Vie de Môme… un peu plus qu’un cadeau de Noël

Il y a longtemps que je voulais publier cette note pour vous parler de Vie de Môme… pas le site, le livre ! Mais pour cela, je me suis donné le temps de le lire, enfin, plutôt de le savourer.

Vie de Mome

Je ne sais pas s’il faut être père pour cela – je ne me souviens même plus de l’époque où je n’avais pas encore d’enfant – mais la lecture de ces courtes citations est un vrai bol d’air frais. C’est gai, très drôle et surtout, c’est positif. Les enfants ne naissent pas méchants, ni rancuniers ou vénaux. Les enfants vous livrent directement ce qu’ils ont en tête, sans calcul ni la moindre retenue, faisant de la vérité et de la franchise un mode de vie. C’est en grandissant que cela se gâte…

Ce n’est pas un véritable disclosure, mais pour ceux qui ne le sauraient pas : Cyrille et François, qui sont à l’origine de ce livre, sont des amis et des associés.

En plus, je n’ai même pas payé mon exemplaire ce qui lui donne, à mes yeux, une valeur immense car il est arrivé par la Poste, avec une magnifique dédicace à l’intérieur. Je ne suis donc sans doute pas très objectif… mais je ne suis pas non plus du genre à repeindre une de mes notes de Bullshit pour faire plaisir à qui que ce soit ; si ce livre n’était pas magique, je n’aurais simplement rien écrit dessus…

Enfin, pour être complet, ce n’est pas un hasard si j’ai investi dans Hellotipi, formidable start-up par son offre mais surtout par ses valeurs. Les chiens ne font sans doute pas des chats ;-)

Dédicace

Sur ce, je viens de commander quelques exemplaires que je vais offrir à de futures ou jeunes mamans de mon entourage (mais je n’y suis pour rien, hein, pas de blague déplacées !) car je crois que cela les aidera vraiment, ainsi que leur conjoint, à traverser les quelques difficultés – comme se lever 3 fois par nuit – qu’amène parfois la maternité ;-)

Vous pouvez le trouver dans toutes les bonnes boulangeries et, en vous y prenant assez tôt, le Père Noël doit encore pouvoir vous le déposer au pied du sapin.

La famille compte…

Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer… :-)

Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).

Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.

Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.

rest

Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.

Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.

Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.

A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM :-)

Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances :-)

De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais ;-)

Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.

J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment :-)

La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.

famille

Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.

Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr :-) – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.

A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi :-) ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse ;-)

A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.

Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir… ;-)

On se revoit en France dans quelques jours ! :-D

Combien peut-il en rester ? Le Test des 2 manches de 10

Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas :-)

En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.

cimetiere

La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…

Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions. :-)

Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul :-)

On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre :-)

La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de  - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.

Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.

S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…

En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.

A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver Wordpress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr

Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.

Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?

Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.

A nous d’être de ceux-là ;-)

Evernote… et une réflexion sur les services gratuits

Je suis certain que vous connaissez Evernote, un formidable outil de gestion de vos notes personnelles. Pour ma part, c’est un service que j’utilise depuis très longtemps, avec plus ou moins d’enthousiasme en fonction de ces périodes où l’on est plus ou moins actifs, plus ou moins la tête dans le guidon.

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L’arrivée du client iPhone a tout changé et m’a redonné un goût incroyable pour le service. La raison en est simple : Evernote devient utile à tout, pour tout et en tous lieux puisque dans votre poche, que vous ayez une connexion ou pas (c’est à dire même dans un avion).

Du coup, il devient un lieu de stockage un peu magique dans lequel vous allez, par exemple, mettre vos idées sur un sujet précis puis venir les alimenter un peu comme un Wiki personnel (je sais, ces deux mots cote à cote est assez improbable :-) ). Mais il y a bien d’autres usages… Vous allez pouvoir y stocker les modes d’emplois de tous vos appareils électroniques, des photos de vos biens destinés aux assurances en cas de problème, des photos prises directement depuis votre iPhone des étiquettes de bouteilles de vin accompagnées de vos notes de dégustation, des notes vocales grâce une fonction similaire à celle d’un dictaphone que vous pourrez ensuite enrichir de tout un tas d’informations comme bon vous semble, etc, etc…

Toutes ces notes sont accessibles en 3 lieux : sur votre Mac via le logiciel à télécharger, sur votre iPhone avec une application gratuite ou en ligne sur le Web.

Beaucoup de nouvelles fonctionnalités sont arrivées et pas mal d’autres attendues. Le service évolue de plus en plus vite tout en restant gratuit, pour peu que vous supportiez quelques encarts publicitaires. Sinon, vous pouvez toujours prendre la version payante, similaire mais sans pub et avec quelques trucs non significatifs en plus… Rien de suffisant pour que vous ayez à sortir votre carte bancaire.

