Cette semaine se tient la conférence LeWeb, organisée à Paris par Loic et Géraldine Le Meur. Il est peu probable que vous n’en ayez pas entendu parler si vous vous intéressez au business Internet, car, du coté de l’Europe, il y a des tonnes de conférences sur le sujet… et il y a LeWeb.
Près de 2000 personnes du monde entier, principalement US et Europe viennent se retrouver, échanger, travailler leur réseau, chasser les opportunités d’investissement ou les investisseurs, prendre le pouls du marché, retrouver les amis… Cette année, le thème est : le Web Temps Réel.
Je vous en parle bien évidemment parce que je serai moi aussi à la Messe, pendant les deux jours et un peu plus encore. Si vous voulez qu’on s’y croise, ce sera avec plaisir… Nespresso est l’un des sponsors donc nous n’aurons pas d’excuse
En plus, on ne sait jamais, iSOS qui est la première application rendue publique par Labotec pourrait faire un beau parcours aux AppStar Awards, puisqu’elle fait déjà partie des finalistes et qu’elle a la chance d’être plutôt bien soutenue par plein d’amis (et merci, d’ailleurs ).
Le plus simple sera de me contacter via Twitter ou de venir me voir directement pour ceux qui connaissent ma tête (c’est le beau gosse en photo juste au-dessus, dans le header de ce blog, mais qui a pris un peu de poids depuis ). Sinon, vous pouvez m’envoyer un email, laisser un commentaire, me passer un coup de fil… Bref, utiliser ce que vous voulez, le tout est qu’on y arrive
Si vous n’avez pas décidé de venir – ce qui est sans doute un tort, mais le prix de l’entrée est largement à la hauteur de l’intérêt de la conférence… donc de ce fait, pas forcément à la portée de toutes les bourses – je vais également aller à quelques soirées, et notamment à Life is Better On et à la soirée DrinkTank, organisée par la team BizSpark de Microsoft.
Voilà, vous savez tout. D’un autre coté, si vous ne voulez pas qu’on se voit, fondez-vous dans la foule ou ayez l’air super occupé avec votre iPhone en me croisant. C’est ce que font la majorité des investisseurs qui ne veulent pas se faire pitcher au moment d’aller au buffet
Je faisais le tour, il y a quelques temps, du paysage Internet américain. Un fait m’a soudain frappé (ne me demandez pas d’où c’est venu, je n’en ai aucune idée) comme une évidence.
La très grande majorité des entrepreneurs de l’Internet US sont… blancs ?!?
A y regarder de plus près, la plupart des VC stars sont… blanc également ?!?
Bien-sûr, il s’agit là d’une généralité donc on trouvera toujours un contre-exemple, mais regardez de plus près avant de vous lancer dans un contre-argumentaire.
Je n’ai pas de chiffre, ni d’analyse et encore moins d’explication. C’est un simple sentiment… Est-il faussé par une vache-dans-un-couloir que j’aurais raté ?!?
Par ailleurs, je trouve (s’il se confirme) cet état de fait d’autant plus étonnant, d’une part parce que c’est, par définition, sur le marché le plus mondial que l’on puisse imaginer et que d’autre part, les « gens de l’Internet » sont souvent réputés pour porter une partie de l’héritage des Hippies (et notamment la partie la plus ouverte).
Je viens de créer, il y a quelques jours, une page Facebook pour Stonfield. L’idée est d’échanger avec ce que l’on pourrait appeler des « Sympathisants », c’est à dire des clients, des partenaires, des amis, notre équipe… et tous ceux avec qui on s’entend bien même si on ne travaille pas ensemble (une histoire de valeurs communes, principalement… ).
Il y a déjà 25 membres – ce qui me semble beaucoup pour une petite entreprise qui n’a pas l’ambition de guérir le monde de tous ses maux – que j’en profite pour remercier de nous avoir rejoint. J’ai voulu aller voir quelle typologie se dégageait (je sais, je sais, on ne fait pas de statistiques avec 25 personnes, mais c’est pour le plaisir). Je découvre les subtilités de Facebook et que je l’aime ou pas, on ne peut pas ignorer un service qui a su séduire 300 Millions de personnes dans le monde.
