La Pinasse, c’est un peu le symbole du Bassin d’Arcachon, comme la gondole pour Venise ou le Titanic pour Céline Dion.
Imaginez un bateau à fond plat au design proche d’un petit Drakkar Viking, assez long et étroit capable d’embarquer une grosse poignée de personnes (la plupart font moins de 10 mètres de long). Les pinasses sont le plus souvent bicolore ou tricolore, faites de bois et dotées sur les parties supérieures d’un joli vernis que même les Rivas pourraient leur envier (OK, j’exagère un peu, mais à peine ).
C’est un type de bateau assez ancien, sans que l’on sache exactement de quand il date. Les premières traces que l’on retrouve datent des années 1500, sachant que l’activité autour du Bassin, à cette époque n’avaient rien à voir avec ce quelle est aujourd’hui, la région étant très peu peuplée et enclavée dans les marais.
Les ostréiculteurs les ont bien évidemment utilisé, au moins jusque dans les années 60, avant de les remplacer par des « Plates » sorte de bacs motorisés le plus souvent en alliage léger et vraiment conçues pour ce métier.
Aujourd’hui, les Pinasses sont des bateaux de plaisance, sachant qu’il est bien plus à la mode d’avoir cette embarcation traditionnelle que n’importe quel autre genre de bateau à moteur. D’ailleurs, on estime qu’il n’y a jamais eu autant de pinasses en état sur le Bassin qu’aujourd’hui, les travaux de restauration ayant donné une nouvelle jeunesse à ces vieilles dames.
Pourquoi je vous raconte tout cela ? Simplement parce que je trouve ces bateaux très jolis et qu’ils correspondent de plus en plus à l’idée que je me fais d’une ballade sur le Bassin. Elles sont simples et fonctionnelles, prêtes pour aller à la pêche, accueillir une dégustation « Huîtres & Vin Blanc » ou pour emmener une horde d’enfants se baigner vers le Banc d’Arguin.
Je viens de passer la journée à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, au Haras National qui héberge le Festival Equestria. J’ai quelques enfants dont Aurélia, une petite fille de 6 ans qui est, comme beaucoup de ses consoeurs, une grande amoureuse des chevaux. Impossible donc de manquer cette occasion !
Le festival en lui-même est très sympa, bon enfant et vraiment un excellent moment à passer en famille. Il y a bien-sûr des chevaux partout, des spectacles, des jeux, etc… Ma femme devrait faire une note bien plus détaillée que la mienne sur le sujet dans quelques temps. Je ne suis pas resté au-delà de 16:00 mais, vu le dispositif mis en place avec ses restaurants, ses buvettes et ses bodegas, je pense qu’il doit y avoir une ambiance « très ferias » jusque tard dans la soirée
Toutefois, ce n’est pas du tout là que je voulais en venir. Le Haras National de Tarbes comme beaucoup d’autres que j’ai eu l’occasion de visiter est ancien (il a été créé en 1806 par décision de Napoléon) et il y règne une atmosphère très étonnante, chargée d’une forme « d’Histoire douce »… On peut facilement se projeter dans le temps et se prendre à rêver, à certains endroits, que rien n’a bougé depuis des décennies. J’en garde quelques images que j’aurais aimé partager avec vous…
Dans un coin de cette photo, vous distinguez à peine une poignée de personnes travaillant au Haras, en train de jouer à un jeu proche de la pétanque (que je n’ai pas bien vu, j’étais malheureusement trop loin) tout en refaisant le monde avec un gendarme qui fumait tranquillement sa pipe.
Je comprend que cette phrase soit étrange, mais si ce n’est l’uniforme du gendarme qui était assez moderne, la même scène aurait pu avoir lieu il y a 30 ou 60 ans sans que l’on puisse y voir de différence.
J’en retiens aussi une magnifique charpente, dans le Manège, que je n’ai malheureusement pas réussi à photographier correctement mais qui m’a laissé sans voix.
Enfin, je ne peux pas passer à coté du plaisir de vous montrer quelques étalons qui venaient directement des Ecuries Castéra… c’est vous dire si mon ami David a une influence considérable dans cette région
Je sais, c’est le genre de titre qui te fait exploser le trafic d’un blog le temps de le dire, mais pour une fois, je ne plaisante pas
Playboy vient de décider d’offrir 53 de ses magazines de Janvier 1954 à Mai 2006. Ils sont accessibles via une application Silverlight plutôt bien faite et le tout est… gratuit, comme cette page tirée d’une édition de 1967.
