Magic Moving Circus

Le 8 Octobre, je vais passer à 39 ans… et j’avais envie de me lancer dans une note de « donneur de leçon ». C’est plus pour écrire ce que j’ai en tête et aider l’affectif que je suis que pour vous convaincre :-)

Bien évidemment, j’apprend beaucoup tous les jours mais mes tempes commençant à grisonner me donnent un avantage certain : je sais déjà plein de choses. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience (le truc censé justement compenser le manque d’intelligence :-) )

Il y a une chose que je voudrais partager avec vous suite à un échange que j’ai eu hier avec un jeune entrepreneur talentueux : la relativité rapportée au business.

haut et bas

Quand vous vous lancez dans un projet, que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous y mettez en général beaucoup de coeur voir de passion (je ne m’adresse pas vraiment à ceux qui considèrent le travail comme une forme de calamité nécessaire…). De ce fait, cela génère un certain niveau de stress auquel nous sommes tous plus ou moins perméables. Or, avec l’âge donc, on s’aperçoit que la vie de chaque entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes.

Avant, je fêtais les bonnes et les mauvaises avaient tendance à me mettre le moral dans les chaussettes. J’avais simplement tort 2 fois. Aujourd’hui, même si je n’arrive toujours pas, à mon grand désarroi, à contenir mon impulsivité, j’ai tendance à relativiser ce que quelqu’un avait qualifié de Magic Moving Circus permanent.

En synthèse, tout cela n’est QUE du business, c’est à dire une sorte de moyen d’améliorer ses conditions de vie, de s’occuper, de s’accomplir, de se divertir, de soigner son égo… mais surement pas un besoin vital comme boire, dormir, suivre le Top14 ou manger. Donc si vous réussissez, cela ne changera rien à vos besoins vitaux, vous allez juste améliorer un peu certaines choses pour peu que vous les jugiez importantes (la taille de votre voiture ? la marque de votre montre ?) et si vous échouez, vous allez simplement être contraint à vous recentrer sur ce qui compte vraiment : vivre pleinement le moment présent avec ceux qui comptent pour vous et profiter de tous ces instants furtifs que vous croisez dans la journée parfois sans les voir…

Réaliser que la sanction de l’échec n’est finalement pas si grave devrait vous donner une certaine sérénité et lucidité qui non seulement ne va pas rendre un échec plus probable, mais devrait vous en éloigner et vous pousser vers une forme de succès…

Creuser un puits et trouver de l’eau… Fait !

Si vous suivez un peu les blogs de la bande, vous savez déjà sans doute que la Campagne pour Charity:Water que nous avons animé tous ensembles pour collecter les 5,000$ nécessaires au financement d’un projet est un succès.

ethiopia

A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, ce sont près de 5,700$ qui ont été collecté, soit 284 personnes qui vont avoir accès à de l’eau saine pour les 20 prochaines années. Je ne me sens pas de remercier tous ceux qui ont participé, relayé ou donné car nous étions nombreux à animer ce projet et je n’en veux pas la paternité. Je suis simplement heureux de voir qu’en se donnant un peu la peine, une partie de la blogosphère, tellement décriée par ailleurs, est capable de se mobiliser un tant soit peu pour des projets positifs et pleins de sens. Nous avons été plutôt nombreux à faire un geste, chacun en fonction de ses possibilités, de ses envies, de ses moyens… C’est ce qui compte à mes yeux.

Nous faisons tous, chaque jour, des choses sans importance ou n’ayant que des répercutions insignifiantes : je crois que si j’étais l’une des 284 personnes directement concernées, je me dirais que ce que nous avons fait est loin d’être insignifiant, loin d’être inutile. Tout est finalement une question de perspectives…

Maintenant que nous sommes à l’objectif, il est évident qu’il ne va pas être facile de mobiliser à nouveau tout le monde pour taper, par exemple, la barre des 10,000$. Pourtant, c’est un chiffre qui sonne bien, qui ressemble plus à un pallier que 5,000$ (choisi parce que c’était le coût d’un projet dans son ensemble) et surtout, chaque fois que 20$ sont récupérés, c’est une personne qui accède à de l’eau potable… et pour elle, c’est énorme.

Je vous propose de débattre sur 3 possibilités, qui sont celles qui me viennent spontanément à l’esprit :

1/ On arrête simplement la campagne, puisque nous sommes à l’objectif. C’est frustrant, mais d’un autre coté, je comprend que beaucoup d’entre vous en ait assez de se faire spammer régulièrement sur le sujet et se démobilisent.

2/ On continue ainsi, sans trop pousser pour ne pas lasser, en se disant qu’un petit don par-ci, un petit don par-là pourront apporter un peu d’eau au moulin (je sais, je suis très drôle :-) ). Ce n’est pas très ambitieux, mais au moins, cela reste actif.

3/ On continue mais différemment, sur un autre format, en nouant par exemple des partenariats avec des sponsors qui vont abonder en fonction des dons. C’est bien plus séduisant car cela fait du sens, d’une part pour des partenaires éventuels et d’autre part, pour Charity:Water… mais il va falloir y passer pas mal de temps, parce que ça ne se fera pas tout seul et nous sommes peu nombreux à avoir ce genre de temps libre.

J’ai déjà un avis, mais je préfère ne pas le formuler tout de suite pour ne pas influencer et laisser de la spontanéité à ceux qui voudront commenter. Bien évidemment, si vous avez un autre idée, n’hésitez pas à la soumettre… Tout ce qui est constructif est bon à prendre !