En fait, on s’aperçoit qu’il y a autant d’Hommes que de Femmes (et ça, c’est plutôt pas mal !) mais que cette population est relativement jeune (globalement moins de 45 ans). Je n’en tire pas de conclusion définitive pour l’instant car cela n’aurait pas de sens, mais je viendrais de temps en temps vous faire un point sur le sujet, pour qu’on voit ensemble s’il y a quelque chose à apprendre de la gestion des Pages Facebook.
Au passage, ceux d’entre vous qui connaissent mieux Facebook que moi (c’est à dire quasiment vous tous ! ) peuvent en profiter pour me dire ce que j’ai mal fait sur cette page, ce qui manque ou ce qui ne sert à rien. Je suis près à travailler pour m’améliorer sur le sujet
Je viens de découvrir, via un excellent article de Techcrunch, une vidéo qui compile l’art de la Survente Made in Apple. On est, à chaque Keynote, à deux doigts du lavage de cerveau, mais il ne fait aucun doute que cela fonctionne plutôt pas mal.
Cette vidéo est édifiante – car réalisée sur un seul Keynote, le dernier – et, quand on compile le tout en quelques minutes, il y a vraiment de quoi rire.
Au passage, je vous invite à lire l’article de Siegler qui parle de passion, d’énergie et d’envie, des mots qui raisonnent toujours très fort à l’oreille de n’importe quel entrepreneur.
On m’a souvent dit que j’avais tendance à survendre un peu, mais je crois en fait que c’est bien l’énergie qui pousse ainsi et pas l’envie de faire du Hard-Selling. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que je fais pas mal d’efforts pour respecter un adage que je me suis approprié : « Under Promise, Over Deliver« …
En même temps, même quand je m’enflamme, je n’arrive pas à la cheville du Team Apple
Goole vient de dévoiler – en vidéo – les changements apportés à Android, son OS Mobile, dans sa version 1.6.
Comme vous pourrez le voir par vous-même, on est déjà à un très bon niveau de performances, à mon sens et ce n’est bien-sûr qu’un début. Android n’est disponible que depuis la fin Octobre 2008, soit moins d’un an. Les progrès sont rapides et bluffants, en faisant un véritable concurrent – au moins technologique – à l’iPhone OS.
Après, je reste, pour l’instant, sur l’idée que je m’en suis fait il y a quelques mois. Android risque de rester est bien aux mobiles ce que Linux est aux PC : puissant, énorme potentiel, performant, stable, ouvert, évolutif… mais principalement adopté par une population de nerds et de barbus.
Ceci dit, non seulement ce n’est pas une tare, mais ça le rendrait même encore plus attractif
L’AppStore d’Apple a un peu plus d’un an à présent… Je devrais dire qu’il a à peine un an !
J’ai du mal à croire combien de chemin a été parcouru depuis son lancement. C’est sans doute ça, ce que l’on appelle une stratégie disruptive
Le binôme iPhone – iTunes a surtout initié 3 grands mouvements de fond :
- Il a commencé à changer la vie de ses utilisateurs en leur apportant le premier véritable device portable qui soit tout-en-un, connecté en permanence, utilisable simplement, évoluant en continu, au rythme des mises à jour et des sorties quotidiennes d’Applications et personnalisable à l’infini (puisque chacun n’installe que les Apps qui l’intéressent).
- Il a lancé un mouvement de mutation profond en matière d’habitude de consommation, poussant à outrance un modèle d’achat « on demand » couplé à une monétisation basée sur les micro-paiements. Ce business model, je suis près à le parier, va aller sur d’autres secteurs et d’autres marchés, car il est sain et relativement « juste » donc « nous » allons le plébisciter à chaque occasion.
- Il a lancé un business qui commence à rapporter des milliards que la firme à la pomme partage avec un écosystème gigantesque, composé d’opérateurs, de développeurs, d’éditeurs, de fabricants de périphériques… mais aussi de tous ceux qui gravitent autour comme les investisseurs, les avocats, les marketeurs, etc…
J’ai souvent tendance à dire du bien d’Apple mais je peux vous assurer que ce n’est pas une adoration béate.
