Quelques nouvelles de Charity Water

J’ai reçu dernièrement un email plutôt sympa qui nous donne quelques informations sur la Campagne Charity Water que nous avons porté ensemble il y a quelques mois.

Vous serez heureux d’apprendre que le projet que nous avons tous contribué à financer se fera en Ethiopie ! Il semble d’ailleurs que l’opération soit déjà lancée, si j’en crois la teneur et le ton de l’email de Christy :

« This is it!
In December we sent your funds to Ethiopia.
The construction has started… »

Accessoirement, ils m’ont demandé ce que nous souhaitions voir écrit sur la plaque qui sera posée sur le projet, une fois celui-ci terminé. Je devais répondre dans la journée donc je n’ai pas eu le temps de lancer une consultation auprès de vous (je n’ai d’ailleurs pas bien compris pourquoi c’était si urgent que cela ?!?).

Sur la plaque, il y aura donc marqué « Ce puits a été financé et construit à la main par Pierre-Olivier Carles, le gars le plus sympa de l’Internet Français ! ».

J’imagine que cela conviendra à tout le monde… J’ai essayé d’être le plus juste possible, de demander quelque chose qui montre bien notre engagement collectif et l’esprit de partage qui a mené ce projet.

Malheureusement, cela faisait trop de lettre pour la plaque commémorative (j’en veux d’ailleurs énormément à mes parents qui m’ont doté d’un prénom aussi long sans même anticiper ce projet avec « Charity Water ») donc il y aura marqué sur la plaque : « French Team for Water »

Plus sérieusement cette fois, j’ai abandonné le mot Geek tout simplement parce que beaucoup de dons sont venus de non-geeks et, au-delà de tous ceux qui ont organisé cette collecte avec moi (ils m’écrivent parce que la campagne est à mon nom, mais nous étions une grosse poignée à la base de l’idée), il y a eu des dizaines de notes publiées, de mentions, de RT… Je crois vraiment qu’on peut parler de travail d’équipe !!

Ils m’ont également demandé si nous souhaitions avoir des photos papier de l’inauguration, ce à quoi j’ai répondu que des photos numériques seraient largement suffisantes. J’imagine que c’est rattrapable si on a besoin de photos papier, et je peux leur demander (mais honnêtement, je trouvais un peu con de demander du physique alors que tout a été numérique jusqu’à présent…).

Merci à tous de diffuser ces infos, de la manière que vous jugerez opportune, à tous ceux que vous connaissez et qui ont participé (ou pas, d’ailleurs, ça peut en sensibiliser quelques autres ?!?) à la campagne !
Dès que j’ai d’autres news, je vous en parle

Nuances de vert… qui finissent par énerver

Avec pas mal de retard, je viens de voir le premier épisode du Vinvin Show, produit et réalisé par Les Raconteurs, société de production que Vinvin a co-fondé récemment. C’est drôle, très bien fait… et en plus, ça m’a fait réfléchir 5 minutes (durée maximum de concentration qui soit à ma portée :-) ).

Comme beaucoup de monde à présent, je me sens concerné par l’avenir de notre planète, l’empreinte carbone que nous laissons, le réchauffement et ses conséquences, le manque d’eau… Quand j’en ai l’occasion, j’essaye de m’engager un peu sur une cause ou une autre, en fonction de l’écho qu’elle éveille en moi et des moyens que j’ai à ce moment-là. Je ne vais pas vous faire la liste de mes dernières actions car ce n’est pas le sujet de cette note, mais disons que je reste relativement actif.

Pourtant, je me demande parfois si nos préoccupations en matière de développement durable de virent pas, de temps en temps, au grand n’importe quoi.

J’ai souvent constaté la justesse de la loi de Pareto, sur quasiment tous les domaines où elle est transposable… et le développement durable n’y échappe pas. Il existe de gigantesques gisements d’économie en matière d’émission de CO2, comme l’arrêt de la déforestation, un travail de fond sur le bâtiment, le développement d’énergies alternatives performantes, des systèmes de culture faisant appel à davantage de technologie, des organisation du travail qui réduisent la très grande majorité des déplacements, etc…

Et pourtant, je ne vois que des actions vers ce qui n’est pas de premier impact. D’ailleurs, je me suis surpris à me sentir coupable parce que nous avons installé des décorations de Noël autour de la maison, luminaires qui, forcément, consomment de l’énergie… Je me suis surpris à crier après mes enfants parce qu’ils avaient passé 5 minutes de plus à jouer sous la douche, laissant couler l’eau chaude (alors que nous leur avions déjà demandé d’arrêter les bains)… Je me suis surpris à ne pas remonter mon vieux BJ40 que j’aimais tant, et qui est éparpillé dans un garage depuis 2001 car, avant d’être une vieille voiture terriblement attachante, c’est un 4×4 et, ces derniers temps, les 4×4, c’est le Mal absolu… Je me suis surpris à ne plus arroser mon jardin et ne plus laver ma voiture, qu’il y ait un arrêté l’interdisant ou pas car je veux pas contribuer à l’assèchement de l’Afrique pour que mon herbe soit plus verte… Enfin, j’ai claqué quelques dizaines de milliers d’euros pour isoler, mieux chauffer et verdiser ma maison, comme ça, sans qu’on m’y oblige…

Je ne remet pas en cause tout ce que j’ai changé dans ma façon de vivre, et je crois que certaines décisions étaient vraiment bonnes, comme celle de réduire de plus de 40% mes déplacements en avion (et d’y substituer le train ou les visio-conférences à chaque fois que c’était possible) ou de travailler l’isolation de ma maison. Mais pour le reste, j’ai juste l’impression de m’imposer tout un tas de choses qui ne font qu’effleurer le problème pendant qu’à coté de ça, on reste sur du Business as Usual. Les gouvernements réunis récemment à Copenhague ont fait la démonstration de leur incapacité à se mettre d’accord et brandissent un fabuleux « -20% en 2020″. Mon foyer a du faire un « -50% ces 5 dernières années »… et j’ai le sentiment d’avoir pissé dans un violon. Sarkozy a dit lors du sommet que nous étions la dernière génération à pouvoir encore faire quelque chose… Il ne semble pas si influent que cela, finalement, ou son anglais doit être médiocre car il n’a pas été entendu.

