C’est l’une des questions pour lesquelles il est très difficile d’apporter une réponse intelligente quand celle ou celui qui vous la pose n’est pas un Digital Enthusiastic ou, du moins, ne parle pas Internet couramment.
Je ne vais pas tenter d’y répondre car nous sommes au mois d’Août mais simplement témoigner en présentant un business case très court.
Ma femme souhaite commander des cartes de visite sympa et pas trop chères. Elle me demande sur quel site aller, mais n’étant pas familier de ce marché, je décide de poser la question sur Twitter.
J’ai un peu moins de 1000 followers à l’heure où j’écris cette note et nous sommes le Dimanche 2 Août 2009, c’est à dire à une période Internettement plutôt calme. 15 secondes après que j’ai tweeté ma recherche, les réponses commencent à arriver, doucement, puis de plus en plus, via des simples réponses publiques, mais aussi des Direct Messages (c’est à dire des messages privés) et des emails. Cela fait 15 minutes que mon tweet est parti et j’en suis à un peu plus de 25 réponses… and counting !
Cerise sur le gâteau, je sais qui me répond ce qui me permet d’accorder ou non de la crédibilité à la réponse en fonction de l’identité et de la réputation de la personne. Typiquement, si je vous donne un jour un conseil par Twitter sur le meilleur moyen de gagner le championnat de France de football, vous pouvez me faire confiance pour être très sincère tout en vous souvenant que je suis notoirement l’un des gars les moins compétents au monde sur le sujet
On sait déjà que les avis sur Internet sont pour la très grande majorité pilotés, tout comme ils le sont dans l’AppStore pour les applications iPhone. Twitter et son usage très Crowd Sourcing redonne paradoxalement un peu de crédibilité à ce type d’exercice… en fait, il redonne la parole aux vrais « gens »
Bien-sûr, tout le monde n’a pas autant de followers me direz-vous… Oui, mais ce n’est pas grave, car une fois une taille critique de 50 à 100 followers atteinte (et c’est l’affaire de quelques jours pour ne pas dire quelques heures), ce n’est plus la quantité qui va importer, mais la qualité des gens qui vous suivent et du contenu que vous partagez. C’est la raison pour laquelle j’ai d’ailleurs abandonné mon premier compte Twitter qui approchait pourtant les 2000 followers (dont plus de 1000 suivent encore ce compte fantôme après 9 mois d’inactivité ?!?)… mais qui était, à mon sens, pas suffisamment qualitatif.
Voilà, vous ne savez toujours pas exactement à quoi peut servir Twitter, mais vous avez au moins un exemple concret d’usage générateur de valeur au quotidien.
PS : Pour ce qui est des cartes de visite, parce que je sens bien que vous n’en pouvez plus de ce suspens, c’est Moo.com qui a remporté l’adhésion de tous, très haut la main devant VistaPrint également cité tout comme Ooprint.
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont si gentiment et si rapidement répondu !!
Je suis vraiment dans une phase de grand ménage en ce moment. J’aurais l’occasion de publier une note sur le sujet sous peu.
Comme c’est l’été, je vais en profiter pour dépoussiérer mon stock de noms de domaine. Tous ceux que vous trouverez ci-dessous sont potentiellement à vendre. Il y en a des pas mal et d’autres un peu moins… mais on est toujours beau aux yeux de quelqu’un
Si l’un d’entre eux vous fait envie, il vous suffit de me passer un email avec votre offre ou de me laisser un commentaire (mais cela risque de manquer de discrétion). Je ne souhaite pas ouvrir de discussion sur les prix donc votre offre ne sera pas négociée. Si vous êtes trop bas, soit je ne vendrais pas, soit un autre l’aura… mais je ne vous recontacterai pas pour en discuter. Ce n’est pas que je n’aime pas jouer au marchand de tapis, c’est plutôt que j’ai vraiment autre chose à faire
Liste des noms de domaine éventuellement à vendre :
Alexandra, l’énergique et souriante fondatrice de D’Lys Couleurs, excellent site pour acheter du chocolat en ligne, a invité quelques unes de ses amies pour tester des produits gourmands qui pourraient bien se retrouver sur ses linéaires numériques à la rentrée. Il y avait Julie, excellente e-commerçante et fondatrice de Made in Ethic (dont l’approche très citoyenne est vraiment à (re)découvrir), Amélie de BabelKids (que je ne connais pas mais qu’on m’a décrit comme très sympa) et… ma chère et tendre moitié, Stéphanie.