Pour preuve une critique très dure que j’avais pu faire sur un groupe privé, dans laquelle je m’en prenais au cirque pathétique qui accompagne systématiquement les Keynotes. Entre cette forme d’arrogance où l’on compare les résultats de choux et de carottes dans le simple but de ridiculiser le travail de leurs concurrents devant une audience acquise à la cause et cette façon de sur-vendre des non-innovations comme le copier-coller de l’iPhone, par exemple, il y a de quoi être fatigué d’être autant pris pour un idiot, et pourtant…
Pourtant, cette firme change profondément la majorité des marchés qu’elle adresse, préserve ses marges là où d’autres souffrent durement pour rester sur un % à deux chiffres et invente un marketing qui n’a pas d’égal. Difficile de ne pas être admiratif et de respecter ça.
L’AppStore n’a aujourd’hui qu’un an… une poignée de mois qui changent tellement de choses que ça en est incroyable.
Si vous passez sur ce blog de temps en temps, je ne devrais pas avoir besoin de vous rappeler ce qu’est Charity Water et pourquoi, avec une joyeuse bande qui avait simplement envie de faire un truc bien, nous avons lancé une campagne pour collecter des fonds en France.
Cette initiative a été fortement relayée un peu partout, sur des tonnes de blogs, et je me disais que ce serait bien d’organiser une Backlink Party sur l’ensemble de ces notes, de ces coups de main…
J’ai déjà tracé un certain nombre de liens que je vais publier ici dans quelques temps (et qui devraient également être publiés chez quelques autres « initiateurs » de la campagne) ne serait-ce que pour montrer qu’il est possible de mobiliser un peu les gens pour peu qu’une cause soit juste.
Si vous souhaitez apparaitre dans cette liste, je vous invite à mettre le lien vers votre note (ou celle que vous voulez signaler !) en commentaire et je le reprendrais (ainsi que tous ceux qui voudront) ensuite au propre dans le corps du texte.
Merci de ne mettre qu’un seul lien par commentaire, pour que l’anti-spam ne vous bloque pas automatiquement
Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue
Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.
Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.
Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.
Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.
Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.
Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.
Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.
Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…
En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela
Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.
Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…
L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.
Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé
Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !
Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi…
Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.
Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14
Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis avec ma petite famille a eu un effet très positif : nous avons arrêté de regarder la TV. Pour être plus précis, nous l’avons fait, là-bas, sous la contrainte et ici, en France, par choix.
Quand je parle de contrainte, je ne parle pas de menace mais simplement du fait qu’il est impossible de suivre quoi que ce soit sur n’importe quelle chaîne tellement la pub et omni-présente. Je le savais avant d’y aller pour l’avoir constaté d’un oeil lors de mes déplacements aux US, mais lorsqu’on s’y intéresse vraiment, c’est le début d’un enfer. En plus, il n’y a pas le moindre slogan ou écran annonçant la pub, si bien que lorsqu’Indiana Jones saute d’un avion, il peut très bien retomber dans le paquet de Tacos Organic goût Huitre qui est marketé dans la foulée…
Au début, je me suis accroché pour voir si avec l’habitude, ça passe… mais non, impossible. Je ne sais pas comment font nos petits camarades américains. Au final, j’ai donc basculé intégralement sur Internet, avec Hulu et iTunes pour pouvoir suivre des programmes un peu plus tranquillement… enfin, juste les suivre déjà.
De retour en France, je me suis dit que j’allais retrouver ma bonne vieille TV, avec tous ces monuments de Télé-Réalité, ses reportages sur les prostituées-qui-doivent-se-droguer-pour-échapper-à-la-greffe-d’un-troisième-sein-pratiquée-par-un-malade-incurable-dans-la-misère-d’un-bidon-ville (c’est en gros les 3 derniers sujets du Droit de Savoir consolidés dans un même titre), ses jeux tous plus drôles les uns que les autres, son journal de 20 heures qui papillonne des ruinés de la crise (tout le monde est ruiné ou va l’être) aux racailles des banlieues (quoi ? Il n’y a pas que des racailles dans les banlieues ? Mais si, mais si…) en passant par les patrons salauds (j’en sais quelque chose, j’en suis un qui en profite pour licencier tout ce qui bouge pour faire plus d’argent) et cette grippe A comme « Annonce de la fin du monde », les gars qui ne veulent pas faire du vélo parce qu’ils n’ont pas d’oreillette (je croyais qu’ils étaient assez évolués pour communiquer de vélo à vélo mais à priori, non, c’est trop compliqué) ou le retour des méduses en Méditerranée (qui font preuve d’un manque de savoir-vivre incroyable puisque nous sommes nous-mêmes encore en train d’aller nous baigner), etc…
Malheureusement, le seul programme qui aurait pu me sauver dans cet océan de misère a repris à la mi-août, mais avec des matchs d’une qualité inégale, pour ne pas dire plus… et d’opération de sauvetage, il en devient simple opération de survie.