Alors, pour être honnête, je ne sais plus si je dois continuer à me préoccuper de questions qui, de toute façon et de toute évidence, sont hors de ma portée. Et ne venez pas me dire que toutes ces gouttes d’eau que j’ai apporté comme des millions d’autres dans le monde, font des ruisseaux… tant que je verrais des océans entiers sacrifiés sur l’autel de l’immobilisme général de nos dirigeants, de tous bords, de tous pays et de toutes conditions.

Je ne vais pas me mettre à verser de l’huile de vidange dans les ruisseaux pour autant (ni, plus bêtement, me remettre à prendre l’avion toute les 5 minutes ou à ranger mon vélo), mais je vais laisser mes enfants prendre des bains quand ils le souhaitent, allumer le soir mes décorations de Noël (car c’est une période dont la magie compte beaucoup pour ma famille) et envisager de remonter mon vieux BJ40 (ce que je ne ferai sans doute pas, n’en ayant ni le temps ni les compétences, mais il me plait à penser que ce sera possible un jour)…

Creuser un puits et trouver de l’eau… Fait !

Si vous suivez un peu les blogs de la bande, vous savez déjà sans doute que la Campagne pour Charity:Water que nous avons animé tous ensembles pour collecter les 5,000$ nécessaires au financement d’un projet est un succès.

ethiopia

A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, ce sont près de 5,700$ qui ont été collecté, soit 284 personnes qui vont avoir accès à de l’eau saine pour les 20 prochaines années. Je ne me sens pas de remercier tous ceux qui ont participé, relayé ou donné car nous étions nombreux à animer ce projet et je n’en veux pas la paternité. Je suis simplement heureux de voir qu’en se donnant un peu la peine, une partie de la blogosphère, tellement décriée par ailleurs, est capable de se mobiliser un tant soit peu pour des projets positifs et pleins de sens. Nous avons été plutôt nombreux à faire un geste, chacun en fonction de ses possibilités, de ses envies, de ses moyens… C’est ce qui compte à mes yeux.

Nous faisons tous, chaque jour, des choses sans importance ou n’ayant que des répercutions insignifiantes : je crois que si j’étais l’une des 284 personnes directement concernées, je me dirais que ce que nous avons fait est loin d’être insignifiant, loin d’être inutile. Tout est finalement une question de perspectives…

Maintenant que nous sommes à l’objectif, il est évident qu’il ne va pas être facile de mobiliser à nouveau tout le monde pour taper, par exemple, la barre des 10,000$. Pourtant, c’est un chiffre qui sonne bien, qui ressemble plus à un pallier que 5,000$ (choisi parce que c’était le coût d’un projet dans son ensemble) et surtout, chaque fois que 20$ sont récupérés, c’est une personne qui accède à de l’eau potable… et pour elle, c’est énorme.

Je vous propose de débattre sur 3 possibilités, qui sont celles qui me viennent spontanément à l’esprit :

1/ On arrête simplement la campagne, puisque nous sommes à l’objectif. C’est frustrant, mais d’un autre coté, je comprend que beaucoup d’entre vous en ait assez de se faire spammer régulièrement sur le sujet et se démobilisent.

2/ On continue ainsi, sans trop pousser pour ne pas lasser, en se disant qu’un petit don par-ci, un petit don par-là pourront apporter un peu d’eau au moulin (je sais, je suis très drôle :-) ). Ce n’est pas très ambitieux, mais au moins, cela reste actif.

3/ On continue mais différemment, sur un autre format, en nouant par exemple des partenariats avec des sponsors qui vont abonder en fonction des dons. C’est bien plus séduisant car cela fait du sens, d’une part pour des partenaires éventuels et d’autre part, pour Charity:Water… mais il va falloir y passer pas mal de temps, parce que ça ne se fera pas tout seul et nous sommes peu nombreux à avoir ce genre de temps libre.

J’ai déjà un avis, mais je préfère ne pas le formuler tout de suite pour ne pas influencer et laisser de la spontanéité à ceux qui voudront commenter. Bien évidemment, si vous avez un autre idée, n’hésitez pas à la soumettre… Tout ce qui est constructif est bon à prendre !

Charity:Water « Born in September » en Français

Beaucoup d’entre vous sont revenus vers nous pour nous dire qu’ils ne parlaient pas Anglais et que, de ce fait, ils ne comprenaient pas forcément très bien la vidéo de la nouvelle campagne de Charity:Water : « Born in September ».

Alors Hubert s’y est collé et il vient de nous offrir sur un plateau le sous-titrage, en Français ! Les moins anglicistes d’entre vous pourront sans doute mieux comprendre ce que Scott, le fondateur de Charity:Water, a imaginé pour la campagne de Septembre. Ils pourront aussi voir à quel point quelques malheureux dollars peuvent être utiles dans certaines zones du globe.

