La semaine dernière, j’ai reçu un bien joli cadeau dans ma boite mail, envoyé par Patrice, fondateur de OnVeut.com.
J’ai rencontré Patrice à la – formidable – conférence E1, à Toulon. Nous avons échangé autour d’un verre et je lui avais donné un simple petit conseil avis. Il semble que cela lui ait été utile puisque quelques mois après, il m’a envoyé cet email avec ce cadeau – l’original encadré est en route par la Poste – pour m’en remercier.
Il y a deux choses qui me touchent particulièrement.
La première, c’est que j’échange avec des entrepreneurs des centaines de fois par an, le plus souvent de façon informelle. J’essaye de partager avec eux ce que je sais, parce que quoi que ce soit, c’est toujours utile d’écouter un autre point de vue. Toutefois, je n’ai aucune idée de ce qui se passe après. Etait-ce utile ? Ai-je perdu mon temps ? Quand quelqu’un revient vers moi pour me dire ce qu’il en a retiré, c’est toujours un réel plaisir. Je crois qu’on a tous besoin de se sentir un peu utiles.
La deuxième, c’est que l’on a tendance à croire que le monde est devenu bien plus dur qu’avant, qu’il n’y a plus de valeurs éthiques ou humaines. Je crois toujours en l’Homme et chaque fois que quelqu’un, suite à une conversation que j’avais, le plus souvent oublié, prend la peine de revenir vers moi juste pour me remercier, et parfois d’y adjoindre un cadeau de grande valeur (passer tout ce temps sur une caricature qui m’est dédié est un cadeau de grande valeur à mes yeux, ce n’est pas une question d’argent…), cela me touche profondément et me donne confiance en l’avenir.
Merci donc à Patrice et aux quelques autres qui ont eu la même démarche ces derniers mois, je suis sûr qu’ils se reconnaitront…
J’ai beau avoir participé au lancement de nombreuses startups, je n’ai toujours pas trouvé la recette miracle qui fasse qu’on n’échoue jamais. Toutefois, il y a une chose dont je suis persuadé : rien n’importe plus que les Humains dans une entreprise.
L’équipe avec laquelle vous montez un projet, c’est votre actif, votre réel capital. S’ils sentent qu’ils peuvent décrocher la lune avec vous, ils vous suivront en toutes circonstances, même quand c’est très difficile. L’argent n’est jamais un moteur, c’est un moyen. Idéalement, il vous permet de vous débarrasser des soucis matériels pour que vous restiez concentré sur ce qui est important : votre mission et le plaisir que vous devez trouver à l’accomplir.
J’aurais aimé avoir le talent de vous expliquer comment réussir à tous les coups en montant votre entreprise mais j’ai peur que mes mots ne soient trop étroits, ne vous donnent pas suffisamment d’énergie pour faire ce qui semble sans doute contre-nature.
La bonne nouvelle, c’est que Tom Preston-Werner aka @mojombo vient de sortir un magnifique exposé sur la démarche qu’ils ont adopté chez GitHub. On a tous besoin de modèles pour trouver l’inspiration quand on est sur des terrains que l’on maitrise peu ou pas. Tom nous donne ici les clés du bonheur pour ceux qui travaillent avec lui, et ce faisant, du succès à la fois humain, entrepreneurial et financier.
C’est clairement ce que j’essaye d’impulser dans les sociétés où j’ai un peu de poids, mais je pense que je ne le faisais pas assez. Je vais donc sans doute pousser davantage dans ce sens, aller au bout de cette logique.
Je ne sais pas si on changera un jour le monde, mais si on pouvait déjà monter des sociétés viable, pérennes et où les gens qui nous rejoignent se sentent vraiment bien et heureux, ne serait-ce que pour avoir envie de se défoncer sans qu’on ne les contraigne, ce serait un formidable tour de magie. On s’en approche, on y est presque, je crois qu’on peut le faire.
Je ne sais toujours pas, à 41 ans, quel est le vrai chemin vers la réussite, mais je veux bien suivre celui que Tom a tracé car cela résonne en moi comme la voie et la voix de la raison, celles de la modernité. Plus que cela, son approche ressemble clairement à une méthode dans laquelle je me sentirai bien, légitime, droit dans mes bottes… et je crois qu’au final, c’est ça qui est véritablement essentiel : être en accord avec ses propres convictions pour transmettre la flamme aux autres.