Au final, la bonne nouvelle, c’est que je me suis largement habitué à ne plus regarder la TV… et que je n’ai rien vu jusqu’à présent qui puisse m’amener à cesser cette thérapie. Il parait qu’Internet abruti les gens jusqu’à les rendre idiots (je ne sais plus où j’ai vu ça, à la TV sans doute). Je crois qu’Internet ne rend pas plus intelligent que la TV mais que le choix de consommation est largement assez important pour que ça s’adapte au moins à la personnalité de chacun.
Aujourd’hui, dans mon salon, trône toujours un écran de TV… auquel j’ai rajouté un Mac Mini. Tout le monde dans la famille peut l’utiliser, les enfants comme les grands, pour jouer, pour faire des recherches sur Wikipedia, regarder des films, écouter de la musique, partager les photos (comme les soirées diapo de l’époque), faire des visio-skype familiales quand Papa (moi en fait) est en déplacement et que sa famille lui manque, etc… Et l’écran de TV est surtout devenu écran… tout court.
Je n’aimerais pas présider aux destinées d’une chaîne de TV, car je crois que je ne saurais pas bien par quel coté aborder ce problème – à moyen ou long terme – de survie. J’imagine que les dirigeants de chaînes y pensent, ont un plan, sont en train de le mettre en oeuvre… Vu de ma fenêtre, la TV de Papa est en phase terminale d’un truc pas bien qui se serait généralisé. A part un miracle (c’est à dire un changement radical de métier / business model), je ne vois pas bien ce qui pourrait venir la sauver.
Etant loin d’être un spécialiste, si vous avez une théorie, n’hésitez pas à l’exposer histoire de m’aider à comprendre ce qui pourrait se passer…
Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !
Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.
En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.
Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).
La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc
Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :
- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.
- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.
- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.
- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…
- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!
Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr
On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.
Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien ) !
Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).
C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).
Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.
En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.
Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call
C’est étonnant comme la notion du politiquement correct est répandue dans l’entreprise, au point d’en perdre parfois toute crédibilité.
J’intervenais sur les Médias Sociaux et leurs usages en entreprise dans le cadre d’un séminaire il y a quelques temps. Bien évidemment, à un moment, nous avons abordé les aspects Staffing et l’usage que l’on pouvait faire du Web et d’autres services Internet dans le cadre du recrutement et du management des Hommes.
En posant la question aux managers présents de savoir lesquels d’entre eux utilisaient Internet pour se renseigner le plus largement possible sur les candidats ou leurs collaborateurs, aucun n’a confirmé le faire… et seulement une poignée ont avoué du bout des lèvres les avoir Googlé (c’est à dire « taper leur nom sur Google pour voir ce qui en ressort).
Mon sentiment ? BULLSHIT !
Les gens que j’avais en face de moi étaient des gens intelligents, responsables (de vrais managers jusqu’à un niveau d’Exec pour certains) et quelques uns étaient même ce que je qualifie de Digital Enthusiastics… et ils voulaient me faire croire qu’ils n’avaient jamais regardé les profils Facebook, le compte Twitter, le compte Flickr ou le blog personnel d’un candidat au recrutement ? Quand on sait à quel point recruter est un art difficile et si risqué pour une entreprise (surtout en France) et que l’on mesure la puissance des Médias Sociaux pour se forger une idée bien plus large d’une personne qui souhaite vous rejoindre, je crois que ce serais au mieux de l’incompétence et au pire une vraie marque de débilité que de ne pas le faire… et ceux que j’avais en face de moi étaient performants et vraiment loin d’être idiots.