Si vous êtes comme moi (c’est à dire si vous aimez bien la musique de cette vidéo en plus), mettez le son à fond – en particulier pour ceux qui sont en Open Space, il parait que ça attire les bonnes volontés – et profitez des sous-titres ! :-D

Si après avoir vu ça, compris ce que disait Scott et mesuré à quel point il est simple de changer la vie de quelques personnes, vous ne venez pas ajouter 1 ou 2 dollars sur cette campagne, je crois qu’on ne peut plus rien pour vous :-)

PS : Bravo Hubert, pour cette excellente idée… et pour l’avoir mise en oeuvre.

Charity Water Back Link Party ! – Updated

Si vous passez sur ce blog de temps en temps, je ne devrais pas avoir besoin de vous rappeler ce qu’est Charity Water et pourquoi, avec une joyeuse bande qui avait simplement envie de faire un truc bien, nous avons lancé une campagne pour collecter des fonds en France.

mycharity_ water

Cette initiative a été fortement relayée un peu partout, sur des tonnes de blogs, et je me disais que ce serait bien d’organiser une Backlink Party sur l’ensemble de ces notes, de ces coups de main…

J’ai déjà tracé un certain nombre de liens que je vais publier ici dans quelques temps (et qui devraient également être publiés chez quelques autres « initiateurs » de la campagne) ne serait-ce que pour montrer qu’il est possible de mobiliser un peu les gens pour peu qu’une cause soit juste.

Si vous souhaitez apparaitre dans cette liste, je vous invite à mettre le lien vers votre note (ou celle que vous voulez signaler !) en commentaire et je le reprendrais (ainsi que tous ceux qui voudront) ensuite au propre dans le corps du texte.

Merci de ne mettre qu’un seul lien par commentaire, pour que l’anti-spam ne vous bloque pas automatiquement ;-)

Merci à :

Merci à ceux qui n’ont pas été repris ici de mettre un commentaire ou de m’envoyer un DM pour que je rectifie :-)

Quelques news de la campagne Charity:Water

Je viens juste de recevoir queIques chiffres intéressants via la newsletter de Charity Water :-)

***

Thanks so much for launching a campaign on mycharity: water.

You’re a part of something new and incredible.

Here’s what’s happened in the 11 days since the site launched in Beta last Tuesday.

- 3,335 members have joined.
- 780 fundraising campaigns have been launched
- $116,631 has been raised through 1,737 donations ($67 average donation)
- 23 water projects funded.
- 5,831 people will get clean drinking water.

Charity_ Water

***
De notre coté, la campagne French Geeks for Water continue. Nous avons déjà levé plus de 2 800$, ce qui correspond à la somme nécessaire pour servir 140 personnes. J’ai du mal à croire que 140 personnes vont avoir accès à de l’eau saine et potable pour ces 20 prochaines années grâce à la campagne que nous avons lancé et tous nos dons. C’est vraiment cool !

Merci infiniment à tous ceux qui ont contribué… et qui, j’espère, continueront d’une manière ou d’une autre ! ;-)

Le système de paiement rencontre toujours des problèmes ce qui freine les dons. Je suis en relation depuis quelques jours (et chaque jour !) avec l’équipe de Charity:Water pour essayer de trouver une solution (seuls les paiements de France sont concernés à priori).

Vous pouvez nous aider en m’envoyant une capture d’écran du formulaire que vous avez rempli (avant soumission) et en me décrivant brièvement à quel moment vous avez eu l’erreur (si en plus, vous pouvez joindre une capture de l’écran précédent celui du message d’erreur, ce serait parfait). Pensez, avant de faire vos captures d’écran, à remplacer quelques chiffres de votre carte bancaire par des étoiles ! Je ne voudrais pas envoyer votre numéro de carte dans la nature, même si l’équipe de Charity:Water est au-dessus de tout soupçon :-)

Si vous pouvez, relayez la campagne le plus largement possible ! Vous pouvez, comme je viens de le faire, mettre un lien en signature de vos emails, par exemple. C’est simple et, je pense, efficace même si vous n’avez pas de blog ou de compte Twitter !

Voici ce que je viens de mettre sur les miens :

Aidez-nous à creuser un puits !
http://mycharitywater.org/french_geeks_for_water

Vous pouvez aussi rajouter un widget sur votre blog, contenant le code suivant :

<center><a href= »http://mycharitywater.org/french_geeks_for_water »><img src= »http://www.pocarles.com/wp-content/uploads/2009/08/french-geeks-logo.jpg » width= »180″ height= »180″ border= »0″ /></a></center>

Cela vous permettra d’obtenir le même Widget que vous voyez dans la colonne, en haut à droite de ce blog.

Sur ce, passez un excellent week-end ! ;-)

Faites une bonne action… MAINTENANT !

Au risque de devenir lourd avec cette envie de contribuer à l’action de Charity Water, voici ce qui s’est passé ces dernières heures.

J’ai redécouvert cette Organisation a but non lucratif via un magnifique film de promotion de la Campagne BornInSeptember. Juste après l’effet « Wahou », j’ai eu envie d’apporter ma petite goutte d’eau avec les moyens du bord. J’ai donc fait un note et je vous ai sollicité pour la diffuser le plus largement possible, dans les conditions que vous vouliez pouviez. Il y a eu une cinquantaine de RT et autres mentions… mais finalement peu d’effets.

Central African Republic

J’ai discuté avec MrBoo, toujours prêt à contribuer à un truc positif, et nous avons alors monté une campagne, juste pour nous. Nous ? C’est vous et moi, en fait… C’est l’ensemble des personnes qui gravitent autour de l’Internet Français voir francophone, les expatriés avec qui j’échange et leurs amis qui ne me connaissent pas, ceux qui sont dans d’autres secteurs d’activité mais ne manquent pas une occasion d’alimenter leur blog, leur twitter ou ceux des autres… C’est finalement n’importe qui, pour peu qu’il soit sensible aux valeurs que défend Charity Water (et que nous sommes nombreux à essayer de relayer souvent de façon maladroite ou intrusive).

