Journée de ma femme

Si aujourd’hui, c’est la journée de la Femme, je pense, de mon coté, me limiter à considérer que c’est la journée de ma femme.

Je ne vais sans doute pas faire la vaisselle (c’est sur le gros bouton rouge, en haut à droite de la machine qu’il faut appuyer), ni prendre l’aspirateur (du moins, pas plus que d’habitude)… et je ne crois pas qu’elle en profite non plus pour brûler son soutien-gorges (et cela n’a rien à voir avec une quelconque volonté de ne pas contribuer au réchauffement de la planète) ou pour me planter à la maison avec les enfants sur les bras pour aller manifester contre tout ce qui contient une once de testostérone.

Même en 2010 et en France, il y a sans doute des millions d’exemples où une femme ne peut pas s’exprimer pleinement et encore moins être l’égale de l’homme (pour peu que cette notion puisse exister, chacun ayant des qualités et des défauts qui lui sont propres)… donc ce sont autant de situations à améliorer ou d’occasions de changer les choses, mais je ne crois pas que cela passe par une notion de lutte.

Le Féminisme m’a toujours semblé « décalé » car la simple idée d’un combat sur la base d’une différence de sexe n’entre pas dans ma conception des choses, pas plus que sur la base d’une différence de couleur, de religion ou d’opinion politique. Je respecte ma femme, j’essaye de l’écouter, elle est libre de faire ce qu’elle veut (y compris de me les briser très fins de temps en temps), elle participe à toutes les décisions (sans doute plus que moi d’ailleurs) et je continue de porter les valises quand on arrive dans un hotel ou de lui ouvrir la porte à chaque occasion (je sais, c’est tellement XXème siècle…). Cet équilibre a l’air de nous convenir depuis près de 15 ans…

Quitte à me contredire dans la même phrase avec des préjugés idiots, je dois dire que je ne sais pas vraiment ce qu’est le Féminisme, mais je sens bien que je n’y suis pas compatible, comme ça, de façon intuitive… pas plus que je suis compatible avec tous les mouvements qui font un déni sur la base des préjugés véhiculés par ce que tu es, sans même essayer de te connaitre. Par contre, je sais ce que sont le respect ou la tolérance et je m’accroche très fort pour essayer de comprendre ce qu’est l’amour et la compassion. Ce n’est pas toujours simple, mais personne n’a dit que la vie de couple était simple…

A défaut de me séduire sur son principe, cette Journée de la Femme m’aura au moins donné une nouvelle occasion de mesurer la chance que j’ai d’être avec une femme comme Stéphanie, avec toutes ses faiblesses et ses forces. Ce n’était donc pas peine perdue… ;-)