Et au milieu coule une rivière…

Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue :-)

Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.

Internet

Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.

Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.

Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.

Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.

Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.

Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux :-D Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.

Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…

sieste golf

En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela :-)

Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…

L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.

Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé :-)

Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !

Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi… :-)

Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.

Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14 :-)

Application iPhone pour le Golf

Mon iPhone est en train de devenir mon Doudou. Il sert à tout ou presque… Il y a quelques temps, j’ai été invité par Pierlis à tester OhMyGolf!, une application dédiée aux golfeurs, comme son nom l’indique.

En fait, l’histoire commence assez mal. J’installe l’application qui est, à cette époque, la toute première release publique. Je ne l’avais pas payé (elle m’était offerte à des fins de test) mais elle était affichée à 15,99 euros, ce qui est relativement cher pour une application iPhone (la moyenne est à 2,60 euros). C’est idiot mais un prix élevé te donne des attentes élevées donc la déception est facile. En plus, elle était accompagnée d’un email que je trouvais vraiment très sûr de lui, du genre, on va révolutionner ce marché en 10 minutes (je grossi le trait, c’est pour que vous compreniez mieux :-) ).

Je l’ai donc installée et testée un beau dimanche matin, alors que j’étais aux US, sur un parcours près de chez moi. Honnêtement, c’était catastrophique :-)
Impossible de sauvegarder une partie en cours de route, la synchronisation qui marchait plus ou moins, j’avais perdu le score au trou N°4 (ce qui énerve un peu :-) )… Bref, une énorme déception.
Je n’ai pas publié de note à l’époque pour 3 raisons : Je n’aime pas descendre des gens qui ont bossé dur sur un projet (on peut tous se planter un jour), c’était une V1 donc forcément pas très aboutie (ce qui mérite un peu d’indulgence, l’art est difficile) et l’équipe faisait preuve d’une vraie écoute lors de nos échanges.

2 mois après, de retour en France, j’ai décidé de tester à nouveau l’application, motivé par une mise à jour que j’avais vu passer et pour voir si le projet était toujours vivant. Un dimanche matin à nouveau, je me suis rendu dans un golf près de Toulouse et là, ce fut une vraie révélation. Non seulement ils avaient corrigé tous les bugs que j’avais pu relever (et quelques autres) mais l’application s’est révélée super efficace et pratique à utiliser sur un parcours.

OhMyGolf

Je ne vais pas vous faire la liste des features car ce serait un peu long et il y a d’excellents sites spécialisés pour cela, mais plutôt vous donner une impression d’ensemble. Les score-cards sont simples à utiliser, y compris en tirant un chariot et en cherchant sa balle qui devrait pourtant être sur le fairway :-) , on y trouve vraiment pas mal de parcours (tous ceux des alentours de Toulouse y sont) et le GPS est très efficace pour vous aider à vous repérer comme pour choisir vos clubs. L’application se synchronise en ligne (mais sans vider la batterie, c’est assez bien fait)… Surtout, il peut passer en veille, revenir dans la partie sans rien perdre. Vous trouvez vos partenaires dans votre carnet d’adresse, ce qui vous permet également de tracer les parties.

Du coup, j’en retiens quelques éléments simples :
- Le prix qui semble élevé est largement justifié, ne serait-ce que par la fonction GPS qui fonctionne très bien,
- Le logiciel est ergonomique et simple,
- L’éditeur a de grande ambitions pour cette application (ce que j’avais pris à tort pour une forme d’arrogance au début) et leur excellente capacité d’écoute comme leur réactivité me laissent penser qu’ils peuvent, en s’accrochant, vraiment en faire la référence du marché,
- Le rajout de quelques fonctionnalités sociales et le fait d’être adossé à un server ouvre des possibilités extraordinnaires.

Voilà, si vous êtes golfeurs et avez un iPhone, je pense que ce sont 15 euros bien investis. En plus, cela permettra de faire passer pour des ringards tous ceux qui mettent des fortunes dans des télémètres et autres GPS dédiés :-)

Disclosure : Ce post n’est pas sponsorisé (je n’en fais pas), mais il est vrai que je n’ai pas payé l’application. Cela ne change pas grand chose, mais ça va mieux en le disant :-)

Palm Beach : La capitale mondiale du Golf ?

Je ne compte même plus le nombre de personnes qui m’ont dit avant que nous partions : Tu vas voir, la Floride, c’est le pays du Golf. C’est vrai que rie qu’autour de Palm Beach, il n’y a pas moins de 150 parcours, ce qui en fait la capitale mondiale officielle.