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète un peu.

Je serai prêt à payer pour ce service et le fait qu’il soit gratuit me laisse présager le pire quand à sa capacité à gagner de l’argent uniquement par la pub, donc à être rentable donc… à être pérenne. Quand on sait que même Flickr rencontre aujourd’hui des difficultés et que Facebook est à des années lumières de rentrer les fonds nécessaires à son simple hébergement, je pense qu’il est temps de se poser la question des divers business models possibles et de notre revendication permanente du « tout gratuit ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis un des fervents défenseurs du business model d’Hellotipi. Oui, c’est un service payant (et pas trop cher !)… mais c’est justement le prix à payer pour que ce service soit là demain, continue d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités et ne soit pas obligé de se vendre au premier venu avec nos données de famille en prime. Je crois bien que le positionnement d’Hellotipi, finalement, c’est d’être un peu l’anti-Facebook (au sens photographique du terme).

Evernote a besoin de gagner de l’argent pour assurer son développement mais aussi la continuité de son service. Je suis prêt à payer pour l’utiliser, tout comme je suis prêt à payer pour utiliser Flickr ou Dropbox, par exemple. C’est d’ailleurs ce que je fais, notament pour Dropbox qui me fait payer assez cher mes plus de 100Go en ligne, et pourtant sans le moindre regret. Je pense que je serai également prêt à payer pour utiliser un Twitter offrant un plus large panel de services…

Sans argent, pas de pérennité ni de sécurité à moins de voir son écran envahi en permanence par la pub, ce qui est impensable quand on parle de ses notes parfois très personnelles, ses fichiers ou sa famille. On dit souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; je crois que cela peut être faux pendant un certain temps, mais que dans la durée, cela se vérifie souvent…

Tiens, on pourrait en profiter pour reparler d’Hadopi, cette loi dont la stupidité avérée se déverse partout sur Internet, le plus souvent à juste titre. Là aussi, finalement, il est question de modèle économique et là non plus, le tout gratuit n’est pas une solution car il n’a aucune pérennité… pas plus que le business model déjà mort consistant à voir perdurer la tonte des consommateurs par quelques « majors » et ce, depuis des années.

Un juste prix cohérent avec une juste valeur… Ce n’est pas ça, le Graal des services sur Internet ?

Inspiration et Intuition sont dans un bateau… le même !

Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…

Golden Gate Bridge


(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo :-) )

Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.

J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.

Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.

Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?

Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.

On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.

Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez :-)

Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.

L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.

Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.

J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).

Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.

Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même ;-)

HADOPI ne me fait pas rire…

J’exagère un petit peu car parfois, HADOPI me fait rire… Enfin, surtout quand Vinvin en parle dans la toute nouvelle WebTV d’Hellotipi.

Voici l’épisode en question, mes commentaires suivront derrière :

Parce que sinon, en fait, la loi HADOPI ne me fait pas rire du tout, elle… Ce n’est pas vraiment pour ce qu’elle va changer sur le plan des usages ou techniquement : Il doit falloir 20 secondes pour passer par un proxy et devenir invisible… et cette « technique » sera native à l’ensemble des clients P2P de téléchargement quelques jours avant l’adoption de la loi en question, à n’en pas douter.

C’est qu’une fois de plus, elle nous fait passer pour des cons dans le monde entier, comme si nous étions arc-boutés sur ce que d’autres, dans d’autres lieux, nommeraient des acquis sociaux. Les discussions que j’ai pu avoir sur le sujet avec quelques américains – et pas seulement des Power Users de la Silicon Valley, je parle de gens « normaux » – étaient très drôles, car ils me demandaient surtout de confirmer qu’ils avaient bien compris ce que la France était en train de faire, tellement cela leur paraissait irréel.

Si je dois me taper 9 chansons inaudibles de médiocrité pour une seule vaguement acceptable, alors que le « Back Office » de l’artiste en question a déjà largement financé ce disque à coup de SMS sur une chaîne de grande écoute, que cela me coûte 20$ et qu’en plus, je dois le ripper pour le mettre sur mon iPhone (pour peu que je ne le perde pas), je vais retourner à Vuze. Qui accepterait un tel deal ?

Il existe pourtant un moyen simple de réconcilier – presque – tout le monde. Si je peux acheter de la musique de qualité à un prix rationnel, simplement et utiliser la musique que j’ai acheté comme je le souhaite (n’importe quel support, la prêter à qui je veux si je veux, la revendre, la donner…), je ne vais pas pirater.

D’autres continueront sans doute à le faire, n’ayant pas un pouvoir d’achat suffisant pour suivre le rythme et pour d’autres multiples raisons, mais la très grande majorité ne perdra plus son temps à essayer de by-passer un système simple et accessible dans une équation économique acceptable.

