Stage Entrepreneur – Marketing Internet à #Toulouse

J’utilise rarement mon blog pour ce genre de sujet – et en ce moment, je l’utilise rarement tout court, c’est vrai – mais j’ai une idée en tête relativement simple que j’aimerai voir émerger très vite.

N’ayant évidemment pas beaucoup de temps à y consacrer, je cherche à intégrer – chez Digidust – un stagiaire indemnisé sur plusieurs mois, qui travaillera sur ce Side Project au quotidien, à mes cotés. Je ne prend quasiment jamais de stagiaires donc si c’est ce que vous cherchez, ne ratez pas ce TGV

Startup School

Le deal est simple : Ça ne va surement pas être une partie de plaisir car la barre du succès pour ce genre de projet est assez haute mais le profil retenu travaillera avec moi et le suivra de A à Z, avec la garantie que nous le lancions quoi qu’il advienne. Il en retirera donc une réelle expérience « entrepreneuriale » qui lui sera utile s’il a en tête, un de ses jours, de lancer sa propre startup (beaucoup moins s’il décide de se spécialiser dans la vente de réacteurs nucléaires chez Areva ou la recherche de nouveaux maïs transgéniques chez Monsanto). Accessoirement, il pourra même prendre la responsabilité de ce projet par la suite si nous parvenons à lui trouver suffisamment de traction et que nous ne sommes pas fâchés à mort d’ici-là.

Le profil est atypique mais sans plus : La personne que je recherche doit être basée à Toulouse (au moins pendant un ou deux mois) et avoir une excellente compréhension de l’Internet en tant qu’industrie. Il s’agit bien d’un profil Business et Marketing, avec un bon vernis technique, de type blogueur spécialisé dans l’Internet, pas d’un codeur ou designer. La personne doit être très à l’aise en Anglais et capable d’écrire dans un Français parfait. Le fait de parler couramment Espagnol et/ou tout autre langue étrangère serait un vrai plus.

Plus largement, la personne idéale doit être autonome, enthousiaste, curieuse, n’avoir peur de rien ou pas grand chose et être combative « to get things done ».

Disponibilité : Dès aujourd’hui, je brûle de lancer ce projet !!

Je me fiche évidemment de l’âge, du sexe et du niveau de diplome ; Il n’y a que le profil, le potentiel et l’envie de travailler dur sur un projet qui DEVRA être un succès qui m’intéressent.

Si ce projet vous intéresse, je vous invite à me contacter via @pocarles ou à m’envoyer un mail pocarles@appkay.com, pour m’expliquer ce qui fait de vous le ninja que je recherche. Soyez synthétique, passionné et convaincant.

UPDATE : Je suis sur le point d’avoir trouvé LA (en fait LES) perles rares que je cherchais. Inutile de postuler davantage et merci à toutes et tous pour vos candidatures, réponses, relais…

Hommage aux petits e-Commerçants

Note originale publiée en Avril 2010

Je ne sais pas comment cela m’a pris, mais je voulais témoigner sur ce blog mon admiration pour les petits e-commerçants.

J’en connais quelques poignées et tous ont des histoires différentes ; toutefois, leur trait commun est une certaine forme de courage et de détermination à faire avancer leur petite entreprise contre vents et marées, installations de 3D Secure et pertes de référencement, défiance de grossistes et clients mécontents qui ne font pas de différence entre eux et Amazon…

Tous ceux qui se lancent à leur compte sont des entrepreneurs, que ce soit pour faire un peu de service à coté de leur job principal ou pour jeter les bases d’une futur multinationale, mais certains emprunte des chemins vraiment plus difficiles et ingrats que d’autres. Les métiers de l’Internet sont souvent réputés pour être plutôt sympa, très « propres » et loin du prolétariat tel qu’on en a l’image dans les usines. Pourtant, beaucoup des e-commerçants que je connais sont presque assimilables à ce type de statut. Ils continuent de travailler 70 heures par semaine depuis 3 ou 4 ans pour sortir un salaire de misère, parfois loin du minimum. Ces derniers jours, une des boutiques que j’aimais bien vient de fermer, sa propriétaire ayant jeté l’éponge après quelques années pas toujours simples… (UPDATE : Mais il semble que, depuis, elle soit à nouveau ouverte, ce qui est sans doute une bonne nouvelle !). Une autre se pose des questions sur son avenir, à la fois trop grosse et trop petite, son propriétaire étant fatigué de ne pas trouver de chemin pour avancer encore… Et au milieu de tout ça, des dizaines de bien jolies boutiques se créent chaque jour grâce à des entrepreneurs très motivés par l’idée répandue (et colportée !) que vendre sur le Web, c’est facile. Heureusement, certains se débrouillent plutôt bien… et d’autres réussissent pleinement leur formidable pari !