De nombreux très grands joueurs habitent par ici, car tu peux jouer plus de 340 jours par an… Quand c’est ton job, c’est vraiment appréciable. Pour en revenir à nos moutons, force est de constater que pour jouer au golf en Floride, il faut un peu de temps et que je n’en ai pas tant que cela. Pourtant, ici, le Cart est systématique. On ne marche quasiment pas ce qui n’est pas terrible pour la forme mais accélère vraiment les parties.

golf-palm-beach-1

Ces 3 dernières semaines, je n’ai fait que 45 minutes de Range, ce qui n’est pas suffisant pour conserver son niveau, quand on est un jeune joueur comme moi (jeune, ce n’est pas une question d’âge mais d’expérience golfique).

Bon, demain matin, je remet les compteurs à 0. Je vais jouer avec Jim, mon partenaire habituel et tenter de défendre notre Dollar symbolique, sorte de trophée que nous remetons en jeu à chaque parcours… mais aussi la poignée de $ que  nous ne manquerons pas de parier le long du parcours. C’est une pratique très américaine, je n’avais jamais parié en France. Comme j’ai terminé l’année sur une grosse progression et que Jim le sait, je m’attend au pire : un cote sur-évaluée et un manque d’entrainement qui est fatal à mon niveau ; Je crois que le parcours de demain va me couter cher !

Comble de l’optimisme, je dois me lever à 06:30 un Dimanche, car le Tee Shot est à 08:00. J’ai bien l’impression que tout ça ressemble à une sorte de traquenard monté par des Américains pour soutenir l’économie locale défaillante :-)

Allez, je vous dirai combien j’ai pris… De toute façon, c’est comme au rugby ; A partir d’un certain niveau, il vaut mieux déclencher pour arrêter le match et sortir la tête haute ;-)

Ce que je vous souhaite pour 2009…

C’est volontairement que je n’ai pas commencé l’année par cette note. J’ai survolé des dizaines de notes sur des dizaines de blogs, reprenant plus ou moins les même choses… et je dois vous dire que moi aussi, je trouve que la guerre, ce n’est pas bien, que l’injustice ne devrait pas être aussi injuste et que j’espère que tout cela va disparaitre en 2009.

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Juste pour le cas où cela n’arriverait pas, je voudrais vous inviter à lire une note qu’a écrit un gars que je connais un peu et dont, d’après nos divers échanges, je me sens assez proche à plein de niveaux. Il a couché sur le paier digital de très belles idées qui résument finalement assez bien mon état d’esprit actuel.

Ce que je vous souhaite pour 2009, c’est simplement de vous retrouver vous-mêmes et, si ce n’est pas encore le cas, de prendre votre vie en main.

Me concernant, j’ai fait un choix de résolutions que je n’ose d’ailleurs pas appeler ainsi car d’une part, elles datent de quelques mois et d’autre part, je ne veux pas les voir s’évanouir dès le 10 janvier. Notre existence est fragile et, même si on ne peut pas passer tout son temps à s’étreindre et vivre des émotions fortes, je crois qu’il convient de s’attacher à profiter de chaque moment qui nous est donné. Cette année, je vais donc donner plus de temps et surtout d’écoute à ma famille. Je vais aussi être plus concentré sur mes projets professionnels (car c’est aussi un moyen de vivre sa vie pleinement et de se réaliser), en éliminant notamment tout ce qui n’est pas utile. Je vais m’assurer que mes parents et mes beaux-parents viennent bien nous voir ici (et que ce ne soit pas un truc que l’on lance comme cela, mais qu’on ne fait jamais) pour partager avec eux un peu de nous qu’ils ne connaissent finalement pas. Je vais travailler ma condition physique et mon swing de golf, ce qui ressemble à une bonne résolution, mais qui est surtout une nécessité, pour que je sois bien dans ma peau comme dans ma tête, et qu’ainsi, je puisse accomplir tout ce qui est mentionné plus haut.

Enfin, et ce n’est pas forcément le plus simple, je vais m’ouvrir et me rendre aussi accessible que possible à tous ceux qui voudront bien s’adresser à moi… et de les aider – en toute humilité – si j’en ai le pouvoir.  Toutefois, je ne le ferai que pour ceux que je sentirais sincères dans leur démarche et sans remettre en question tout ce qui touche à ma famille ou à mes propres projets. En plus, paradoxalement, aider ces personnes comme je l’ai déjà beaucoup fait (souvent des entrepreneurs ou des porteurs de projets) m’aide énormément moi-même, à réfléchir ou à doper ma créativité. Je vais donc continuer aussi souvent que possible… c’est surement égoiste, finalement ?!? :-)

Pour finir cette note et fêter l’arrivée de 2009, j’aimerai bien lancer un appel aux anonymes qui ne commentent jamais, n’osent pas relancer ou donner leur avis, restent discrets derrière leur écran.