J’ai décidé de parler de cette réunion à laquelle j’enrage de ne pas avoir été invité car il faut parfois savoir témoigner du niveau de pénibilité de certains métiers.
D’abord, il faut être capable de passer 3 heures avec quelques jeunes et jolies femmes (je m’adresse aux plus masculins de mes lecteurs et aux plus gays de mes lectrices… si les autres pouvaient éviter de me traiter de vieux macho, ce serait urbain).
Ensuite, il faut avoir envie de goûter ces dizaines de trucs super bons au chocolat et d’en faire une analyse super pointue, du style : « Waouh ! Il est super bon, ce truc au chocolat ! ».
Enfin, il faut avoir le courage d’assumer sa participation à un travail aussi dégradant car Alexandra va en parler sur son blog (que je ne saurais que conseiller chaudement aux Wanabe Entrepreneurs qui veulent un reflet de la vraie vie des e-commerçants) et il sera ensuite difficile de convaincre ses enfants que travailler dur n’est pas tous les jours facile. « Oui, oui, Papa, c’est promis. Je vais m’appliquer pour faire le même travail que Maman quand je serai grand ».
Je sais qu’il y aura une nouvelle session vers la rentrée. Je vais essayer de m’incruster en arguant du manque de testostérone dans ce panel, l’éloignant mécaniquement et statistiquement de ce qu’est le marché français des amateurs de chocolat et faisant prendre un risque commercial dramatiquement élevé à D’Lys Couleurs. Je crois que ne pas comprendre à quel point la clientèle masculine peut être exigeante mais aussi sensible quand on touche à son assiette parce qu’on ne lui a pas demandé son avis pourtant éclairé (et qu’elle est toute frustrée d’avoir raté autant de chocolat) est presque une faute de gestion… On va voir si ça rencontre un certain écho
Bien évidemment, je n’aime pas particulièrement le chocolat. Je fais tout cela pour notre bien à tous, à nous, les hommes et pour être sûr que ceux qui le souhaiteront pourront acheter chez D’Lys Couleurs les meilleurs chocolats du marché. Inutile de me remercier, j’ai les valeurs du rugby qui coulent dans mes veines et je suis heureux de me sacrifier corps et âme pour le bien du collectif…
PS : Vous noterez sur la photo que j’ai volé à Alexandra (puisque je n’y étais vraiment pas… je sais, je suis lourd d’insister) que le chocolat ne fait pas grossir
J’ai publié il y a quelques jours une note qui racontait le périple d’une machine que j’ai commandé en ligne sur l’Apple Store, étant étonné qu’ils arrivent à la livrer aussi vite alors qu’elle partait depuis Shenzen (Chine)… et m’interrogeant du coup sur la facture écologique d’un tel achat.
En fait, j’étais très naïf
Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de son parcours, depuis Dimanche… C’est vraiment la Grande Vadrouille ! Départ de Chine pour l’Alaska puis le Tennessee pour enfin arriver en Floride, à Fort Lauderdale et m’être livré aujourd’hui par camion(nette). Cette machine aura plus voyagé en 3 jours que la majorité des français en 1 an
Mon point de vue, évoqué dans la note précédente, reste plus que jamais valable !
Je viens de commander un truc chez Apple, que j’ai acheté sur l’Apple Store américain. J’ai passé la commande Dimanche 17 mai, en fin de journée ici. Je n’ai pas pris un produit standard mais une machine que j’ai fait modifier pour lui rajouter de la RAM.
Sur le site, Apple m’annonce 1 à 3 « business days » pour être livré sur un produit modifié : Là, je me dis que c’est quand même pas mal…
Cette nuit, je reçois la confirmation d’expédition d’Apple, accompagné du numéro de Tracking de Fedex. Juste pour le plaisir, je regarde pour savoir s’il part du Texas ou de Californie… et je tombe sur ces informations.
En synthèse, la machine commandée en ligne ce dimanche soir (c’est à dire déjà le matin en Chine) a été modifiée à ma demande, puis expédiée depuis la Chine (forcément par avion pour tenir de tel délais) pour que je puisse l’avoir dès demain, ici, sur la Cote Est des Etats-Unis.
