Pierre-Olivier Carles

Mobile, Social Media, Big Data Analytics, Altcoins...

Tag: Innovation

Un monde sous l’eau

Très jolie campagne de CarbonStory pour sensibiliser les populations aux conséquences du réchauffement climatique. Allez sur le site et tapez votre propre adresse ou celle d’un lieu que vous aimez bien, c’est vraiment bien fait.

La difficulté est de faire passer deux messages. Le premier est que tout le monde est concerné et pas seulement les zones côtières. Le second est que cela vaut la peine de faire l’effort, individuellement, de réduire sa propre empreinte carbone. Sur ce dernier point, il semble qu’après une – courte – période de prise de conscience et durant laquelle nous nous sentions tous concernés, la majorité a doucement, non pas baissé les bras mais relâché ses efforts. L’ampleur de la tâche est tel qu’il est parfois difficile de se rendre compte que chacun peut avoir un impact. C’est d’autant plus vrai que l’on sait que les individus, dans leur quotidien, sont loin d’être les premiers responsables de ce réchauffement.

Pour ma part, j’ai passé quelques années à être proactif, presque militant… mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je pense que seule la technologie peut nous sauver vraiment car l’Homme est ce qu’il est et la prise de conscience est loin d’être globale ni suffisante. En même temps, comment veux-tu expliquer à des gens qu’ils faut qu’ils prennent soin de la planète quand eux voudraient déjà simplement avoir accès à un peu d’eau potable et de nourriture ?

Une innovation technologique disruptive est le seul moyen de changer les choses. Les voitures hybrides sont des gadgets avec un impact plus que limité ; aucun chance que cela nous aide dans la durée. Les voitures électriques seront sans doute une solution plus intéressantes, au fur et à mesure que les performances s’améliorent. Une Tesla est encore chère et ne devient rentable sur le plan carbonique qu’après 55K miles. C’est un bon début. La rendre plus abordable donc populaire tout en abaissant son seuil de rentabilité serait une vraie avancée. Mais pour aller plus loin dans cette idée, développer une technologie similaire Open Source serait un pas de géant, et une vraie solution, à l’échelle mondiale. Oui, produire de l’électricité est polluant, mais sans commune mesure avec ce que nous vivons aujourd’hui et des solutions, notamment solaires, existent et commencent à bien faire le job.

Je n’aborde ici que le cas de la voiture, et assez superficiellement, mais je suis persuadé que certains esprits fertiles sur notre planète pourraient trouver des solutions dans tout un tas d’autres domaines, pour peu que nous en fassions – collectivement – des priorités. Il ne s’agit pas de sauver le Monde, car le Monde en question nous survivra d’une manière ou d’une autre. En éternel optimiste, ces images sous l’Eau d’un paysage que je connais si bien me touchent mais n’entament pas cette conviction forte que nous pouvons encore être nous en sortir.

Et s’il fallait une bonne raison de sauver la vie sur la Terre, souvenez-vous, comme je l’ai lu quelque part, que c’est la seule planète de l’univers où il y a du chocolat.

Manipuler son ADN vers le Mobile

Lorsque j’ai commencé à « vendre de l’Internet », on parlait principalement de sites Web vitrines. Le plus souvent, nos clients ultra Brick & Mortar – les purs players n’existaient pas encore – voulaient surtout « y être », faire savoir qu’ils étaient « innovants » (mais on disait encore « moderne » à l’époque) ou faire « comme leurs concurrents » pour ne pas passer pour des cons. Que de mauvaises raisons mais au moins, ils faisaient un pas en avant.

Je n’en ai croisé presque aucun qui se soit dit : « Je vais repenser mon business pour l’adapter à cette révolution industrielle et préparer mon entreprise à ce futur proche si prometteur ». Je ne leur jette pas la pierre car à cette époque, les approches disruptives sur des métiers existants n’étaient pas légion et il fallait avoir une vision solide pour remettre en question un modèle fonctionnant à cause de gamins suffisamment arrogants pour penser changer le monde. Il y avait bien quelques nouveaux entrants – comme Google, Yahoo ou déjà Amazon – mais la majorité inventaient de nouveaux métiers, ils ne réinventaient pas les existants. Par ailleurs, on vantait davantage les levées de fonds énormes (et pourtant insignifiantes par rapport à aujourd’hui) sur des slides que les stratégies sur le long terme, ce qui avait tendance à promouvoir l’argent facile et rapide plus que les changements d’ère.