Toutefois, la réalité de beaucoup, c’est que les journées passent entre doutes et questions de SEO et d’acquisition de trafic, ruptures de stocks qu’on ne peut pas sécuriser et emballage des colis avant 15h pour que la livraison soit aussi rapide que possible, doutes et choix des évolutions technologiques pour soutenir un site déjà dépassé, lutte contre les fraudes à la CB, doutes et négociation avec les fournisseurs pour rester compétitifs surtout les premières années, recrutement de stagiaires qui feront le boulot d’un employé que l’on ne pourrait de toute façon pas se payer, doutes et décisions sur les orientations à donner à son commerce ou à son marketing, recherche de nouveaux produits, doutes et question sur la conquête ou la fidélisation de sa petite communauté, doutes, doutes, doutes…

Au milieu de tout cela, que leur boutique marche bien ou pas se posent les questions des étapes critiques : je suis seul et débordé mais encore trop juste financièrement pour recruter mon premier salarié, ma plateforme e-commerce est dépassée et je dois changer de technologie… mais pour aller vers quoi, etc ?!?

Je suis réputé pour être une sorte de spécialiste de l’Internet, expertise qui m’est au moins apportée par mes premiers cheveux blancs si ce n’est par mes compétences. Toutefois, je ne connais finalement pas grand chose à cette discipline à part entière car l’Internet est un secteur très très vaste, dans lequel le e-commerce occupe une place énorme… Mais une place à part, réservée à d’autres types de spécialistes, des e-commerçants qui donnent à la fois toute leur importance au « e- » et au « commerçant ». Je ne doute pas que j’en sache beaucoup plus que les « gens normaux » dont je parlais dans une note récente sur l’iPad, mais ce vernis ne ferait pas de moi un bon e-commerçant pour autant.

Voilà, c’était un simple message d’encouragement à tous ces petits e-commerçants qui n’ont de petit que le nom et qui bataillent chaque jour pour tirer leur épingle du jeu… une manière de leur dire tout le respect et l’admiration que j’avais pour eux, juste comme ça, parce que ça m’a pris d’un coup ;-)

Une vie extraordinairement moyenne

A une époque, plus jeune, je ne comprenais même pas que tout le monde ne souhaite pas devenir entrepreneur. Je trouvais ça tellement plus grisant et épanouissant… Eventuellement, on pouvait préférer devenir Batman, mais si tu ne pouvais pas être Batman, entrepreneur était vraiment une bonne alternative.

En vieillissant un peu et en allant vers la maturité, j’ai évidemment réalisé qu’on pouvait pleinement réussir sa vie autrement et que certaines personnes n’étaient tout simplement pas faites ni pour travailler, ni pour réussir au sens social du terme… et qu’elles pouvaient très bien vivre avec cette idée.

En 2000, j’ai été Papa pour la première fois et je dois avouer que je ne m’étais jamais trouvé aussi désemparé. Ce petit bonhomme avait débarqué, sans mode d’emploi, et quand je voyais la vie de tous ceux qui voulaient me donner des conseils – avec un bon paquet de gars qui étaient encore célibataires à 40 ans – je les écoutais attentivement pour m’assurer de ne surtout pas les suivre. Comme tout le monde, je me suis donc demandé ce qui serait le mieux pour lui… et ceux qui allaient suivre. Je ne voulais pas en faire des champions du monde, je voulais juste m’assurer qu’ils pourraient choisir leur voie, quelle qu’elle soit.

J’ai trouvé cette infographie qui me semble bien résumer l’idée que je m’en fais et ce que je crois bon pour eux, avec une humilité infinie car celui qui dit détenir la vérité en matière d’éducation des enfants est un menteur.

Une vie Moyenne

Une fois qu’on le sait, ce n’est pas pour autant qu’on peut le leur expliquer et encore moins les faire adhérer à cet « état d’esprit » mais je trouve que c’est une bonne base pour essayer, que l’on soit enfant ou parent.

J’ai la chance de faire ce que j’aime et comme je l’aime. J’en paye parfois le prix, et ça peut être très cher, mais finalement, vivre la vie que l’on a choisi et comme on l’a choisi n’a pas vraiment de prix. Je ne regrette pas ma trajectoire – « atypique » comme on dit pudiquement pour ceux qui sont en dehors de la norme – et pense même être béni de pouvoir la suivre.

Il n’y a pas d’âge pour décider de la vie que l’on veut vivre et s’affranchir de celle que d’autres ont peut-être décidé pour vous. Si votre vie ne vous convient pas, je pense que vous devriez profiter de ces vacances pour en changer, vraiment.

Joyeux Noël à toutes et tous !