Je n’ai pas choisi la livraison rapide, car je n’utiliserai pas cette machine tout de suite. Vous avez compris où je veux en venir : Tout cela n’a pas de sens.
Du coup, je me dis que si Apple me proposait un système de livraison plus respectueux de la planète, même si celui-ci devait prendre 10 jours au lieu de 3 et même si je devais payer un peu plus cher pour le produit, je pense que je l’aurais pris.
Il y a des e-commerçants qui font ce genre de choses ?
PS : Pas la peine de me le faire remarquer que j’aurais pu aller directement en magasin. Si je l’avais acheté à l’Apple Store du coin, ils auraient sans doute fait exactement la même chose que moi.
Depuis que des « stars » se sont mises à Twitter, l’adoption du service a carrément explosée (+75% entre Février et Mars 2009). Il existe une sorte de course au follower, c’est à dire à la personne qui va délibérément accepter de recevoir vos messages (Opt-in) de moins de 140 caractères.
Il faut dire que l’on peut faire plein de choses à quelques centaines de personnes avec 140 caractères :
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Les prix des couches-culottes étanche Pampers baisse de 75% à partir de Mai pour fêter l’été
Mon ami @DavidCastera est l’un des tous premiers experts des Mondes Virtuels en France
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Donc, si j’ai 100 000 followers actifs (pas dormants), je vais instantanément les toucher. En plus, je peux faire appel à des « petites mains » qui vont répondre à ma place (parce que je suis une star donc super occupé !) pour entretenir l’enthousiasme de ma communauté.
« Kikoolol !!! Shaquille me trouve génial car j’aime les mêmes pizzas que lui !! »
La course aux followers est donc lancée. Plusieurs early adopters influant ont lancé la mode, comme Jason Calacanis promettant un MacBookAir à son 1000Nième follower… mais là, on vient de passer dans une nouvelle dimension : le Million !
Pourquoi je vous parle de tout cela ? Avoir un million de personnes qui suivent vos Tweets est une force de frappe commerciale considérable, bien plus efficace que les blogs eux-mêmes, y compris les plus gros. Un nouveau modèle marketing est en train de se mettre en place, reléguant tout le reste au rang de support de celui-ci.
Allez, reprenez ma liste ci-dessus, mais avec en tête le fait que celui qui twitte ça à 1 million de followers… Tout de suite, ça donne le vertige. Remettez-le en perspective du Dispositif Marchand dont nous a parlé David il y a quelques temps et cela devrait vous ouvrir quelques horizons
Tous ceux qui gravitent de près ou de loin dans l’Internet s’intéressent à ce que l’on appelle communément « The Next Big Thing« , c’est à dire le futur Media Social, Monde Virtuel ou service Web qui va changer profondément les usages… et peut-être nos vies.
Lorsque j’étais à San Francisco avait lieu le Web2.0 Expo, l’une des conférences les plus importantes et intéressantes de l’e-industrie. Vous trouverez ci-dessous le keynote de Tim O’Reilly (vous savez, le gars qui a imposé inventé le terme Web 2.0). Ce gars a les yeux bien ouvert et j’aime bien ses visions qui, au-delà de leur justesse habituelle, sont souvent suffisamment simples pour que je les comprenne
Il compare l’évolution d’Internet à celle d’un enfant, qui va du stade Web 1.0 (un bébé, capable de ressentir mais incapable de se coordonner) au Web Squared, qui serait une sorte d’Internet de la maturité, bien plus accessible et efficace, une sorte de Web qui travaille vraiment.
L’intervention est bien évidemment en Anglais, mais je vous ai relevé trois points qui me semblent important pour comprendre ou au moins essayer d’imaginer « The Next Big Thing », chacun dans son monde.
- Les Dotcoms qui ont survécu à l’Hivers Nucléaire sont celles qui ont considéré l’Internet comme une plate-forme et non comme une fin en soit.
PO> Cela ne va pas forcément vous parler car il faut avoir passé pas mal de temps à regarder le marché des univers virtuels pour s’intéresser à ce genre de détail, mais c’est exactement l’une des principales raisons qui empêche des Univers Virtuels comme Second Life de devenir mainstream. Le débat entre plateformistes et roleplayistes – deux conceptions du Metavers qui s’opposent quasiment – y est décuplé de part la nature même du media, empêchant celui-ci de se déployer vers le grand public, dans l’une ou l’autre des directions.