C’est une pensée que je voulais depuis longtemps coucher sur le papier tellement j’ai pu noter qu’il s’agit d’un moment difficile dans les affaires. Veuillez noter au préalable que cette note concerne principalement, pour ne pas dire exclusivement, les métiers de l’Internet.
Quand on monte un deal, cela commence généralement par une idée, un business model et un casting. L’idée est le corps du deal, ce qui le rend attractif et intelligent. Le business model est la façon dont les parties vont retirer des bénéfices de ce deal (et ce n’est pas forcément de l’argent). Le casting est le choix de l’équipe (des Hommes ou des Entreprises) qui va faire de ce deal une réalité et aura la capacité à le porter jusqu’à ce qu’il embrasse la vision que l’on en avait.
Traverser ces 3 étapes demande de l’enthousiasme, une réelle conviction et parfois un peu de poudre de rêve (c’est une image, on n’a pas besoin de Coke !) pour que la vision devienne religion. On échange. On se challenge. On fait un pas en avant, un autre en arrière pour finalement tourner à gauche ou à droite. On abandonne les pans du projet qui venaient buter sur une vache dans le couloir qui nous avait pourtant échappée… et au bout d’un moment, on tombe tous d’accord. Il n’y a plus qu’à…
Je ne suis pas vraiment un littéraire – ni un matheux d’ailleurs, à se demander ce que je suis – et donc peu cultivé sur ce terrain. Il y a toutefois un auteur que j’ai très souvent en tête : Mark Twain.
Ce formidable écrivain, papa de Tom Sawyer et d’Huckleberry Finn que j’avais lu avec enthousiasme étant petit, est indéniablement un maître… mais il y en a d’autres tout aussi talentueux.
Non, ce qui m’a le plus intéressé est son caractère d’Entrepreneur.
Il a exercé des tas de métiers, dont certains improbables comme chercheur d’or, avec une vrai soif d’être dans l’acte. Cela ne ressemble pas vraiment à l’image un peu poussiéreuse et pleine de préjugés que l’on peut se faire d’un écrivain, enfin, pas d’un écrivain mort
Et surtout, il a écrit un jour cette phrase qui est devenu mon mantra :
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait«
C’est pour cette idée que j’ai, presque chaque jour, Mark Twain à l’esprit. Le romantique qui est en moi ne peut s’empêcher de penser qu’un homme, par ce qu’il est, dit ou fait, peut devenir un modèle pour des centaines de milliers d’autres par-delà sa propre mort.
Ce gars né un 30 Novembre, il y a 176 ans (en 1835 donc, pour les autres non matheux… ), continue d’avoir une influence quotidienne sur moi, m’inspire et m’encourage, me pousse à prendre des risques et à les assumer, me réconforte aussi parfois. Je trouve ça dingue…
Un ami via Twitter : « Hey, on ne t’a pas vu à la conférence ***** ? »
Moi : « Euh… non, je n’y étais pas« .
L’Ami : « Ah… Mais bon, on te voit à la soirée de lancement de ***** quand même, hein ? »
Moi : « Non plus… et je ne savais même pas qu’il y avait une soirée d’ailleurs »
L’Ami : « C’est bête, il y aura tout le monde. »
Moi : « C’est qui « Tout le monde » ? »
L’Ami : « Ben, tout le monde, tu sais bien ! Tu les connais tous ?!? »
Moi : « Non, cette fin d’année, je vais seulement à LeWeb… »
L’Ami : « LeWeb ? Ah non, c’est vraiment trop cher. Je n’y vais pas. »
Même si j’ai parfois mis un peu d’argent dans quelques projets en tant qu’investisseur, je suis avant tout un entrepreneur. Pour exercer correctement mon métier, j’ai besoin d’être très concentré sur plusieurs choses dont notamment : Mes équipes, ma value proposition, mes clients, le cash.
Chacune impacte directement mon projet.
Je vois beaucoup d’entrepreneurs passer leur temps dans les Apéros Twitter, les conférences qui traitent d’un peu tout et n’importe quoi, les lancements de produits, les anniversaires de tel ou tel service, etc… et à chaque fois, je me pose la même question : Qu’est-ce qu’ils foutent là ?