J’ai ouvert ce blog il y a des années et cela m’a permi de rencontrer et de découvrir des dizaines de personnes géniales. Si j’en crois mes statistiques, il ne doit pas y avoir plus de 0,5% des visiteurs qui laissent un commentaire (ce qui fait donc quelques centaines d’entre vous qui n’en laissent pas !). Même si vous n’êtes pas d’accord avec moi ou n’avez rien de particulier à dire (auquel cas, un petit bonjour peut être suffisant), j’apprécierai vraiment un signe de vie de ceux qui ne parlent jamais ici (sachant que les débatteurs habituels peuvent continuer, car de toute façon, j’ai parfois l’impression qu’une communauté s’est formée et qu’ils sont autant chez eux ici que je ne le suis :-) )…

Quelques nouvelles des US…

Avant que je me fasse incendier par ma petite famille parce que je ne donne pas de nouvelle, il est temps que je sorte un note sur le sujet :-)

Dans la série des choses qui restent à faire, je n’ai toujours pas l’appartement. Nous sommes d’accord sur tout avec le propriétaire – un gars très sympa du Vermont, qui m’a broyé la main chaque fois que je l’ai vu au point que je devrais plutôt lui faire la bise si je veux continuer à pouvoir utiliser mon Mac – et tous les papiers sont signés. J’ai versé la caution pour l’appart, la caution pour l’immeuble, les 3 mois de loyer d’avance, les 100$ pour frais de dossier à la résidence et les 100$ de frais d’entrée dans l’appartement. Non, non… Ne croyez pas qu’ils m’aient pris pour un américain (tiens, vous noterez comme cette phrase perd tout son sens dans cette situation précise !) ; c’est juste que les résidences en Floride, fonctionnent toutes comme cela avec les Snow Birds. Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est ce volatile, c’est ainsi qu’on nomme les gens – souvent aisés et rarement jeunes – qui viennent passer l’hiver en Floride… et j’y suis bien sûr assimilé. J’ai même récupéré les clés, y compris celles de la boite à lettres.

Bon, alors pourquoi je n’ai toujours pas cet appartement ? Ben, tout simplement parce que je dois passer devant le board de la résidence, pour un entretien au cours duquel ils valideront si je suis acceptable ou non. Ils m’ont demandé mon niveau de revenu (et je me suis fait plaisir ! ;-) ), d’avoir accès à mes comptes bancaires (Let me think about it ?!? No way :-) ), de donner trois personnes qui puissent se porter garant de ma moralité (lettre manuscrite et en anglais en moins de 12 heures alors qu’il fait déjà nuit en France… Humm, pas gagné d’avance), de fournir un état de mes activités professionnelles (Je travaille principalement dans les mondes virtuels… Hein ? oui, c’est ça, demandez à votre petit-fils !), etc…

Bien-sûr, j’ai donné ce que je voulais… et pas, par exemple, un accès à mes comptes bancaires (Ils sont malades ?!?). Globalement, cela semble aller mais ils bloquent encore sur un point : ils voudraient s’assurer que je ne suis pas un criminel… Moi, je suis d’accord, mais comment tu fais pour démontrer ça depuis les USA, avant Jeudi que ma famille arrive ?!? La semaine prochaine aura lieu l’interview et je sens qu’on n’a pas fini de rigoler. Je vous ferai une note spécifique sur le sujet, je suis sûr que cela va mériter :-)

Si vous voulez mettre un commentaire pour témoigner de ma moralité, on fera ainsi la première lettre de référence morale 2.0…

Sinon, j’ai enfin trouvé mon rythme et suis globalement de retour aux affaires. Deux ou trois trucs ne sont pas particulièrement simples, mais en se levant tôt le matin (je suis sur le pont vers 5:30 – 6:00), ça va pas si mal.

Ce week-end, je vais travailler mon swing, avec un 18 trous aujourd’hui (après le match) et un Nine & Dine demain. Oui, oui, après le match… J’ai peut-être trouvé une solution à un problème majeur. Il semblerait qu’il y ait une boulangerie à Lake Worth, tenue par un Marseillais. Il aurait des écrans pour diffuser en live les matchs de foot et de rugby. Bon, pour le foot, je m’en fous un peu… mais pour le rugby, ce serait une sacré bonne nouvelle ! Si j’ai ça, je crois que la boucle est bouclée et que je suis totalement opérationnel :-)

Pour finir, je vais surement écrire quelques notes pour un blog français et sa rubrique « Vue d’Ailleurs ». L’idée est de donner une vision du business ici, en comparaison avec la France (et plus particulièrement la région Toulousaine). Je pensais que ce serait facile, mais finalement, ne voulant pas tomber dans le cliché, je sens venir un exercice de style pas si simple… Well, we’ll see. En attendant, le premier article sera surement sur le Networking, avec une comparaison qui risque de ne pas être à l’avantage de la France mais qui m’a vraiment sauté aux yeux. Il suffit de regarder mon agenda de la semaine prochaine ;-)