- Le Web qui viendra après le Web 2.0 ne sera pas un nouveau numéro de version mais plutôt un mélange de Réalité Virtuelle, de Web Sémantique, de Web Social et de Web Mobile.
PO> Je ne suis pas certain que la façon dont on appelle le Web suivant soit si important que cela. Ce qui est important, c’est que le périmètre ou plutôt les frontières de ce Web disparaissent. Vous accédez à votre écosystème où que vous soyez, au moment où vous le souhaitez et depuis n’importe quel device (et notamment votre téléphone, qui tend à devenir le principal terminal). C’est ce que d’autres ont identifié avec 3A : Anytime, Anything, Anywhere… Et plus que cet accès, l’Internet devient multi-forme et s’adapte à vos besoins, parfois même sans que vous ayez à les exprimer.
- Les Applications que nous allons créer ne seront plus pilotées par des Claviers/Souris mais par des capteurs.
PO> Ce point est sans doute l’un des plus importants et passionnants à mon sens. Tim donne quelques exemples assez explicites. Un application iPhone se lance lorsque vous approchez l’iPhone de votre oreille (alors que vous n’êtes pas en conversation) et écoute les mots que vous dites pour rechercher des réponses. Ex : L’application comprend Pizza et elle va vous donner d’une part la définition de Pizza via Wikipédia mais aussi la liste des deux ou trois Pizzerias proches de l’endroit où vous vous trouvez grâce entre autres au GPS.
Nous sommes donc incapables de simplement imaginer les applications qui sortiront dans les 5 prochaines années tellement leur conception est complexe pour un usage qui lui, devient plus simple… parce que l’enjeu est bien évidemment la simplicité. Je ne vais pas apprendre à ma grand-mère à se servir d’un PC pour qu’elle aille acheter quelque chose en ligne, mais je vais rendre l’acte d’achat en ligne aussi simple et assisté que possible. C’est l’une des lignes directrices de RIL Shopping, tous premiers pas (et il en faudra encore des centaines !) vers cette simplicité par la réintroduction de l’humain dans la relation client en ligne.
La synthèse que l’on pourrait faire de cette intervention et qu’il donne vers la fin, tient en peu de points… 2 en fait.
Nous voulons tous créer The Next Big Thing, qui n’est pas forcément pour changer le monde, mais parfois simplement pour offrir à un marché de niche une véritable révolution technologique, donc une révolution d’usage. Pour cela, nous avons besoin de garder à l’esprit 2 axes directeurs :
1/ Build a Simple System – Let it Evolve
Je vous ai pas mal pris la tête avec « KISS », mon nouveau Mantra, c’est à dire Keep It Stupid Simple. Là, c’est la même idée mais un peu plus travaillée
Si tu donnes des choses simples et qui marchent aux gens, ils vont se les approprier et en faire des choses bien plus grandes et ambitieuses que tu n’aurais pu l’imaginer.
Second Life en est un bon exemple (oui, oui, je suis sérieux ). C’est une plate-forme de création extraordinaire sur laquelle des résidents ont conçu des choses fabuleuses que Linden Lab n’avait pas anticipé (Comment auraient-ils pu le faire ?!?). Bien-sûr, la simplicité de Second Life est toute relative pour le grand public, mais réelle pour les résidents que les possibilités offertes ont fasciné au point de passer outre la complexité d’appréhension. Twitter en est sans doute l’exemple le plus frappant. C’est un service web simplissime qui ne fait, de façon native, qu’une seule chose : Dire en moins de 140 caractères ce que tu fais à des gens qui s’abonnent à ton compte.
Des millions de personnes l’ont adopté mais surtout, des centaines de sociétés se sont créées autour de Twitter, inventant autant d’applications différentes, comme des systèmes de secours, de réservation de restaurant, des alertes prix pour le shopping ou pour les retards d’avion, etc… Je veux bien parier que tout cela n’était pas dans le business plan de Twitter lors de sa création. Ils ont fait quelque chose de simple, ont laissé les gens se l’approprier et la magie de la création de valeur a opéré.