Voilà l’idée de la campagne : French Geeks for Water.

Il faut 5000$ pour financer un projet dans sa globalité. Ce projet va apporter de l’eau de façon durable à 250 personnes, quelque part, dans un pays défavorisé. C’est peu, comparé au 1,1 milliard de personnes qui en manquent, mais c’est 250 de moins à vivre ce calvaire.

Si nous réussissons à lever ces 5000$ (soit « seulement » 3520 euros), le projet est financé. Si nous échouons, le fait de savoir que chaque tranche de 20$ permet à une personne d’accéder à de l’eau saine pendant 20 ans nous aidera à surmonter l’énorme déception de cet échec.

Ce matin, à l’heure où j’écris cette note, nous avions déjà collecté 354$. C’est peu et beaucoup à la fois… mais la campagne n’existe que depuis hier.

Voici ce que je vous propose demande :

1/ Faites un don, même de 1$, à cette campagne. Vous n’y gagnerez rien, si ce n’est que votre nom apparaîtra dans la liste des généreux contributeurs, mais vous aurez fait un truc bien.

1$, c’est 0,70 euros… Je sais que vous buvez pas mal de café chaque jour (ne mentez pas, je vous vois :-) ). Quand vous irez prendre votre 4ème de la matinée, prenez plutôt un verre d’eau et mettez les 2,80$ que vous aurez ainsi économisé dans un don à la campagne.




Le 8 Octobre, ce sera mon anniversaire. J’aurais 39 ans (je sais, déjà :-) ). 39 ans, c’est l’espérance de vie en Centrafrique, sur le film que vous venez de voir. Si j’étais né là-bas et dans la moyenne du pays, je serai sans doute mort l’année prochaine. L’une des principales causes est le manque d’eau saine et tout ce que cela véhicule.

Vous m’aimez bien et voulez me faire un petit cadeau ? Honnêtement, je suis né au bon endroit et je ne manque de rien d’essentiel. Par contre, si vous voulez bien faire un don du montant que vous auriez mis dans ce cadeau, du montant du verre de vin que l’on aurait partagé à cette occasion ou du montant de mon âge déjà avancé (39$ soit environ 28 euros), j’en serai très touché et vous en serai sincèrement reconnaissant.

2/ Relayez cette campagne le plus largement possible. Si nous n’arrivons pas, tous ensembles, à convaincre 5000 personnes de verser au moins 1$ sur un thème aussi positif et utile, c’est que le Web est loin d’être aussi puissant que l’on croit et que l’influence que l’on prête aux blogs est largement survendue.

Pour qu’on y arrive, il vous suffit de relayer cette campagne par le moyen qui vous conviendra. Vous n’êtes pas obligé de mentionner ma note et pouvez directement promouvoir la page de la campagne :
http://mycharitywater.org/french_geeks_for_water

Si vous avez la flemme d’expliquer tout ça, vous pouvez renvoyer vers ma note, la copier-coller chez vous, vous l’attribuer (y compris, bien évidemment, sans me créditer, cela n’a aucune espèce d’importance), écrire une belle note avec le talent que l’on vous connaît, mobiliser vos Amis Facebook autour de ce sujet, ce qui sera aussi utile que de les Poker pour partager vos photos d’apéros cet été, balancer l’information avec un lien vers la campagne sur l’Intranet de votre entreprise (et expliquer à votre boss qui viendra vous engueuler à quel point cette cause est belle !) … Bref, faites ce que vous voulez, mais FAITES quelque chose !!

Disclosure : Ce n’est pas ma campagne, je n’en suis ni le responsable en cas d’échec, ni le héros en cas de succès, je ne suis que le gars qui la rend concrète avec l’aide inestimable de quelques amis dont MrBoo. Si vous ne m’aimez pas, donnez quand même un truc, et ajoutez une mention méchante à mon attention :-)

Charity Water… Etes-vous né(e)s en Septembre ?

Je ne sais pas si vous connaissez déjà Charity Water, une organisation à but non-lucratif dont la mission est simple : Ils veulent fournir de l’eau potable à toutes les personnes qui en manquent dans le pays en voie de développement… et ne s’arrêteront pas tant qu’une seule personne n’y aura pas un plein accès.

Bien-sûr, cela prête à sourire quand on sait à quel point de l’eau saine est devenue rare dans certaines partie du monde et, de ce fait, à quel point la tâche est immense, mais…

Ils ont une approche que je trouve juste simple, pragmatique et efficace, avec des engagements limpides du type : 100% des dons sont directement affectés aux projets (et non aux charges de structure). De plus, je trouve leur passion, leur dynamisme et leur énergie très communicante. Ils vous donnent envie de donner et d’évangéliser, avec ce sentiment que c’est UTILE.

Décidément, on trouve de formidables entrepreneurs partout, sous diverses formes et poursuivant des buts improbables :-)

Dans le monde, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau saine, chiffre qui donne le vertige au point de décourager le plus enthousiaste des donneurs dans un lucide « Finalement, qu’est-ce que ça change ? Au point où on en est… ».

Et bien non, ça change un truc. Avec 20$, vous fournissez de l’eau à une personne pour les 20 prochaines années… et ils ont déjà amené de l’eau propre à plus d’un million de personnes. Alors, ce que ça change, c’est que quand vous faites partis du million de personne en question, vous améliorez votre niveau de vie d’un facteur extraordinaire. Et si vous faites parti du milliard+, ça peut vous redonner un peu d’espoir en vous disant que des gens travaillent dur, bénévolement et sans se décourager pour que ce soit un jour votre tour. C’est un peu candide, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose, non ?