Alors pourquoi m’ont-ils répondu cela ? Tout simplement parce qu’il n’est pas politiquement correct de chercher à se renseigner sur la vie privée d’un candidat, y compris au sein même d’une entreprise, entre managers… et pour faire plus court, ce n’est même pas légal.
En définitive, tout le monde le fait mais personne ne le dit
Une étude est sorti il y a quelques jours, à l’initiative de CareerBuilder, sur le comportement des entreprises américaines et leur usages des Medias Sociaux dans le domaine du recrutement. Il apparaît que près de la moitié d’entre elles (45%) les utilisent… soit 2 fois plus qu’il y a 12 mois !!!
Ce ne sont pas tellement les chiffres qui m’intéressent car je les crois sous-estimés, mais plutôt la tendance. Y a-t-il eu un événement majeur ces 12 derniers mois, qui impacte autant ce type d’usage d’Internet ? Non, rien de particulier…
Mais une chose est en train de changer : la mentalité. La notion de vie privée est de plus en plus floue et la frontière entre personnel et professionnel de plus en plus ténue. C’est normal, finalement, une personne est un tout.
Il parait évident qu’utiliser les Medias Sociaux soit la norme dans le cadre d’un recrutement, pas pour publier une simple annonce ou pour juste valoriser une entreprise (ce qui reste également indispensable), mais plutôt pour obtenir le plus de renseignements possibles sur un candidat.
C’est là que l’on va arriver à un point intéressant : La loi continue pour autant à s’appliquer et les notions de vie privée ne doivent pas être prises en compte dans le recrutement. Pourtant, un candidat compétent ayant affiché sur Facebook les photos de sa dernière participation à la Gay Pride aura du mal à se faire prendre par un recruteur Homophobe (ne la relevez pas, je l’ai fait exprès ).
Alors c’est par l’éducation des recruteurs et des managers que passe le salue… parce qu’on sait tous déjà que le CV anonyme est un gadget inutile (Vous pensez qu’un arabe qui entrera dans une entreprise raciste parce que le CV anonyme lui aura permis de passer le process de recrutement – ce dont je doute – aura la moindre chance de s’épanouir dans son poste ? Soyons sérieux…).
Dans l’étude que je citais, on apprend par exemple que les Médias Sociaux ont entraîné 35% de rejets de candidature, sur des critères plus ou moins légitimes (photos « inappropriées », consommation affichée d’alcools ou de drogues, critiques envers l’ancien employeur, etc…). Bien-sûr, certains éléments sont très importants dans le choix d’un profil (et la critique ouverte et gratuite de l’ancien employeur ne démontre pas vraiment un caractère attractif) mais il va falloir expliquer aux DRH que s’ils ne recrutent plus de diplômés qui ont pris des cuites le jeudi soir et ont posté les photos sur Facebook, ils vont devoir se passer de la quasi-totalité des diplômés d’Ecoles de Commerce et d’Ecoles d’Ingénieur, et ce, sur un territoire couvrant l’ensemble du Monde occidental. D’une part, cela ne va pas aider les entreprises à supporter leur croissance et à rajeunir leur encadrement au moins au rythme des départs à la retraite et d’autre part, cela prouverait que les DRH aurait des problèmes de mémoire puisque la très grande majorité sortent de ces mêmes écoles
Bref, l’intervention que j’ai fait ce jour-là était très sympa parce que finalement, je leur ai dit plein de choses, mais sur la masse, ils se sont aperçu qu’il y avait pas mal de trucs qu’ils pensaient (voir faisaient) déjà dans leur coin, parfois même le week-end depuis chez eux (Imaginez 5 minutes la paranoïa ambiante !) comme une pratique « honteuse » d’adolescent à peine pubère
Et ne vous moquez pas ! L’audience que j’avais dans cette intervention était peuplée de managers normaux, intelligents, performants… c’est à dire issus d’une grande entreprise internationale normale, comme l’est sans doute la votre si vous êtes dans une grand groupe.
Je crois qu’il est temps de faire 3 choses :
- Eduquer les enfants dès le plus jeune âge et leur expliquer à quoi sert Internet, pour eux et pour les autres, leur donner des notions d’identité numérique et de réputation. Il ne s’agit pas de les empêcher de publier des photos en short et en tongs, mais simplement de leur faire comprendre comment cela peut être interprété.