Respiration artificielle… #WhiteBreak

Après un long run de 11 mois – si je ne compte pas les 4 jours de vacances dans les Keys cet été – je crois avoir besoin d’un peu de repos. Il s’est passé tellement de choses en 2012, des belles et des très difficiles, sur le plan personnel comme professionnel, qu’il est temps de reprendre son souffle…

Je ne vais pas vous parler de ma famille mais sachez que je suis béni sur ce plan là. Pas la peine d’entrer dans les détails…

Coté business donc @Digidust, @Apicube, @Labotec, @Stonfield, @Hellotipi : Chacun de ces projets m’a passionné et a drainé un peu de mon énergie et de ma créativité… me laissant dans un même temps entrevoir une fantastique année 2013. La crise est enfin terminée. Notre écosystème est et sera ainsi, c’est structurel, pas conjoncturel. Il n’y a rien à attendre, ne surtout pas faire le dos rond ou l’autruche mais plutôt investir sur l’avenir, avancer, grandir. Je crois que nous devons faire avec le monde économique qui nous entoure, lui apporter ce que nous pouvons et en retirer ce qu’il nous accorde, avec gratitude. Et il me tarde déjà de m’y coller dès la rentrée de Janvier !

Plus largement, quand David Abiker en vient à trouver notre pays détestable, je partage globalement son avis. Et quand Florence Porcel vient défendre un point de vue contraire, je suis également d’accord avec elle. Soit je suis très fatigué ce qui est possible, soit nous cherchons une vérité qui n’existe pas en attendant de pouvoir suivre un leader sauveur qui ne se lève toujours pas. Nous ferions mieux de façonner une réalité qui soit à la hauteur de nos attentes exigences, au lieu de pleurer sur celle que nous subissons, comme je le fais parfois, par mauvais réflexe ou lassitude. Philippe a raison, nous avons sans doute perdu ce qui fait de nous ce que nous sommes, à l’échelle d’un peuple, d’un pays, d’un village, d’une entreprise et parfois même d’une famille.

Et je vais donc commencer par ce qui est le plus important, la base sur laquelle tout peut se construire, les fondations indispensables à une belle histoire quelle qu’elle soit : Ma famille… et moi.

White Break

Comme chaque année, voici venu le temps du White Break. Je pars avec ma tribu dans les Alpes, pour fêter Noël sous la neige. Il me tarde déjà de voir les enfants au pied du sapin, la neige tombant par la fenêtre dans une pièce à la chaleur douce d’un feu de cheminée qui illuminerait le tout de reflets oranges. Cette vision est sans doute très romantique et idéale, mais on va essayer d’au moins s’en approcher le plus possible. Ce sera aussi l’occasion pour Stéphanie – elle le mérite vraiment – et moi, de nous reposer pour revenir ensuite en pleine forme aux affaires.

Je vous souhaite de passer de merveilleuses fêtes de fin d’année, entourés de ceux que vous aimez et de profiter de ces moments tellement rares donc tellement chers.

Aux équipes avec lesquelles je travaille au quotidien, je vous souhaite de bien vous reposer et vous détendre car, si je reviens ressourcé, les batteries pleines et sous stéroïdes, vous savez déjà ce qui vous attend également ;-)

PS : J’en profite au passage pour vous dire que je ne sais plus vraiment quoi faire de ce blog, dans le sens où j’ai peu de temps pour écrire. Je ne veux pas l’arrêter car j’aime vous parler sans – pour la majorité – vous connaitre. Il est probable que les notes deviennent moins longues, plus futiles, comme je le fais en Anglais sur Google+. J’espère que vous ne m’en voudrez pas…

Vous n’écoutez pas assez !

Je vous ai parlé il y a quelques semaines de mon intérêt pour l’analyse quantitative et qualitative de gigantesque volumes d’informations pour en determiner des insights qui puissent être utiles à un CMO ou un CEO. Je me documente beaucoup sur le sujet et essaye d’échanger avec tous les chercheurs ou experts que je croise pour tenter de bien décrypter ce qui a du sens pour le business de ce qui relève du Bullshit Marketing.

Je vous invite à jeter un oeil à la vidéo ci-dessous qui vous explique comment la technologie – d’IBM en l’occurrence – peut améliorer les performances d’un plan Marketing dans le domaine du cinéma, non pas en dépensant plus mais en dépensant mieux pour augmenter le retour sur investissement de chaque dollar « mis dans le Juke Box ».

Les scientifiques – et surtout les mathématiciens – ont envahi les salles de marché pour aider les investisseurs à gagner beaucoup plus d’argent sur la base d’approches qui ne laissent plus grand chose au hasard.

