Délit de sale gueule

Sur le conseil de bons amis, j’ai lu pas mal d’ouvrages ces derniers temps, qui traitent de la conscience et de l’inconscience, de la maîtrise de notre temps (Passé, Présent et Futur) et de son effet sur notre mental tout comme sur notre physique. Il en ressort clairement, entre autres, que nous pouvons contrôler beaucoup de choses et que finalement, nous méritons les vies que nous avons, quelles qu’elles soient. Ce n’est pas forcément vrai sur le plan matériel, mais c’est toujours vrai sur le plan spirituel. C’est une bonne nouvelle car cela signifie qu’une forme de bonheur est à la portée de tout le monde, sans considération matérielle.

Il est clairement démontré que notre état mental influence notre physique, pouvant aller jusqu’à nous vieillir prématurément, mais également déclencher des états de fatigue, de stress ou de maladie vraiment graves, comme un Cancer, par exemple. Les conséquences en deviennent alors visibles.

Cela m’a amené à m’interroger sur « le délit de sale gueule » que l’on pourrait résumer par cette capacité que nous avons – presque – tous à fabriquer une histoire et un environnement sur le seul aspect d’une personne que l’on va rencontrer. C’est un mauvais réflexe et nous savons tous que l’habit ne fait pas le moine tout comme la cravate ne fait pas l’investisseur. Mais nous sommes ainsi…

Je vous ai trouvé trois visages magnifiques, plein d’expressions et d’histoires. C’est vrai sans doute, parce que je les juge à leur apparence mais aussi parce que le photographe a délibérément voulu exprimer cela… mais serais-je capable de ne pas les juger ainsi si je devais les croiser dans un autre contexte comme lors d’un meeting, par exemple ? Accepterais-je une relation business avec l’un de ces Hommes ? Si l’un d’eux venait me pitcher une start-up qu’il veut lancer et me proposait d’entrer dans son capital, pourrais aller au-delà de ce que je vois et l’écouter pleinement, sans préjugé ?

Je ne suis pas certain… En fait, je suis même sûr du contraire. Pourtant, je suis moi-même plus souvent en Jeans/Basket/Polo qu’en costume (disons 95% – 5% :-) ). Est-ce que cela fait de moi un meilleur ou pire professionnel ? Non, je ne crois pas… mais je ne suis pas toujours capable d’appliquer à d’autres ce que je pense pour moi-même. Ceci dit, si vous êtes honnêtes, je suis prêt à parier que c’est également le cas pour la très grande majorité d’entre vous ;-)

Difficile de faire abstraction de l’apparence, surtout quand, comme moi, on accorde une grande confiance à son intuition… mais je crois que cela vaut le coup d’essayer.

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Une des choses magnifiques que nous a apporté la « révolution digitale » est de ne pas forcément pouvoir se fier au physique, au visage, à l’apparence. Très régulièrement, j’ai l’occasion de rencontrer pour la première fois des gens que je lis depuis longtemps sur leur blog, sur Twitter, etc… Je ne m’arrête plus sur ce que je vois car je les connais déjà tellement bien que la première impression n’a plus d’importance. Le physique devient tout à fait négligeable au profit de l’esprit et des valeurs de la personne.

Vous ne croyez pas que cette abstraction de la forme pour le fond, cette négation du délit de sale gueule est un magnifique cadeau que nous font les médias sociaux ? :-)

PS : En cliquant sur les photos, vous arriverez sur les autres – excellents – travaux des photographes en question à savoir, respectivement Rust, Sasson Haviv et Robert Hutinski.