La Marque Employeur

Savez-vous ce qu’est la Marque Employeur ? C’est sans doute l’un des éléments les plus décisifs sur le plan stratégique en matière de recrutement et de Management RH… Il convient donc, je pense, de s’y intéresser un tant soit peu :-)

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En quelques mots, c’est la synthèse de ce que les dirigeants d’une entreprise décident de partager avec l’ensemble de l’écosystème pour exprimer leur vision, mais aussi les valeurs de l’entreprise, son positionnement, la nature de sa politique RH et la dimension à la fois durable et sociale de celle-ci. Disons que c’est aussi ce qui rend votre entreprise un peu… unique !

Par exemple, les dirigeants d’AREVA définissent la Marque Employeur du groupe ainsi : « L’énergie doit être au service de l’Homme en permettant le développement économique, le progrès social et la préservation de la planète. Parce que l’avenir exige le meilleur de nous, nous révélons les meilleurs talents dans toute leur diversité« .

Chez Stonfield, le sujet nous intéresse forcément beaucoup car il impacte directement notre travail lorsque nous mettons en oeuvre une solution de motivation ou de cohésion d’équipe, à la fois sur l’approche en elle-même que sur l’organisation du séminaire (pour peu qu’un seul soit suffisant) à proprement parler.

C’est la raison pour laquelle Stonfield est l’un des partenaires – en compagnie de Google, TNS Sofres et EBI – d’un Masterclass consacré à la Marque Employeur et organisé par nos amis de I&E Management le 20 Octobre. Cette journée – dernière étape d’une tournée Européenne – verra défiler quelques uns des meilleurs experts sur le sujet, et notamment l’excellent Brett Minchington, l’un des tous meilleurs auteurs mondiaux de la discipline.

Marque Employeur

Si vous êtes DRH ou Directeur Marketing (ce sont généralement les deux dirigeants susceptibles de porter les enjeux de la Marque Employeur dans une entreprise), cette journée vous permettra de vous bâtir une solide culture sur le sujet, mais également d’y récupérer quelques pistes de réflexion et méthodologiques qui peuvent sans doute être directement exploitables dans votre entreprise.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous y croiser et d’échanger un peu pendant – ou off – les discussions. J’interviens régulièrement sur les aspects les plus technologiques de l’Employer Brand Management, notamment dans leur dimension liée à l’appréhension des entreprises par les Digital Natives (ou plus largement les Digital Enthusiastics) et c’est un sujet qui me passionne.

Les inscriptions se font ici et le programme détaillé est là.

Tout ça en un an…

L’AppStore d’Apple a un peu plus d’un an à présent… Je devrais dire qu’il a à peine un an !

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J’ai du mal à croire combien de chemin a été parcouru depuis son lancement. C’est sans doute ça, ce que l’on appelle une stratégie disruptive :-)

Le binôme iPhone – iTunes a surtout initié 3 grands mouvements de fond :

- Il a commencé à changer la vie de ses utilisateurs en leur apportant le premier véritable device portable qui soit tout-en-un, connecté en permanence, utilisable simplement, évoluant en continu, au rythme des mises à jour et des sorties quotidiennes d’Applications et personnalisable à l’infini (puisque chacun n’installe que les Apps qui l’intéressent).

- Il a lancé un mouvement de mutation profond en matière d’habitude de consommation, poussant à outrance un modèle d’achat « on demand » couplé à une monétisation basée sur les micro-paiements. Ce business model, je suis près à le parier, va aller sur d’autres secteurs et d’autres marchés, car il est sain et relativement « juste » donc « nous » allons le plébisciter à chaque occasion.

- Il a lancé un business qui commence à rapporter des milliards que la firme à la pomme partage avec un écosystème gigantesque, composé d’opérateurs, de développeurs, d’éditeurs, de fabricants de périphériques… mais aussi de tous ceux qui gravitent autour comme les investisseurs, les avocats, les marketeurs, etc…

J’ai souvent tendance à dire du bien d’Apple mais je peux vous assurer que ce n’est pas une adoration béate.

Pour preuve une critique très dure que j’avais pu faire sur un groupe privé, dans laquelle je m’en prenais au cirque pathétique qui accompagne systématiquement les Keynotes. Entre cette forme d’arrogance où l’on compare les résultats de choux et de carottes dans le simple but de ridiculiser le travail de leurs concurrents devant une audience acquise à la cause et cette façon de sur-vendre des non-innovations comme le copier-coller de l’iPhone, par exemple, il y a de quoi être fatigué d’être autant pris pour un idiot, et pourtant…

Pourtant, cette firme change profondément la majorité des marchés qu’elle adresse, préserve ses marges là où d’autres souffrent durement pour rester sur un % à deux chiffres et invente un marketing qui n’a pas d’égal. Difficile de ne pas être admiratif et de respecter ça.

L’AppStore n’a aujourd’hui qu’un an… une poignée de mois qui changent tellement de choses que ça en est incroyable.

Bon Anniversaire ! :-)

Taille du marché des Applications iPhone

Je n’avais pas eu le temps d’en parler… et à bien y réfléchir, je ne vais que survoler le sujet.

Il y a quelques jours, l’excellent GigaOM a posté une note qui a fait couler beaucoup de bits : le marché de l’AppStore d’Apple pèserait 2,4 Milliards de $ annuels, soit la bagatelle de 200 Millions de $ par mois.

