Ne le cherchez pas dans les livres de médecine, il n’existe pas. En fait, je viens de l’inventer (Oui, je sais, c’est la classe ) ou du moins, je viens de donner un nom à ce que je ressentais, bafouant par la même occasion le travail de tout un tas de scientifiques et de psychiatres qui devaient déjà l’avoir largement identifié, exploré, disséqué… et donc, nommé !
Le Syndrome du Crabe Bleu, c’est une sorte de mélange de sentiments comme être bien quelque part et vouloir être ailleurs sans partir de là où on est, être heureux de ce que l’on fait et rester focus tout en se disant qu’il y aurait pourtant tellement d’autres chantiers utiles à mener…
Il n’est que 11:00 du matin, je n’ai pas bu ni pris de substance pour faire du vélo plus vite.
Depuis notre retour et mon recentrage sur des projets plus personnels, tout va pour le mieux. Bien-sûr, certains projets se développent très bien et le business est difficile sur certains autres mais les bonnes idées comme les emmerdements que je traite sont les miens, me sont directement imputables et c’est mon job de mettre tout ça sous contrôle. Par ailleurs, je suis en train de mettre les dernières touches à quelques autres projets pour Kipost, qui verront le jour début 2010 ce qui me donne le sentiment d’avancer plutôt pas mal. A coté de cela, la vie est plutôt douce dans le Sud de la France, proche de sa famille, de ses proches et d’un art de vivre d’une qualité que je trouve exceptionnelle.
Pourtant, de temps en temps, la Floride me manque aussi… pas en mode vacances, en mode vie courante. J’y ai toujours un « pied à terre » avec Labotec, qui est basé à Miami, beaucoup d’amis « laissés » sur place… et même un superbe bureau qui m’attend, avec de grandes baies vitrées et une vue magnifique sur Miami, ce que Florian ne manque jamais de me rappeler à chacun de nos calls La vie aux Etats-Unis est différente, moins sociale mais plus facile.
Bref, le lieu de vie idéal n’existe pas et, comme ce crabe bleu, typique de Floride, j’ai le sentiment d’avancer sereinement, bien armé et plutôt déterminé… mais en marchant de travers par rapport à une norme établie, cette façon de marcher droit qui ne semble décidément pas me convenir.
Jay est un Toulousain très sympa qui travaille chez Labotec. Si vous avez proposé une idée d’application iPhone en français, il est fort probable que ce soit lui qui vous ai apporté la bonne nouvelle… ou la mauvaise
Sur une note très sympa qu’il vient de publier, il a filmé tout le parcours qu’il fait pour aller chez Labotec le matin, ce qui est une très belle façon de découvrir un petit bout de Floride, Miami, par le coté de la vraie vie. Pour y avoir vécu, j’ai retrouvé dans la vidéo plein d’endroits que je connais bien et surtout, l’arrivée dans les bureaux de Labotec, à One Aventura.
Vous vous demandez où nous sommes réellement installés ou à quoi cela ressemble pour de vrai ? Regardez le film
PS : Jay, les effets spéciaux sont à couper le souffle ! On se croirait dans un film des années 80
Je sais, vous en avez assez que je vous parle de rugby et préférez vous délecter de l’insoutenable suspens et de la magie d’un France – Iles Feroes (je viens de trouver où c’était sur une carte) mais tant pis, l’actualité du jour, c’est bien le retour du Top 14 !
Les superlatifs fleurissent dans les médias, nous mettant d’ores et déjà titulaires de la plus relevée des compétitions de rugby au monde, avant même le Super 14… Mazette ?!?
Il faut dire qu’il a tout pour plaire, notre championnat, avec sa pluie d’étoiles digne d’une voie lactée. Une partie des meilleurs joueurs du monde qui se sont donnés rendez-vous sur nos prés, des stars en devenir, des stars sur le retour, des stars qui s’ignorent et quelques joueurs normaux qui devraient s’approcher du niveau des stars à force de les tutoyer.