2/ Create More Value than You Capture
C’est la base même des réseaux sociaux. Pour qu’un réseau fonctionne, il faut que chaque membre lui donne plus qu’il ne consomme, ce qui va ainsi créer de la valeur pour tous. Les gens qui appliquent cette recette à leur entourage s’en trouvent en général largement récompensés sans même avoir besoin de demander. Quand on y pense, c’est aussi un puissant moteur très positif qui alimente toute l’industrie Open Source…
Les points que j’ai relevé ici ne sont qu’un tout petit bout de ce que Tim O’Reilly a évoqué, mais ce sont, pour moi, les plus importants. Mes commentaires ne viennent qu’étayer son approche, au point que j’ose à peine me les approprier.
Nous avons tout juste commencé la mutation qu’Internet provoque partout et que nous trouvons pourtant si importants, dans nos vies comme dans nos jobs. Ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend. Ceux qui en tireront le meilleur parti sont ceux qui s’y intéresseront le plus et décideront d’agir plutôt que de subir. J’espère que ces quelques éléments retranscrits de l’intervention de Tim vous auront donné des pistes de réflexions…
A la suite de mon léger énervement d’entendre une nouvelle fois des inepties sur Second Life, j’avais posté une note un peu agacée.
Stéphane Soumier, journaliste et animateur de Good Morning Business sur BFM m’a alors contacté pour me proposer gentiment une sorte de session de rattrapage. L’interview a été réalisée en fin de semaine dernière et diffusée ce matin, sur BFM. On y parle principalement de e-Commerce, bien-sûr, car c’était le thème d’origine, mais nous aurions tous les deux aborder d’autres usages des Mondes Virtuels en entreprise, et notamment les aspects e-Learning et meeting virtuels. La prochaine fois…
Merci à Stéphane Soumier (et l’équipe de Good Morning Business) pour sa réactivité et l’occasion qu’il m’a donné de porter un peu le drapeau. Encore désolé pour la mauvaise qualité de la liaison téléphonique… Nos amis américains ont d’autres qualités
Merci également à tous ceux qui ont relayé d’une manière ou d’une autre ce coup de gueule, et notamment Xavier Coiffard, Robert Vinet, Jean-Marie Louche et Jean-Rémy Deleage… et j’en oublie sans doute certains qui m’auront échappé (je m’en excuse, n’hésitez pas à me le dire en commentaire si c’est le cas !).
… c’est juste qu’il y a vraiment des coups de pieds aux fesses qui se perdent !
Inutile de reprendre ici des arguments que j’ai déjà développé ailleurs sur le thème : Quand les « Experts en Tout » me fatiguent… »
Ce qui m’a énervé ? L’intervention sur un media de masse d’une consultante dont la vision était d’un banalité qui n’avait d’égal que sa non-connaissance du sujet, sur les usages de Second Life en matière de e-Commerce. Le fait qu’elle parle de trucs qui visiblement la dépassent ne me gène pas. Ce qui me gène, c’est qu’elle le fasse avec une étiquette d’experte, sur BFM, dans le cadre de Good Morning Business de Stéphane Soumier, excellente émission économique (donc ultra-crédible sur le sujet).
Maintenant, je ne vais pas m’acharner sur elle, ni sur l’entreprise qu’elle représente (et qui, à ce jour, n’est d’ailleurs pas particulièrement réputée pour ce qu’elle a fait dans Second Life ou d’autres Univers Virtuels), car elle n’est qu’une consultante anonyme parmi des milliers d’autres auto-proclamés experts, seniors, gurus, ninjas, rock stars… sur tout un tas de sujets 2.0.
Ils seraient peut-être temps que ceux qui parlent laissent la place à ceux qui font
Cette intervention aura eu simplement le mérite d’avoir fait déborder le vase – au moins le notre – et de nous avoir décidé à ne plus laisser dire n’importe quoi sans réagir.
J’ai décidé de m’impliquer dans un projet qui est partit de rien, juste d’une sorte de test technique et qui s’est fait déborder par la passion et l’enthousiasme. Au départ, je voulais tester une boutique en ligne, appuyée sur un blog, pour comprendre comment on pouvait compenser un manque de connaissances en SEO et/ou de budget Adwords lorsqu’on n’était pas un geek accompli, mais simplement, un bon commerçant traditionnel.
J’ai donc créé, en association avec l’un des meilleurs e-commerçants que je connaisse (et toulousain de surcroit !), en l’occurrence, Benoit de chez Boatiful, un blog de vente en ligne spécialisé dans les produits de plein air : Esprit Outdoor.
Le positionnement est simple : Peu de produits mais les plus utiles et au meilleur rapport qualité/prix du marché.
