Je ne sais pas comment on peut mesurer le degré de liberté dont on dispose, mais je veux bien me lancer en disant que c’est au nombre de choix qui s’offrent à nous. Sans possibilité de choix, pas de liberté car il n’y a rien à décider.
Je viens de traverser une période plutôt turbulente et déroutante. Il parait que ce pourrait être une sorte de crise de la quarantaine (un peu avant l’heure, merci de le remarquer ). Je crois pour ma part que c’est plutôt la somme de tout un tas de petites choses qui m’ont amené à perdre un peu en lucidité, en sens des vrais valeurs et surtout, m’ont fait dévier de mon cap initial.
J’ai été très fatigué ces dernières semaines derniers mois. Pas mal de personnes, qui croient me connaître parce qu’elles lisent ce blog et/ou me suivent sur Twitter, pensent que ma vie est plutôt cool, parfois géniale, toujours sympa. C’est d’autant plus vrai depuis que je suis aux US, que la très grande majorité considère comme un break de quelques mois sabbatiques au soleil pendant lesquels ma vie se partagerait entre Golf, Cocktails et Plage. Bien-sûr, ils se trompent.
La réalité est que je crois avoir rarement autant travaillé que ces dix-huit derniers mois, et surtout depuis que je suis arrivé en Floride. Je suis impliqué dans beaucoup de projets, dont Stonfield InWorld où je passe le plus clair de mon temps et une « start-up » demande de l’énergie… beaucoup d’énergie.
Je devais également compenser mon éloignement de la France, depuis décembre 2008, et essayer de pénaliser le moins possible (même si ça n’a pas toujours été le cas) les personnes avec lesquelles je travaille. Mes journées commençaient donc très tôt, bien avant le soleil pour se terminer souvent très tard. Dès les premières semaines, j’ai du quasiment arrêter le golf – pour ne pas dire le sport – et laisser ma famille profiter de ce petit coin de paradis sans moi, loin de l’esprit de partage d’expérience qui avait motivé notre venue ici. Shame on me, comme disent nos hôtes.
Cette fatigue m’a également amené à bâcler mon travail, en survolant beaucoup des tâches auxquelles j’aurais sans doute prêté plus d’attention en temps normal, à prendre des décisions parfois trop rapides, à être superficiel voir injuste avec certaines personnes, à ne plus écouter mon intuition (ce qui est sans doute la pire chose que je puisse faire) tout en continuant à accepter des sollicitations en tout genre (l’enthousiasme et l’envie d’aider m’empêchent souvent de dire Non alors que je devrais garder mon énergie en priorité pour mes propres missions).
Dernier effet de tout cela : j’ai arrêté de m’amuser dans mon mes jobs et ça, chez moi, c’est souvent le début de la fin.
Je ne sais pas si j’étais bon avant, mais là, j’étais clairement en train de devenir mauvais.
J’ai donc repris un certain nombre de résolutions, pas comme celles que l’on prend en début d’année et qui durent jusqu’à la fin du début de l’année en question, mais des vrais choix de vie. Ils sont tellement vrais que je ne vais pas partager ici. Ma façon de vivre ne regarde finalement que moi et les quelques personnes concernées seront directement informées.
Avec le recul, je n’ai fait qu’un truc très simple : je me suis souvenu des choix que j’avais fait il y a très longtemps, ma ligne de vie et mes valeurs… et j’ai décidé de les retrouver.
Je ne vais pas m’étaler plus, mais je peux au moins partager une sorte de tendance : Je vais arrêter de courir après le truc génial que je vais faire/avoir demain pour profiter de tous les trucs géniaux que je fais/ai aujourd’hui.
C’est vrai que cela parait un peu con dit comme ça, mais ça parle de famille, de travail, de plaisir, d’équilibre, de passion retrouvée, de partage, de concentration, de temps libre, d’échange, de belles réussites… et surtout, de liberté. La liberté, c’est ce truc qui m’a décidé, un jour, à me lancer et ne compter que sur moi, à être le moins possible tributaire des autres. Je viens de retrouver, ces derniers jours, cette liberté.
Je n’étais pas vraiment sûr jusque là mais maintenant, je sais : c’est par là que je vais…
Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).
Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi
J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield‘s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.
PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire
Quand j’étais gamin, je trouvais qu’avoir 20 ans, c’était le summum de la maturité ! On était enfin vraiment adulte et cool. Quand j’ai eu 20 ans, j’étais un jeune con plein d’assurance (merci de ne pas poster que je n’ai pas changé ! ) mais je ne faisais pas grand chose de mes 10 doigts. Par contre, je trouvais qu’avoir un jour 30 ans, ce serait vraiment passer le cap et basculer du coté obscur de la Force et de la vitalité.
Pourtant, à 30 ans, j’étais en pleine forme… Une énergie incroyable que je mettais dans la construction d’une famille, le business et, et, et… pas grand chose d’autre finalement.
J’avais d’ailleurs décidé que je prendrais ma retraite, sans doute vers 35 ans, post IPO et avant d’être un vieux de 40 ans. Ainsi, je serai l’un des plus jeunes parmi les vieux quadras, quincas et autres sexas++ !
Mais arrivé à 35 ans, âge où on bascule dans les chiffres de l’INSEE sur la tranche supérieure, je me suis dis que la retraite n’était surement pas pour moi, qu’il y avait encore tellement de truc à inventer, de boite à monter, de projets à porter que je n’allais pas tous vous les laisser. Je crois d’ailleurs que je ne prendrais jamais ma retraite… Il y en a bien qui veulent mourir sur scène, non ?
Ce matin, j’ai 38 ans.
J’admire les générations montantes car elles ont une richesse et une créativité incroyable que je n’avais pas à leur âge et je respecte plus que jamais mes ainés pour toute la sagesse et l’expérience qu’ils m’apportent (enfin, peut-être pas tous, mais bon, la majorité ), en espérant être à leur niveau plus tard. C’est peut-être ça, la maturité, en fait… une histoire d’équilibre.
A 38 ans, je suis sans doute toujours un jeune con pour tous ceux qui en ont plus de 39 et surement déjà un vieux con pour tous ceux qui en ont moins de 37.
Mais je suis heureux.
Ma famille s’est encore agrandie, on a un projet perso super enthousiasmant à vivre tous ensembles (dont je parlerai bientôt sur ce blog, d’ailleurs, histoire de vous en faire profiter), mes amis sont géniaux, les projets professionnels dans lesquels je suis impliqués sont vraiment passionnants et vont globalement bien (quelques emmerdements naturels, mais je suis payé pour ça, non ?!?), les gens avec qui je travaille, dans Stonfield, Stonfield Team Acting, Foolinvest ou Hellotipi sont extraordinaires (et je le pense vraiment, sinon, je n’aurais juste pas abordé le sujet), je me suis mis au golf et ça m’éclate vraiment, le Stade Toulousain sera sans doute Champion de France à nouveau… Bref, ça roule !
Mais je ne sais toujours pas, si, en définitive, je suis toujours jeune ou déjà vieux… A votre avis, on est vieux à partir de quel âge ?
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.