Je ne comprend pas grand chose à cette loi, mais comme le souligne Vinvin dans ce Show très drôle, elle est vraiment d’un autre âge.

Chère Nathalie Kosciusko-Morizet,

Je sais qu’HADOPI n’est pas dans votre giron et je sais que votre charge est loin d’avoir la place qu’elle mérite dans la hiérarchie gouvernementale, mais je crois sincèrement qu’il y a ici matière à prendre un peu d’avance sur le reste du monde, en favorisant l’émergence de nouveaux Business Models sur le secteur. Vous avez plutôt un bon accueil et un bon soutient de la « communauté ». C’est, sans aucun doute, bien mieux que l’inverse…

Tous mes voeux de réussite vous accompagnent pour réussir ce que l’on pourrait comparer, dans votre situation, à l’ascension de l’Everest, Face Nord et en Tongs.

Parfois, les rêves se réalisent…

Quand j’étais petit, je passais beaucoup de temps à rêver. J’avais parfois un copain invisible avec qui partager des aventures et souvent des super-pouvoirs qui me rendaient presque invincible . Je prenais très au sérieux ma mission de sauver le monde, et finalement, j’y arrivais à chaque fois. Je m’aperçois qu’avec le temps, je n’ai finalement pas beaucoup changé : je continu de rêver des aventures, et des fois, ces rêves se réalisent.

Quand je me suis rapproché d’Hellotipi, c’était parce que j’étais séduit par le projet, mais aussi parce que j’avais une envie irrépressible de travailler avec François. Les sociétés sont montées par des équipes, des hommes et des femmes qui travaillent dur dans une même direction, souvent animées par la même passion, la même énergie.

Hellotipi s’est développé sur un bon rythme, améliorant sans cesse sa qualité de service et faisant surtout le pari de proposer un service payant mais respectueux d’un certain nombre de valeurs qui me semblent primordiales quand on parle du cercle familial et des personnes très proches. Une communauté magique d’Utipiste s’est formée autour de François et de la petite poignée de personnes qui ont oeuvré à rendre le service encore meilleur. Il a énormément écouté les utilisateurs, plus que je n’avais jamais vu personne le faire auparavant, passant des heures à répondre, expliquer, creuser… avant de développer et mettre en production les nouvelles fonctionnalités les plus attendues des Utipistes.

J’adore ce qu’est devenu Hellotipi et ce que François en a fait. Cela aurait pu encore durer des années ainsi – le break even étant déjà en ligne de mire – et devenir, pourquoi pas, une belle histoire de l’Internet français.

mrboo

Ces derniers temps, j’avais pas mal échangé, pour diverses raisons n’ayant rien à voir avec Hellotipi, avec Cyrille de Lasterie (aka Vinvin). Vous trouverez quelques détails ici. Nous partageons beaucoup de choses, que ce soit en termes de valeurs ou de vision de la vie. Pour challenger un peu quelques idées et mieux nous connaître encore, il est d’ailleurs venu passer deux jours chez moi, à Miami, durant lesquels j’ai même réussi à faire mettre à ce manchot une casquette du Stade Toulousain :-D

vinvin

Il est difficile de se souvenir exactement comment tout ça est venu, car c’est le fruit d’une association d’idées, de paroles, de sentiments et de tout un tas de trucs assez intangibles… mais j’en suis venu a rêver l’aventure Hellotipi un peu différemment, pas dans l’esprit mais dans l’exécution, menée non pas par un garçon exceptionnel, mais par un tandem de garçons exceptionnels.

Vous imaginez comme cela pourrait être beau, François et Vinvin, deux passionnés un peu fous et un peu géniaux, à la tête d’un projet aussi fantastique qu’Hellotipi ?

Je n’ai malheureusement plus les super-pouvoirs que j’avais quand j’étais petit, mais j’avais au moins celui de leur soumettre l’idée (qui trottait déjà dans la tête de Vinvin ;-) ), de les mettre en contact et, avec Pierre, de les aider à trouver un chemin, pour peu qu’il existe, pour rendre tout ça possible.

Je pense que vous avez déjà compris que ce chemin a été trouvé ;-)

Je ne crois plus avoir l’ambition de sauver le monde comme quand j’étais petit, mais si je peux juste apporter une petite contribution dans ce qui a tout pour devenir une fabuleuse aventure entrepreunariale, positive et porteuse de valeurs fortes, ce sera déjà pas mal.

Il parait que les rêves diminuent quand les enfants grandissent… Il semblerait qu’ils ne disparaissent pas pour autant.

Mes copains invisibles sont devenus visibles et c’est maintenant eux, François, Cyrille mais aussi aux Utipistes – si impliqués et si enthousiastes depuis le début – qui portent l’avenir de cette idée un peu folle.