Les technologies d’Analytics destinées à travailler sur de gros volumes de données notamment pour y detecter des tendances encore sous le radar des services marketing viennent apporter cette science à des métiers où l’affect, l’émotion, l’intuition et l’expérience prenaient une grande partie de la place jusqu’ici… et ce sont les Stratèges en charge du marketing, de la distribution ou de la vente qui y trouvent leur compte en tout premier lieu, comme c’est formidablement bien expliqué dans cette vidéo.

Au-delà du formidable potentiel pour les entreprises, il existe un autre terrain de jeu pour le Data Crunching et l’Analytics Big Datas – et là, vous admirerez la collection de Buzz Words que j’ai glissé sur une seule ligne – qui est encore plus évident : la Politique.

Si l’exploitation des données en politique vous intéresse, je vous invite à lire « The Victory Lab » de Sasha Issenberg. Je ne crois pas qu’il existe en Français mais cela viendra forcément car ce livre très travaillé est excellent. Sasha revient sur l’Histoire de l’Analytics et du Marketing au service de campagnes électorale, de l’origine jusqu’au dantesque – au moins sur le plan Marketing – affrontement Obama Vs Romney il y a quelques semaines. Lisez-le, c’est fascinant et terrifiant à la fois.

Avec les Médias Sociaux, le marché a pris le pouvoir. Là où le marketing pouvait avoir une influence suffisamment forte pour créer un besoin ex-nihilo, on voit qu’un esprit critique se développe, doucement. Chacune des informations que l’on peut collecter et analyser aujourd’hui peut potentiellement devenir une formidable opportunité pour peu que l’on sache transformer l’information en action et générer ainsi de la valeur.

Internet est devenu – pas seulement, fort heureusement – une sorte de focus groupe planétaire qui peut tout vous dire pour peu que vous lui posiez correctement les questions et surtout, que vous écoutiez attentivement les réponses.

J’ai souvent tendance à m’enthousiasmer… et cette fois, je dois avouer que cela atteint des sommets malgré pourtant une certaine maturité et quelques cheveux blancs (qui ont le mérite de prouver qu’il me reste des cheveux :-) ).

Je suis terriblement excité par ce domaine passionnant, qui mélange des technologies de pointe où énormément reste à inventer et une forme d’intelligence pratique et de culture générale large, tous deux nécessaires pour une bonne analyse. C’est cette alchimie qui va permettre de tirer la quintessence des milliards d’informations que nous produisons sur Internet et les Médias Sociaux, et je trouve ça vraiment génial !

De retour dans le bac à sable

Je viens de passer quelques semaines loin des affaires, ce qui explique partiellement mon silence et la torpeur de ce blog ces derniers temps. La faute à quelques ennuis de santé qui, à défaut d’être graves, étaient un peu pénibles et qu’il était important d’évacuer. C’est presque fait à présent… et depuis hier matin, je suis – quasiment – de retour dans le bac à sable.

Si je vous parle de cela, c’est pour 2 raisons en particulier.

La première est pour expliquer à tous ceux qui m’ont contacté ces derniers temps la raison pour laquelle, le plus souvent, ils n’ont pas eu de réponse. J’essaye généralement de faire mon maximum pour être disponible et accessible malgré des agendas souvent chargés. Que vous me parliez sur Twitter ou que vous m’envoyiez un email, il est assez rare que vous n’ayez pas de réponse, enfin, du moins, si vous n’êtes pas un troll. Ces dernières semaines, cela ne fut donc pas le cas…

La deuxième est pour vous livrer tout un tas de réflexions, vraiment en vrac et sur tout un tas de sujets très différents, qui me sont venues pendant ces journées semi-comateuses. Cela va partir un peu dans tous les sens et je ne suis pas certain que vous devriez vous lancer dans cette lecture mais ce n’est pas grave, ceux qui le feront pourront trier ce qui leur parle du reste.