Alors autant vous dire qu’après une saison de sevrage liée à mon expatriation en Floride, je ne vais pas bouder mon plaisir. Mon coeur ira au Stade Toulousain, bien évidemment… mais au-delà des 4 titulaires habituels des premières places (USAP, Paris et Clermont en plus), cette saison voit arriver des challengers de toute beauté qui cachent aussi modestement que maladroitement leurs ambitions. Je pense bien-sûr à Toulon et au Racing, mais aussi à Brive ou aux Basques de Biarritz comme de Bayonne…
Allez, ça commence ce week-end et, je ne sais pas pour vous, mais moi, JE SUIS PRET !
Mon iPhone est en train de devenir mon Doudou. Il sert à tout ou presque… Il y a quelques temps, j’ai été invité par Pierlis à tester OhMyGolf!, une application dédiée aux golfeurs, comme son nom l’indique.
En fait, l’histoire commence assez mal. J’installe l’application qui est, à cette époque, la toute première release publique. Je ne l’avais pas payé (elle m’était offerte à des fins de test) mais elle était affichée à 15,99 euros, ce qui est relativement cher pour une application iPhone (la moyenne est à 2,60 euros). C’est idiot mais un prix élevé te donne des attentes élevées donc la déception est facile. En plus, elle était accompagnée d’un email que je trouvais vraiment très sûr de lui, du genre, on va révolutionner ce marché en 10 minutes (je grossi le trait, c’est pour que vous compreniez mieux ).
Je l’ai donc installée et testée un beau dimanche matin, alors que j’étais aux US, sur un parcours près de chez moi. Honnêtement, c’était catastrophique
Impossible de sauvegarder une partie en cours de route, la synchronisation qui marchait plus ou moins, j’avais perdu le score au trou N°4 (ce qui énerve un peu )… Bref, une énorme déception.
Je n’ai pas publié de note à l’époque pour 3 raisons : Je n’aime pas descendre des gens qui ont bossé dur sur un projet (on peut tous se planter un jour), c’était une V1 donc forcément pas très aboutie (ce qui mérite un peu d’indulgence, l’art est difficile) et l’équipe faisait preuve d’une vraie écoute lors de nos échanges.
2 mois après, de retour en France, j’ai décidé de tester à nouveau l’application, motivé par une mise à jour que j’avais vu passer et pour voir si le projet était toujours vivant. Un dimanche matin à nouveau, je me suis rendu dans un golf près de Toulouse et là, ce fut une vraie révélation. Non seulement ils avaient corrigé tous les bugs que j’avais pu relever (et quelques autres) mais l’application s’est révélée super efficace et pratique à utiliser sur un parcours.
Je ne vais pas vous faire la liste des features car ce serait un peu long et il y a d’excellents sites spécialisés pour cela, mais plutôt vous donner une impression d’ensemble. Les score-cards sont simples à utiliser, y compris en tirant un chariot et en cherchant sa balle qui devrait pourtant être sur le fairway , on y trouve vraiment pas mal de parcours (tous ceux des alentours de Toulouse y sont) et le GPS est très efficace pour vous aider à vous repérer comme pour choisir vos clubs. L’application se synchronise en ligne (mais sans vider la batterie, c’est assez bien fait)… Surtout, il peut passer en veille, revenir dans la partie sans rien perdre. Vous trouvez vos partenaires dans votre carnet d’adresse, ce qui vous permet également de tracer les parties.
Du coup, j’en retiens quelques éléments simples :
- Le prix qui semble élevé est largement justifié, ne serait-ce que par la fonction GPS qui fonctionne très bien,
- Le logiciel est ergonomique et simple,
- L’éditeur a de grande ambitions pour cette application (ce que j’avais pris à tort pour une forme d’arrogance au début) et leur excellente capacité d’écoute comme leur réactivité me laissent penser qu’ils peuvent, en s’accrochant, vraiment en faire la référence du marché,
- Le rajout de quelques fonctionnalités sociales et le fait d’être adossé à un server ouvre des possibilités extraordinnaires.