Etant moi-même un Utipiste, je vais bien-sûr continuer à aider autant que possible chaque fois que je pourrais être utile ou qu’on me le demandera.

Et parfois, les rêves se réalisent… ;-)

He's soooo cuuuute !!! :-)

Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).

Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi :-)

J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield’s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.



PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire ;-)

De quoi je pourrais bien vous parler ?

Je vais commencer par la conclusion : Tout va bien ! :-)

Avec le temps, nous venons de trouver notre rythme et finalement, la routine s’installe assez facilement, n’importe où que l’on soit. Je vais faire assez court sur les nouvelles qui relèvent du personnel, car nous partageons déjà cela sur notre site de famille avec l’ensemble des personnes concernées, et ce qui n’est pas trop privé est, le plus souvent, diffusé sur le blog de Stéphanie, ma femme.

planer

Je pourrais vous parler des Américains, mais ils sont en pleine crise économique et je ne suis pas certain que cela leur remonte le moral que l’on souligne une nouvelle fois leurs problèmes (juste pour le cas où un américain passerait par ici et serait bilingue en Français :-) ).

Tiens, je pourrais vous parler de Stonfield Team Services… mais pour cela, il faudrait qu’on me tienne au courant, au moins un peu, de ce qui s’y passe ! Plus sérieusement, après l’ouverture de l’agence de Lyon (et l’accueil très chaleureux que nous avons reçu), toute l’équipe est au travail et quelques beaux dossiers (comprenez des dossiers super intéressants à traiter, pas forcément très gros) sont dans le tuyau. Je sais également qu’un nouveau site web est en cours de conception (Stonfield InWorld est d’ailleurs dans le coup, bien évidemment ! ;-) ) ainsi qu’une refonte globale de la communication. Je suis d’ailleurs en train de me dire que je ne suis peut-être pas censé en parler ?!? On va voir si Julien m’envoie un email fâché :-)

Je ne vais pas vous parler d’Hellotipi non plus, car il se passe des choses extraordinanires en ce moment, mais rien que l’on puisse dire, expliquer, valider, raconter, ni même avancer avec certitude. Sachez simplement que soit il ne va rien se passer de plus que le quotidien, qui n’est déjà pas si mal, soit il va se passer un truc absolument énorme (et dans ce cas, vous n’aurez pas besoin de venir le lire ici, vous le verrez partout !). ;-)

Enfin, je ne vais pas vous parler des premiers pas de Jean-Baptiste à la tête d’Esprit Outdoor, car ses notes le font pour lui. Vous vouliez que les produits soient validés par un expert des loisirs de plein air et de l’aventure ? Ben, ça, c’est fait ! Il vient par exemple de mettre en vente une serviette révolutionaire et pour être sûr que c’était un bon produit, il a été se baigner… dans les Pyrénées, il y a quelques jours ! :-o
Il raconte tout ça très bien dans cette note…

Alors de quoi je vais bien pouvoir vous parler ?

Et bien je vais vous parler de l’entreprise à laquelle je travaille très fort en ce moment, dès que Stonfield me laisse un peu de temps libre. C’est un magnifique projet, que je trouve à la fois excitant, prometteur, utile et positif. L’idée de base n’est pas de moi mais de la personne avec laquelle je vais m’associer dans cette aventure… et si on dit souvent (moi le premier !) que les idées n’ont pas de valeur et que c’est l’exécution qui compte, je dois avouer que cette fois, ce n’est pas tout à fait vrai et l’idée en elle-même est vraiment marrante ;-)
En plus, c’est un peu con, mais monter une boite dans l’Internet et le faire aux US, c’est un peu comme aller jouer au rugby en Nouvelle Zélande ; On peut y jouer partout ailleurs, mais là-bas, c’est un peu la terre promise.

Les nouvelles (en vrac) du front (en feu) !

J’ai un peu de mal à bloguer en ce moment, si ce n’est sur mon blog en Anglais (enfin, dans mon Anglais très personnel :-) ) qui est en fait, beaucoup plus léger à alimenter puisque c’est un storytlr. En fait, ici, sur mon blog principal, je publie finalement surtout des notes plus à mon image qui sont devenues un peu ma marque de fabrique, à savoir longues, égo-centriques, très bordéliques et trop personnelles :-)

Au passage, je ne sais pas vraiment pour qui j’écris de telles notes, mais je pense qu’au final, c’est un peu une manière de mettre de l’ordre dans mon esprit. Donc… Cher Journal Intime, :-)

Plus sérieusement, il est vrai que c’est un peu « vivant » en ce moment. Autant vous dire que je suis un peu en co-location avec ma petite famille qui ne me voit plus que derrière l’écran du Mac. Ma femme, qui s’occupe de tout le reste, est vraiment formidable ! ;-)

killian-palm-beach

Mes journées commencent vers 04:00 du matin et se terminent vers 10:00 du soir, avec des tonnes de choses très différentes à porter en même temps et ce sentiment, à la fin de la journée, de ne pas avoir réduit la TodoList.