Mais doucement, l’Internet a commencé à entrer partout, de façon transverse, désintermédiant ou impactant chaque secteur d’activité l’un après l’autre, le plus souvent à chaque fois en bien.

Comme souvent en matière d’innovation, les barrières se sont rapidement effondrés avec l’adoption en masse qui apporte à chaque marché une taille critique et permet ainsi aux évolutions technologiques de voir leurs coûts baisser rapidement. Aujourd’hui, monter un projet dans l’Internet n’a jamais été aussi peu cher, grâce notamment aux frameworks, aux technologies Open Source et au Cloud, et le coût réel d’un projet s’est largement déporté de la technologie vers les hommes.

Pardon pour cette longue introduction, nous allons en venir au mobile…

Digidust développe des applications iPhone et Android

En 2013, nous avons la chance de traverser une nouvelle révolution de ce genre, à peine 10-15 ans après la précédente : Le Mobile.

Je parle de chance car 10-15 ans est très long à l’échelle de l’Internet mais finalement assez court pour que nous, qui avons travaillé dessus, soyons toujours aux affaires. Ainsi, nous revivons une expérience similaire, mais en ayant très frais à l’esprit les enseignements de l’époque ce qui ne nous empêche pas de faire des bêtises évidemment, mais au moins comme dit @JoelRubino, nous en faisons de nouvelles et non les mêmes.

En pensant son métier et son modèle AUTOUR du mobile, une entreprise va réellement investir sur son avenir, comme elle aurait du le faire avec le Web – si cela n’a pas été le cas – à l’aube de notre millénaire. Je suis émerveillé par les acteurs que vous connaissez tous à présent, comme Uber, Path ou Zillow… Tous pourraient évidemment vivre principalement sur le Web – certains le font – mais c’est le Mobile qui leur apporte vraiment ce qui les rend extraordinaires. C’est vrai lorsque l’on veut améliorer les caractéristiques d’un métier, mais ça l’est encore plus lorsqu’on veut le transformer en profondeur.

Vous avez peut-être entendu parler de Washio. La vidéo ci-dessous va tout vous expliquer…

Vous avez compris : Vous leur demandez de passer chez vous chercher le linge, ils sont sympa et vous donnent un cookie en arrivant – c’est de l’Internet, on est tous jeunes, hipsters et gentils sur les bords – puis prennent vos affaires qu’ils vont laver et vous ramener le lendemain, sentant bon le détergeant.

On pourrait très bien faire ça sur le Web, à l’ancienne, comme il y a 3 ans. Ils viennent chez vous, là même où trône votre magnifique PC écran 27 pouces pour que GTAV se sente à l’aise… Et pourtant non, c’est bien avec leur application iPhone ou Android, celle sur laquelle ils sont en train de concentrer toute leur énergie et leur cash, que vous avez envie de jouer. Pourquoi ? Simplement parce que ce qui est important, ce n’est même plus le prix (ils sont chers) ou le marketing (ils vous donnent un cookie), c’est votre expérience utilisateur.

Retenez bien ces deux mots car en eux réside l’avenir de notre profession : Expérience Utilisateur.

Il n’y a que le mobile qui puisse vous apporter une expérience vraiment unique, presque magique. Vous utilisez une application native, fluide et rapide, toujours disponible, dont l’UI, la User Interface, a été pensé pour que vous vous sentiez en confiance, que vous ayez envie de laver votre linge, là, tout de suite, parce que c’est fun. L’UX, la User Experience (l’UX & l’UI sont les Dupont & Dupont des applications mobiles), est elle aussi sous stéroïdes. Quelqu’un s’est dit que votre pouce droit en se détendant atteindrait sans effort le bouton le plus important (Il n’y a pas de gauchers dans le monde de l’UX car cette minorité invisible compliquerait encore plus les choses qu’au Golf), juste après avoir slidé pour choisir votre option. D’ailleurs, vous n’avez pas réfléchi, vous avez senti qu’il fallait slider, c’était comme une évidence qui s’imposait à vous. Vous étiez assis sur la cuvette de vos toilettes, vous avez slidé, appuyé sur le bouton idéalement placé et terminé ainsi votre lessive. Washio est fantastique, votre mobile est fantastique, vous êtes fantastiques !

