurs « bouchages de trous », notamment en précisant les terrains qui ne sont pas stratégiques pour la startup donc laissés vacants aux développeurs tiers.
Toutefois, comme évoqué ci-avant, les trous non stratégiques le restent tant qu’ils ne deviennent pas des gouffres… et il semblerait qu’il n’y ait qu’un prime au seul vainqueur, pas de seconde place pour peu que la réalisation de ce « bouchage de trou » soit exemplaire sur le plan technologique ou ergonomique, si l’on en croit l’exemple de Tweetie.
Faisons le tour des trous qui n’en sont déjà plus : Clients Twitter pour iPhone, Clients Twitter pour Blackberry, Réducteurs d’URL, vraisemblablement les Web Applications avec la sortie d’une nouvelles interfaces plus puissante et ergonomique pour Twitter, plateformes de publicité faisant potentiellement de la nouvelle star TweetUp – annoncée 2 jours plus tôt – une nouvelle star quasiment mort-née…
Je vous laisse libre des conclusions sur le niveau de risque qui existe à bâtir son entreprise sur un socle que l’on ne maitrise pas, car c’est souvent un Win-Win qui est plus Win pour l’un que pour l’autre. Quand Apple renforce sa main-mise sur le marché des Apps Mobiles tournant sur iPhone et iPad, c’est exactement ce type d’équilibre de la Pomme essaye de faire pencher vers elle… et cela fait réfléchir
Vous noterez à quel point je suis devenu fort dans la tête : déjà plusieurs jours que l’iPad est sorti et pas la moindre mention sur mon blog ! Il y a une raisons à cela : J’ai laissé passer devant tous ceux qui en ont parlé, généralement en mal, sans même l’avoir vu
Alors, je vais faire comme tout le monde en vous donnant mon avis : Pour l’instant, je n’en ai pas vraiment sur le produit en lui-même… mais je devrais être à Miami dans quelques semaines et j’y verrai alors plus clair. Vous trouverez ici un feedback de Florian qui me semble objectif.
En attendant, j’ai un avis sur le concept en lui-même. Je fais parti de ceux qui pensent que l’iPad – ou du moins, ses futures versions – changeront les usages des laptops comme l’iPhone l’a fait pour les téléphones.
Je base cette conviction sur une raison simple : les gens normaux n’utilisent pas leurs ordinateurs comme nous le faisons (je me mets dans le tas de tous ceux qu’on regroupe en général sous le terme de Geeks).
Les gens normaux consultent leurs emails de temps en temps, se tiennent informés, regardent la météo, vont sur le Web, écoute de la musique, achètent un tout petit peu en ligne et regardent des films… et l’iPad fait tout ça.
Les gens un peu moins normaux mais pas loin quand même vont sur Facebook retrouver leurs Ex et voir à quel point ils ont bien fait de ne pas rester avec tellement ils/elles sont moches et insolent(e)s de réussite familiale… et l’iPad fait aussi ça.
Les gens normaux ne veulent pas essayer d’installer un truc contre les virus, d’ailleurs, ils ne savent pas exactement ce qu’est un virus informatique, un malware, un adware… Ils ne se sentent pas malade ni susceptibles d’être piratés, fichés ou « phishés ». L’iPad les protège à peu près de tout ça.
Les gens normaux ne veulent pas savoir comment on installe un logiciel ; Eux, ils veulent juste l’utiliser quand ils en ont envie c’est à dire tout de suite. Je ne parle même pas de leur passion pour la mise à jour des logiciels ! Par contre, ils sont d’accord pour payer leurs logiciels, ils ne piratent pas beaucoup… Certains sont prêts à mettre 2 ou 3 euros par applications et même jusqu’à 7 euros pour acheter un logiciel vraiment top, à l’état de l’art. L’iPad et son ami iTunes font ça parfaitement.
Les gens normaux ne veulent pas réparer leur OS qui rame terrible depuis 3 jours, ils ne savent pas ce qu’est un OS. A la limite, ils veulent bien Restaurer leur iPad ce qu’ils considèrent d’ailleurs comme nous considérions le Reboot sous Windows vers la fin des années 90. Pas de soucis, l’iPad propose ça.
Les gens normaux font un peu de Skype et ont récemment découvert à l’occasion du voyage en Angleterre du petit dernier que la visio était un truc marrant, utile et gratuit. L’iPad fera ça très bientôt.
Ils se déplacent aussi assez souvent et n’aiment pas se perdre. Leur GPS et ses cartes moisies trop vieilles oublie systématiquement de leur dire que la DDE a fait un rond point là où il y avait un sens unique et que du coup, ils auraient du prendre le pont, il y a 10 minutes, ce qu’ils auraient su si leur carte avait été téléchargée à la demande, sans même qu’ils ne s’en préoccupent. L’iPad fera ça parfaitement…
Enfin, les gens normaux préfèrent ce qui est joli, léger et qui va super bien avec leur iPhone, plutôt que ce qui est lourd, moche et va super bien avec mon premier téléphone portable (Matra 2050, de mémoire). Ils veulent aussi pouvoir se déplacer sans se démettre une épaule, oublier de recharger la batterie mais pouvoir quand même regarder le mail de confirmation de leur vol sur lequel il y a ce satané numéro de réservation et être connectés partout tout le temps sans se soucier de leur forfait, des Wifi gratuits-pas-vraiment-gratuits, des Wifi qui marchent pas parce que leur voisin à l’hôtel passe la nuit sur YouPorn.com, des Wifi qui devraient marcher mais qui ne marchent pas à 12 euros de l’heure, etc… L’iPad devraient tôt ou tard répondre à tout ça.
Je ne connais pas beaucoup de gens normaux, disons que j’en fréquente peu par manque d’occasions, mais si j’étais normal, je crois que c’est comme ça que je réagirais. L’Internet ne serait pour moi qu’un simple outil, un truc super utile quand on s’en sert et rangé quand on n’en a pas besoin, un peu comme un marteau pour planter un clou.
Je me dis que les promesses de cet iPad équipé de l’OS4 (ou de ses futurs cousins du tonton Android) commencent enfin à ressembler à l’Internet pour les Nuls et j’adore cette idée car les Nuls en question, ce sont juste les gens normaux… Quand on baigne dans l’Internet depuis tout petit et que cela a changé votre vie, vous avez envie de partager cette bénédiction avec ceux qui vous sont chers, avec ceux que cela pourrait aider, avec ceux que cela sortirait d’une certaine forme d’exclusion sociale et culturelle parce qu’ils habitent trop loin des villes ou trop loin de ceux qui leur ressemblent…
Je n’ai toujours pas touché d’iPad mais comme beaucoup, j’ai déjà un avis… L’iPad sera est déjà un réel succès car il met l’Internet social et utile à la porté de tout le monde. Bien-sûr, il est encore un peu cher, mais déjà moins qu’un PC qui fait plein de choses dont les gens normaux se passent très bien et les prix vont rarement en montant sur ce genre de produits.
Je dirige Kipost, une société d'investissement très impliquée dans des projets qui me passionnent, comme Stonfield, Digidust, Labotec, Hellotipi et même APICube à partir de Sept 2010 ;-)...
Basé à Toulouse et souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des piliers majeurs de l'Art de Vivre.