Voilà, si vous êtes golfeurs et avez un iPhone, je pense que ce sont 15 euros bien investis. En plus, cela permettra de faire passer pour des ringards tous ceux qui mettent des fortunes dans des télémètres et autres GPS dédiés
Disclosure : Ce post n’est pas sponsorisé (je n’en fais pas), mais il est vrai que je n’ai pas payé l’application. Cela ne change pas grand chose, mais ça va mieux en le disant
Ces 18 derniers mois, la rumeur voulait que n’importe quel étudiant-chercheur spécialiste du Peyotl puisse acheter « Le Développement iPhone pour les Nuls » pour 30$, sortir une application en 3 nuits et devenir millionnaire en 2 mois.
Bon, il semblerait que cette idée soit en train de doucement disparaître, d’autant plus que Techcrunch et Mashable, en s’appuyant sur la même étude d’Admob viennent définitivement de doucher l’enthousiasme ambiant, en reprenant quelques chiffres significatifs sur les ventes générées par application.
En gros, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un peu moins de 20% des applications iPhone qui passent la barre des 10 000 users et seulement 0,5% qui passent le million de users. L’AppStore est donc rempli à 80% (soit plus de 40 000) d’applications qui n’ont pas rencontré et ne rencontreront pas de succès. A l’étude de ces chiffres, on peut considérer qu’elles sont une perte de temps (et d’argent !) pour leurs développeurs.
A mon sens, il y a plusieurs raisons à cela. Le fait qu’un marché soit booming (et dans le cas présent, qu’il connaisse une croissance sans précédent dans l’Histoire) ne signifie pas qu’on peut y faire n’importe quoi. Le simple fait d’avoir une bonne idée ou d’être le premier à sortir une application ne suffit pas.
Comme pour n’importe qu’elle autre plate-forme, une application iPhone doit répondre à un vrai besoin, régler un vrai problème ou apporter une vraie valeur à son utilisateur. Dans la même idée, le développement et le design (tiens, il y a deux métiers différents, là ?!?) doivent être soignés, exempt de bugs, ergonomiques, etc… Ce n’est pas qu’une question de bidouillage talentueux. Enfin, une fois que l’application est créée, il va falloir le faire savoir (tout en priant que Mickaël Jackson n’ait pas la mauvaise idée de décéder le jour où vous entrez dans l’AppStore ). Envoyer simplement l’application à ses deux copains du Laboratoire de recherche sur le Peyolt (dont un a quand même un Skyblog dédié à Eminem !) ne sera sans doute pas suffisant. C’est de marketing dont notre chercheur-aspirant-codeur aura besoin, si possible sur plusieurs zones de la planète et dans plusieurs langues majeures.
Vous me voyez venir
C’est ce qui m’a amené à entrer au capital de Labotec… et cette récente étude ne fait que venir conforter ce que nous pressentions déjà il y a quelques mois. Le fait que ce marché connaisse une telle – et incroyable – croissance ne signifie en fait qu’une seule chose : Il va s’ultra-professionnaliser plus rapidement qu’aucun autre dans l’Histoire.
L’AppStore est-il saturé ? Non, je ne le crois vraiment pas, mais alors loin de là… Cela reviendrait à dire que tout ce qui était faisable en matière d’application a déjà été fait. Bullshit ! Le jour où l’iPhone ne pourra plus évoluer et qu’il n’y aura plus aucun problème à régler dans le monde, le marché sera saturé. Comme vous le comprenez, on a encore quelques années devant nous, à n’importe quel taux de croissance.
Ayant parcouru quelques unes des centaines d’idées que nous avons déjà reçu (vous pouvez soumettre la votre ici, si vous en tenez une bonne ), j’ai été bluffé par la créativité de certains, mais surtout, j’y ai vu une démonstration extraordinaire du concept de Labotec. Les gens qui se sont tournés vers nous sont de vraies personnes normales de la vie de tous les jours, pas des geeks de la Valley dopés à Twitter et Google Wave. Les idées sont de ce fait, des choses simples qui règlent des problèmes simples mais réels ou apportent beaucoup de valeur dans un champ non-technologique. C’est magique !
Nous sommes sur le point de retenir – si le Comité d’Investissement les valide – 3 ou 4 idées proposées qui me semblent vraiment pragmatiques et géniales. Et il en arrive de nouvelles tous les jours (merci et bonne chance à tous les Inspirers, au passage )… En parallèle, nous réfléchissons à des moyens pour accélérer encore le mouvement en trouvant et affectant davantage de ressources financières au lancement de Labotec et ainsi, mettre sur le marché plus d’idées d’applications plus vite.