Je sens que vous êtes à peu près d’accord avec moi, que mes arguments vous ont touché, alors on va pousser cette logique un peu plus loin. En effet, on parle de Stratégie Mobile, donc de ce que votre business sera dans 5 ou 10 ans.

Si vous avez regardé la dernière Keynote d’Apple, vous aurez noté que l’iPhone5S embarque un processeur M7, pleinement adapté aux usages mobiles et sur lequel Nike investi énormément pour Nike+ notamment. Nous savons que Google prépare la nouvelle génération de ses Google Glasses pendant que ses concurrents cherchent évidemment une alternative. Nul doute sur le fait que les montres connectées seront le cadeau de Noël idéal en 2014, si ce n’est pas dès 2013. Et je ne souligne là que les principaux devices qui fleurissent sur le marché.

Manipuler l’ADN de son métier ou de son projet pour le rendre Mobile, ce n’est pas seulement penser téléphone, c’est penser Objets Personnels Connectés. Evidemment, c’est un peu tôt pour être Mass Market, mais prendre en compte ces perspectives dès à présent et sans les implémenter aide à se projeter, à anticiper voir l’avenir. Ainsi, les distributeurs regarderont vers iBeacon quand les opérateurs médicaux chercheront des débouchées vers les montres embarquant des capteurs de rythme cardiaque ou de tension. Regardez les projections des Gartners et autres analystes puis souriez en vous disant qu’ils se trompent sans doute, à quelques dizaines de milliards près sur la taille de ces nouveaux marchés…

Je ne sais pas ce que vous faites comme métier, mais si vous m’avez lu jusqu’ici sans craquer, prenez 5 minutes de plus aujourd’hui pour vous demander comment le mobile pourrait venir transformer vos activités. Que ce soit directement au bénéfice de vos clients/users ou à celui de vos équipes, il s’agit de rendre votre travail plus facile, vos services plus efficaces, vos produits plus accessibles, plus en phase avec nos modes de vie actuel ou futurs. Je vous assure que c’est le moment où jamais de se poser cette question… et peut-être sortira-t-il de vos réflexions le Washio du sushis, le Google du Prêt à Porter ou le Uber de la clé de 12.

A vous de jouer !

Google Glass comme un milestone

Vous avez entendu parler de Google Glass ces derniers jours, à moins que vous ne viviez loin de toute connexion, en Corée du Nord. L’article le plus complet que j’ai lu jusqu’à présent est celui de The Verge. Comme je sais que vous n’aimez pas lire les textes trop longs, je vous met ci-dessous la vidéo réalisée par The Verge, que je trouve assez pédagogique, même si les plus Gaulois d’entre vous devront quand même se mettre à l’Anglais pour vraiment en profiter.

Je suis fan !

Et pour une fois, ce n’est pas l’acheteur compulsif au cerveau embrumé par la geekitude qui est en moi qui porte cet enthousiasme, mais l’éternel optimiste qui pense que seule la technologie pourra un jour nous sauver.

A ce stade, je les trouve moches et les features annoncées ne me font pas encore vraiment rêver, si ce n’est peut-être la Navigation « tête haute » car j’ai un sens de l’orientation proche de celui d’un lemming. Pourtant, et c’est plutôt bien expliqué par les grosses têtes de chez Google, je pense qu’il s’agit d’un joli premier pas pour nous affranchir de la technologie en l’intégrant mieux dans notre vie quotidienne.

Il ne faut pas se mentir : L’entrée de la technologie dans nos vies ne laisse pas de place à un retour en arrière. Si vous ne le ressentez pas ainsi, allez au bout de votre logique et posez votre téléphone une semaine ; On se reparle juste après.

Toutefois, je pense que les courbes d’apprentissage des innovations réussies sont toujours les mêmes. Au début, on s’accroche un peu avant de commencer à s’enthousiasmer. Très vite, on devient boulimique en utilisant, par exemple, son téléphone pour envoyer un message au gars assis à coté de soi… puis vient la maturité, cette période où l’outil, le service, l’innovation vient trouver sa vraie place dans notre vie et donne la plénitude de sa valeur.