Quand un entrepreneur développe un projet, la longueur de la Todolist est proche de l’infini pour une raison simple : si on arrive à faire tout ce que l’on devait faire dans une journée, on va immédiatement mettre du charbon dans la chaudière et embrayer sur d’autres sujets car l’immobilisme ne peut exister… donc on rallonge instantanément la Todolist en question.
Bien-sûr, certaines conférences sont importantes et les rencontres comme le réseau sont la base même du business. Toutefois, faire du networking n’a de sens que si les gens que l’on rencontre peuvent apporter quelque chose à votre projet, comme devenir des clients, des collaborateurs, des associés ou des partenaires.
Rencontrer des gens qui n’ont absolument aucun intérêt pour votre entreprise est une perte de temps.
Comprenez bien ce que je veux dire : On peut retirer quelque chose de toute rencontre et cela sera d’autant plus riche que la personne que l’on rencontrera sera éloignée de ce que nous sommes. J’adore qu’on vienne me présenter de nouvelles idées, m’aborder à la volée pour me parler avec passion d’un service ou de tout un tas d’autres sujets. C’est très sympa et les rencontres font partie de la vie… mais ne vous racontez pas d’histoires, vous ne servez pas forcément votre projet en faisant cela, vous vous faites simplement plaisir en mode « Café du Commerce ». Accessoirement, quand vous retrouvez votre Mac, vous retrouvez également tout le Business As Usual que vous avez forcément laissé de coté pendant que vous étiez à cet événement.
Bien-sûr, c’est souvent sympa de se rendre à une soirée, juste pour le plaisir… mais j’ai fait le choix de consacrer le peu de temps libre qu’il me reste à ma famille et mes amis proches.
Généralement, j’évite d’aller à plus d’un événement par trimestre (sans compter ceux où je parle, évidemment), en les choisissant très minutieusement.
Quand je vais à un événement, je m’assure d’abord que le thème m’intéresse ou que j’y ai des lacunes importantes qu’il faudrait combler. Puis, je regarde si ceux que j’y verrai peuvent être dans l’une des 4 catégories que j’ai évoqué un peu plus haut dans cette note. Une fois sur place, je fais de mon mieux, également, pour me rendre disponible pour les personnes qui vont venir m’aborder tout comme je vais aussi essayer d’en aborder le maximum. Si le networking est l’ADN du business développement, il ne supporte pas bien la timidité ou l’apathie
Dans ces choix, il y a un critère dont je ne tiens jamais compte : « Mes potes y seront-ils ? »
Je les connais déjà. Si je veux leur parler, il me suffit de décrocher mon téléphone. Rencontrer ses potes, ce n’est pas faire du Networking, c’est, au mieux, se faire plaisir et, au pire, une manière honorable de glander.
J’aime vraiment IBM… sérieusement. Je leur vend des trucs depuis plus de 15 ans, leur en achète parfois, y ai des tonnes d’amis dont mon meilleur, ai monté avec eux pas mal d’opérations et de partenariats qui ont été le plus souvent sympas et où nous nous sommes éclatés ensemble (comme notamment une campagne e-Culture que j’adorais)… donc ma présence à leurs cotés me semble vraiment naturelle.
Mais si j’avais du payer mon billet, je n’aurais pas hésité une seconde pour une raison simple : ON Y FAIT DU BUSINESS et pas du tricot !!
J’aime l’expression américaine : « Deal Maker ». A LeWeb, tu rencontres des personnes avec lesquelles tu peux faire des deals, là, au coin du stand Nespresso. En y mettant un peu de coeur, les 2000 euros de l’entrée (et les 1500 euros de frais que tu vas avoir quand tu ne vis pas à Paris) seront largement rentabilisés dès la première journée car c’est dans un concentré de ce que la planète Internet porte de mieux comme businessmen que tu vas évoluer.
J’y ai trouvé des clients, j’y ai rencontré des associés et des investisseurs, j’y ai recruté des collaborateurs et j’y ai partagé des idées qui se sont terminées en partenariats avec d’autres entrepreneurs ou des exécutifs. Cerise sur le gateau : j’y ai souvent bénéficié d’un peu de visibilité en échangeant avec les journalistes et blogueurs présents.