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Les chiffres évoquant le taux de téléchargement des utilisateurs est lui aussi incroyable, en particulier pour les utilisateurs d’iPod Touch (où il monte à 18,4 App téléchargées chaque mois !!).
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Bien-sûr, ces chiffres m’intéressent. Pour mémoire, j’ai co-fondé Labotec, une société dont le métier est justement de réaliser des Applications iPhone et de les mettre sur le marché. La taille de celui-ci devrait donc être une donnée de première nécessité qui hanterait mes nuits, surtout quand on s’attaque à l’exercice auquel je me livre en ce moment et pour lequel un business plan le moins faux possible est indispensable.

Et bien non, en fait, je m’en fiche un peu pour une raison simple : il est fort probable que la majorité de ces chiffres soient faux ou, du moins, tellement approximatifs qu’ils en perdent toute utilité. En effet, lorsqu’on évoque les performances d’Apple en matière de chiffre d’affaires, la seule certitude est… qu’Apple a le culte du secret et qu’il n’y a que la firme à la pomme qui sait ce que génère l’AppStore ! :-)

tailleTout cela importe peu à ce stade ! Le marché des applications mobiles est à peine effleuré ce qui signifie que, si Admob s’est trompé d’1 milliard sur les 2,4 annoncés, cela ne change absolument rien en définitive car l’avenir est devant nous. « La meilleure façon de prédire le futur est de le créer » ! Quand Peter Drucker a dit cela, il n’a pas parlé de le mesurer pour en faire une réalité :-)

Il existe des milliers d’usages à inventer et à porter sur l’iPhone (tout comme sur Android ou BlackBerry) pour aider ses utilisateurs dans leur vie de tous les jours. Les business models des applications restent à imaginer car le champs des possibles est immense. Les techniques de vente et le marketing ne sont encore que balbutiants… et attendent que des milliers de marketers talentueux veuillent bien se pencher sur le sujet. Enfin, Apple est en train de changer nos habitudes de consommation en matière d’achat, nous emmenant vers un monde de micro-paiements on demand (c’est à dire à la consommation) et je crois que beaucoup de marché y compris en dehors des technologiques vont en bénéficier (ou subir ce changement radical de comportement).

Alors vu sous cet angle, je dois vous avouer que la véritable taille du marché de l’AppStore ne me travaille pas vraiment (c’est la manière la plus polie que j’ai trouvé pour le dire :-) ).

J’ai rencontré quelques VC et Business Angels – de grande qualité – ces derniers jours. Ils sont peu à m’avoir demandé des informations sur le marché (et encore moins sur le % de ce marché que nous pensions pouvoir prendre :-D ). Nous étions tous d’accord pour dire que le sujet n’est pas là, vraiment pas là…

How Big Is the Apple iPhone App Economy? Actually, who cares ? :-)

Une Application iPhone peut sauver un Produit

Cette affirmation n’a rien de factuel, et je ne peux l’étayer de rien d’autre que mon intuition. Je crois sincèrement qu’une Application iPhone peut sauver un Produit.

Je suis arrivé à cette conclusion en tirant quelques enseignements de deux expériences récentes, dans le périmètre des services Web mais très simples à étendre au-delà. Je vais vous les relater en me dégageant du contexte pour mieux me faire comprendre.

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Prenez un site web assez anonyme comme Facebook, par exemple. Ce service a énormément de détracteurs pour de multiples raisons, avec en vrac, le manque de respect de la vie privée, cette incroyable capacité à vous faire perdre un temps fou pour brasser de l’air, cette faculté à vous mettre dans des situations embarrassantes sans même que vous puissiez y faire quoi que ce soit, etc…

L’Application Facebook 3.0 qui est sortie dans l’AppStore il y a quelques heures est tellement bien réalisée, ergonomique et presque stable… qu’elle en rendrait presque Facebook utile aux yeux du dernier de ses détracteurs (non, je vous assure, je me suis sorti du contexte :-) ). Les défauts majeurs de Facebook, tels que je les ai exprimés ci-dessus, restent dans l’absolu, mais au moins, à l’usage, on gagne en productivité et en confort.

Prenez un des meilleurs produits qui soit – au moins dans le monde Apple – pour tout archiver, retraiter, noter, trier, j’ai nommé Evernote. J’ai déjà fait une note ici sur le sujet que je vous invite à relire à l’occasion. Ce service est génial, mais c’est son application iPhone qui le rend vraiment extraordinaire. Avant, vous pouviez faire avec Evernote, tout ce que je viens de mentionner, mais en étant devant une machine : la votre ou une machine publique. Là, vous emportez des milliers d’informations personnelles dans votre poche. De plus, avec l’aide de l’appareil photo, vous pouvez archiver à la volée tout un tas de trucs comme la photo d’une étiquette de bouteille de vin que vous avez apprécié dans un restaurant ou celle d’un tableau qui vous a particulièrement ému, avec quelques notes et tags à étoffer plus tard. Bien-sûr, le tout se synchronise OverTheAir sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit.
Evernote était bien avant l’iPhone, mais avec l’aide de cette application, cela devient tout simplement magique.

En fait, ce qui a changé tient surtout en 2 facteurs clés, à mon sens.