C’est habituel mais assez frustrant. En prenant du recul, je m’aperçois que finalement, les choses avancent plutôt pas mal. Passer d’un projet à l’autre quasiment sans s’en apercevoir, donne un peu le tournis, mais, malgré la crise très dure qui frappe l’économie mondiale, pour l’instant, disons que nos petites entreprises passent à travers. On va faire au mieux pour que ça dure.

Je ne vais pas me plaindre non plus, j’ai la chance d’avoir, à l’autre bout de l’Atlantique, un ou deux voir trois associés en béton… et ça, c’est inestimable. Merci les garçons ! ;-)

D’ailleurs, quand on parle d’entrepreneur (puisque ces trois là que je viens de linker ci-dessus en sont de beaux spécimens !), je travaille actuellement sur trois nouvelles idées, en parallèle, qui m’excitent vraiment :
- le premier est une impulsion atomique à l’une des sociétés que je soutiens, et je crois qu’elle le vaut bien. Ce n’est pas fait parce qu’il faut trouver un chemin adapté, mais l’envie et l’énergie sont là.
- le second est un tout petit projet mais un vrai coup de cœur, frais et positif.
- le troisième est une idée magique, à laquelle je vais apporter ce que je sais vraiment faire et qui serait ma « first US Venture » (dernière remarque qui devrait trouver un écho très spécial dans le coeur de tous les entrepreneurs de l’Internet français qui passeraient par ici et dont je me sens forcément plus que proche ;-) ).  J’espère que nous – je ne suis bien évidemment pas tout seul – allons lancer le projet dans les jours ou les semaines qui viennent… et je vous en reparlerai, bien sûr.

Pour les trois, je pense que la semaine prochaine sera décisive. Je ne sais pas si ces opportunités sont directement liées à ma présence aux Etats-Unis, mais j’ai l’impression d’avoir retrouvé une énergie qui m’avait manqué au deuxième semestre 2008, entre une grosse fatigue structurelle (je n’avais pas fait de break pendant 11 mois) et une certaine lassitude de penser (à tort) qu’on n’avançait pas assez vite malgré des montagnes d’efforts. Quelle que soit leurs issues, je ne serai opérationnel dans aucun des trois projets car Stonfield InWorld me prend déjà tout mon temps (et ce n’est pas encore assez), mais je me sens toujours autant Entrepreneur, à essayer d’impulser, de pousser au cul, de faire avancer, de dynamiser… (désolé, je suis en panne de synonymes :-) ) et je fais là ce que j’aime le plus au monde (sur le plan professionnel s’entend :-) ).

Au milieu de tout cela se posent des questions plus personnelles et/ou logistiques, sur le fait que nous dussions prolonger ou pas notre séjour ici, ou du moins que nous décidions de revenir pour une plus longue durée, ce qui impliquerait d’entamer des démarches pour l’obtention d’un Visa, tout en gardant en tête qu’il y a des tas de trucs qui nous manquent de France à commencer par la famille, les amis, le rugby ou les formidables repas du Dimanche…

Le monde est vraiment plat finalement, et je m’aperçois que où qu’on soit, Internet a vraiment changé nos vies en y apportant une liberté inconnue jusqu’ici.

Jeudi matin, par exemple, je vais intervenir lors d’une conférence à Dijon, devant les dirigeants d’une grande entreprise. Au départ, je discutais avec Pierre, l’un des boss qui m’a gentiment invité car on envisageait que je vienne en France pour l’occasion. Nous avons convenu que cela n’avait pas beaucoup de sens, sur un plan environnemental, de faire un Miami – Dijon (et ce n’est pas direct ! :-) ) aller – retour pour 1:30 de passage au micro… mais au lieu d’abandonner l’idée, nous avons simplement décidé de le faire en visio. Il y a ne serait-ce que 5 ans, cela aurait été tellement compliqué ou cher que nous aurions annulé ou enfoncé encore un peu plus la planète dans la tombe. Bien-sûr, je ne vais pas pouvoir profiter de l’excellent déjeuner qui devrait suivre, avec sur la table une vraie démonstration de force de la gastronomie d’une des régions championnes en la matière (et dans mon cas, surtout depuis que je suis ici, c’est une vrai déception ! :-) ). Bien-sûr ce sera sans doute plus dur à suivre pour les participants et peut-être moins engageant, mais j’imagine que c’est à moi de compenser en donnant encore plus d’énergie et que comme on va parler d’Internet et de prospective, ils vont également être intéressés par l’expérience ?!? On verra bien… mais ça se fera.