C’est en découvrant cette vidéo que j’ai fait le rapprochement le bracelet noir que j’avais acheté chez Sacks, dans un Mall de Floride (vous pouvez en voir un dans le film). Ils vendaient deux bracelets pour 10$… et ça me semblait une contribution sympa, mais j’étais loin d’imaginer une organisation aussi dynamique et déterminée. J’ai ainsi redécouvert Charity Water par cette opération.

Pour finir, je voudrais vous dire un mot sur la campagne « Born In September« , décrite dans la vidéo ci-dessus. En deux mots, l’idée est une façon originale de collecter des fonds. Si vous êtes nés en Septembre, mois d’anniversaire de l’organisation, demandez à vos amis et vos proches de vous offrir une somme d’argent d’un montant égal à votre âge, que vous donnerez à Charity Water. Et d’ailleurs, si votre anniversaire tombe à une autre date, vous pouvez le faire aussi :-)

Si vous ne savez pas quoi faire, commencez déjà par Twitter, linker, relayer cette note ou directement la vidéo le plus largement possible parce que Septembre approche à grands pas. Vous pouvez aussi faire une note sans référence à mon article directement sur votre blog en reprenant tout ou partie de mon texte, tel quel ou en le remodifiant à votre convenance… Peu importe la méthode en fait, tant que l’on diffuse le plus largement possible :-)

Sinon, vous êtes né quel mois, vous ? ;-)

Les huîtres d’Arcachon et les Souris

En fait, si ce n’était pas aussi grave sur le plan économique, ce serait vraiment très drôle. Comme c’est le cas plusieurs fois chaque année, les huîtres du Bassin d’Arcachon sont interdites à la consommation, puis à nouveau autorisées puis interdites, etc… mettant bien évidemment à mal l’activité de quelques 350 entreprises locales qui dépendent directement de la vente des coquillages. Depuis ce mercredi, elles sont à nouveau interdites à la consommation.

La raison en est que le test dit « des Souris », réalisé une fois par semaine, est le seul qui soit légalement reconnu pour valider que les huîtres sont propres à la consommation… ou pas. Tous les acteurs s’accordent à dire que ce test n’est pas fiable, trop lent (il faut 5 jours pour avoir les résultats sur des huîtres qu’entre temps, nous avons bien évidemment consommé ?!?) et totalement inadapté aux contraintes économiques des ostréiculteurs qui peuvent ainsi rater le plus gros de la saison.

Test des Souris

Alors sur place, la résistance s’organise. Les opérateurs râlent, bravent l’interdit quand il y est et multiplient les initiatives pour recueillir un peu de soutien. Il y a des pétitions qui tournent soutenues très largement par la population locale comme par les touristes et les élus du Bassin d’Arcachon sont venu faire une dégustation aussi médiatique que possible… mais c’est toujours la souris qui va décider si les ostréiculteurs peuvent travailler ou s’ils doivent devenir hors-la-loi.

Pour apporter ma – petite – coquille à cet édifice de soutien, je précise que nous – toute la famille – avons mangé des douzaines d’huîtres sans avoir autre chose à constater que beaucoup de plaisir à la dégustation. Je garde un souvenir mémorable de cette expérience, que j’espère renouveler le plus tôt possible, interdiction ou pas. Pour la petite histoire, nous prenons les paniers chez Olivier et Sandrine Laban, au coeur du marché d’Arcachon. Elles sont excellentes et Sandrine – que vous pouvez voir sur la photo – vous accueille avec un beau sourire et beaucoup d’énergie. Elle profite également du très gros passage dans le marché pour militer un peu et expliquer aux gens pourquoi elle voudrait sauver les souris :-)

Bon, je ne sais pas qui est compétent pour mettre en place un nouveau système de test ni ce que je peux faire de plus, mais il semble d’une part que tout le monde soit d’accord sur la nécessité de le faire et que d’autre part, il y ait une réelle urgence, certaines entreprises du secteur étant en route vers le dépôt de bilan.

Allez, soyez gentil de sauver les souris ;-)

Interdiction contre-Nature

Nous sommes globalement tous d’accord pour dire qu’à force d’embêter la Nature, elle risque de se fâcher vraiment et de venir violemment nous botter les fesses. Par raccourci, on dit souvent qu’il faut sauver la planète… mais c’est inexact car la planète, elle, va très bien et s’en sortira. C’est l’Humanité et une très grande partie de ce que porte la planète en question qu’il faudrait plutôt sauver :-)

J’ai pris cette photo à deux pas de la Gare d’Arcachon et du Marché, là où les boulistes viennent passer leurs après-midis, à l’ombre des platanes.

Platane à Arcachon

En fait, cet arbre est très abimé… un peu à cause des boulistes qui y plantent des crochets et beaucoup à cause d’un technicien du Service Technique de la Mairie d’Arcachon, probablement à la retraite aujourd’hui.

Mais la Nature, elle, poursuit son oeuvre, un peu comme les fourmis qui se sacrifient en très grande nombre, sachant que le destin du groupe est plus important que chaque destin individuel. Il semble évident que la Nature n’aime pas, naturellement, les interdictions justement contre-Nature que nous mettons sur tout et n’importe quoi… au point de lentement mais sûrement reprendre le dessus.

My 2 cts ;-)

DoGood – Application iPhone militante

DoGood, c’est l’application iPhone que j’aurais aimé proposer au Labotec. Elle aurait été refusée car gratuite et sans business model, mais sur tous les autres points, je crois bien qu’elle aurait pu passer l’épreuve du Comité d’Investissement.

