Karl Lagerfeld à LeWeb

Je rentre ce matin de LeWeb et je ferai surement une note de synthèse un peu plus tard. En attendant, juste pour le plaisir, vous trouverez ci-après l’intervention de Karl Lagerfeld.

Chaque année, @loic invite 2 ou 3 aliens et pour 2011, c’est le célèbre styliste qui a pris le job.

Vous n’y apprendrez rien sur l’Internet – où alors il faut s’inquiéter – mais vous allez y découvrir un monsieur évidemment très show off mais finalement extrêmement attachant. C’est toujours passionnant d’avoir le point de vue de talents exceptionnels et de caractères hors normes.

Je vous laisse le découvrir en train de ramer très fort – avec un Loïc en pleine forme pour le coup – mais nous donner quand même quelques leçons ;-)

Juste pour le plaisir…

Vous me manquez…

… mais je n’ai ni le temps, ni l’inspiration pour écrire en ce moment.

pompier

Il parait qu’il ne faut pas se forcer et ça tombe plutôt bien, je n’ai pas envie de me forcer. Je rêverais de pouvoir écrire des notes très courtes, pleines de sens et qui fassent réagir ceux qui les lisent, les poussant à commenter pour lancer des conversations enflammées… mais je n’ai pas ce talent, alors mes notes sont forcément longues.

A part celle-ci… :-D

Vie relative ou vie absolue… et l'inspiration de Kennedy

J’ai passé la journée d’hier au Kennedy Space Center, à coté de Cap Canaveral. Je pense que je ferai plus tard une note sur ce que j’y ai vu, appris et compris.

En attendant, je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous cette pensée qui m’a traversé l’esprit toute la journée. La très grande majorité d’entre nous passons nos vies à nous battre pour des choses qui n’ont finalement que peu d’importance, pendant que d’autres changent l’Histoire et le monde. Je me demande à quel moment et comment se fait la sélection de ceux d’entre nous qui sont de la deuxième catégorie…

apollo-xiii-1

L’histoire d’Apollo 13 est extraordinaire, tout comme l’est celle du programme spatial américain visant à envoyer l’Homme sur la lune. J’aime penser que tout cela a commencé par un discours incroyablement inspirant de Kennedy, décidant qu’un américain marcherait sur la lune avant 10 ans et reviendrait. Il a ajouté que les Etats-Unis devaient faire cela, non pas parce que c’était facile, mais justement parce que c’était difficile.

« First, I believe that this nation should commit itself to achieving the goal, before this decade is out, of landing a man on the moon and returning him safely to the earth.« 

Cela m’a amené à deux questions à des niveaux très différents :

- Ce que je fais est-il à ce point insignifiant pour que ce type de pensée me vienne aussi facilement à l’esprit ?

Bien-sûr, nous ne pouvons pas tous marcher sur la Lune et je crois aux héros du quotidien, ceux qui changent l’Histoire d’au moins une personne, le plus souvent dans l’indifférence générale… Mais je n’ai pas marché sur la lune et je ne suis pas un héros du quotidien. Si je détermine que ce que je fais est devenu tellement inutile et insignifiant, je crois qu’il faudra que je me pose la question d’en changer.

- On ne réussi de grandes choses qu’avec de grandes ambitions. Ma citation préférée est et reste : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Est-ce une grande ambition que de vouloir réduire les émissions de CO2 de 15 ou 20% d’ici à 20 ou 30 ans, comme le proposent la très grande majorité des gouvernements qui, au moins, proposent quelque chose ?

Je crois que c’est une ambition ridicule à l’échelle de ce que nous pourrions accomplir.
Le travail acharné et la conviction de quelques milliers d’Hommes ont, en moins de 10 ans, envoyé et ramené le premier homme sur la lune… et 11 autres ont suivi dans la foulée.

Je ne parle pas de sauver la planète, car elle nous survivra. Sommes-nous devenu si désespéré qu’une cause aussi importante que de sauver l’Humanité n’arrive même plus à nous mobiliser ?

Kennedy a surtout donné l’inspiration aux Hommes qui ont été de cette formidable aventure… et c’est déjà énorme. Qui ou qu’est-ce qui va nous inspirer pour l’enjeu majeur qui s’offre à nous maintenant ?