Le Projet de Loi de Finances 2013 m’a vraiment fait toucher du doigt à quel point l’avenir de notre pays est sombre, en mettant les Entrepreneurs et les Investisseurs face aux seuls choix qui restaient raisonnables : l’expatriation ou le renoncement. La bonne nouvelle, dans cette histoire, même si cela demande encore à être confirmé, est que le gouvernement a été capable de dire qu’il s’était trompé face notamment aux messages alarmés des #Geonpi et de faire marche arrière sur le sujet, ce que je prend comme une marque d’intelligence et non de faiblesse. Etonnament, beaucoup de rumeurs courent qu’Hollande souhaiterait prendre certaines décisions courageuses et urgentes – notamment en matière d’abaissement des charges qui pèsent sur le travail – qui étaient au programme de Sarkozy mais qu’il ne le fait pas pour cette même raison. Nous n’avons pas besoin d’un gouvernement de gauche ou de droite, nous avons besoin d’un gouvernement pragmatique qui va prendre des décisions non pas parce au’elles sont en ligne avec un dogme quelconque mais plutôt parce ce qu’elles sont intelligentes. Une situation exceptionnelle demande des décisions exceptionnelles. Ceux de droite qui récupèreraient ce choix démontreraient simplement qu’ils n’ont rien compris et qu’ils ne sont plus d’aucune utilité à notre pays. Les entrepreneurs ne sont ni des héros, ni des sauveurs… mais ils créent des emplois et de la richesse pour notre pays à un moment où il en a plus que jamais besoin. A titre personnel, je n’ai pas besoin que mon pays m’aide et mes sociétés n’ont jamais touché la moindre subvention… mais j’ai vraiment besoin qu’il me laisse travailler dans un cadre légal et fiscal stable car on ne peut rien construire qui perdure sans stabilité.

J’ai vu passer les débats sur le Mariage Gay, la légalisation du Cannabis ou la problématique des pains au chocolat (qu’il convient, pour commencer, d’appeler Chocolatines). Ces 3 sujets sont sans doute importants à traiter mais pour être vraiment honnête, je dois vous avouer que là tout de suite, j’en ai un peu rien à foutre. Nous nous enfonçons doucement dans la récession, le chômage n’a jamais été aussi fort, les jeunes générations autant sur le point de baisser les bras et la planète aussi malade… donc je crois vraiment que l’on devrait commencer par concentrer nos énergies sur ce qui est essentiel au lieu d’aborder des sujets qui viennent ajouter encore un peu de testostérone pour mieux nous chamailler là où nous aurions besoin d’union, de force et de solidarité.

Il y a eu un énorme trafic sur Twitter autour du hashtag #UnBonJuif qui, en commençant comme une blague douteuse, est devenu très vite un énorme défouloir antisémite, avec des tweets tout simplement hallucinants. Je parlais de jeunes générations sur le point de baisser les bras, je devrais ajouter également « en perte de repères ». Certains se sont blottis derrière ce pilier de la démocratie qu’est la liberté d’expression pour justifier ce « jeu ». Je n’ai pas de mot pour dire combien les bras m’en sont tombés. Aucun animal, même le plus féroce, n’est capable d’une telle haine gratuite, à part l’Homme, bien évidemment.

Quand l’Union Européenne s’est vue décerner le Prix Nobel de la Paix, je vais être honnête, ma première pensée a été de trouver cela ridicule. Tant qu’à faire, j’aimerai plutôt qu’elle se voit décerner celui d’Economie mais nous en sommes loin. Toutefois, à la réflexion, je suis rapidement revenu sur ce jugement aussi hâtif qu’idiot. En bâtissant l’Europe, nous avons bâti un espace de paix là où régnaient depuis des siècles conflits et rivalités. Je parlais de #UnBonJuif ci-dessus ; les pires mentions que j’ai vu passer faisaient évidemment référence à la Shoah. Pour mémoire, c’est en Europe que la majorité des juifs ont été massacrés… et pas par des Islamistes, à cette époque. Attribuer ce prix Nobel à l’Europe, c’est aussi envoyer un signal fort pour saluer tout ce qui a été accompli et nous encourager à aller encore plus loin et plus vite. Je me suis sentis alors un peu plus proche des citoyens des autres nations qui composent cette Union.

Il y a 8 jours, une amie s’est défenestrée, laissant 3 jeunes enfants derrière elle. Nous la savions fragile mais évidemment pas à ce point. Cela fut d’autant plus soudain que sa situation semblait s’arranger après de long mois difficiles. Au-delà d’un coup de folie, je ne sais pas ce qui peut pousser quelqu’un a cesser de lutter au point de faire ce qu’elle a fait. Je ne sais pas qu’elle pudeur est assez forte pour empêcher de lever la main pour dire que cela ne va pas. Evidemment, comme tous les proches, nous nous sommes demandés si nous avions été assez attentifs, si nous aurions pu y changer quelque chose… C’était une gentille et jolie jeune femme… tout comme le sont ses 3 petites filles.