Le principe est simple : faire le bien chaque jour, grâce à un petit geste individuel que l’application va vous suggérer…

dogood-iphone

Celle d’aujourd’hui était : « Support a local business – Don’t buy from a chain store today, support your community instead »

J’ai donc emmené ma petite famille hors de l’hôtel où nous séjournions pour ce dernier jour pour aller prendre le petit déjeuner juste à coté, dans un restaurant de plage du coin, très sympa d’ailleurs. Non seulement on a passé un moment agréable (mais en plus, j’ai économisé les 4×20$ du petit déjeuner, les tarifs de l’endroit où nous avons été étant bien plus raisonnables).

Bien-sûr, il y a un coté un peu niais ou candide dans cette approche, surtout quand on pense la goutte d’eau que cela représente… mais l’application est dotée de fonctions sociales très développées, qui vous permettent de rajouter un témoignage, de partager tout ça sur Twitter ou Facebook et de suivre les statistiques des autres utilisateurs, chaque jour et dans le monde entier. Par ailleurs, si ne suggestion, un jour, ne vous passionne pas, il vous suffit d’attendre le lendemain, personne ne vous en voudra.

Voilà, je crois que cette application iPhone ne va pas changer le monde, mais au moins, elle essaye à sa manière et je trouve ça sympa. Elle a été lancée très récemment et les chiffres ne sont pas – encore – impressionnants mais je suis persuadé que cela devrait arriver très bientôt. Si vous avez un iPhone ou un iPod Touch, vous n’avez pas une seule bonne raison de ne pas l’essayer, juste pour voir si votre goutte d’eau vient se joindre à la mienne…

C’est plutôt bien mais il faut qu’on soit plus nombreux alors RT please :-)

Apple n'est pas vert (suite)…

J’ai publié il y a quelques jours une note qui racontait le périple d’une machine que j’ai commandé en ligne sur l’Apple Store, étant étonné qu’ils arrivent à la livrer aussi vite alors qu’elle partait depuis Shenzen (Chine)… et m’interrogeant du coup sur la facture écologique d’un tel achat.

En fait, j’étais très naïf :-)

Vous trouverez ci-dessous une mise à jour de son parcours, depuis Dimanche… C’est vraiment la Grande Vadrouille ! Départ de Chine pour l’Alaska puis le Tennessee pour enfin arriver en Floride, à Fort Lauderdale et m’être livré aujourd’hui par camion(nette). Cette machine aura plus voyagé en 3 jours que la majorité des français en 1 an :-D

fedex-apple

Mon point de vue, évoqué dans la note précédente, reste plus que jamais valable !

Apple – Pas facile d'être vert et efficace :-(

Je viens de commander un truc chez Apple, que j’ai acheté sur l’Apple Store américain. J’ai passé la commande Dimanche 17 mai, en fin de journée ici. Je n’ai pas pris un produit standard mais une machine que j’ai fait modifier pour lui rajouter de la RAM.

Sur le site, Apple m’annonce 1 à 3 « business days » pour être livré sur un produit modifié : Là, je me dis que c’est quand même pas mal…

Cette nuit, je reçois la confirmation d’expédition d’Apple, accompagné du numéro de Tracking de Fedex. Juste pour le plaisir, je regarde pour savoir s’il part du Texas ou de Californie… et je tombe sur ces informations.

delivery-1

En synthèse, la machine commandée en ligne ce dimanche soir (c’est à dire déjà le matin en Chine) a été modifiée à ma demande, puis expédiée depuis la Chine (forcément par avion pour tenir de tel délais) pour que je puisse l’avoir dès demain, ici, sur la Cote Est des Etats-Unis.

Je n’ai pas choisi la livraison rapide, car je n’utiliserai pas cette machine tout de suite. Vous avez compris où je veux en venir : Tout cela n’a pas de sens.

Du coup, je me dis que si Apple me proposait un système de livraison plus respectueux de la planète, même si celui-ci devait prendre 10 jours au lieu de 3 et même si je devais payer un peu plus cher pour le produit, je pense que je l’aurais pris.

Il y a des e-commerçants qui font ce genre de choses ?

PS : Pas la peine de me le faire remarquer que j’aurais pu aller directement en magasin. Si je l’avais acheté à l’Apple Store du coin, ils auraient sans doute fait exactement la même chose que moi.

L'entrepreneur qui est en nous tous

J’ai eu quelques échanges récemment avec des amis, sur mon aventure américaine. L’un d’entre eux m’a vraiment marqué, car il remettait pleinement en question le fait que je sois toujours un entrepreneur. Je vous passe les détails parce qu’ils impliquent plein de choses qui ne peuvent pas être rendues publiques, mais finalement, il avait sans doute un peu raison quelque part.

Cet échange et quelques autres m’ont fait réfléchir sur ce que j’étais vraiment devenu, ce que j’avais envie de faire et comment j’allais orienter ces prochains mois, surtout après mon retour en France.

Il est vrai qu’en Novembre dernier, j’avais perdu beaucoup d’énergie en étant sur plein de fronts en même temps et que j’avais besoin de respirer un peu, comme un coureur vraiment à bout de souffle. L’arrivée aux Etats-Unis n’a finalement rien arrangé, car j’ai été contraint d’accélérer le rythme pour compenser la distance avec la France et l’écart de fuseaux horaires. Je crois que cela m’a achevé :-)

Depuis un mois environ, j’ai pris un peu de recul, j’ai beaucoup lu et je me suis reposé. Il était temps, je crois, car j’étais en train de faire le vide autour de moi, sur le plan privé comme professionnel, par mon rendement devenu médiocre et mon caractère vraiment pas facile.