Même sur un plan plus personnel, je ne me souviens plus comment nous faisions avant Skype et Hellotipi. Nous sommes en visio au moins une fois par jour avec l’un ou l’autre de la famille et nous partageons le reste sur Hellotipi, en quasi-temps réel, au point qu’il n’y ait plus beaucoup de distance véritable. Nos proches ont visité notre appartement et notre environnement en vidéo, déjà vu des tonnes de photos des enfants, eu des nouvelles en flux tendu par le Twitter et le Blog interne, en plus du blog de ma femme qui est en train de devenir un Guide pour Expatriés en Floride. Vous y comprendrez d’ailleurs pourquoi j’ai mis cette photo de Killian, l’un de mes fils, lançant une Noix de Coco dans l’eau, qui, au-delà de son aspect symbolique dans cette note, a une vraie dimension historique locale ;-)

Bref, arrivé au bout de cette note qui n’a finalement ni queue ni tête et qui ne va intéresser que ma mère, je me dis que le titre n’a jamais été autant adapté au contenu.

Bon week-end à tous ! :-)

Facebook et Hellotipi ou comment joindre deux approches opposées

Quand nous avons investi dans Hellotipi, notre intérêt pour ce projet a démarré par ce que m’a dit François aka MrBoo : « Notre approche est d’abord de garantir la protection des données et de bannir la pub des sites, parce que la Famille, c’est plus important que tout et il faut la préserver ».

Cela sous-entendait que le positionnement d’Hellotipi était à l’opposé de celui de Facebook. C’est surement ce qui nous a séduit dès le début. Aujourd’hui, François vient de lancer une application Facebook pour Hellotipi, dont le but est d’informer vos proches que vous venez de publier quelque chose, mais aussi que vous disposez d’un site de famille (donc si certains de vos « amis » Facebook font parti de votre famille, il serait temps qu’ils cliquent sur le lien pour venir s’inscrire à votre site :-) ).

L’objectif est également d’aider à découvrir Hellotipi et d’encourager la création de nouveaux sites de famille. Les gens qui utilisent Hellotipi – les Utipistes ! – demandent souvent à François comment ils peuvent l’aider à développer le service. Ainsi, en installant l’application Facebook et en parlant à leur amis de leur site de famille, ils contribuent à faire parler du service.

Même si les Utipistes le feraient pour le plaisir (c’est une communauté assez géniale, très solidaire et constructive et ce sont eux, qui, au départ, on lancé l’idée !!), François a intégré une fonction de parrainage automatique, qui fait que, si quelqu’un vient créer un site de famille en suivant un lien que vous avez publié depuis Facebook, vous vous retrouvez crédité de 6 mois gratuits.

En d’autres termes, en installant l’application Facebook d’Hellotipi, pour peu que vous ayez quelques amis qui vous suivent, vous pouvez rapidement rendre, de fait, gratuit votre compte Hellotipi :-)

François explique tout cela dans la vidéo publiée ci-dessous.

Je ne pensais pas, un jour, voir se rejoindre Facebook et Hellotipi sans trahir l’esprit, les valeurs et le positionnement de ce service dont je suis Fan avant même d’être investisseur. J’avais tort ! Facebook et Hellotipi peuvent cohabiter sans remettre en cause ce qui me séduit tant.

Smart move, François ! ;-)

Quelques nouvelles…

Normalement, vous n’avez pas du perdre passer beaucoup de temps sur mon blog ces derniers temps. Je n’ai publié qu’une seule note en presque 3 semaines, et encore, elle était tellement fouillée que le titre « Joyeux Noël » devait suffire à en comprendre l’essence :-)

J’ai même reçu quelques messages d’amis qui me demandaient si je n’allais pas bien, si je déprimais, si j’étais moi aussi déçu par la blogosphère, etc…
Rien de tout cela ! J’étais juste dans une période de relâchement ressemblant fort à des vacances, pas très loin de mon iPhone et donc de mon compte Twitter mais assez de mon Mac pour ne pas être tenté de bloguer ou de traiter les quelques tonnes d’emails qui m’attendent.

vacances

Pourtant, j’aurais pu vous parler de beaucoup de choses…

J’ai passé presque une semaine à DisneyWorld près d’Orlando, pour que les enfants aient un Noël extraordinaire. C’est une machine de guerre incroyable, où j’ai pris quelques leçons d’organisation et de qualité de service. Les enfants se sont éclatés mais pour ma part, j’en suis revenu presque lobotomisé et « gentil », à presque aimer les chauffeurs de taxi de notre belle capitale.