Pouvoir envoyer un message peut se faire, assis devant son ordinateur… mais c’est mieux de le faire grace à une technologie mobile comme votre smartphone, au moment précis où l’on a quelque chose à dire. Là où cela devient vraiment ultime, c’est quand votre smartphone lui-même disparait, pour ne laisser la place qu’à l’option, à l’acte, à la valeur… presque sans y penser, toujours sans la contrainte.

Les Google Glass sont une étape de plus vers cet idéal d’une technologie asservie, performante, invisible et utile. Ne vous y trompez pas : Google parle d’ordinateur, pas d’accessoire ou d’extension de votre portable. On est bien sur un milestone, après la tablette ou le téléphone. Ils envisagent même une distribution physique sur le modèle des Apple Stores, notamment pour convaincre le monde que ce produit vient changer la donne.

Je ne pense pas casser ma tirelire pour cette première version – même si je ne suis pas vraiment immunisé contre ce genre de coup de tête – mais j’attend avec impatience la suite, l’évolution qui rendra l’expérience utilisateur encore plus fluide et performante. Toutefois, je sais déjà que je ne pourrais pas résister très longtemps, car ce genre d’innovation vient rajouter encore un peu plus d’optimisme et d’enthousiasme dans ma conviction que la technologie nous sauvera.

Et comme dit la dame à la fin : « It’s just baby steps… »

Entrepreneurs, Dirigeants et Weirdos…

J’avais envie ce soir de partager avec vous le fruit d’une réflexion que je me suis fait ces derniers jours.

Les Dirigeants d’entreprise ne sont pas des Entrepreneurs. Pourtant, dans l’esprit de beaucoup, l’association d’idée est très forte, les deux catégories étant regroupées dans ce groupe aussi flou qu’impopulaire ces derniers temps : les Patrons !

Comment peut-on pourtant faire la différence entre ces deux typologies de patrons ? C’est très simple.

L’un est le leader naturel et l’autre est un leader choisi. L’un a mis son propre argent dans la société, l’autre a basé sa relation financière avec son entreprise sur la négociation de son package. L’un est un actionnaire fondateur ou co-fondateur, l’autre a des stock-options ou un dispositif juridique similaire. L’un prend des risques chaque jour… tout comme l’autre, d’ailleurs, mais la différence se fait dans la façon d’appréhender ce risque, dans sa nature même, l’entrepreneur en ayant une interprétation généralement bien plus personnelle.

Comprenez bien mon propos : Je ne suis pas en train de vous expliquer qu’un Entrepreneur est meilleur qu’un Dirigeant, juste de pointer du doigt un certain nombre de différences pour en venir à vous expliquer autre chose.

J’intervenais la semaine dernière à une conférence sur les FabLabs, l’Innovation et les Entrepreneurs. Le fondateur des FabLabs, Neil Gershenfeld, intervenait également à cette même table ronde et expliquait notamment que dans son Laboratoire de recherche au MIT, il faisait tout ce qu’il pouvait pour recruter les personnes les plus intelligentes et bizarres qu’il pouvait trouver de part le monde. Il parlait même des FabLabs comme de « Un refuge où ces weirdos pourraient travailler et s’épanouir en toute sécurité ».

S’il fait ces choix, ce n’est pas dans une démarche purement humaniste. Il sait qu’en travaillant avec des personnes qui vivent dans leur propre monde et en les mettant dans les meilleures conditions possible, il va engendrer à la fois une très forte créativité et bénéficier d’un sens de l’innovation bien supérieur à la moyenne. En effet, nous sommes à peu près tous tombés d’accord pour dire que pour innover, il faut penser différemment et s’affranchir des règles comme des lois. Et c’est là le point important…

Les Dirigeants d’entreprise ont dans leur ADN une forte appétence pour le respect des règles, la rigueur et la normalité. Ils n’ont absolument rien en commun avec les « weirdos » que recherche Neil… et c’est d’ailleurs ce que les Boards leur demande. Quand la très grande majorité des grands groupes ont commencé à installer SAP il y a quelques années, l’un des objectifs était notamment de normaliser les processus interne de l’entreprise. Ce faisant, on fabrique des groupes puissants et, souvent, rentables… mais qui sont peu ou pas capable d’innover au sein même de l’organisation.