Je parle bien-sûr du Top 14, notre championnat tellement élitiste de rugby qu’il en devient parfois trop fade. Mon expatriation m’a empêché de suivre de près la saison, donc je découvre parfois le niveau de certains joueurs que je croyais moins bons (ou meilleurs) ou certains schéma de jeu que je n’avais pas perçus… J’ai souvent le sentiment de regarder un championnat étranger et, en y repensant, c’est assez rafraichissant, un peu comme quand on découvre les premiers matchs de la saison, que les équipes ne se connaissent pas forcément bien, qu’elles ne sont pas en place, que la nouveauté est forcément de mise…
Ce soir, je vais soutenir tranquillement les Catalans de l’USAP parce que je crois qu’ils ont fait une très belle saison et qu’un Brennus ne serait pas volé, mais aussi parce que j’adore l’ambiance qui règne autour du rugby dans cette région, dans ce pays. On le dit de beaucoup de régions, mais c’est encore plus vrai en Catalogne : les supporters ont le sang chaud et un coeur en or, comme pour porter encore un peu plus loin leurs couleurs.
Il y a une autre raison : J’aime beaucoup l’ASM, qui a vraiment une très belle équipe. Toutefois, le fait que tout le monde espère leur victoire parce que « cela fait des années qu’ils perdent la finale et que ce ne serait que justice qu’ils gagnent enfin une fois » les met dans une posture de Caliméro qui m’exaspère. Je ne crois pas aux séries noires et les matchs se gagnent sur le terrain. D’ailleurs, je crois savoir que certains joueurs de Clermont en ont aussi assez qu’on leur parle de cette « malédiction » chaque saison, alors qu’eux, prennent les matchs suivant un plan de marche qui ne doit pas grand chose aux années passées.
Bref, le meilleur gagnera sans doute (même si ça n’a pas toujours été le cas) et je nous souhaite un beau match de rugby… que pour ma part, je regarderai par Internet, vers 15h un Samedi depuis la Floride, portant un beau T-Shirt avec le drapeau Français pour que mes amis Américains comprennent qu’il faut me laisser tranquille pendant 80 minutes
Aujourd’hui, c’est JOUR DE FINALE !
UPDATE : L’USAP est un magnifique Champion de France, devant Clermont qui n’aura pourtant pas vraiment démérité. Vivement cet été que j’aille faire un tour en Catalogne voir si le vin de Collioure est toujours aussi bon
Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer…
Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).
Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.
Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.
Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.
Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.
Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.
A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM
Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances
De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais
Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.
J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment
La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.
Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.
Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.
A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse
A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.
Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir…
Toute expérience est bonne à prendre… même les plus improbables
Je vous passe les détails, mais nous avons été victime d’un vol de bagages, à Miami Beach, alors que ceux-ci étaient plein à craquer en prévision de notre retour. Au final, tout ce qui a disparu est remplaçable et les assurances sont en train de traiter le dossier avec efficacité, au moins jusqu’à présent.
Seuls les cours de ma fille à l’Ecole Américaine étaient également dans ce qui a été volé et là, je dois dire que ce n’est pas assurable et que ça n’a pas de prix. J’en suis très malheureux car c’était un souvenir unique pour elle.
Nous avons donc eu l’occasion d’appeler 911 et de goûter aux joies de la Police locale. L’Officer qui est venu était très sympa, souriant et rassurant… mais il est arrivé 40 minutes plus tard (il ne nous trouvait pas ?!?) alors qu’il y en a d’habitude à tous les coins de rue.
Peu importe puisque personne n’a été blessé et que, encore une fois, à part pour les cours de ma fille, ce ne sont que des affaires que les assurances peuvent remplacer.