Ces deux applications en exemple sont très simples à utiliser. Leur ergonomie est soignée et surtout, il ne vous faut que 2 minutes pour les maîtriser. C’est une sorte de Woaw Effect immédiat. Ainsi, les défauts éventuels de l’interface Web du service d’origine se trouvent corrigés par une nouvelle interface bien plus soignée et surtout bien plus simple. Pourquoi a-t-on attendu l’iPhone et ses applications pour cela ? Je pense que l’iPhone a été le premier à proposer un écran très efficace, mais sa petite taille a obligé les designer à se concentrer sur l’essentiel et sur la valeur du service : Keep It Stupid Simple ! ;-)

Le deuxième facteur clé est bien évidemment la mobilité. La technologie n’est pas là pour nous asservir mais pour nous servir. Avec l’iPhone, mais aussi quelques autres Smartphones sous BlackBerry ou Android, on arrive à un niveau de confort inédit pour un terminal vraiment portable (c’est à dire que vous ne quittez plus sans que ce soit un calvaire). De cet état né un statut de connexion permanente qui vous ouvre de nouvelles portes : celles de l’Internet Temps Réel… Votre vie numérique vous suit partout, tout comme vos divers réseaux d’amis plus ou moins proches en fonction des cas, avec qui vous pouvez échanger en toutes circonstances sur tous les sujets, professionnels ou plus privés… Je vous rassure, le bouton Off a été conservé sur chacune de ces machines :-)

La conséquence est que certains services, pourtant déjà bien pensés et utiles trouvent un réel second souffle dans ces conditions. J’aurais pu vous parler d’autres applications iPhone, comme celle de Wikipedia (qui va vous donner accès à quasiment toute la connaissance disponible depuis n’importe quel coin de monde) ou Tumblr (qui va vous permettre de mettre en ligne n’importe quoi n’importe quand depuis n’importe en quelques clics)… Mais c’est aussi vrai pour d’autres marché moins Internet voir pas Internet du tout. The Weather Channel propose l’une des applications les plus pertinentes, au moins aux USA, en matière de prévisions météo sur des micros-zones comme un village, et ce, heure par heure. Les agences immobilières commencent à développer des App qui connectent leurs bases de données de produits disponibles avec des systèmes de géolocalisation, le tout accessible par une interface mélangeant l’image qui se trouve devant vous filmée par la caméra de l’iPhone et des incrustations sur des principes de réalité augmentée pour vous donner des informations sur les biens. Vous ne trouvez pas ces exemples très significatifs ? Mettez en perspective avec le fait que nous parlons d’un marché qui n’existe vraiment que depuis 18 mois ! ;-)

Ce sont toutes ces raisons qui me laissent penser que les responsables de chaque entreprise, chaque marque, chaque service, chaque produit doivent vraiment se poser cette question fondamentale : Comment une application iPhone va m’aider dans mon business ? Parce que là où certains trouvent un second souffle, d’autres peuvent y trouver une fantastique opportunité d’innovation et donc, de marché.

Telecommutez ! Remotez !

Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !

Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail :-)
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.

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En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.

Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).

La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc :-)

Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :

- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.

- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.

- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.

- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…

- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun :-) ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!

Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr ;-)

On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.

Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien :-D ) !

Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).

C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).

Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.

En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.

Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call ;-)

Les huîtres d’Arcachon et les Souris

En fait, si ce n’était pas aussi grave sur le plan économique, ce serait vraiment très drôle. Comme c’est le cas plusieurs fois chaque année, les huîtres du Bassin d’Arcachon sont interdites à la consommation, puis à nouveau autorisées puis interdites, etc… mettant bien évidemment à mal l’activité de quelques 350 entreprises locales qui dépendent directement de la vente des coquillages. Depuis ce mercredi, elles sont à nouveau interdites à la consommation.

La raison en est que le test dit « des Souris », réalisé une fois par semaine, est le seul qui soit légalement reconnu pour valider que les huîtres sont propres à la consommation… ou pas. Tous les acteurs s’accordent à dire que ce test n’est pas fiable, trop lent (il faut 5 jours pour avoir les résultats sur des huîtres qu’entre temps, nous avons bien évidemment consommé ?!?) et totalement inadapté aux contraintes économiques des ostréiculteurs qui peuvent ainsi rater le plus gros de la saison.

Test des Souris

Alors sur place, la résistance s’organise. Les opérateurs râlent, bravent l’interdit quand il y est et multiplient les initiatives pour recueillir un peu de soutien. Il y a des pétitions qui tournent soutenues très largement par la population locale comme par les touristes et les élus du Bassin d’Arcachon sont venu faire une dégustation aussi médiatique que possible… mais c’est toujours la souris qui va décider si les ostréiculteurs peuvent travailler ou s’ils doivent devenir hors-la-loi.