Benoit avait déjà d’excellentes relations avec ses fournisseurs, qui nous ont proposé les perles rares… et il a été chercher quelques nouveautés pour étoffer un peu le catalogue. Jusque là, mis à part le fait que je n’avais pas vocation à devenir e-Commerçant pour de vrai, que Benoit était déjà très pris par ses autres projets et que je n’étais pas spécialiste – mais alors, pas du tout – des loisirs de plein air, tout allait bien.
Nous avons fait pas mal de ventes, eu des retours très intéressants, amélioré le site (qui est une version Beta pour ne pas dire Alpha !) et collecté les informations dont nous avions besoin. Il va s’en dire que c’était un test grandeur nature, que les produits mis en vente l’ont été très sérieusement et que toutes les ventes ont été honorées et livrées, en temps et en heure. Quand je vous dis que je travaille avec un super e-commerçant…
Au cours des échanges avec le début de communauté qui s’est formé autour d’Esprit Outdoor, j’ai par exemple découvert qu’un de nos clients avait acheté une Pierre à Feu et était parti en raid en pleine jungle, au Guatemala… J’adore l’idée qu’un gars va pouvoir vivre pleinement son rêve avec notre – infime – participation, dans un endroit où la main de l’Homme a encore très peur de mettre les pieds.
Une fois les tests terminés, nous étions censés fermer le site, qui n’était finalement qu’une sorte de laboratoire, mais le mal était fait. C’était trop tentant de poursuivre l’idée bien plus loin et de donner une vie autonome à Esprit Outdoor.
Nous avons donc cherché un entrepreneur dans l’âme, pour lui confier le bébé, avec un cahier des charges simple (sic), comme d’habitude : Qu’il partage nos valeurs, qu’il soit disponible pour s’en charger, qu’il soit surmotivé pour en faire un truc très positif et qu’il soit expert du sujet, à savoir l’aventure et l’outdoor.
Et nous l’avons trouvé… et je crois bien qu’il est encore pire que tout ce que nous avions imaginé.
Depuis quelques jours, le 20 janvier 2009 exactement, c’est Jean-Baptiste qui est le maitre des lieux et qui a pris en main le site, apportant une véritable expertise du terrain, mais aussi un « je-ne-sais-quoi » de plus que j’adore, comme un grain de folie mêlée à de la passion.
Il va donc vous faire partager ses aventures, à la fois d’entrepreneur et d’aventurier, mais aussi son engagement – sans l’afficher trop fort – sur le front écologique. Il va également vous parler de nos produits qu’il amènera sur le terrain, vous donner des astuces qui me font halluciner, bref… Il va faire une boutique de produits dédiés aux loisirs de plein air qui lui ressemble et à laquelle il donne du sens.
Ce n’est plus une expérience, c’est une petite entreprise qui, je l’espère, va grandir… pas seulement parce qu’elle pourrait, un jour, me rapporter quelques euros, mais plutôt parce que depuis le début de son histoire, c’est bien la passion qui l’anime : passion du e-commerce pour l’un, passion d’aventure pour l’autre et une timide envie d’entreprendre sur un simple coup de coeur pour le troisième
Jean-Baptiste,
Tous mes voeux de réussite pour ce beau projet. Tu es un aventurier à l’enthousiasme communicatif et je ne doute pas que les amoureux de loisirs outdoor, de Nature et autre activités de plein air viendront rapidement partager tes ballades
PS : Esprit Outdoor n’est bien évidemment pas l’entreprise sur laquelle je vais passer tout mon temps, ayant déjà d’autres projets dans lesquels je suis engagés et habitant actuellement de l’autre coté de l’océan. Toutefois, je prend ce projet très au sérieux, car peu importe la taille de l’entreprise, cela reste un challenge, parce que j’en finance une grande partie et parce que je crois vraiment en notre petite équipe. Bon, après, il est clair que je ne suis pas certain de me mettre au BaseJump de suite… Jean-Baptiste, inutile d’essayer de me convaincre que c’est cool
Le 26 Novembre 2008, je serai à Cork – Irlande, pour aller faire l’un des plus beaux parcours de golf d’Europe présenter nos travaux à la fois sur le e-Learning et le e-Commerce dans les Univers Virtuels, sous un angle qui me tient particulièrement à coeur : le Green IT.