Felix Baumgartner est le 1er homme à passer le mur du son par lui-même. Ce genre d’aventure me conforte dans l’idée que nous, les Hommes, valons mieux que ce cela. Mon mantra est : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». C’est à cela que j’ai pensé – bon, juste après avoir réfréné mon vertige même devant la TV – quand j’ai vu cet Européen, assis sur le rebord de sa capsule, sur le point de s’élancer de 39km d’altitude. Ce qui m’a peut-être encore plus fait plaisir, c’est que Félix n’est pas stupide ou inconscient mais justement tout le contraire. Il savait exactement ce qu’il faisait, avait préparé cette aventure minutieusement et n’avait – autant que faire se peut – rien laissé au hasard. N’importe quel idiot peut tomber de 39km mais de là à pouvoir venir le raconter après…

J’ai pris pas mal de décisions difficiles ces derniers jours, dont certaines sont déjà en application et d’autres sur le point de l’être. Le point déclencheur a été un email envoyé par un ami. Il n’était pas câlin, bien au contraire, plutôt très dur au point de tomber parfois dans l’exagération. Toutefois, le fond était juste. Ces 24 derniers mois, emporté par les – trop nombreux – projets dans lesquels je m’implique, j’ai dévié doucement de ma ligne de conduite, mettant de l’importance sur des sujets qui n’en avaient pas, délaissant ceux qui auraient dû me crever les yeux d’évidence et dégageant de l’agressivité quand cela ne servait à rien. Ce changement est très insidieux car il vient lentement, de façon imperceptible, un peu comme quand on prend 10 kg en 10 ans sans s’en apercevoir et cet email m’a fait le même effet que lorsque, tout à coup, on vous met une photo de vous plus jeune et bien plus mince devant les yeux. On ne peut apprécier un homme que pour ce qu’il est vraiment et les valeurs qui le guident ; quand vous les perdez de vue, c’est l’essence même de ce que vous êtes que vous perdez. Alors, j’ai fait quelque chose de simple : Je suis redevenu celui que j’étais (Bon, OK, mes cheveux ne semblent pas pour autant vouloir repousser…). Pour m’y aider – parce que si le choix est simple, la mise en musique l’est moins – il a fallut 2 choses. D’une part, j’ai pris toutes les décisions de recentrage que j’aurais du prendre depuis longtemps, qu’elles soient douloureuses ou pas. D’autre part, j’ai listé les 6 valeurs auxquelles je crois et qui dirigent ma vie d’homme, je les ai écrit sur une feuille et j’ai affiché la feuille devant moi, pour l’avoir devant les yeux chaque fois que j’aurais besoin de savoir si je suis toujours en ligne – donc en paix – avec moi-même. Cet email très dur était un cadeau et je vous invite à toujours dire ce que vous pensez aux gens que vous aimez, sans agressivité ni cynisme, simplement pour les aider.

Je ne sais plus exactement comment cela a commencé, mais je me suis rapproché du monde du rugby, après l’avoir délaissé quelques années, trop occupé par mes affaires pour pouvoir y consacrer plus qu’un match par semaine, à la TV. J’ai toujours été passionné par ce sport. J’y ai joué en étant plus que médiocre mais peu importe, la simple évocation du ballon ovale me fait vibrer. A fréquenter beaucoup de joueurs que je connais plutôt bien à présent, j’ai découvert un univers finalement très différent et fascinant. Certains ont de magnifiques âmes, d’autres sont cons comme des valises sans poignées… mais tous sont des compétiteurs et cela se ressent dans chacun de leurs actes. Il y a ceux qui sont nés doués, ceux dont l’ADN est le principal capital et ceux qui comprennent plus vite que les autres. Ils ont toutefois un point commun : Tous travaillent dur car à partir d’un certain niveau, être doué ou costaud ne suffit plus et il n’y a pas de hasard. No pain, no gain. J’ai également découvert que tous n’ont pas la même résistance au stress et la tension qui entoure un rugbyman de haut-niveau en 2012 est très forte. L’augmentation des salaires donne à certain le sentiment d’être redevable au club quoi au’il advienne et un joueur qui se blesse peut avoir le sentiment d’abandonner ses co-équipiers et son staff, de les laisser tomber pour ne pas dire de les trahir. C’est d’autant plus fort qu’au rugby, l’esprit d’équipe est une base. Le simple fait d’être titulaire dans son équipe ou d’être pris en équipe de France sont des objectifs incontournables que se fixent presque tous les joueurs. Ce matin sera annoncé le groupe France qui recevra les tournées d’Automne. Je peux vous assurer que beaucoup vont très mal vivre cette journée… et seuls les plus forts en retireront encore plus de force pour se surpasser, les autres peuvent sombrer pour peu qu’ils soient fragiles à ce moment-là. Quand j’étais malade, pour m’encourager et m’aider à traverser ce sale moment, un ami qui joue au Stade Toulousain m’a dit « Ce que la tête veut, le corps le peut ». Il a raison (je me suis répété cette phrase des centaines de fois depuis, comme on s’accroche à une bouée)… et il faut donc que la tête avant tout aille bien. Je ne sais pas si je supporterai le stress qu’ils vivent au quotidien et je pense que beaucoup devraient être accompagnés, notamment par des agents qui pourraient devraient jouer ce rôle. Je le fais parfois, de façon informelle et par amitié, pour une poignée de joueurs, mais je le fais au cours de discussions informelles, comme un copain qui veut aider. Je pense que l’accompagnement des joueurs sur le plan mental mériterait d’être généralisé et professionnalisé, et traité en dehors des clubs car l’intérêt de ceux-ci à l’instant T, n’est pas forcément celui du sportif.