Pour finir, un dernier point sur l’incroyable magie de Noël qui émerveille les yeux des enfants… Euh, non. Pas là. Je n’arrive pas à croire que Noël est dans quelques jours.
D’abord, il fait entre 26 et 30°C (Oui, OK, ne sortez pas vos kleenex tout de suite) et il y a surtout des palmiers plus que des sapins. Ensuite, je suis dans un coin où la moyenne d’âge doit être largement supérieure à celle d’Arcachon ou de Cannes, ce qui vous donne une vaguer idée. Comme il n’y a pas beaucoup d’enfants, il n’y a pas autant d’efforts de faits pour célébrer Noël. Ceci étant, l’autre jour, il y avait de la neige à l’entrée d’un club de golf. Non, je suis sérieux… Mais elle n’est pas tombée du ciel mais d’un camion frigorifique. Cela faisait partie de la déco d’une soirée de Noël qui avait lieu ici.
Ben quoi ? On peut être au soleil et avoir envie de faire un bonhomme de neige :-)

Je vous laisse, je dois me préparer psychologiquement à récupérer les 6$ que j’ai perdu contre Jim dimanche dernier, lors d’un parcours où j’ai craqué sur les 5 derniers trous. Ici, les paris au golf sont habituels… C’est un moyen de se chambrer un peu et de se mettre sous pression. De toute façon, il n’est même pas question que je m’incline à nouveau cet après-midi. Si je perd pied au 14, je relève la mêlée pour que l’arbitre arrête le match :-)

UPDATE : Grâce à un mental en acier, un swing indéfectible et un coup de bol incroyable contre un palmier, je viens de récupérer mes 6$, dont le $ Trophé !!! Aujourd’hui, c’est un Nine&Dine donc pas d’argent en jeu et après, je ne devrais pas avoir le temps de jouer avant le week-end prochain. Je devrais donc rester tenant du titre au moins une semaine :-)

Premiers jours aux Etats-Unis

Impossible de faire l’impasse sur cette note ! :-)

Je ne veux pas tirer un bilan (après 4 jours, c’est prématuré !)… mais juste poser quelques impressions sur ce blog.

Le premier point qui me surprend, c’est la vitesse à laquelle mon anglais revient. J’ai toujours du mal à comprendre les vieux New-Yorkais qui sont ici pour l’hiver (les Snow Birds) et ne font pas de gros efforts d’articulation mais globalement, ça va un peu mieux qu’à l’arrivée. C’est là que tu t’aperçois que l’anglais que l’on parle dans le business quotidien n’a pas grand chose à voir avec l’anglais de la rue.

Je vais également tuer dans l’oeuf une légende : j’ai perdu plus d’un kilo depuis que je suis arrivé (mais bon, on va voir si ça dure :-) ), car OUI, mes bien chers frères, en vérité, je vous le dis, on peut manger normalement ici… et à un prix que la France pourrait leur envier (puisqu’on parle de pouvoir d’achat !).

Ceci étant, il y a une légende que je ne vais pas tuer, bien au contraire : les aspects juridiques sont une calamité !!! Hier, j’ai trouvé l’apprtement que nous allons occuper. Il est très bien, à un tarif ultra-canon (les négociations sur l’immobilier sont faciles en ce moment, même à Palm Beach :-) ) et disponible quand on le veut.

Mais, nous avons passé 3 heures hier, uniquement pour lire et signer les documents nécessaires à la location. Maintenant que c’est fait, ils vont tout envoyer à ma femme qui devra les signer également et les leur retourner (je n’avais pas le droit de le louer à mon nom seulement puisqu’elle va l’occuper aussi !). En parallèle, je vais remplir un formulaire qui ressemble à une fouille en règle de ma vie privée et auquel il ne manque plus que le toucher rectal, qui sera transmit au Board de la copropriété de la résidence, qui va décider si oui ou non, je suis recevable. Ils me donneront alors un rendez-vous où je devrais venir expliquer pourquoi je souhaite habiter ici (tu parles d’une vente :-) ), si je suis d’accord avec le règlement et si ma tête leur revient bien… mais comme ma femme sera absente, elle devra également passer cet entretien en arrivant. Après, nous pourrons avoir l’appart. Bon, je vous passe les détails pour tout ce qui est frais de dossier, frais d’entretien, etc… Bref, hier, j’ai brulé 4 heures et quelques milliers de dollars (parce qu’en plus, on paye d’avance au trimestre !).

Bon, je ne vais pas non plus vous faire pleurer : l’appartement est cool et à un super tarif, mais c’est vraiment lourd.

Par contre, ils ne demandent aucune garantie particulière, ni caution, etc… Pas même ton niveau de revenus. J’ai eu une pensée émue pour tous les propriétaires, dans d’autres pays que je ne citerais pas, qui te demande les bilans de tes sociétés, tes avis d’imposition, la caution de tes parents quelque soit leur niveau de revenus ou leur endettement pour peu qu’ils soient vivants et qu’ils signent, etc… dans un effort de voyeurisme zélé qui m’a toujours fait vomir. L’accès au logement serait peut-être plus simple pour des gens qui ont des revenus limités si on regardait un peu comment marchent d’autres système.