Vous allez trouver ci-dessous le « Pre-Conference Podcast« , sorte de teaser de ce qu’il se dira… Cela vous donnera d’apprécier mon fabuleux accent anglais digne d’Aucsfaurdecon (dans l’Ariège !). J’ai fait la même école que Jacques Delors et Yasser Arafat
En synthèse, je vais y parler de ce qui se fait en entreprise en matière d’usage de Second Life et de leur impact sur l’environnement, mais aussi des aspects de Social Shopping et une approche B2C.
Merci infiniment à Alison pour l’organisation de mon séjour. Je crois n’avoir que rarement été aussi bien pris en charge dans une conférence, de quelque niveau que ce soit !
Si vous êtes dans la merveilleuse ville de Cork pour cette conférence, faites moi signe que l’on aille partager quelques pintes thés et parler techno
Pour aider les jeunes à s’émanciper un peu, j’amène le petit RFly à Londres les 20 et 21 Octobre 2008, pour Virtual Worlds London, qui aura lieu au Queen Elizabeth II Conference Centre
C’est sans doute le salon de référence sur les Univers Virtuels en Europe, ce qui d’autant plus vrai depuis que Virtual Worlds Forum (auquel nous devions participer également) a été annulé pour des causes plutôt tragiques.
J’ai été invité par les organisateurs à venir présenter les divers projets de Stonfield InWorld, et notamment ceux impliquant des entreprises que nous avons accompagné dans Second Life, en particulier l’opération en cours avec Saint-Gobain Glass.
Du coup, nous allons également exposer avec Linden Lab, l’éditeur de Second Life, qui nous a invité à partager son stand pour y présenter RIL Shopping, qui sera officiellement annoncé en France mardi prochain.
J’interviens déjà à une autre conférence (privée celle-ci !) à Nice le lundi 20 Octobre donc je ne serai à Londres que dans la soirée, mais présent ensuite à l’exposition toute la journée du Mardi. Richard, pour sa part, sera donc sur le stand de Linden Lab pendant ces deux jours. Si vous souhaitez que l’on discute histoire de refaire un peu le monde (virtuel), n’hésitez pas à passer nous voir.
Pour que vous n’ayez aucune excuse, vous trouverez ci-dessous un code promotionnel qui vous permettra d’accéder gratuitement à l’exposition (sans payer les 130 euros nécessaires normalement) et vous donne également un certain nombre de privilèges, comme des études sur les Univers Virtuels, l’accès aux Keynote et la possibilité de me payer un café !
Il vous suffit de vous enregistrer ici, et d’utiliser le code promotionnel « caro88″ avant le Mardi 16 Octobre. Ne trainez pas, je n’en ai que quelques dizaines…
C’était hier soir, dans le 8ème à Paris, qu’avait lieu un dîner-débat sur la banque de demain, avec une vingtaine de patrons de banques.
David, très souffrant, mais vaillant, a tenu sa place avec brio (et avec moi, je sais, elle est facile) pour présenter d’une part un certain nombre d’évolutions sociétales liées à l’omniprésence des nouvelles technologies dans le quotidien des générations montantes, et d’autre part, quel impact cela devrait avoir sur les entreprises (et sur les banques en particulier).
En fait, j’ai juste oublié de parler de l’amélioration des exports vers les logiciels de gestion habituels, mais c’est un simple oubli de ma part, lorsque je les ai reportés sur les slides. Toutes mes excuses à Nicolas Guillaume.
Tout d’abord, ils n’ont pas appelé la sécurité pour nous faire reconduire à la frontière
Pour la petite histoire, pas mal d’entre eux ont un compte Facebook et certains sont même sur Twitter. On est loin de l’image du banquier déconnecté (à tous les sens du terme) et poussiéreux. Peu d’entre eux ont un blog, mais je crois qu’il y a plus une contrainte de réserve qu’un manque d’envie.
Plus sérieusement, ils étaient plutôt au fait d’une grande partie de ces besoins, et notamment des souhaits d’intégration des flux RSS et des tags (ce qui m’a plutôt étonné). Ils ont relevé des besoins assez décalés, ce qui leur a donné quelques idées. Ils ont notamment été très attentifs aux idées données par les e-Commerçants, idées que j’avais indiqué comme venant d’entreprenautes (j’ai le droit d’écrire ce mot, au fait ? )
Le plus intéressant dans tout cela, c’est finalement le sens pris pour mener cette réflexion. Ils ont tendance à partir de ce que la stratégie et le marketing donnent pour étant le besoin de base (et pour le marketing, cela devrait être le cas ?!?), alors qu’en fait, c’est bien des clients qu’il faut partir.