Je ne détiens évidemment pas la vérité mais je crois vraiment qu’il est important de rester très très concentré sur ce dont nos entreprises ont besoin pour avancer et ce dont elles ont notamment le plus besoin venant de nous est notre capacité à rentabiliser notre temps, sans doute la ressource la plus rare chez les Entrepreneurs.
Chaque semaine se tiennent des tas d’événements en tout genre, qui sont de plus ou moins bonne qualité, et je crois que beaucoup ne méritent pas que vous y passiez ne serait-ce que 3 heures.
Me concernant, le mot d’ordre est : Focus Focus Focus !
Mon leitmotiv, mon mantra, la citation qui me fait me lever le matin : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».
Au quotidien, ce que je fais n’a rien d’impossible. C’est parfois très difficile – et donc il m’arrive évidemment de me rater – mais « Impossible », c’est autre chose. Toutefois, comme tout le monde, j’ai besoin d’un truc pour me pousser à avancer. Comme le Magret de Canard a tendance à te ralentir plutôt que de te faire accélérer et que la Coke, ce n’est pas bien, je me dope à l’enthousiasme et à l’émotion. Cela sécrète en moi une forme d’endorphine qui me rend insensible à tout ce qui t’empêche généralement d’aller un peu plus loin.
Cet obstacle est infranchissable ? Passons à coté. Il n’y a pas de chemin à coté ? Fermons les yeux et passons à travers. Cela n’a jamais été fait ? Cool, je serai enfin le premier quelque part
Quand je perd cette envie et cet enthousiasme, en général, je m’effondre et cherche le réconfort auprès de ma femme ou de mes amis proches. Si cela peut durer quelques heures, ce n’est jamais très long. C’est parfois très violent à l’intérieur, avec une tentation de choisir la facilité, de basculer du coté obscur. Et un truc – parfois invisible – arrête soudain la descente aux enfers, rallume le feu et un trait d’adrénaline se déverse d’un coup dans vos veines. You’re back in business !
Evidemment, se doper à la passion n’a rien de pragmatique, d’intelligent ni même de recommandable car c’est totalement irrationnel, autant que l’Amour peut l’être. Ça ne rend pas non plus invulnérable ni insensible au stress ou à la douleur, mais cela permet aux esprits simples comme le mien d’avancer presque tout le temps, par tous les temps.
Le rugby est un terrain idéal pour laisser se développer ces émotions et ainsi en retirer une forme de motivation, notamment en entreprise. Quand une équipe recule depuis une heure, mettre 2 ou 3 placages dévastateurs peut relancer tout le monde, tout comme quelques mots bien choisis de l’entraineur ou du capitaine peuvent le faire.
Une phrase, une intonation de voix, un appel à vos souvenirs que l’on exhume, que vous croyez votre mais qui sont souvent ceux de tout le monde, une émotion… Votre coeur accélère enfin tout comme monte votre envie d’en découdre. Vous avez peur de vous-même, de cette force terrifiante qui vous emplie et pourrait vous mener trop loin en vous aveuglant, en muselant votre humilité. Vous n’avez plus peur du problème, vous voulez l’affronter, vous voulez devenir le problème, vous sublimer pour le terrasser et montrer ce faisant à ceux qui vous pensaient trop faible, trop naïf ou trop fatigué qu’ils viennent de vous trouver sur Armaggedon.
Juste pour illustrer, si vous parlez Anglais, cette publicité adaptée du discours d’Al Pacino « Inch by Inch » devrait vous aider à comprendre ce que je veux dire. C’est de la fiction, du pur marketing sans autre racine que celles volées au plus beau sport du monde, mais quelque part, cela touche quand même un truc en toi qui peut déclencher une tempête. Certains entraineurs ou certains capitaines trouvent ces mots, déclenchent ces tempêtes.