Enfin, et c’est important de le souligner, je suis dans un conté qui est considéré comme étant la capitale mondiale du Golf (avec plus de 150 parcours accessibles… en fonction de tes revenus, faut pas déconner non plus !) et je n’ai toujours pas mis un pied sur un fairway !!! Bon, par contre, j’ai été invité à la Christmas Party de l’Atlantis Golf Country Club, ce qui m’aura permit d’avoir un premier regard sur un certain mode de socialization. Je précise que c’est plus la recherche permanente de nouveaux membres (et un golfeur qui vient d’arriver est un nouveau membre en puissance !) et ma très forte amitié avec l’un des éminents membres que mon Index ou ma qualité de français perdu au pays des déambulatoires qui m’a valu cette invitation.

Au delà de l’ironie mal placée dont je fais preuve, j’ai été super bien accueillis et j’ai passé une soirée vraiment sympa. J’ai eu droit à quelques discours très drôles, une commémoration très triste de tous les membres morts dans l’année, une chanson détournée très bien écrite qui chambrait ceux qui ont eu de grands moments de solitude sur les parcours pendant la saison et un immense buffet chargé de nourriture vraiment très… euh, ouais, bon. :-)

Je vais scotcher ma femme en disant ça, mais j’ai même dansé ce soir-là avec une autre femme qu’elle, alors que c’est le genre de trucs qui me gonfle d’habitude ! Oui, c’est vrai… Et en plus, ce n’est même pas moi qui l’ait draguée, mais c’est la femme qui est venue m’inviter, sous l’impulsion, sans doute, d’une explosion hormonale. Bon, je n’allais pas refuser cette danse à une dame qui devait bien taper ses 75 hivers sous le soleil de Floride, me laissant une terreur indicible de me retrouver dans une prison américaine avec une armée d’avocats sur le dos, si la vieille dame venait à me claquer dans les bras :-)

Bon, je file, je dois continuer à préparer l’installation en cours, surtout que c’est après-midi, on va regarder un match de football très important, pour ne pas dire l’un des plus importants de l’année : l’Armée contre la Navy ! J’aurais préféré un bon Stade Toulousain – Newport, mais, le rugby et les US…

Pour ma part, j’y vais avec un ancien Marine vétéran du Vietnam, blessé là-bas, et tout et tout, donc il est probable que je supporte les Marines aussi :-)

Take care !

UPDATE : Autant l’Armée avait des tenues et des casques vraiment cools, autant ils ont pris une grosse rouste qui devrait leur pemettre de se faire chambrer sévère jusqu’à l’année prochaine :-)

A quelques jours du départ…

Décider de partir dans un pays étranger, que sa culture soit exotique ou pas, est une décision finalement facile… tant qu’on est loin de l’échéance du départ. Nous sommes à quelques jours de mon vol, et la liste des trucs que j’ai oublié de faire s’allonge tout comme celle de ceux pour lesquels je n’ai pas de solution.

Tant pis, on verra bien. Ce n’est pas au moment de rentrer sur le terrain que l’on doit remettre en cause le shéma de jeu :-)

Il y a autre chose que je n’avais pas vraiment anticipé : Je décolle mardi matin, seul, pour préparer l’arrivée de ma famille qui elle, me rejoindra… dans près de 3 semaines. Cela signifie que je serai seul en Floride tout ce temps et, lorsque vous avez 3 enfants, je pense que Skype n’est qu’un très faible palliatif. En même temps, 3 semaines, ce n’est sans doute pas si long. Deux alternatives pour une seule et même solution : beaucoup travailler et beaucoup jouer au golf ;-)

Pour le reste, j’ai pas mal de trucs à mettre en place une fois arrivé, par ordre d’importance : valider l’appartement que nous avons trouvé, m’assurer que le réseau fonctionne, trouver un moyen de voir les matchs de rugby du Top14 et de la H Cup, acheter une voiture, prendre un iPhone, trouver un bureau dans un openspace en communauté (enfin, si possible), trouver un Starbuck assez proche, trouver un parcours de golf chic et pas cher, trouver l’équivalent du lait d’Aloïs dans un Publix local… OK, je déconne pour l’ordre d’importance, mais je pense que je dois également oublier tout un tas de choses que je devrais prendre en pleine figure une fois sur place :-)

C’est marrant, mais je me prend au jeu des « dernières fois »… Dernière rencontre client, dernier repas (de gala) en famille, dernier match de rugby sur Canal+, dernier déplacement depuis Toulouse, dernière « bonne » bouteille de vin, etc…

Bon, je retourne préparer ma valise, entre deux matchs à la TV… peut-être les derniers avant quelques mois.