Depuis le 1er Octobre, je travaille avec mon meilleur ami et nous sommes en train de bâtir, avec un 3ème associé, l’un des sociétés les plus excitantes sur laquelle je ne me sois jamais penché. Nous sommes tous les 3 complémentaires et expérimentés, disposons d’une technologie aussi unique que performante et adressons un marché au potentiel incroyable. Je viens de passer ces dernières semaines entre excitation de lancer cette startup et frustration que ma convalescence m’empêche d’avancer. Je vous en parlerai très bientôt dans le cadre d’un post dédié… parce que ce projet le vaut bien.

Voilà, je vous avais prévenu que cela allait venir en vrac et je doute que vous soyez encore nombreux à lire ces lignes mais j’avais envie besoin d’écrire tout cela. Les prochaines notes devraient retrouver un peu de normalité.

#BackInBusiness !

Parfois, le chemin est dur *

Note personnelle née d’une envie de partager une réflexion avec ceux qui se posent la question du chemin qu’ils devraient emprunter…

Quand j’interviens quelque part, on me présente le plus souvent comme un entrepreneur – voir même un serial entrepreneur ce qui, je crois, est pire – sans que finalement, qui que ce soit ne soit capable de poser une définition crédible sur ce qu’est un entrepreneur.

Depuis que je travaille, j’ai toujours eu ma destinée entre mes mains. J’étais actionnaire – à plus ou moins grande échelle – de tous les projets auxquels j’ai contribué et n’ai eu le statut de salarié que lorsque c’était requis pour des raisons le plus souvent légales.

Quand tu racontes l’histoire ainsi, les gens qui écoutent – principalement dans l’Internet – te trouvent courageux et se disent que ton énergie n’a d’égal que ton goût du risque.

Ils se trompent.

Je suis devenu entrepreneur principalement par rejet des contraintes. J’ai créé ma toute première société assez jeune, en ayant encore un pied à l’école, finalement pas vraiment conscient de ce que je faisais. A ce moment-là, la voie royale était d’entrer chez l’un des Big5 avec l’espoir de vivre entre deux avions, d’avoir une assistante qui serait à la fois une maitresse et une mère, de gagner beaucoup d’argent et d’emprunter une trajectoire stratosphérique jusqu’aux jobs d’exécutif, incarnation du Pouvoir absolu dans l’entreprise. Au milieu d’une promo de 200 futures élites, je ne voulais pas de ça.

Je voulais simplement qu’on me laisse faire ce que j’avais envie de faire au moment où j’avais envie de le faire. Alors, je me suis fabriqué un job sur mesure que j’ai habillé en création d’entreprise pour donner une contenance à ce choix. J’étais déjà le patron, donc bien mieux et plus que la majorité de ma génération au même âge. Evidemment, je n’étais pas patron de grand chose ni de grand monde, mais c’était marqué sur ma carte de visite et ça claquait sévèrement dans les cocktails. Je ne gagnais rien. Je faisais semblant que tout allait pour le mieux pour rassurer tout le monde, moi y compris, en me disant qu’un jour, les voitures voleraient je serai riche et que ce serait cool… mais là, pour l’instant, je ne gagnais rien. Mon objectif pourtant, à cette époque, était déjà de prendre ma retraite à 35 ans pour enfin profiter de la vie. Je travaillais dur et me donnais du mal, enchainant les bêtises et les erreurs car dans ce domaine comme au poker, il faut souvent payer pour voir et apprendre.

Puis, doucement, sans que je ne le vois vraiment venir, ça a démarré. J’ai commencé à gagner ma vie correctement, j’ai croisé de nouvelles têtes et autant d’opportunités, je me suis engagé dans de nouveaux projets, j’ai recruté des équipes, acheté des trucs et vendu d’autres trucs, me suis associé, ai du licencier certaines des personnes que j’avais recruté, ai levé des fonds, ai tremblé pour le cash… J’étais enfin un vrai patron, comme on l’imagine, avec cette alchimie d’adrénaline et de peur, ce couple qui ne vous quitte jamais et vous réveille sans raison à 3h du matin. Il ne me manquait que l’assistante, mi-maman, mi-maitresse, mais dans l’Internet, ce n’est pas vraiment le genre de profil que l’on recrute. Je ne me souviens pas bien, mais j’avais sans doute du consacrer ce budget à recruter un développeur de plus.