Je suis tombé récemment sur cette excellente vidéo « Entrepreneurs can change the world » que je vous invite à regarder pour deux raisons : Elle nous renvoie à une image un peu romantique de l’entrepreneur que je suis étais… et elle est la synthèse de cette période de repos et de réflexion.

Je n’étais peut-être plus un entrepreneur il y a quelques mois, mais je crois que je le suis redevenu, au sens le plus simple du terme.

La fatigue évanouie et l’envie à nouveau là, j’ai des idées plein la tête et l’impression que c’est une sorte de feu qui coule à nouveau dans mes veines, au point qu’il me tarde de rentrer en France pour me replonger dans un rythme plus palpitant que celui que j’ai maintenant ici.

Plus largement, j’aimerai que cette vidéo puisse inspirer beaucoup d’entre vous, puisse réveiller l’entrepreneur qui dort en vous et le faire se lancer enfin… parce que la France et l’Europe me semblent avoir plus que jamais besoin d’entrepreneurs, malgré leur mauvaise image et les difficultés actuelles. Contrairement à ce qu’en pense un très grand nombre de personnes, faisant souvent l’amalgame entre divers types de patrons, les entrepreneurs créent des emplois, de la valeur, de l’innovation, de la croissance et de la richesse pour eux, mais aussi pour leurs équipes, pour leur pays donc pour nous tous.

Cette vidéo est une pub pour une entreprise américaine donc elle puise forcément son énergie de l’histoire des premiers émigrants. Je crois toutefois que l’on peut sans problème la transposer sur notre vieille France. Nos ancêtres n’ont sans doute pas fait la conquète de l’Ouest, ont plein de sang sur les mains et des tonnes d’erreurs à leur palmarès… mais ils ont également installé une Démocratie sur les cendres de la Monarchie Absolue, fait faire des progrès incroyables à l’Art comme à la Science ou la médecine, ont jeté les bases des Droits de l’Homme, ont aboli l’Esclavage et inventé le French Flair au rugby :-)

Tout cela n’aurait sans doute pas été possible si nous n’avions pas cette force en nous. Il n’y a pas de complexe à avoir, devant qui que ce soit (et ne mettez pas ça sur le compte de mon arrogance, je suis parfaitement lucide !). Le monde change plus vite que jamais, sous l’impulsion d’une véritable révolution industrielle portée par la technologie et cela nous offre plus d’opportunités qu’il n’y en a jamais eu, plus d’opportunités que de dangers si nous savons nous y engouffrer. Nous avons des idées, nous avons des compétences et une culture solide… il ne nous manque plus que l’envie de rentrer dans l’arène et de nous battre pour nos projets.

Me concernant, je crois avoir retrouvé tout cela.
Je vous laisse là dessus, face à vos propres envies et vos réflexions ;-)

La France est-elle à la dérive ?

C’est vraiment la question que je me pose en ce moment… et elle ne date malheureusement pas d’aujourd’hui.

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Il est très facile, quand on est expatrié, de relever tout ce qui va mal dans son pays d’origine et tout ce qui est mieux « ici ». C’est facile parce que cela saute aux yeux… Au début, on se dit que c’est principalement lié à la nouveauté. Pourtant, après quelques mois, il reste des différences que l’on ne s’explique pas tout en se remémorant ce que notre pays d’origine peut avoir de meilleur.

Quand je suis parti de France, on ne pouvait pas ouvrir un journal sans voir que le pouvoir d’achat était en recul net, sur l’ensemble des classes de la population, y compris les plus riches (si, si, je vous assure!). Bien-sûr, plus on descendait le long de l’échelle sociale et plus cela devenait perturbant au quotidien, jusqu’à devenir insupportable pour les classes les moins aisées de la population. Quand on y regarde de plus près, c’est vrai… et quand on y regarde d’encore plus près, c’est même à se demander comment font les Français ayant les revenus les plus bas pour les besoins de base comme se loger, se nourrir, éduquer les enfants… simplement, vivre en fait.

Comme on dit souvent au comptoir : « Tout coûte cher aujourd’hui ! »

Depuis que nous sommes aux Etats-Unis, je dois avouer que je suis parfois un peu perdu. Ici, vous devez payer pour tout, tout le temps… mais ce n’est pas si difficile qu’il n’y parait.

Vous mettez vos enfants à l’école ? Pas de soucis, une école privée coûte dans les 100$ par semaine et par enfant, pour peu que vous n’en preniez pas une trop haut-de-gamme. En plus, ils se débrouillent pour vous taper 20$ par ci et 30$ par là, pour tout un tas de petits trucs non compris dans le prix de base. C’est énorme, mais il existe des écoles publiques si c’est vraiment nécessaire, moins bien que les privées mais vos enfants auront accès à l’éducation aussi pour quasiment rien et les enseignants y font bien leur métier et y mettent autant de coeur.

Vous voulez nourrir votre famille ? Avec quelques dollars, vous trouvez un plat pour tout le monde. bien-sûr, le boeuf est aux hormones de croissance et les légumes, même non organic, coûtent plus cher que les frites… mais vous mangez, chaque jour et à votre faim.

Il vous faut une voiture ? Oui, ici, il vous faut une voiture à moins d’habiter New-York ou Chicago… mais une voiture coûte beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe (entre 20 et 40% moins cher suivant les modèles et les marques). C’est vrai à l’achat, mais c’est aussi vrai à l’entretien, et notamment l’essence (sans commune mesure !). Le prix de l’assurance est globalement comparable.