PS : Si quelqu’un a une idée pour organiser la résistance et permettre aux expatriés du monde entier, avec la technologie qui nous entoure, de suivre, même en différé, les matchs du Top14, je suis preneur !!!

Conference It@Cork – Mondes Virtuels et Réduction des émissions de CO2

Le 26 Novembre 2008, je serai à Cork – Irlande, pour aller faire l’un des plus beaux parcours de golf d’Europe présenter nos travaux à la fois sur le e-Learning et le e-Commerce dans les Univers Virtuels, sous un angle qui me tient particulièrement à coeur : le Green IT.

Nous discutons de cette intervention avec Tom Raftery de chez RedMonk depuis près d’un an, et il me tarde vraiment d’y être. L’évènement est réputé pour attirer des experts du monde entier et je voudrais voir si nos projets et théories sur les apports des Mondes Virtuels en matière de lutte contre les émissions de CO2 tiennent le choc fasse à des spécialistes. C’est la première fois que je vais en Irlande sans voir un match du Tournoi des 6 Nations, mais je pense qu’il va y avoir du sport tout de même :-)

Vous allez trouver ci-dessous le « Pre-Conference Podcast« , sorte de teaser de ce qu’il se dira… Cela vous donnera d’apprécier mon fabuleux accent anglais digne d’Aucsfaurdecon (dans l’Ariège !). J’ai fait la même école que Jacques Delors et Yasser Arafat :-)

En synthèse, je vais y parler de ce qui se fait en entreprise en matière d’usage de Second Life et de leur impact sur l’environnement, mais aussi des aspects de Social Shopping et une approche B2C.

Merci infiniment à Alison pour l’organisation de mon séjour. Je crois n’avoir que rarement été aussi bien pris en charge dans une conférence, de quelque niveau que ce soit !

Si vous êtes dans la merveilleuse ville de Cork pour cette conférence, faites moi signe que l’on aille partager quelques pintes thés et parler techno ;-)

Des moments simples… et nécessaires !

Beaucoup de notes très business ces derniers temps, car notre actualité se bouscule un peu (et encore, on ne raconte pas tout ! ;-) ). C’est pour cela que de temps en temps, il est bon de s’aérer l’esprit, de retourner vers des choses simples et surtout… nécessaires.

Après un peu de shopping en ville (c’est ma contribution à l’équilibre de notre couple !), je suis parti au golf avec mon fils. Nous avons assez mal joué tous les deux (surtout moi !), mais peu importe, c’était un bon moment qui me donne une combattivité d’enfer avant mon départ pour Nice demain puis Londres lundi.

Là, on vient de passe le trou N°7, avec une vue magnifique sur la campagne environnante. Je viens de faire un double-boguey mais peu importe, c’était cool !

Ce genre de parenthèse est d’un bénéfice pour l’esprit incroyable… C’est bien meilleur que la RedBull pour l’énergie !

Je devrais faire ça plus souvent ! ;-)

38 ans, c'est jeune ou vieux ?

Quand j’étais gamin, je trouvais qu’avoir 20 ans, c’était le summum de la maturité ! On était enfin vraiment adulte et cool. Quand j’ai eu 20 ans, j’étais un jeune con plein d’assurance (merci de ne pas poster que je n’ai pas changé ! :-) ) mais je ne faisais pas grand chose de mes 10 doigts. Par contre, je trouvais qu’avoir un jour 30 ans, ce serait vraiment passer le cap et basculer du coté obscur de la Force et de la vitalité.

Pourtant, à 30 ans, j’étais en pleine forme… Une énergie incroyable que je mettais dans la construction d’une famille, le business et, et, et… pas grand chose d’autre finalement. :-)

J’avais d’ailleurs décidé que je prendrais ma retraite, sans doute vers 35 ans, post IPO et avant d’être un vieux de 40 ans. Ainsi, je serai l’un des plus jeunes parmi les vieux quadras, quincas et autres sexas++ !

Mais arrivé à 35 ans, âge où on bascule dans les chiffres de l’INSEE sur la tranche supérieure, je me suis dis que la retraite n’était surement pas pour moi, qu’il y avait encore tellement de truc à inventer, de boite à monter, de projets à porter que je n’allais pas tous vous les laisser. Je crois d’ailleurs que je ne prendrais jamais ma retraite… Il y en a bien qui veulent mourir sur scène, non ?

On a toujours le bel âge, non ? :-)

Ce matin, j’ai 38 ans.

J’admire les générations montantes car elles ont une richesse et une créativité incroyable que je n’avais pas à leur âge et je respecte plus que jamais mes ainés pour toute la sagesse et l’expérience qu’ils m’apportent (enfin, peut-être pas tous, mais bon, la majorité :-) ), en espérant être à leur niveau plus tard. C’est peut-être ça, la maturité, en fait… une histoire d’équilibre.