Sur un plan plus logistique, nous avons continué notre installation ici, avec notamment un passage éclair mais productif chez IKEA à coté de Fort Lauderdale. C’est fou comme un simple magasin peut vous ramener « chez vous » le temps d’une visite. Ma femme, qui est ceinture noire d’Ikea, m’a guidé au pas de course, tellement les différences avec les notres sont minimes.

Sur le plan social, je me suis lié d’amitié avec Eric, un restaurateur français d’origine marseillaise, installé près de Palm Beach depuis plus de 10 ans. Nous sommes très différents mais nous nous entendons bien. C’est un très gros bosseur, pragmatique et parti de pas grand chose. J’aime bien ce genre de personne, qui ne s’est pas posé 10 000 questions existentielles et s’est juste mis à travailler, sans relache et avec détermination. Je vais essayer de lui donner un petit coup de main amical, autour d’une idée que nous avons eu le 1er Janvier, au matin, en buvant le café. On a eu une discussion très intéressante autour d’un de mes thèmes de prédilection : la nourriture. Une expérience va être lancée dans quelques jours, histoire de voir ce que cette idée peut donner.

Sinon, je n’ai pas beaucoup travaillé, pour profiter au maximum de l’arrivée de ma famille ici, du soleil, de la plage et de la découverte d’un autre style de vie. Toutefois, j’en ai profité pour réfléchir aux divers projets dans lesquels je suis impliqué. Cela fera surement l’objet de multiples notes dans le semaines qui viennent donc je ne vais pas vous prendre la tête avec ça aujourd’hui. Une chos est sure : la rentrée va être chaude et nous nous préparons à un trimestre de folie. Je vais d’ailleurs surement faire un saut en France fin janvier ou début février, pour passer quelques jours à Paris.

Voilà juste quelques nouvelles pour rassurer les amis (ma famille pouvant, elle, profiter de nos aventures sur notre site Hellotipi)…

Back in business soon… ;-)

Créer un site web pour sa famille… et gagner 100 ans d'Hellotipi

… est sans doute l’un des usages les plus intéressants d’Internet dans la sphère privée. C’est ce qui a motivé l’entrée de Foolinvest dans le capital d’Hellotipi il y a quelques mois, comme une excuse pour me permettre d’apporter mon grain de sel à cette idée. Le fait d’avoir ainsi l’occasion de travailler avec François et Pierre n’est sans doute pas étranger au sentiment d’accomplissement que j’éprouve aujourd’hui quand je regarde ce qu’est devenu Hellotipi.

Hellotipi, service internet de site web pour les familles

Je ne suis pas objectif :-) mais c’est sans aucun doute, à mon goût, le meilleur outil pour partager des photos et échanger des informations en toute sécurité avec sa famille. Je ne vais pas refaire la liste de toutes les fonctionnalités du site de famille, mais juste souligner celles qui me plaisent le plus (ainsi qu’à ma famille !).

Le partage d’évènements et d’informations est redoutable d’efficacité, tout comme la possibilité de mettre ses photos à la disposition de tous, de les commenter et de discuter dessus, pour laisser ainsi des traces indélébiles de ce que nous vivons aujourd’hui. Mes enfants, par exemple, pourront lire un jour tous les commentaires que nous avons fait sur les photos, comme des milliers d’instants de vie gravés dans le marbre pour l’éternité. C’est mon usage préféré car je sais que les souvenirs restent, globalement, mais les détails disparaissent souvent et je veux que mes enfants (tout comme moi, d’ailleurs) puissent retrouver tout cela intact !

Avec l’arbre généalogique, ils pourront retrouver aussi leurs racines, mais également apporter les générations suivantes dans les branches (enfin, renseigner les générations suivantes, car normalement, ce n’est pas sur Internet qu’ils devraient les concevoir :-) ). Chacun, dans ma famille, a contribué à faire l’arbre généalogique car c’est très simple à monter, au point qu’il remonte à présent jusque dans les années 1300 !!!

Enfin, l’annuaire et l’agenda de la famille sont vraiment utiles pour tout ce qui est fête de famille et organisation des regroupements, mais aussi pour avoir toujours à jour les adresses, les numéros de téléphones et les emails (qui changent très souvent).

La liste des améliorations apportées par François et son équipe est extraordinaire, notamment grâce à la fameuse Nouveauté du Mardi. Je ne pensais sincèrement pas qu’Hellotipi pourrait évoluer aussi vite.

Une fois n’est pas coutume, je souhaite essayer de vous convaincre en vous permettant d’essayer gratuitement Hellotipi pendant 6 mois ! Même si le prix ne me semble vraiment pas très élevé par rapport aux bénéfices que cela apporte, il l’est peut-être pour certains et il ne faut pas que cela les empêche de voir si le service leur convient ou pas, s’ils seront ensuite aussi enthousiastes que moi ou pas. D’ailleurs, vos éventuelles critiques seront les bienvenues, positives ou négatives.