Pour apporter ma – petite – coquille à cet édifice de soutien, je précise que nous – toute la famille – avons mangé des douzaines d’huîtres sans avoir autre chose à constater que beaucoup de plaisir à la dégustation. Je garde un souvenir mémorable de cette expérience, que j’espère renouveler le plus tôt possible, interdiction ou pas. Pour la petite histoire, nous prenons les paniers chez Olivier et Sandrine Laban, au coeur du marché d’Arcachon. Elles sont excellentes et Sandrine – que vous pouvez voir sur la photo – vous accueille avec un beau sourire et beaucoup d’énergie. Elle profite également du très gros passage dans le marché pour militer un peu et expliquer aux gens pourquoi elle voudrait sauver les souris :-)

Bon, je ne sais pas qui est compétent pour mettre en place un nouveau système de test ni ce que je peux faire de plus, mais il semble d’une part que tout le monde soit d’accord sur la nécessité de le faire et que d’autre part, il y ait une réelle urgence, certaines entreprises du secteur étant en route vers le dépôt de bilan.

Allez, soyez gentil de sauver les souris ;-)

Apple n'est pas vert (suite)…

J’ai publié il y a quelques jours une note qui racontait le périple d’une machine que j’ai commandé en ligne sur l’Apple Store, étant étonné qu’ils arrivent à la livrer aussi vite alors qu’elle partait depuis Shenzen (Chine)… et m’interrogeant du coup sur la facture écologique d’un tel achat.

En fait, j’étais très naïf :-)

Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de son parcours, depuis Dimanche… C’est vraiment la Grande Vadrouille ! Départ de Chine pour l’Alaska puis le Tennessee pour enfin arriver en Floride, à Fort Lauderdale et m’être livré aujourd’hui par camion(nette). Cette machine aura plus voyagé en 3 jours que la majorité des français en 1 an :-D

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Mon point de vue, évoqué dans la note précédente, reste plus que jamais valable !

Apple – Pas facile d'être vert et efficace :-(

Je viens de commander un truc chez Apple, que j’ai acheté sur l’Apple Store américain. J’ai passé la commande Dimanche 17 mai, en fin de journée ici. Je n’ai pas pris un produit standard mais une machine que j’ai fait modifier pour lui rajouter de la RAM.

Sur le site, Apple m’annonce 1 à 3 « business days » pour être livré sur un produit modifié : Là, je me dis que c’est quand même pas mal…

Cette nuit, je reçois la confirmation d’expédition d’Apple, accompagné du numéro de Tracking de Fedex. Juste pour le plaisir, je regarde pour savoir s’il part du Texas ou de Californie… et je tombe sur ces informations.

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En synthèse, la machine commandée en ligne ce dimanche soir (c’est à dire déjà le matin en Chine) a été modifiée à ma demande, puis expédiée depuis la Chine (forcément par avion pour tenir de tel délais) pour que je puisse l’avoir dès demain, ici, sur la Cote Est des Etats-Unis.

Je n’ai pas choisi la livraison rapide, car je n’utiliserai pas cette machine tout de suite. Vous avez compris où je veux en venir : Tout cela n’a pas de sens.

Du coup, je me dis que si Apple me proposait un système de livraison plus respectueux de la planète, même si celui-ci devait prendre 10 jours au lieu de 3 et même si je devais payer un peu plus cher pour le produit, je pense que je l’aurais pris.

Il y a des e-commerçants qui font ce genre de choses ?

PS : Pas la peine de me le faire remarquer que j’aurais pu aller directement en magasin. Si je l’avais acheté à l’Apple Store du coin, ils auraient sans doute fait exactement la même chose que moi.

L'entrepreneur qui est en nous tous

J’ai eu quelques échanges récemment avec des amis, sur mon aventure américaine. L’un d’entre eux m’a vraiment marqué, car il remettait pleinement en question le fait que je sois toujours un entrepreneur. Je vous passe les détails parce qu’ils impliquent plein de choses qui ne peuvent pas être rendues publiques, mais finalement, il avait sans doute un peu raison quelque part.

Cet échange et quelques autres m’ont fait réfléchir sur ce que j’étais vraiment devenu, ce que j’avais envie de faire et comment j’allais orienter ces prochains mois, surtout après mon retour en France.

Il est vrai qu’en Novembre dernier, j’avais perdu beaucoup d’énergie en étant sur plein de fronts en même temps et que j’avais besoin de respirer un peu, comme un coureur vraiment à bout de souffle. L’arrivée aux Etats-Unis n’a finalement rien arrangé, car j’ai été contraint d’accélérer le rythme pour compenser la distance avec la France et l’écart de fuseaux horaires. Je crois que cela m’a achevé :-)

Depuis un mois environ, j’ai pris un peu de recul, j’ai beaucoup lu et je me suis reposé. Il était temps, je crois, car j’étais en train de faire le vide autour de moi, sur le plan privé comme professionnel, par mon rendement devenu médiocre et mon caractère vraiment pas facile.

Je suis tombé récemment sur cette excellente vidéo « Entrepreneurs can change the world » que je vous invite à regarder pour deux raisons : Elle nous renvoie à une image un peu romantique de l’entrepreneur que je suis étais… et elle est la synthèse de cette période de repos et de réflexion.

Je n’étais peut-être plus un entrepreneur il y a quelques mois, mais je crois que je le suis redevenu, au sens le plus simple du terme.

La fatigue évanouie et l’envie à nouveau là, j’ai des idées plein la tête et l’impression que c’est une sorte de feu qui coule à nouveau dans mes veines, au point qu’il me tarde de rentrer en France pour me replonger dans un rythme plus palpitant que celui que j’ai maintenant ici.