A 38 ans, je suis sans doute toujours un jeune con pour tous ceux qui en ont plus de 39 et surement déjà un vieux con pour tous ceux qui en ont moins de 37.

Mais je suis heureux.

Ma famille s’est encore agrandie, on a un projet perso super enthousiasmant à vivre tous ensembles (dont je parlerai bientôt sur ce blog, d’ailleurs, histoire de vous en faire profiter), mes amis sont géniaux, les projets professionnels dans lesquels je suis impliqués sont vraiment passionnants et vont globalement bien (quelques emmerdements naturels, mais je suis payé pour ça, non ?!?), les gens avec qui je travaille, dans Stonfield, Stonfield Team Acting, Foolinvest ou Hellotipi sont extraordinaires (et je le pense vraiment, sinon, je n’aurais juste pas abordé le sujet), je me suis mis au golf et ça m’éclate vraiment, le Stade Toulousain sera sans doute Champion de France à nouveau… Bref, ça roule ! :-)

Mais je ne sais toujours pas, si, en définitive, je suis toujours jeune ou déjà vieux… A votre avis, on est vieux à partir de quel âge ? :-)

# 2- Travailler dur et garder l'équilibre

Lancer une start-up sans travailler dur, cela n’existe pas !

Vous devez donc être prêt à être connecté à votre business en quasi-permanence… et dans tous les sens du terme.

D’une part, au sens propre, cela signifie que vos emails et votre mobile vont devenir vos doudous. D’autre part, au sens figuré, cela signifie que vous allez passer quelques nuits à mal dormir, parfois penser à vos problèmes quand vous jouez avec les enfants ou quand votre conjoint vous parle d’autre chose… Vous n’y pouvez rien, si ce n’est d’au moins en être conscient.

Beaucoup d’entreprises ont des hauts, toutes ont des bas… et il sera de votre responsabilité de mettre ces bas sous contrôle. Ce n’est pas toujours facile et, pour ma part, je n’y suis pas toujours arrivé…

Votre norme, concernant ce qui est de travailler beaucoup, va rapidement glisser vers les 60 à 70 heures par semaine, au point que vous sentirez même une forme de culpabilité si vous quittez votre bureau à 17:00 (même si vous vous reconnectez le soir depuis chez vous).

En fait, c’est assez normal… mais il va falloir lutter contre.
Au lieu de travailler beaucoup, je crois qu’il est important de travailler bien. En d’autres termes, il arrive des moments où, quoi que vous fassiez, plus rien ne marche et vous n’avancez plus. Il est temps de lever la tête et d’aller faire autre chose. Un burn out n’est un cadeau pour personne, mais dans votre cas, c’est ce qui peut arriver de pire à votre entreprise.

Si travailler jusqu’à 60 heures par semaine est largement acceptable pour un entrepreneur, je crois qu’il ne faut aller au-delà qu’en période de rush, pas de façon systématique.

Créer une entreprise, c’est entamer une forme de marathon qui n’aurait pas de ligne d’arrivée. Si vous partez trop vite, vous allez vous retrouver rapidement asphyxié.

Autant que travailler dur, il va donc falloir garder l’équilibre…

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Vous pouvez, par exemple, préserver vos week-ends à chaque fois que c’est possible.

Je crois qu’il est important, également, de continuer à se passionner pour un truc qui n’a rien à voir, comme un sport, par exemple. C’est l’une des raisons pour lesquelles je viens de me mettre au golf.

Enfin, si vous êtes en couple (et encore plus avec enfant), il va falloir faire un effort supplémentaire et leur donner beaucoup à chaque occasion… C’est la moindre des choses si vous tenez compte de la vie que vous leur faites mener et vous ne pouvez pas être sur tous les fronts : le professionnel est déjà assez violent comme cela pour qu’en plus, vous dussiez vous battre encore une fois dans la sphère privée.

Pour trouver cet équilibre, je vous renvois à une note que j’avais écrite il y a quelques temps, qui parlait de ce fameux équilibre et de ma façon de l’appréhender… Cela pourra vous donner des idées ?!?

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Améliorer son swing de golf

En fait, je suis en train de me jeter des fleurs avec un tel titre, car il s’agirait plutôt de l’apprendre que de l’améliorer !

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Je me suis remis au golf après plusieurs années d’interruption et sans avoir été jamais joué vraiment. En fait, je me suis quasiment mis au golf. Pour cela, la meilleure méthode reste de prendre des cours. C’est ce que je fais avec Jérôme, prof plutôt détendu et sympa.