Merci à Florian d’avoir fait sur le vif, cette photo de moi en train d’expliquer ce qui s’était passé à la Police. Dans un autre genre, c’est aussi un souvenir
Pour l’anecdote, en repartant en voiture, nous avons croisé un gars quelques blocs plus loin, qui traînait un valise similaire à la notre. J’ai donné un grand coup de volant pour garer ma voiture sur le trottoir en mode « 2 Flics à Miami » et je suis parti à sa poursuite. Arrivé à sa hauteur, je lui ai sommé de me laisser voir la valise en lui demandant où il l’avait trouvé. En fait, il s’agissait d’un Latino qui ne parlait pas un mot d’Anglais et ne comprenait pas pourquoi je venais l’agresser (oui, parce que j’ai été poli… mais, disons, très ferme ).
En regardant de près la valise, je me suis rendu compte qu’elle ressemblait beaucoup à la notre… mais que ce n’était pas la notre.
Je me suis donc retrouvé comme une poule qui a trouvé un couteau, le gars ne comprenant pas pourquoi IL venait de se faire agresser (verbalement, heureusement) par un gars en furie et moi, incapable de lui expliquer ni même de m’excuser en Espagnol.
Il est partit en grommelant et je me suis retrouvé comme un c** sur le trottoir, ma voiture en travers un peu plus loin et un embouteillage naissant à cause de l’arrière prenant la moitié d’une des voies.
J’ai toujours été réputé pour être un peu sanguin, et je me suis pourtant beaucoup calmé, notamment dans les affaires. Ces derniers temps, cela m’a d’ailleurs joué des tours que je regrette maintenant, même si le mal est fait. J’ai fait beaucoup d’efforts sur le sujet et, sans aller jusqu’à dire que je suis devenu très différent, disons que je suis bien plus calme et pragmatique qu’avant.
Ce n’est pas la perte de nos affaires qui me mettait sous pression, car je me savais bien assuré… mais force est de constater que le stress peut faire faire bien des bêtises. Que ce serait-il passé si le monsieur en question avait été aussi sanguin que moi ? Que ce serait-il passé s’il avait été armé (ce qui n’est pas vraiment rare à Miami) ?
Bref, le fait de posséder, et de se sentir dépossédé, même lorsque cela compte peu, est une bien mauvaise maîtresse qui peut nous amener parfois sur des terrains dangereux.
A l’attention de ce monsieur qui ne viendra sans doute jamais lire cette note : « Disculpe señor usted ha atacado, es un error. Le pido que disculpe. »
Voilà, c’était ma note de philosophie à 2 cts… qui m’amène à une expression américaine que j’aime bien, en toutes circonstances : Take it easy !
Cela faisait un petit moment que je vous parlais de l’iPhone, tout en brûlant d’envie de vous en dire un peu plus sur un bien joli projet : Labotec.
Il y a deux jours, nous avons mis le site en ligne et rendu publique l’idée de base qui se trouve derrière Labotec : Permettre à des personnes ayant des idées d’application pour iPhone, de les développer et de les mettre sur le marché, sans rien investir si ce n’est leur créativité et un peu de leur temps.
En quelques mots, si vous avez une idée d’application iPhone qui pourrait essayer de changer le monde (pour le rendre meilleur, dans l’autre sens, il y a trop de concurrence !), vous pouvez la soumettre et la défendre sur le site de Labotec .
Un Comité d’Investissement va ensuite l’étudier et voir dans quelle mesure elle lui semble viable. Si l’avis est négatif, vous recevrez malheureusement un email gentil mais porteur de la mauvaise nouvelle. Si l’avis est positif, Labotec va requalifier votre idée avec vous, pour essayer de l’enrichir et d’en faire le tour, puis développer l’application sur la base de l’idée puis la mettre sur le marché, c’est à dire dans l’AppStore. Dans certains cas, l’application pourra également être portée sur d’autres plates-formes comme Android ou Blackberry, par exemple.
Lorsque l’application générera des revenus, Labotec conservera les 25 000 premiers $ pour re-financer le développement et la mise sur le marché… puis chaque dollar supplémentaire sera partagé, 50% pour l’Inspirer et 50% pour Labotec, aussi longtemps que celle-ci générera des revenus.
Nous pensons vraiment qu’il y a des pépites qui ne voient pas le jour faute de moyens, ou simplement parce que le porteur de l’idée (que nous appelons l’Inspirer) ne sait pas par quel bout aborder le sujet. Dans ce cas précis, il n’a rien d’autre à faire que de nous convaincre que son idée est bonne et Labotec prendra les risques inhérents à ce genre d’opération.