Il manque un élément important : Vous loger. Vous avez 50 000 $ (soit environ 35000 euros) devant vous ? C’est suffisant pour acheter une petite maisonnette dans un quartier pas très chic. Cette maisonnette tient plus du grand Mobil Home que de l’hôtel particulier, mais vous êtes chez vous, avec un toit et une adresse. Si vous avez 200 000$ de coté (ou que vous vous faites financer… dans des conditions normales), vous avez carrément une maison avec 3 chambres et 3 salles de bain, au milieu d’un petit jardin.

Je vais arrêter là car la liste serait trop longue, mais non sans avoir évoqué la santé. Il est possible de se soigner à peu près normalement, même aux Etats-Unis. Cela demande une très bonne connaissance du système et quelques précautions en matière d’assurances. C’est, sur ce point, clairement plus cher que chez nous et je dois avouer que nous disposons d’un système de santé qui est vraiment bien en comparaison, malgré toutes les difficultés qu’il rencontre aujourd’hui. Mais en travaillant un peu le sujet, on peut arriver à un dispositif satisfaisant aux Etats-Unis, y compris avec des revenus de bas de l’échelle.

Arrivé à ce point, je me pose une question qui est pour l’instant, sans réponse : Comment un bas salaire peut-il s’en sortir ici sur les besoins de base alors que « nos pauvres », eux, n’ont aucune chance de joindre les deux bouts ?

J’écris cette note sans donner de leçon car je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut provoquer de telles différences. Nous sommes devant deux pays développés ayant une culture finalement assez proche (même si l’état d’esprit est très différente). Sommes-nous plus idiots ou moins créatifs que nos amis Américains ? Je ne crois pas, non. Sommes-nous moins travailleurs ou moins entrepreneurs (dans l’esprit) ? C’est possible, mais sûrement pas autant qu’on ne le pense ou que tout le monde le dit…

Bien-sûr, leur flexibilité est un atout extraordinaire. Ils peuvent virer quelqu’un du jour au lendemain, mais c’est l’une des raisons pour lesquelles ils embauchent aussi facilement (j’ai fait exprès de le dire comme ça, pas la peine de me le faire remarquer :-) ) et il n’est pas rare de rencontrer des jeunes qui ont deux voir parfois 3 jobs en parallèle. J’ai du mal à le mettre en perspective avec nos jeunes que nous n’arrivons pas à faire travailler, ne serait-ce que sur un seul job ?!?
Bien-sûr, les charges sociales qui pèsent sur l’entreprise sont très basses mais cela n’empêche pas le pays d’avoir une puissance financière phénoménale (même si depuis 18 mois, ce n’est plus aussi simple, comme partout) et surtout, cela amène les entreprises à proposer des salaires « décents »… simplement parce que cela devient possible.
Bien-sûr, si vous êtes à la rue, vous n’avez rien d’autre que la solidarité de vos compatriotes… mais celle-ci est réelle, individuelle ou au travers d’associations très actives, de ce que j’ai pu en voir.

Alors au final, j’en viens à ne plus savoir que penser vraiment. Le pays idéal n’existe pas ou du moins, je ne l’ai pas encore trouvé. Je me suis pris à rêver que la France prenne le meilleur des Etats-Unis (et laisse le reste) tout en conservant sa culture, sa créativité et cette forme de diversité plus ou moins intégrée… mais ce n’était qu’un rêve car il y a dans cette idée même une forme d’incompatibilité profonde. Je vois de temps en temps mon pays empêtré dans des problèmes qu’il se fabrique tout seul, dans des combats d’un autre temps (sans même parler d’Hadopi !) et dans des luttes de clochers stupides et stériles qui sont loin d’avoir le charme des derbys d’ovalie.

Plus grave, surtout, de ce que je peux en voir à distance, il n’y a plus aucune unité nationale, plus aucune envie d’avancer ensemble mais simplement une sorte de lutte entre les riches et les pauvres, les fonctionnaires et les salariés, les banquiers et les entrepreneurs, ceux qui travaillent et ce qui ne travaillent plus ou pas encore, les cons de droite et les cons de gauche, les jeunes et les vieux… et tous oublient qu’ils sont potentiellement des anciens ou des futurs de la classe d’en face.
N’en jetez plus, la coupe est pleine.

Je crois qu’il y a une chose que nous pourrions essayer de prendre aux Américains, juste une seule, c’est cette capacité lorsque les choses vont mal pour tous, comme le niveau de pouvoir d’achat par exemple, à oublier un temps leurs querelles, à travailler ensembles et mettre leur énergie au service du pays (qui pour nous, peut être la France mais aussi l’Europe), solidaires et mobilisés vers un objectif commun jusqu’à ce que le problème soit réglé.

Nous avons souvent tendance à dire en souriant, que nous sommes des Gaulois, ce qui donne un air de romantisme au fait que nous nous tapions dessus en permanence et que nous soyons incapables de nous mettre d’accord, mais je dois avouer que l’image d’Astérix commence un peu à me gonfler quand je vois à quel point notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus.

Je comprend qu’une personne qui ne travaille pas rencontre des difficultés et que nous ayons besoin de trouver des solutions à ces situations… mais je ne peux pas accepter que le pouvoir d’achat de gens qui travaillent dur chaque jour ne soit même plus suffisant pour loger et nourrir leur famille. En fait, ce n’est pas que je ne peux pas l’accepter, c’est juste que cela n’a pas le moindre sens… ni au présent, ni dans la durée.

La France est-elle à la dérive ?
Je n’ai rien changé en écrivant tout cela et pas apporté la moindre solution car j’en suis incapable. J’ai juste râlé un peu, prouvant si besoin était que je suis toujours foncièrement Français et ce, jusqu’au dernier chromosome de mon ADN. Je vous invite à prendre cette note comme le simple rapport d’étonnement d’un observateur qui a un pied de chaque coté de l’Océan…