La première chose qu’il a fait après m’avoir regardé taper deux ou trois balles, a été de… tout reprendre à 0. Il a changé mon grip (la façon de positionner les mains sur le club), ma position du dos, le début de mon mouvement (c’est à dire le tout premier mouvement pour armer)… tout en me précisant en riant que l’on allait s’en tenir là pour commencer car sinon, il y aurait trop de choses à corriger. Ambiance…

On a essayé à vide, puis avec des balles. Je n’en ai plus fait partir une seule de tout le cours. Par contre, l’un des jardiniers qui passait par là ne semble pas m’aimer si j’en crois le regards dépité qu’il m’a lancé :-)

Deux autres cours plus tard, les balles partent un peu partout. On a fait un séance vidéo pour qu’il me montre mes défauts et m’explique comment les corriger. J’avais l’impression de m’améliorer mais toujours sans trouver MON swing.

Il m’a également montré quelques exercices à faire dans le jardin, à la maison, sans balle, pour que le corps apprenne et rende naturel le mouvement du swing.

Hier, plein d’enthousiasme après un déjeuner vraiment sympa et un petit rosé vraiment frais, je suis allé taper quelques balles au practice, histoire de continuer le dur apprentissage.

Et cela s’est produit ! J’ai enfin trouvé mon swing !

Bon, pas la peine de s’enflammer, ce n’est arrivé que sur deux balles en 3 seaux… mais ces deux balles ont été extraordinaires…

Il y avait tout : Le fait de sentir son mouvement fluide et maîtrisé, la souplesse, le transfert de masse vers ma jambe gauche, la traversée de la balle, presque aucun signe à l’impact, la distance (un truc énorme pour moi avec un fer 7 !), la trajectoire…. Et plus que tout ça, le fait de se dire que c’est possible et que c’est assez génial quand cela arrive.

Bon, les dizaines d’autres balles sont parties dans tous les sens, mais peu importe, par deux fois, j’avais tout et je me sentais bien.

Maintenant, on va travailler à améliorer tout cela, pour se rapprocher (je n’ai pas dit arriver, j’ai dit rapprocher ! ;-) ) de celui-ci :

Le bonheur est fait de toutes petites victoires ! ;-)

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Apprendre à jouer au Golf

La première fois que j’ai touché un club, c’était il y a 12 ans, en Touraine. J’allais de temps en temps jouer avec Nick, un colosse Néo-Zélandais (deuxième ligne de valeur passé notamment par Christchurch avant de terminer sa carrière à l’US Tours et à Vendôme :-) ), au Golf d’Ardrée.

Nous avions juste pris un ou deux cours, histoire de ne pas labourer le practice, avant de nous élancer sur le parcours (et conduire la « jeep » avec enthousiasme !).

Depuis, j’ai tapé quelques balles par intermittence, une ou deux fois tous les 3 ans. Impossible de progresser comme cela… En fait, je suis un débutant depuis 12 ans :-)

La semaine dernière, j’ai décidé de m’y mettre pour de bon cette fois.

C’est un sport (si, si, c’est un sport !) qui équilibre très bien les personnes qui ont une vie active très… active. Si vous faites du vélo, c’est très bien, mais vous pouvez pédaler comme un malade et continuer à penser au business. Au golf, c’est impossible. Vous devez être tellement concentré sur chaque balle que vous ne pensez à rien d’autre. Le monde de l’entreprise reste donc en dehors du parcours, même s’il vous attend souvent au Club House ;-)

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J’ai repris un premier cours hier, au Golf d’Estolosa, près de Toulouse (et surtout de chez moi :-) ).

Nous avons posé les bases de mon swing, en commençant par désapprendre le mauvais geste que mon corps s’évertue à vouloir exécuter depuis toutes ces années. Les premières balles, avant les conseils du prof, sont parties – pas très loin – sans problème, mais dès qu’il a commencé à corriger mon geste, j’ai labouré mes 3 mètres carrés de gazon avec une précision chirurgicale, manquant presque tous les coups. Je manquais de souplesse, de force, d’amplitude, de concentration, de confiance… d’à peu près tout ce qui peut faire un bon swing.

Et tout doucement, j’ai enfin traversé quelques balles. Quel pied ! C’est pour cette sensation, je crois, que le golf est un sport si génial.

Maintenant, il ne reste plus qu’à s’accrocher pour passer la barre, c’est à dire le moment où ta technique de base est suffisante pour commencer à t’amuser un peu sur un parcours et te faire plaisir. Cela signifie taper des balles au moins 3 fois par semaine pendant deux ou trois mois… A défaut d’avoir le temps (ce qui devrait souvent m’arriver :-) ), tu prends un Fer 7, tu vas dans ton jardin et tu fais 10 minutes de swing sans balle, histoire que ton corps garde le geste.

S’il y a des golfeurs avertis qui passent par ici, tous les conseils au vieux débutant que je suis sont les bienvenus ! N’hésitez surtout pas… :-)

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