- Eduquer les Managers (et encore plus les recruteurs) en leur donnant des clés pour bien comprendre les Medias Sociaux et leurs usages en entreprise (c’est ce que j’ai fait dans ce cas). Ils disposent à présent des outils les plus puissants qu’on ne leur ait jamais offert : ils doivent apprendre à s’en servir pleinement.
- Changer ces lois stupides et d’un autre temps qui laissent penser à un monde parfait par la contrainte d’un cadre légal et/ou répressif. Je crois que la Loi doit s’adapter au monde et pas l’inverse… et le monde a changé au-delà du pouvoir de régulation d’une simple nation.
Je suis passé ce week-end à la boutique de Stéphane Scotto. Si vous ne le connaissez pas mais que vous aimez le Bassin d’Arcachon, vous connaissez au moins ses photos.
Il vient de sortir un livre très sympa et vraiment magnifique (c’est celui que vous pouvez voir au premier plan, sur la photo). On y trouve des tonnes de photos du Bassin, prises depuis un avion, donnant ainsi – en plus d’un peu de hauteur – un aperçu de la beauté de cet endroit si particulier.
Stéphane a une galerie dans Arcachon. Si vous voulez acheter le livre pour vous faire plaisir ou que vous avez un beau cadeau à faire à quelqu’un qui aime cette région ou la photo, vous pouvez le trouver en ligne. Toutefois, je vous conseille, si vous en avez la possibilité, d’aller l’acheter directement sur place, le Dimanche ou le Lundi, car vous êtes sûr de trouver Stéphane (le reste du temps, il est plutôt « sur le terrain »). Vous pourrez ainsi en profiter pour vous le faire dédicacer
Encore une belle découverte dans cette région que j’aime de plus en plus…
PS : Je vais arrêter mes notes sur le Bassin d’Arcachon, c’est promis… Je reste Toulousain et le Top 14 vient de reprendre
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Wiseed, jeune fond d’investissement doté d’un business model assez intéressant à mon sens.
Le principe est assez simple : Wiseed collecte des fonds auprès d’investisseurs confirmés ou débutants, à partir de 100 euros puis propose à ces investisseurs un portefeuille de jeunes sociétés à financer parmi les start-ups qu’ils ont sélectionné sur la base de critères assez traditionnels comme l’idée, la stratégie, la qualité de l’équipe dirigeante, le caractère innovant, etc…
L’investissement peut aller à une seule ou plusieurs entreprises, suivant les coups de coeur de chaque investisseur ou sa volonté de réduire son risque en multipliant les projets.
Je trouve l’approche assez intéressante pour au moins 4 raisons :
Un investisseur débutant et sans grosse mise de fond peut rejoindre des personnes bien plus expérimentées pour faire ses premiers pas dans le capital risque. A partir de 100 euros de « mise », on ne devrait pas y perdre sa maison quoi qu’il en soit.
Par ailleurs, ce fond n’est pas ouvert uniquement aux « petits » investisseurs, certains particuliers ayant approché Wiseed pour leur confier des budgets à 6 voir 7 chiffres.
De plus, le modèle est porté par une équipe qui maîtrise parfaitement les aspects fiscaux liés aux investissements en Seed ou Early-Stage et qui vont donc assurer pour vous un ingénierie fiscale optimisée, notamment si vous entrez dans le cadre de la loi Tepa.
Enfin, il y a dans cette équipe des personnes de qualité (je ne parle que pour ceux que je connais mais je n’ai aucune raison de douter des autres ) qui ont vraiment l’habitude d’accompagner de jeunes entrepreneurs (et nous savons tous que la dimension d’accompagnement est largement aussi importante que l’investissement en lui-même) et qui intègrent une forte dimension sociale dans leurs actions.
Si vous êtes un investisseur en herbe ou affirmé, ou tout simplement un business angel qui n’a pas suffisamment de temps pour gérer son portefeuille et ses capitaux, je pense (je ne peux pas l’affirmer sans les avoir « utilisé » moi-même mais j’aime bien à la fois l’équipe et l’approche) que Wiseed peut vraiment être une alternative intéressante. Vous avez bien 100 euros qui traînent pour tester le modèle ?!?