Courant 2002, j’ai eu l’occasion de m’arrêter de travailler quelques semaines. Je n’étais plus impliqué dans rien, mon Inbox était vide pour la 1ère fois depuis que je travaillais, j’avais assez d’argent de coté pour voir venir… Le premier matin, je me suis rendu dans une salle de sport et j’ai soulevé de la fonte à m’en faire mal. L’après-midi, j’étais sur l’esplanade de la Défense, à regarder passer tous ces zombies en costume sombre, s’imaginant être porteur d’une mission divine parce que leur boss leur avait dit à quel point le projet qu’il venait de leur confier était important pour le groupe. J’étais comme eux la veille et j’ai eu soudain une furieuse envie de retourner soulever de la fonte, pour me vider la tête, ne pas penser à ces petites morts et me concentrer sur une idée simple : c’est très lourd mais tu dois le faire monter une fois de plus parce que tu l’as décidé.

J’ai pris 2 décisions ce jour-là : Je ne prendrais pas ma retraite tant que j’aurais la force d’avancer et je ne mettrais plus jamais de titre sur ma carte de visite.

Aujourd’hui, après tout ce temps, je ne sais toujours pas ce qu’est un entrepreneur. J’ai recruté des gens et créé des jobs plus que je n’en ai détruit, mais sans créer le nouveau Renault ou Google. J’ai lancé beaucoup de projets et une grande partie, sans être des échecs pour autant, sont restés relativement confidentiels. J’ai fait un peu d’argent avec tout ça, mais bien moins que certains cadres de grands groupes que je connais, gavés de stock-options et aux avantages en nature innombrables. Je vois des Xavier Niel, des Mark Zuckerberg ou des Richard Branson, chacun à leur manière, incarner ce qu’est un entrepreneur… et je suis, après tous ces efforts, loin de leur ressembler sans même parler de leur arriver à la cheville. Dans un même temps, j’admire et m’inspire de tout un tas de gens, salariés, fonctionnaires, freelances, retraités, sportifs, étudiants et quelques patrons sans même me demander ce qu’ils sont. Pourquoi le ferais-je ?

Et quand j’arrive, on me présente toujours, le plus souvent, comme un entrepreneur – voir même un serial entrepreneur – et personne n’est là pour expliquer enfin ce qu’est un entrepreneur.

Il n’y a pas de chemin facile, et celui que j’ai choisi ne me semble ni plus pénible, ni plus risqué que celui d’un autre. On peut se la raconter à longueur de tribune avec l’idée qu’il faut réhabiliter les Entrepreneurs, ces héros des temps modernes qui vont nous sauver de la crise pour qu’on puisse recommencer comme avant, pour que le monde change sans que nous, nous changions. Je crois que c’est surtout l’envie de suivre sa propre voie et non la voie tracée par la norme qu’il faut réhabiliter, cette capacité à ne pas avoir peur d’être différent de ce que les autres ont imaginé pour vous et à votre place, à se forcer à créer, imaginer, inventer, à ne pas avoir peur de sortir du flot des zombies en costume gris sauf à prendre du plaisir à y baigner ce qui se conçoit tout à fait pour peu que ce soit un choix, à ne pas avoir peur de ne pas devenir riche pour faire ce que l’on veut vraiment faire, à ne pas prendre un obstacle pour un échec ni un échec pour une mise à mort, à ne pas se dire qu’on ne peut pas le faire parce que c’est trop difficile sans être en situation de mesurer vraiment la difficulté… et surtout, à ne pas attendre que quelqu’un vienne prendre la décision pour vous parce que vous pensez ne pas avoir suffisamment de courage pour vous déterminer vous-mêmes.

Tous les jours, j’en apprend un peu plus tout en sachant avoir à peine effleuré le sujet.

Je suis pourtant convaincu d’une chose : il n’y a vraiment pas de chemin facile. Choisissez le votre, bifurquez s’il ne vous convient plus, revenez en arrière s’il est trop dur… mais ne prenez pas celui d’un autre, juste parce que celui-ci vous dit que c’est par là qu’il faut passer ou parce qu’il affirme que c’est très joli et surtout, ne croyez pas que ce choix, si vous vous êtes trompé, est irréversible !

J’ai décidé de mon propre chemin, un jour, comme si cela s’imposait naturellement, une décision qui était une non-décision, et je vous jure qu’en dépit des apparences, mon chemin est parfois escarpé et tortueux. Toutefois, même si je l’ai peut-être fait par manque de courage ou par facilité, je ne regrette vraiment rien aujourd’hui… et ça, ça compte !


* Pierre Mortez – Le Père Noël est une Ordure.