Bien-sûr, il est probable que ce type de modèle ne s’adresse pas à tout le monde, certains ayant les compétences pour développer l’application eux-même ou préférant prendre un développeur et s’occuper directement du juridique et du marketing. Toutefois, je crois vraiment que Labotec peut être utile et profitable pour d’autres. Les dizaines d’idées – dont certaines vraiment excellentes – que nous avons déjà reçu en moins de 24 heures me laissent penser que nous avons raison
Il faut 3 choses pour réussir une application iPhone :
- Une bonne idée : Les Inspirers ont commencé à nous en apporter d’extraordinaires !
- Une bonne équipe de développeurs iPhone : Nous en avons qui sont – déjà – expérimentés (c’est à dire de la première heure avec des applications entrées dans l’AppStore) et que je trouve très bons.
- Un peu de marketing pour faire connaître les Applications : Il n’est pas facile de vendre un mauvais produit (ou du moins un produit que l’on trouve mauvais) mais je crois que si elles apportent de la valeur, nous saurons le faire savoir. C’est principalement à la sélection de l’idée (et de l’Inspirer à idée géniale équivalente) que cela va se jouer.
Me concernant plus personnellement, je ne suis qu’un des investisseurs de Labotec, que j’ai co-fondé avec Florian Seroussi, entrepreneur sympa et successful basé à Miami. Je ne suis pas directement impliqué dans les opérations, ayant déjà pas mal à faire avec Stonfield et d’autres « bricoles ».
Toutefois, comme à mon habitude, je ferai de mon mieux pour défendre ce projet que je trouve très sympa, très positif et qui me passionne, chaque fois que j’en aurais l’occasion.
Cela signifie que vous devriez encore entendre parler de Labotec sur ce blog
J’ai publié il y a quelques jours une note qui racontait le périple d’une machine que j’ai commandé en ligne sur l’Apple Store, étant étonné qu’ils arrivent à la livrer aussi vite alors qu’elle partait depuis Shenzen (Chine)… et m’interrogeant du coup sur la facture écologique d’un tel achat.
En fait, j’étais très naïf
Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de son parcours, depuis Dimanche… C’est vraiment la Grande Vadrouille ! Départ de Chine pour l’Alaska puis le Tennessee pour enfin arriver en Floride, à Fort Lauderdale et m’être livré aujourd’hui par camion(nette). Cette machine aura plus voyagé en 3 jours que la majorité des français en 1 an
Mon point de vue, évoqué dans la note précédente, reste plus que jamais valable !
J’ai passé la journée d’hier au Kennedy Space Center, à coté de Cap Canaveral. Je pense que je ferai plus tard une note sur ce que j’y ai vu, appris et compris.
En attendant, je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous cette pensée qui m’a traversé l’esprit toute la journée. La très grande majorité d’entre nous passons nos vies à nous battre pour des choses qui n’ont finalement que peu d’importance, pendant que d’autres changent l’Histoire et le monde. Je me demande à quel moment et comment se fait la sélection de ceux d’entre nous qui sont de la deuxième catégorie…
L’histoire d’Apollo 13 est extraordinaire, tout comme l’est celle du programme spatial américain visant à envoyer l’Homme sur la lune. J’aime penser que tout cela a commencé par un discours incroyablement inspirant de Kennedy, décidant qu’un américain marcherait sur la lune avant 10 ans et reviendrait. Il a ajouté que les Etats-Unis devaient faire cela, non pas parce que c’était facile, mais justement parce que c’était difficile.
« First, I believe that this nation should commit itself to achieving the goal, before this decade is out, of landing a man on the moon and returning him safely to the earth.«
Cela m’a amené à deux questions à des niveaux très différents :
- Ce que je fais est-il à ce point insignifiant pour que ce type de pensée me vienne aussi facilement à l’esprit ?
Bien-sûr, nous ne pouvons pas tous marcher sur la Lune et je crois aux héros du quotidien, ceux qui changent l’Histoire d’au moins une personne, le plus souvent dans l’indifférence générale… Mais je n’ai pas marché sur la lune et je ne suis pas un héros du quotidien. Si je détermine que ce que je fais est devenu tellement inutile et insignifiant, je crois qu’il faudra que je me pose la question d’en changer.