Accessoirement, pour un entrepreneur qui souhaite lever, c’est là aussi un approche qui n’est pas traditionnelle, mais qui peut représenter un canal vraiment intéressant, entre les banques et les VC. A suivre…
C’est un peu ce qu’il y a de magique dans ce genre d’opération, du moins quand cela se passe bien : je viens de passer ce blog sur un nouveau server et vous n’avez quasiment rien vu
Il n’y a pas de quoi frimer, en fait, car je n’ai pas fait grand chose. J’ai confié cela à un ami et ninja de ce genre de procédure qui a traité ça à la vitesse de l’éclair. Wordpress est une plateforme de blog magique, mais l’installation propre d’un server n’est pas encore à la portée du premier venu, surtout quand il faut également traiter le routage du nom de domaine.
D’ailleurs, on me complimente souvent sur la qualité de ce blog, mais je m’aperçois que je n’y suis finalement pas pour grand chose. Son administration (enfin, au moins les « couches basses ») comme son design sont le fruit du travail d’experts. Je me contente, pour ma part, de rédiger et poster les notes…
C’est d’ailleurs ce que je vais m’attacher à faire sur ce nouveau chez moi, et pas plus tard que tout de suite
C’est l’une des questions pour lesquelles il est très difficile d’apporter une réponse intelligente quand celle ou celui qui vous la pose n’est pas un Digital Enthusiastic ou, du moins, ne parle pas Internet couramment.
Je ne vais pas tenter d’y répondre car nous sommes au mois d’Août mais simplement témoigner en présentant un business case très court.
Ma femme souhaite commander des cartes de visite sympa et pas trop chères. Elle me demande sur quel site aller, mais n’étant pas familier de ce marché, je décide de poser la question sur Twitter.
J’ai un peu moins de 1000 followers à l’heure où j’écris cette note et nous sommes le Dimanche 2 Août 2009, c’est à dire à une période Internettement plutôt calme. 15 secondes après que j’ai tweeté ma recherche, les réponses commencent à arriver, doucement, puis de plus en plus, via des simples réponses publiques, mais aussi des Direct Messages (c’est à dire des messages privés) et des emails. Cela fait 15 minutes que mon tweet est parti et j’en suis à un peu plus de 25 réponses… and counting !
Cerise sur le gâteau, je sais qui me répond ce qui me permet d’accorder ou non de la crédibilité à la réponse en fonction de l’identité et de la réputation de la personne. Typiquement, si je vous donne un jour un conseil par Twitter sur le meilleur moyen de gagner le championnat de France de football, vous pouvez me faire confiance pour être très sincère tout en vous souvenant que je suis notoirement l’un des gars les moins compétents au monde sur le sujet
On sait déjà que les avis sur Internet sont pour la très grande majorité pilotés, tout comme ils le sont dans l’AppStore pour les applications iPhone. Twitter et son usage très Crowd Sourcing redonne paradoxalement un peu de crédibilité à ce type d’exercice… en fait, il redonne la parole aux vrais « gens »
Bien-sûr, tout le monde n’a pas autant de followers me direz-vous… Oui, mais ce n’est pas grave, car une fois une taille critique de 50 à 100 followers atteinte (et c’est l’affaire de quelques jours pour ne pas dire quelques heures), ce n’est plus la quantité qui va importer, mais la qualité des gens qui vous suivent et du contenu que vous partagez. C’est la raison pour laquelle j’ai d’ailleurs abandonné mon premier compte Twitter qui approchait pourtant les 2000 followers (dont plus de 1000 suivent encore ce compte fantôme après 9 mois d’inactivité ?!?)… mais qui était, à mon sens, pas suffisamment qualitatif.
Voilà, vous ne savez toujours pas exactement à quoi peut servir Twitter, mais vous avez au moins un exemple concret d’usage générateur de valeur au quotidien.
PS : Pour ce qui est des cartes de visite, parce que je sens bien que vous n’en pouvez plus de ce suspens, c’est Moo.com qui a remporté l’adhésion de tous, très haut la main devant VistaPrint également cité tout comme Ooprint.
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont si gentiment et si rapidement répondu !!