Ils n’ont donc pas découvert l’ensemble des points que nous avons relaté hier soir (ce qui me rassure, je leur confie mon argent ! ), mais c’est un peu comme s’ils les voyaient sous un angle nouveau, plus évident et surtout, très légitime.
Je ne peux pas poster les slides ici pour partager tout cela avec vous, car certaines informations ne peuvent pas être rendues publiques, mais je tenais à vous remercier à nouveau de votre implication et de votre aide.
Si vous voyez certaines des idées que vous avez posté dans vos commentaires devenir réalité dans votre banque, vous pourrez vous dire que vous y avez sans doute contribué à une certain niveau
Comme je l’ai souvent défendu, les idées ne valent pas grand chose, c’est la capacité à les exécuter qui est vraiment déterminante.
Chez Stonfield InWorld, nous portons un projet de e-Commerce vraiment important pour la stratégie de l’entreprise. Pour avoir beaucoup échangé sur le sujet avec David, nous avons fini par décider qu’il nous fallait monter un projet pilote avant d’aller plus loin.
A y regarder de plus près, ce projet pilote est en fait une entreprise à lui tout seul, car pour que l’on profite pleinement du retour d’expérience, nous devons aller au bout des choses.
Ce matin, depuis le fond de mon lit, juste avant de me lever (vous savez quand vous êtes déjà réveillé mais pas encore totalement opérationnel, bien au chaud sous la couette), j’ai décidé de la ligne de conduite à suivre.
J’ai établi une roadmap au petit déjeuner. Le premier sujet est de prendre un associé pour partager « les tâches » et capitaliser sur l’expérience de quelqu’un qui vous est complémentaire, sur un sujet sur lequel vous n’êtes pas un expert.
Accessoirement, et c’est peut-être le premier point, il faut que cette personne partage – un minimum – les mêmes valeurs que David et moi.
Une fois un – excellent – candidat identifié, je l’ai contacté pour lui parler du projet. Il a réfléchi (pas très longtemps ) et a plongé avec enthousiasme (ce qui n’est pas une surprise en soit, c’est un serial entrepreneur plutôt passionné) dans cette aventure.
Nous avons ensuite cherché un nom, que j’ai trouvé vers 16:00. La méthode est simple et différente de ce que j’avais appris à l’école : trouver un nom de domaine disponible en .com et utile pour le référencement à partir des valeurs et du thème du business que nous envisageons…
Cela deviendra également le nom de l’entreprise. Le nom de domaine est, à présent, enregistré et ressemble exactement à ce qu’il nous fallait ! Je vais maintenant lancer la procédure pour protéger la marque auprès de l’INPI sur les classes qui nous intéressent.
Nous avons réparti les taches suivantes entre notre nouvel associé et moi, et devons nous voir demain pour faire un point. Nous sommes en phase sur l’offre, la politique d’achat, la politique commerciale, notre stratégie… J’ai même eu le temps de débriefer avec David au cours d’un call tout à l’heure
Bref, à quelques détails administratifs près, on vient, sur la base d’une idée, de créer une entreprise et il est 19:30 !
Bon, maintenant, on va tempérer un peu tout cet enthousiasme, maintenant
C’est une entreprise un peu particulière, puisque le projet pilote d’un projet plus important, porté par Stonfield InWorld (c’est à dire une société un peu plus solide et mature).
Nous ne créons pas un nouveau constructeur automobile donc les investissements financiers et humains sont plus que réduits… Il va surtout falloir trouver du temps et de l’énergie !
Tous ceux qui participent de près ou de loin à ce projet sont expérimentés, ce qui nous aide à éviter quelques bêtises que nous avons déjà fait.
Enfin, la créer en une journée ne veut pas dire qu’elle va survivre et se développer : cela reste créer une entreprise.
Toutefois, dans un pays où l’on explique que c’est souvent très difficile de se lancer, je trouvais assez amusant deque relater cette – belle – journée pourrait être encourageant pour tous ceux qui hésitent à se lancer, souvent pour de mauvaises raisons.
Bon, je crois que je vais aller m’aérer un peu ou passer quelques jours à la montagne