Plus largement, j’aimerai que cette vidéo puisse inspirer beaucoup d’entre vous, puisse réveiller l’entrepreneur qui dort en vous et le faire se lancer enfin… parce que la France et l’Europe me semblent avoir plus que jamais besoin d’entrepreneurs, malgré leur mauvaise image et les difficultés actuelles. Contrairement à ce qu’en pense un très grand nombre de personnes, faisant souvent l’amalgame entre divers types de patrons, les entrepreneurs créent des emplois, de la valeur, de l’innovation, de la croissance et de la richesse pour eux, mais aussi pour leurs équipes, pour leur pays donc pour nous tous.

Cette vidéo est une pub pour une entreprise américaine donc elle puise forcément son énergie de l’histoire des premiers émigrants. Je crois toutefois que l’on peut sans problème la transposer sur notre vieille France. Nos ancêtres n’ont sans doute pas fait la conquète de l’Ouest, ont plein de sang sur les mains et des tonnes d’erreurs à leur palmarès… mais ils ont également installé une Démocratie sur les cendres de la Monarchie Absolue, fait faire des progrès incroyables à l’Art comme à la Science ou la médecine, ont jeté les bases des Droits de l’Homme, ont aboli l’Esclavage et inventé le French Flair au rugby :-)

Tout cela n’aurait sans doute pas été possible si nous n’avions pas cette force en nous. Il n’y a pas de complexe à avoir, devant qui que ce soit (et ne mettez pas ça sur le compte de mon arrogance, je suis parfaitement lucide !). Le monde change plus vite que jamais, sous l’impulsion d’une véritable révolution industrielle portée par la technologie et cela nous offre plus d’opportunités qu’il n’y en a jamais eu, plus d’opportunités que de dangers si nous savons nous y engouffrer. Nous avons des idées, nous avons des compétences et une culture solide… il ne nous manque plus que l’envie de rentrer dans l’arène et de nous battre pour nos projets.

Me concernant, je crois avoir retrouvé tout cela.
Je vous laisse là dessus, face à vos propres envies et vos réflexions ;-)

La France est-elle à la dérive ?

C’est vraiment la question que je me pose en ce moment… et elle ne date malheureusement pas d’aujourd’hui.

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Il est très facile, quand on est expatrié, de relever tout ce qui va mal dans son pays d’origine et tout ce qui est mieux « ici ». C’est facile parce que cela saute aux yeux… Au début, on se dit que c’est principalement lié à la nouveauté. Pourtant, après quelques mois, il reste des différences que l’on ne s’explique pas tout en se remémorant ce que notre pays d’origine peut avoir de meilleur.

Quand je suis parti de France, on ne pouvait pas ouvrir un journal sans voir que le pouvoir d’achat était en recul net, sur l’ensemble des classes de la population, y compris les plus riches (si, si, je vous assure!). Bien-sûr, plus on descendait le long de l’échelle sociale et plus cela devenait perturbant au quotidien, jusqu’à devenir insupportable pour les classes les moins aisées de la population. Quand on y regarde de plus près, c’est vrai… et quand on y regarde d’encore plus près, c’est même à se demander comment font les Français ayant les revenus les plus bas pour les besoins de base comme se loger, se nourrir, éduquer les enfants… simplement, vivre en fait.

Comme on dit souvent au comptoir : « Tout coûte cher aujourd’hui ! »

Depuis que nous sommes aux Etats-Unis, je dois avouer que je suis parfois un peu perdu. Ici, vous devez payer pour tout, tout le temps… mais ce n’est pas si difficile qu’il n’y parait.

Vous mettez vos enfants à l’école ? Pas de soucis, une école privée coûte dans les 100$ par semaine et par enfant, pour peu que vous n’en preniez pas une trop haut-de-gamme. En plus, ils se débrouillent pour vous taper 20$ par ci et 30$ par là, pour tout un tas de petits trucs non compris dans le prix de base. C’est énorme, mais il existe des écoles publiques si c’est vraiment nécessaire, moins bien que les privées mais vos enfants auront accès à l’éducation aussi pour quasiment rien et les enseignants y font bien leur métier et y mettent autant de coeur.

Vous voulez nourrir votre famille ? Avec quelques dollars, vous trouvez un plat pour tout le monde. bien-sûr, le boeuf est aux hormones de croissance et les légumes, même non organic, coûtent plus cher que les frites… mais vous mangez, chaque jour et à votre faim.

Il vous faut une voiture ? Oui, ici, il vous faut une voiture à moins d’habiter New-York ou Chicago… mais une voiture coûte beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe (entre 20 et 40% moins cher suivant les modèles et les marques). C’est vrai à l’achat, mais c’est aussi vrai à l’entretien, et notamment l’essence (sans commune mesure !). Le prix de l’assurance est globalement comparable.

Il manque un élément important : Vous loger. Vous avez 50 000 $ (soit environ 35000 euros) devant vous ? C’est suffisant pour acheter une petite maisonnette dans un quartier pas très chic. Cette maisonnette tient plus du grand Mobil Home que de l’hôtel particulier, mais vous êtes chez vous, avec un toit et une adresse. Si vous avez 200 000$ de coté (ou que vous vous faites financer… dans des conditions normales), vous avez carrément une maison avec 3 chambres et 3 salles de bain, au milieu d’un petit jardin.