Comprenez bien que l’envie ne vient pas forcément d’un tirade belliqueuse ou d’images de violence. Un enfant peut éveiller cela en vous, parce que vous avez soudain envie de le protéger d’un monde pour lequel il n’est pas prêt, sachant que vous n’êtes pas, finalement, beaucoup mieux armé que lui, mais que de le lui faire croire est déjà résoudre une partie du problème. Vouloir faire des miracles pour pouvoir offrir à ce même enfant quelque chose qui était vraiment hors de votre porté est également une bonne source d’inspiration et d’envie. L’impuissance devant la misère peut aussi déclencher ça en vous, parce que cela vous est tellement insupportable que vous ne pouvez même pas détourner votre regard et que vous préférez essayer de l’arrêter, peut-être même par égoisme, pour ne plus avoir à en être le témoin.
L’envie de faire ou de ne pas faire les choses change tout. Si vous n’avez pas envie, vous allez échouer. Et pourtant, je le répète, même si ce que nous faisons chaque jour, pour la majorité d’entre nous, n’a rien d’impossible, nous avons besoin d’aller puiser en permanence au fond de nous ou chez les autres, cette envie de faire. J’ai oublié le nom de l’auteur mais pas sa phrase « il est plus facile d’être héros qu’un honnête Homme. Héros nous pouvons l’être une fois par hasard ; honnête Homme il faut l’être toujours. » 7 milliards de héros du quotidien, cela en fait de l’envie à partager.
Accomplir de grandes choses, ce n’est pas guérir le Cancer chaque matin ou marcher sur la lune, c’est faire ce qui est difficile justement parce que c’est difficile et cette difficulté se mesure sur la base de ce que l’on est, pas de ce que sont des Steve Jobs ou des Guy Noves.
Je vous souhaite une belle journée et de trouver autour de vous, celui, celle ou ce qui vous donnera l’envie !
C’est sans doute parce que nous sommes vendredi et que la semaine a été chargée, mais j’ai ce soir le sentiment que tout est toujours long, lent et compliqué.
Pourtant, je suis plutôt réputé pour essayer de rendre les choses simples et ne pas les laisser trainer… mais non, quoi que j’y fasse, ce n’est jamais simple. Les gens que nous côtoyons, notre écosystème et le cadre légal semblent toujours freiner des 4 fers dès que l’on a envie d’avancer.
La vie pourrait être simple, c’est sûr, mais sans nous et notre putain de nature humaine. Avec nous, elle devient complexe comme si cette difficulté nous donnait un supplément d’importance, un « j’existe parce que je peux faire chier si je veux… et généralement, je veux ».
La startup qui fait le buzz en ce moment, c’est Bitcasa. Présentée à Techrunch Disrupt, cette société a fait un tabac. L’idée est simple : Vous payez 10$ par mois et Bitcasa vous offre un disque dur virtuel, sécurisé, à l’espace illimité et accessible sans même y penser.
Ne cherchez pas, personne ne propose ce genre de services à ce prix. Cela relève du tour de magie.
Vous avez peur que quelqu’un consulte vos données ? Pas de soucis, tout est encrypté et seul vous pouvez y accéder depuis vos devices. Vous avez piraté des terrabytes de films et de musique ? Ce n’est pas bien mais Bitcasa s’en fiche et va tout stocker puisque c’est encrypté donc qu’ils ne savent même pas ce qu’ils sauvegardent. Vous avez peur des zones d’ombre (comprenez, des zones sans connexion) ? Aucun problème, votre disque dur joue le rôle de cache pour vos principaux fichiers, ceux que vous utilisez le plus souvent.
Dans la langue française, « Opportunisme » désigne une attitude plutôt péjorative. Pourtant, si on y regarde de plus près, il peut en ressortir plutôt de bonnes choses, surtout pour les entrepreneurs.
Quand on lance une société, on a généralement une vision de ce que l’on veut faire, un business plan d’une facture parfois très sommaire, un chemin imaginaire que l’on pense être le meilleur pour arriver là où l’on pense pouvoir aller et quelques fantasmes de ce qu’il pourrait se passer si cela marchait bien, pas mal, pas du tout ou incroyablement fort. Généralement, on se trompe sur l’ensemble de ces points mais cela nous donne au moins un périmètre et des repères pour avancer.
Et un jour, alors que tout se passe globalement pas trop mal, une opportunité se présente de faire complètement autrement mais, semble-t-il, bien plus vite et surtout, bien mieux.
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.