En utilisant les codes ci-dessous, vous pourrez créer un compte dans Hellotipi pour vous et votre famille et l’utiliser gratuitement et sans limite pendant 6 mois. Si vous n’y trouvez pas votre bonheur, vous pourrez, à la fin de cette période, récupérer toutes vos données… même si je suis près à parier que ce ne sera pas le cas. Bien-sûr, vos données ne seront pas utilisées commercialement et vous ne trouverez pas de pub sur votre site de famille : C’est pour cela que nous avons décidé de le faire payant ! :-)

Si les codes ci-dessous sont épuisés, nous avons demandé à quelques amis d’offrir eux aussi la possibilité de tester Hellotipi gratuitement dans le cadre d’un concours « pour le fun » où le blogueur gagnant aura droit à un siècle de site pour sa famille offert ! Donc en cherchant un peu, vous devriez pouvoir trouver d’autres codes sur le web (au pire, si vous me laissez un petit commentaire gentil, je devrais pouvoir trouver un code supplémentaire :-) ).


Voilà, si nous n’avez pas créé ou utilisé votre site de famille ces 3 ou 6 derniers mois, je pense que vous devriez profiter de l’occasion pour essayer à nouveau et voir a quel point Hellotipi, pourtant pas mal dès le lancement, s’est amélioré ! ;-)

Le retour de l'Hiver Nucléaire

Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.

Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…

L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.

Hiver Nucleaire

Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.

Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! :-) ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.

Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.

Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose :-) )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !

Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.

Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !

Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps.  J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.

En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…

38 ans, c'est jeune ou vieux ?

Quand j’étais gamin, je trouvais qu’avoir 20 ans, c’était le summum de la maturité ! On était enfin vraiment adulte et cool. Quand j’ai eu 20 ans, j’étais un jeune con plein d’assurance (merci de ne pas poster que je n’ai pas changé ! :-) ) mais je ne faisais pas grand chose de mes 10 doigts. Par contre, je trouvais qu’avoir un jour 30 ans, ce serait vraiment passer le cap et basculer du coté obscur de la Force et de la vitalité.

Pourtant, à 30 ans, j’étais en pleine forme… Une énergie incroyable que je mettais dans la construction d’une famille, le business et, et, et… pas grand chose d’autre finalement. :-)

J’avais d’ailleurs décidé que je prendrais ma retraite, sans doute vers 35 ans, post IPO et avant d’être un vieux de 40 ans. Ainsi, je serai l’un des plus jeunes parmi les vieux quadras, quincas et autres sexas++ !

Mais arrivé à 35 ans, âge où on bascule dans les chiffres de l’INSEE sur la tranche supérieure, je me suis dis que la retraite n’était surement pas pour moi, qu’il y avait encore tellement de truc à inventer, de boite à monter, de projets à porter que je n’allais pas tous vous les laisser. Je crois d’ailleurs que je ne prendrais jamais ma retraite… Il y en a bien qui veulent mourir sur scène, non ?

On a toujours le bel âge, non ? :-)

Ce matin, j’ai 38 ans.

J’admire les générations montantes car elles ont une richesse et une créativité incroyable que je n’avais pas à leur âge et je respecte plus que jamais mes ainés pour toute la sagesse et l’expérience qu’ils m’apportent (enfin, peut-être pas tous, mais bon, la majorité :-) ), en espérant être à leur niveau plus tard. C’est peut-être ça, la maturité, en fait… une histoire d’équilibre.

A 38 ans, je suis sans doute toujours un jeune con pour tous ceux qui en ont plus de 39 et surement déjà un vieux con pour tous ceux qui en ont moins de 37.

Mais je suis heureux.

Ma famille s’est encore agrandie, on a un projet perso super enthousiasmant à vivre tous ensembles (dont je parlerai bientôt sur ce blog, d’ailleurs, histoire de vous en faire profiter), mes amis sont géniaux, les projets professionnels dans lesquels je suis impliqués sont vraiment passionnants et vont globalement bien (quelques emmerdements naturels, mais je suis payé pour ça, non ?!?), les gens avec qui je travaille, dans Stonfield, Stonfield Team Acting, Foolinvest ou Hellotipi sont extraordinaires (et je le pense vraiment, sinon, je n’aurais juste pas abordé le sujet), je me suis mis au golf et ça m’éclate vraiment, le Stade Toulousain sera sans doute Champion de France à nouveau… Bref, ça roule ! :-)

Mais je ne sais toujours pas, si, en définitive, je suis toujours jeune ou déjà vieux… A votre avis, on est vieux à partir de quel âge ? :-)