Je vais arrêter là car la liste serait trop longue, mais non sans avoir évoqué la santé. Il est possible de se soigner à peu près normalement, même aux Etats-Unis. Cela demande une très bonne connaissance du système et quelques précautions en matière d’assurances. C’est, sur ce point, clairement plus cher que chez nous et je dois avouer que nous disposons d’un système de santé qui est vraiment bien en comparaison, malgré toutes les difficultés qu’il rencontre aujourd’hui. Mais en travaillant un peu le sujet, on peut arriver à un dispositif satisfaisant aux Etats-Unis, y compris avec des revenus de bas de l’échelle.

Arrivé à ce point, je me pose une question qui est pour l’instant, sans réponse : Comment un bas salaire peut-il s’en sortir ici sur les besoins de base alors que « nos pauvres », eux, n’ont aucune chance de joindre les deux bouts ?

J’écris cette note sans donner de leçon car je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut provoquer de telles différences. Nous sommes devant deux pays développés ayant une culture finalement assez proche (même si l’état d’esprit est très différente). Sommes-nous plus idiots ou moins créatifs que nos amis Américains ? Je ne crois pas, non. Sommes-nous moins travailleurs ou moins entrepreneurs (dans l’esprit) ? C’est possible, mais sûrement pas autant qu’on ne le pense ou que tout le monde le dit…

Bien-sûr, leur flexibilité est un atout extraordinaire. Ils peuvent virer quelqu’un du jour au lendemain, mais c’est l’une des raisons pour lesquelles ils embauchent aussi facilement (j’ai fait exprès de le dire comme ça, pas la peine de me le faire remarquer :-) ) et il n’est pas rare de rencontrer des jeunes qui ont deux voir parfois 3 jobs en parallèle. J’ai du mal à le mettre en perspective avec nos jeunes que nous n’arrivons pas à faire travailler, ne serait-ce que sur un seul job ?!?
Bien-sûr, les charges sociales qui pèsent sur l’entreprise sont très basses mais cela n’empêche pas le pays d’avoir une puissance financière phénoménale (même si depuis 18 mois, ce n’est plus aussi simple, comme partout) et surtout, cela amène les entreprises à proposer des salaires « décents »… simplement parce que cela devient possible.
Bien-sûr, si vous êtes à la rue, vous n’avez rien d’autre que la solidarité de vos compatriotes… mais celle-ci est réelle, individuelle ou au travers d’associations très actives, de ce que j’ai pu en voir.

Alors au final, j’en viens à ne plus savoir que penser vraiment. Le pays idéal n’existe pas ou du moins, je ne l’ai pas encore trouvé. Je me suis pris à rêver que la France prenne le meilleur des Etats-Unis (et laisse le reste) tout en conservant sa culture, sa créativité et cette forme de diversité plus ou moins intégrée… mais ce n’était qu’un rêve car il y a dans cette idée même une forme d’incompatibilité profonde. Je vois de temps en temps mon pays empêtré dans des problèmes qu’il se fabrique tout seul, dans des combats d’un autre temps (sans même parler d’Hadopi !) et dans des luttes de clochers stupides et stériles qui sont loin d’avoir le charme des derbys d’ovalie.

Plus grave, surtout, de ce que je peux en voir à distance, il n’y a plus aucune unité nationale, plus aucune envie d’avancer ensemble mais simplement une sorte de lutte entre les riches et les pauvres, les fonctionnaires et les salariés, les banquiers et les entrepreneurs, ceux qui travaillent et ce qui ne travaillent plus ou pas encore, les cons de droite et les cons de gauche, les jeunes et les vieux… et tous oublient qu’ils sont potentiellement des anciens ou des futurs de la classe d’en face.
N’en jetez plus, la coupe est pleine.

Je crois qu’il y a une chose que nous pourrions essayer de prendre aux Américains, juste une seule, c’est cette capacité lorsque les choses vont mal pour tous, comme le niveau de pouvoir d’achat par exemple, à oublier un temps leurs querelles, à travailler ensembles et mettre leur énergie au service du pays (qui pour nous, peut être la France mais aussi l’Europe), solidaires et mobilisés vers un objectif commun jusqu’à ce que le problème soit réglé.

Nous avons souvent tendance à dire en souriant, que nous sommes des Gaulois, ce qui donne un air de romantisme au fait que nous nous tapions dessus en permanence et que nous soyons incapables de nous mettre d’accord, mais je dois avouer que l’image d’Astérix commence un peu à me gonfler quand je vois à quel point notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus.

Je comprend qu’une personne qui ne travaille pas rencontre des difficultés et que nous ayons besoin de trouver des solutions à ces situations… mais je ne peux pas accepter que le pouvoir d’achat de gens qui travaillent dur chaque jour ne soit même plus suffisant pour loger et nourrir leur famille. En fait, ce n’est pas que je ne peux pas l’accepter, c’est juste que cela n’a pas le moindre sens… ni au présent, ni dans la durée.

La France est-elle à la dérive ?
Je n’ai rien changé en écrivant tout cela et pas apporté la moindre solution car j’en suis incapable. J’ai juste râlé un peu, prouvant si besoin était que je suis toujours foncièrement Français et ce, jusqu’au dernier chromosome de mon ADN. Je vous invite à prendre cette note comme le simple rapport d’étonnement d’un observateur qui a un pied de chaque coté de l’Océan…

Combien peut-il en rester ? Le Test des 2 manches de 10

Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas :-)

En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.

cimetiere

La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…

Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions. :-)

Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul :-)

On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre :-)

La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de  - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.

Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.

S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…

En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.

A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver Wordpress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr

Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.

Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?

Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.

A nous d’être de ceux-là ;-)

Evernote… et une réflexion sur les services gratuits

Je suis certain que vous connaissez Evernote, un formidable outil de gestion de vos notes personnelles. Pour ma part, c’est un service que j’utilise depuis très longtemps, avec plus ou moins d’enthousiasme en fonction de ces périodes où l’on est plus ou moins actifs, plus ou moins la tête dans le guidon.

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L’arrivée du client iPhone a tout changé et m’a redonné un goût incroyable pour le service. La raison en est simple : Evernote devient utile à tout, pour tout et en tous lieux puisque dans votre poche, que vous ayez une connexion ou pas (c’est à dire même dans un avion).

Du coup, il devient un lieu de stockage un peu magique dans lequel vous allez, par exemple, mettre vos idées sur un sujet précis puis venir les alimenter un peu comme un Wiki personnel (je sais, ces deux mots cote à cote est assez improbable :-) ). Mais il y a bien d’autres usages… Vous allez pouvoir y stocker les modes d’emplois de tous vos appareils électroniques, des photos de vos biens destinés aux assurances en cas de problème, des photos prises directement depuis votre iPhone des étiquettes de bouteilles de vin accompagnées de vos notes de dégustation, des notes vocales grâce une fonction similaire à celle d’un dictaphone que vous pourrez ensuite enrichir de tout un tas d’informations comme bon vous semble, etc, etc…

Toutes ces notes sont accessibles en 3 lieux : sur votre Mac via le logiciel à télécharger, sur votre iPhone avec une application gratuite ou en ligne sur le Web.

Beaucoup de nouvelles fonctionnalités sont arrivées et pas mal d’autres attendues. Le service évolue de plus en plus vite tout en restant gratuit, pour peu que vous supportiez quelques encarts publicitaires. Sinon, vous pouvez toujours prendre la version payante, similaire mais sans pub et avec quelques trucs non significatifs en plus… Rien de suffisant pour que vous ayez à sortir votre carte bancaire.

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète un peu.

Je serai prêt à payer pour ce service et le fait qu’il soit gratuit me laisse présager le pire quand à sa capacité à gagner de l’argent uniquement par la pub, donc à être rentable donc… à être pérenne. Quand on sait que même Flickr rencontre aujourd’hui des difficultés et que Facebook est à des années lumières de rentrer les fonds nécessaires à son simple hébergement, je pense qu’il est temps de se poser la question des divers business models possibles et de notre revendication permanente du « tout gratuit ». C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis un des fervents défenseurs du business model d’Hellotipi. Oui, c’est un service payant (et pas trop cher !)… mais c’est justement le prix à payer pour que ce service soit là demain, continue d’évoluer avec de nouvelles fonctionnalités et ne soit pas obligé de se vendre au premier venu avec nos données de famille en prime. Je crois bien que le positionnement d’Hellotipi, finalement, c’est d’être un peu l’anti-Facebook (au sens photographique du terme).

Evernote a besoin de gagner de l’argent pour assurer son développement mais aussi la continuité de son service. Je suis prêt à payer pour l’utiliser, tout comme je suis prêt à payer pour utiliser Flickr ou Dropbox, par exemple. C’est d’ailleurs ce que je fais, notament pour Dropbox qui me fait payer assez cher mes plus de 100Go en ligne, et pourtant sans le moindre regret. Je pense que je serai également prêt à payer pour utiliser un Twitter offrant un plus large panel de services…

Sans argent, pas de pérennité ni de sécurité à moins de voir son écran envahi en permanence par la pub, ce qui est impensable quand on parle de ses notes parfois très personnelles, ses fichiers ou sa famille. On dit souvent que ce qui est gratuit n’a pas de valeur ; je crois que cela peut être faux pendant un certain temps, mais que dans la durée, cela se vérifie souvent…

Tiens, on pourrait en profiter pour reparler d’Hadopi, cette loi dont la stupidité avérée se déverse partout sur Internet, le plus souvent à juste titre. Là aussi, finalement, il est question de modèle économique et là non plus, le tout gratuit n’est pas une solution car il n’a aucune pérennité… pas plus que le business model déjà mort consistant à voir perdurer la tonte des consommateurs par quelques « majors » et ce, depuis des années.

Un juste prix cohérent avec une juste valeur… Ce n’est pas ça, le Graal des services sur Internet ?

Humaniste

“Etre humaniste, ce n’est pas être confiant aveuglément en ce que font les hommes. Etre humaniste, c’est à la fois être émerveillé par le potentiel de chaque humain et lucide sur les risques qu’il court, que ce soit du fait de la nature ou du fait de l’homme lui-même.”

C’est Albert Jacquard qui a dit cela, dans une interview à Paris Match (que j’ai trouvée relayée sur le site des Humains Associés). Non seulement, je trouve cette phrase magnifique (Bon, Jacquard n’est pas vraiment un perdreau de l’année :-) ) mais – en toute humilité, je ne m’approprie rien – je me retrouve assez dedans.