- On ne réussi de grandes choses qu’avec de grandes ambitions. Ma citation préférée est et reste : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».
Est-ce une grande ambition que de vouloir réduire les émissions de CO2 de 15 ou 20% d’ici à 20 ou 30 ans, comme le proposent la très grande majorité des gouvernements qui, au moins, proposent quelque chose ?
Je crois que c’est une ambition ridicule à l’échelle de ce que nous pourrions accomplir.
Le travail acharné et la conviction de quelques milliers d’Hommes ont, en moins de 10 ans, envoyé et ramené le premier homme sur la lune… et 11 autres ont suivi dans la foulée.
Je ne parle pas de sauver la planète, car elle nous survivra. Sommes-nous devenu si désespéré qu’une cause aussi importante que de sauver l’Humanité n’arrive même plus à nous mobiliser ?
Kennedy a surtout donné l’inspiration aux Hommes qui ont été de cette formidable aventure… et c’est déjà énorme. Qui ou qu’est-ce qui va nous inspirer pour l’enjeu majeur qui s’offre à nous maintenant ?
Rien à faire, nous, les Français, sommes incorrigibles !
Mes beaux-parents sont arrivés hier de Toulouse, car nous fêtons dimanche l’anniversaire de ma femme (je ne sais pas si j’ai le droit de dire son âge sans qu’elle me fasse la tête ). C’est d’ailleurs pour cela que nous prenons quelques jours off…
Dans leurs bagages, ils avaient tout un tas de trucs surtout pour les enfants… mais aussi quelques magrets de canards, quelques fromages qui puent – vraiment – et surtout, de quoi accompagner le tout pour le D Day à savoir un excellent Champagne Ruinart Blanc de Blanc pour l’apéritif, un Sauterne 2000 du Château Massereau pour accompagner le Foie Gras (Ah oui, il y avait ça aussi, dans la valise ), un Château La Rose-Pourret de 1994 (l’un de mes Saint-Emilions préféré) pour le reste du repas et une bouteille de Delord Bas-Armagnac de 15 ans d’âge pour terminer en regardant le soleil se coucher…
Le repas aura du mal à être à la hauteur des flacons, tout simplement parce que la barre est vraiment très haute, mais je dois avouer que pouvoir profiter de tels vins dans un cadre aussi décalé que celui dans lequel nous vivons (c’est à dire au pays de la bière et du Mojito) pour un anniversaire en famille, c’est quand même un privilège très rare auquel j’ai encore du mal à croire vraiment.
Petit message à Jean-Charles et sa tribu ainsi qu’à mes parents : Il ne manque plus que vous pour que la photo soit parfaite !
J’anticipe un peu car je ne pars finalement que Dimanche, mais comme il me reste pas mal de trucs à boucler d’ici là, je me dis qu’il vaut mieux écrire cette note maintenant
On a de la famille qui arrive en Floride cet après-midi pour deux semaines et on va en profiter pour faire un break. Les mois à venir vont être très vivants pour moi, pour des raisons dont je vous parlerai une autre fois, incluant entre autres le lancement de Labotec, mais pas seulement…
Je vais sans doute avoir besoin de toute mon énergie. Ce n’est pas un problème en soit car j’en ai à revendre depuis que j’ai règlé certains problèmes qui me « prenaient la tête », dans tous les sens du terme.
Je pars Dimanche, pas très loin, à deux pas de là où nous sommes, mais dans un endroit calme, vraiment très joli et sans Wifi. De toute façon, je ne prend pas mon Mac (enfin, normalement…) donc si vous voulez me joindre, c’est très simple : vous ne pourrez pas en fait
Retour à la réalité (ou l’inverse) mercredi soir.
Prenez soin de vous en mon absence
PS : Tant qu’on est dans l’agenda, c’est Jeudi prochain que ça va se passer. Ce n’est pas pour cela que je rentre, j’ai d’autres trucs sur le feu aussi et je ne suis qu’un actionnaire, mais je serai content d’être là pour le lancement… On ne fait pas ça tous les jours