Si j’en parle, c’est tout simplement parce que Playboy a une place à part dans l’Histoire… Hugh Hefner et sa bande ont été des pionniers, des agitateurs, des précurseurs, des leaders d’opinion, des révolutionnaires… alors que le contenu, du moins en comparaison de ce à quoi peuvent accéder les générations montantes aujourd’hui, ne cassait pas trois pattes à un canard.
Même sans parler des photos sexy de jolis femmes, Playboy est une sorte d’institution dont l’entrepreneur que je suis respecte le succès incroyable. Si, si, je suis sérieux (je précise ça parce que je vous vois sourire derrière votre écran ).
Il existe une sorte d’esprit Playboy, le lapin étant devenu mythique et même certains des plus conservateurs mormons américains ont fini par reconnaître que Playboy était le diable mais que ce diable là avait une certaine forme d’utilité.
Une fois de plus, à l’heure où les dirigeants de mon pays préféré se demandent comment ils vont pouvoir contrôler la propriété quitte à la rendre inaccessible, c’est encore Playboy qui montre l’exemple en offrant tout son patrimoine gratuitement. Je pense qu’un peu de lecture pourrait en détendre un peu certain…
Disclosure : Vous devez avoir plus de 18 ans pour lire cette note, ou vous devez éviter de vous faire attraper par vos parents. Ceci dit, si vous avez moins de 18 ans, je me demande bien ce que vous venez faire sur mon blog où cette note est sans doute la première qui doit pouvoir éveiller quelque chose en vous
Quand les gens savent que vous côtoyez des banquiers de près et qu’en plus vous vivez aux Etats-Unis, ils viennent à vous et vous demandent un truc du genre :
« Dis donc, toi qui t’y connais, j’aimerai bien que tu m’expliques pourquoi on doit payer les banques françaises avec l’argent de nos impôts à cause de ces américains qui ont fait n’importe quoi en prêtant de l’argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser ».
Hummm…
D’abord, un chose importante : Le fait que je vive temporairement aux Etats-Unis ne fait pas de moi un expert reconnu de la culture américaine, pas plus que le fait que j’ai des banquiers dans mon entourage – et certains d’entre eux, mais pas tous, au demeurant brillants – ne fait pas, non plus, de moi un expert du système financier mondial. Je suis très touché de dégager cette image pour certain mais c’est vraiment sur vendu
C’est là qu’intervient Jonathan, qui vient de publier une formidable vidéo, pour que n’importe qui puisse comprendre, non pas comment c’est arrivé jusqu’à ce charmant village de la banlieue Toulousaine qu’est Quint-Fonsegrives (c’est là que je vis quand je suis en France), mais au moins d’où c’est vraiment parti et pourquoi c’est devenu mondial.
C’est bien-sûr en anglais mais très simple à comprendre.
Vous avez peut-être déjà vu cette vidéo car elle est en train de faire le tour du monde, en seulement deux jours d’existence (pour ceux qui douteraient encore de la puissance d’Internet en matière de communication), mais j’ai souhaité la publier ici pour qu’on en parle un peu ensemble d’une part et pour la garder pas loin de moi en cas d’urgence, d’autre part.
J’ai toujours aimé l’Histoire à l’école, alors que la majorité de mes petits copains considéraient que ce n’était qu’une longue série chiante de dates et de guerres… J’y voyais surtout ce que de grands Hommes avaient essayé de faire ou comment ils avaient géré des périodes fastes comme des périodes noires. Pourtant, tous n’étaient pas responsable de la situation dont ils héritaient où, plus simplement, de l’époque qu’ils étaient en train de traverser.
Je crois que l’on peut apprendre tous de cette crise et que cela peut inspirer, au quotidien, une façon de voir les choses. Je ne suis pas communiste (et je sais que vous n’avez pas l’ombre d’un doute là-dessus ) mais cela n’empêche pas de croire que le profit à tout prix et sans limite est un leurre, que tout, comme souvent, est question d’équilibre.
Nous allons – tous ensemble – rétablir cet équilibre, avec sans doute un peu de sang et beaucoup de sueur, comme à chaque grande étape.
Quand j’étais petit, mes parents m’avaient expliqué qu’il ne fallait pas jouer avec les allumettes, car c’était sans doute très drôle et excitant, mais que plus on jouait, plus on avait de chances de se brûler. Tout comme l’économie mondiale, je n’ai pas bien écouté mes parents et je me suis brûlé. Cela n’a pas été la dernière fois, mais les fois suivantes étaient toujours de vrais accidents.
Voilà, c’était mon quart d’heure de philosophie humaniste à deux dollars…
Passez un bon week-end quand même et souvenez-vous : Keep It Stupid Simple