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On a tout ce qu’il faut pour réussir des trucs incroyables et c’est souvent, une sorte de catalyseur qui nous manque. Sans vouloir faire preuve d’un optimisme candide, je crois sincèrement en notre capacité à traverser cette crise (et quelques légers signes avant-coureurs apparaissent de ci de là) pour peu qu’on resserre les rangs et qu’on garde confiance. C’est vrai au niveau de nos familles et de nos proches, de nos entreprises, de notre économie et même de notre planète.

Aux Etats-Unis, les attentats du 11 Septembre ont été un vrai catalyseur. L’usage qui en a été fait est sans doute très discutable, mais la mobilisation vers une ligne commune a entraîné la création d’une énergie incroyable. On retrouve dans ce passage de l’Histoire, tout ce qu’Albert Jacquard a défini plus haut.

Sur ces bonnes paroles (je parle de celles de Jacquard !!), je vous laisse, je dois partir à la recherche d’un certain nombre de petits catalyseurs, qui, à défaut de sauver la planète, feront peut-être avancer deux ou trois sujets :-)

3 remèdes contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité

J’avais décidé il y a quelques temps, de ne plus regarder les news, que ce soit sur Internet, à la TV ou à la Radio, si ce n’est celles concernant concernant directement mon job. Et là, bêtement, je me suis dit que je devrais regarder un peu ce qu’il y a de neuf « dehors ».

C’est comme ça que les accidents arrivent… Je suis malade aujourd’hui, donc ça me laisse, finalement, le temps de « traîner » un peu. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait, ça, une sorte d’absence ou un double effet des cachets que j’avais pris ?!?

Je lance Google News US… et pan !

Que des galères (souvent en Une), de la misère (super bien montrée, expliquée, analysée), des dépôts de bilans (à se demander s’il reste des entreprises debout), des témoignages de gens comme vous et moi qui parlent de la crise (ce qui nous donne un potentiel de quelques milliards d’articles le temps qu’on ait passé tout le monde), des banquiers qui sont la cause de tout (ils sont faciles à reconnaitre, ils ont de grands chapeaux et des cigares), des Riches qui sont encore plus riches (ben non, les riches sont moins riches et certains ne le sont plus du tout… c’est même normal en temps de crise), des banquiers riches avec des parachutes dorés (désolé, c’est juste pour travailler mon référencement celui-là :-) ), quelques émeutes avec des morts dans des pays très loin (parce qu’il faut bien se changer un peu les idées avec la misère des autres), la météo qui, elle-même, ne fait pas beaucoup d’effort…

Alors du coup, j’ai vite vite refermé tout ça, avec l’impression d’avoir fait une grosse bétise, comme quand vous recevez une vidéo Youtube qu’on vous dit de ne pas regarder parce que c’est choquant, mais que vous regardez quand même parce que la nature humaine est ainsi faite, que vous êtes choqué et que vous vous dites : « Mais quel con! Pourquoi j’ai regardé ça ! »

Donc, j’ai vite filé sur Google et je vous ai ramené trois trucs qui vont essayer de lutter, respectivement, contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité.

Contre Pessimisme, j’ai ça :

relax

Elle n’a pas l’air plein d’optimisme et d’insouciance ? ;-)

Contre Sinistrose, j’ai ça… et là, j’adore vraiment :

pandas

Et contre Morosité, il y a ça, que j’ai posté hier sur mon blog US, mais que je vous remet ici parce que ça fait aussi du bien (surtout quand on est expatrié ! :-) )

foie-gras-magret-saucisses

Voilà, je ne vais rien résoudre avec ça, mais si je vous tire un sourire, je n’aurais pas perdu ma journée…

Je suis nul pour lancer des chaines sur Internet (et en général, en plus, ça me gonfle…) mais si des fois l’envie vous prenait de me rendre ce sourire et de bloguer vos remèdes contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité, mettez le tag RCPSM ou postez le lien ici que je vous retrouve…

Bon courage à tous ceux qui rament en ce moment… c’est à dire à globalement tout le monde !

1 Milliard d'applications iPhone…

1 milliard de logiciels ! C’est, dans quelques jours, ce qu’Apple aura distribué via iTunes depuis le lancement de l’AppStore en Juillet 2008 !

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Si quelqu’un dans la salle – virtuelle – peut me donner un autre exemple d’un tel succès, quelle que soit l’industrie considérée ? Des dizaines de milliers d’applications différentes sont disponibles au téléchargement aujourd’hui, et bien plus encore sur les Mac des développeurs (J’en sais quelque chose ;-) )…

C’est un nouveau marché qui vient de naitre à partir de rien, prenant de court même les prévisions les plus optimistes d’Apple. Steve Jobs, le « Half Genius – Half Ass Hole » doit jubiler de son propre succès… et c’est plus que mérité.

Après la distribution de musique qui se retrouve profondément (et de façon irréversible !) métamorphosée par Apple et ses terminaux mobiles, c’est à présent celui de la distribution logicielle, ce qui signifie, dans la foulée, celui des jeux vidéos sur consoles mobiles !!!

Si j’étais le CFO d’Apple, je crois que je chercherai à faire un trek dans le désert, histoire de retrouver un peu de sérénité… :-)

Rien à dire, taper 1 milliard d’applications (and counting !) en quelques mois… Chapeau !