Les Entrepreneurs, pour toutes les différences que j’évoquais au début, sont mieux préparés à accepter l’idée même d’innover car elle est souvent vitale pour eux. Vous ne rencontrerez pas le succès sur un marché déjà établi si votre approche n’est pas disruptive et je vous laisse consulter la définition de qu’est une innovation disruptive… Par ailleurs, les gens un peu bizarres ne les effraient pas car dans un sens, eux non plus ne sont pas pleinement dans la norme. Ainsi, on voit souvent des associations d’Entrepreneurs et de Weirdos qui fonctionnent très bien, les deuxièmes laissant libre cours à leur créativité pendant que les premiers essayent chaque jour de raccrocher toute cette énergie à un business model qui fonctionne, un cadre aussi légal que possible et des contraintes de marché rarement compatibles.

Ce qui me fascine le plus, c’est que comme d’habitude, la Nature a trouvé sa place. Les Entrepreneurs lancent généralement leur startup et la font grandir parfois jusqu’à des tailles très respectables, en essayant d’innover pour se faire une place au soleil. Arrivés là, aussi bons soient-ils, soit ils sont poussés un peu sur le coté par leur Board qui va mettre des Dirigeants aux manettes à leur place (Sergei et Larry sont de fantastiques Entrepreneurs mais c’est Eric Schmidt qui a fait de Google une machine à cash), soit ils sont rachetés par un grand groupe – piloté par des Dirigeants – qui fait ce deal dans le but d’acquérir ainsi la part d’innovation qu’il n’a pas su fabriquer tout seul.

A y regarder de plus près, finalement, tout le monde est content. Les Entrepreneurs entreprennent, les Weirdos vivent dans leur monde et en plus en vivent, les Dirigeants font avancer leurs mastodontes sans aller contre leur nature ni contre leurs actionnaires.

Toutefois, j’ai tout de même un regret : Ces 3 populations sont relativement cloisonnées. Peu de Weirdos deviennent de bons Entrepreneurs (et encore moins de bons Dirigeants). Peu d’Entrepreneurs peuvent se transformer en bons dirigeants car les qualités dont ils auront besoin pour exceller ne leur auraient pas permis d’entreprendre avec succès. Peu de Dirigeants sont capables de sortir de leur zone de confort pour partir dans un projet qui ressemble à une aventure car il faut un courage hors-norme.

Notez qu’il faudrait créer une 4ème catégorie que nous nommerions La Branson Attitude et dans laquelle il n’y aurait QUE Richard Branson, capable de porter tour à tour le costume de l’excellent Entrepreneur, du fantastique Dirigeant et du Weirdos totalement incontrôlable… mais convenons que les Branson sont peu nombreux.

Je voudrais terminer cette note par quelques idées en forme de conclusions. On dit toujours que la diversité est une richesse, et je crois que c’est encore plus vrai en matière d’innovation. Nous – les Entrepreneurs incapables de diriger et peu créatifs – devrions passer notre temps à rechercher des Weirdos, les mettre en sécurité et dans les meilleures conditions possibles puis d’arrêter de les contrôler pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Evidemment, en plus d’être bizarres, ils doivent être intelligents et compétents, je ne suis pas en train de vous dire de recruter des cas sociaux sur cette seule base. Les Dirigeants gagneraient à avoir tous un programme de financement des startups dans leur groupe (certains en ont) qui soit aussi flexible, agile et réactif que possible pour venir faire pousser au coeur des startups les innovations qu’ils sont incapables de semer. Nous n’avons pas besoin de nouveaux VC, nous avons besoin de fonds capables de se comporter comme des Super-Angels et prendre ainsi des risques en allégeant leurs process et notamment leurs due-diligences. Enfin, Dirigeants et Entrepreneurs devraient se parler un peu plus car chacun a sans doute beaucoup à apprendre de l’autre et que leurs destins comme leurs succès sont finalement intimement liés.