RC Toulon – Stade Toulousain… Parfum d’Histoire.

J’attend cette rencontre avec impatience, car c’est le genre d’affiche qui marque, depuis des décennies, en Ovalie. Les deux clubs ont un palmarès extraordinaire et respirent, à leur manière, le rugby.

Je me souviens encore de la finale de 1989, remportée 18 à 12 par les toulousains d’Albert Cigagna (ici en train de présenter son équipe au Président de l’époque) au Parc des Princes… J’espère qu’un jour, on nous rendra ce terrain de rugby légendaire que le triste et isolé Stade de France ne saura jamais faire oublier.

Stade Toulousain - Toulon

Les temps ont changé, les joueurs sont plus puissants, plus rapides, mieux entrainés… mais je ne peux pas croire qu’un joueur qui va entrer sur la pelouse avant un match comme celui-ci, ne porte pas, quelque part au fond de lui, le poids de son héritage.

Allez, je vais me chercher un verre de rosé, m’installer confortablement et regarder le combat. Que le jeu soit débridé ou asphyxié par l’enjeu, que Toulouse batte les joueurs de la Rade ou ne ramène même pas un bonus défensif, je sais déjà que ce sera un beau match dans mon coeur et que je vais passer un bon moment.

Faites une bonne action… MAINTENANT !

Au risque de devenir lourd avec cette envie de contribuer à l’action de Charity Water, voici ce qui s’est passé ces dernières heures.

J’ai redécouvert cette Organisation a but non lucratif via un magnifique film de promotion de la Campagne BornInSeptember. Juste après l’effet « Wahou », j’ai eu envie d’apporter ma petite goutte d’eau avec les moyens du bord. J’ai donc fait un note et je vous ai sollicité pour la diffuser le plus largement possible, dans les conditions que vous vouliez pouviez. Il y a eu une cinquantaine de RT et autres mentions… mais finalement peu d’effets.

Central African Republic

J’ai discuté avec MrBoo, toujours prêt à contribuer à un truc positif, et nous avons alors monté une campagne, juste pour nous. Nous ? C’est vous et moi, en fait… C’est l’ensemble des personnes qui gravitent autour de l’Internet Français voir francophone, les expatriés avec qui j’échange et leurs amis qui ne me connaissent pas, ceux qui sont dans d’autres secteurs d’activité mais ne manquent pas une occasion d’alimenter leur blog, leur twitter ou ceux des autres… C’est finalement n’importe qui, pour peu qu’il soit sensible aux valeurs que défend Charity Water (et que nous sommes nombreux à essayer de relayer souvent de façon maladroite ou intrusive).

Voilà l’idée de la campagne : French Geeks for Water.

Il faut 5000$ pour financer un projet dans sa globalité. Ce projet va apporter de l’eau de façon durable à 250 personnes, quelque part, dans un pays défavorisé. C’est peu, comparé au 1,1 milliard de personnes qui en manquent, mais c’est 250 de moins à vivre ce calvaire.

Si nous réussissons à lever ces 5000$ (soit « seulement » 3520 euros), le projet est financé. Si nous échouons, le fait de savoir que chaque tranche de 20$ permet à une personne d’accéder à de l’eau saine pendant 20 ans nous aidera à surmonter l’énorme déception de cet échec.

Ce matin, à l’heure où j’écris cette note, nous avions déjà collecté 354$. C’est peu et beaucoup à la fois… mais la campagne n’existe que depuis hier.

Voici ce que je vous propose demande :

1/ Faites un don, même de 1$, à cette campagne. Vous n’y gagnerez rien, si ce n’est que votre nom apparaîtra dans la liste des généreux contributeurs, mais vous aurez fait un truc bien.

1$, c’est 0,70 euros… Je sais que vous buvez pas mal de café chaque jour (ne mentez pas, je vous vois :-) ). Quand vous irez prendre votre 4ème de la matinée, prenez plutôt un verre d’eau et mettez les 2,80$ que vous aurez ainsi économisé dans un don à la campagne.




Le 8 Octobre, ce sera mon anniversaire. J’aurais 39 ans (je sais, déjà :-) ). 39 ans, c’est l’espérance de vie en Centrafrique, sur le film que vous venez de voir. Si j’étais né là-bas et dans la moyenne du pays, je serai sans doute mort l’année prochaine. L’une des principales causes est le manque d’eau saine et tout ce que cela véhicule.

Vous m’aimez bien et voulez me faire un petit cadeau ? Honnêtement, je suis né au bon endroit et je ne manque de rien d’essentiel. Par contre, si vous voulez bien faire un don du montant que vous auriez mis dans ce cadeau, du montant du verre de vin que l’on aurait partagé à cette occasion ou du montant de mon âge déjà avancé (39$ soit environ 28 euros), j’en serai très touché et vous en serai sincèrement reconnaissant.

2/ Relayez cette campagne le plus largement possible. Si nous n’arrivons pas, tous ensembles, à convaincre 5000 personnes de verser au moins 1$ sur un thème aussi positif et utile, c’est que le Web est loin d’être aussi puissant que l’on croit et que l’influence que l’on prête aux blogs est largement survendue.

Pour qu’on y arrive, il vous suffit de relayer cette campagne par le moyen qui vous conviendra. Vous n’êtes pas obligé de mentionner ma note et pouvez directement promouvoir la page de la campagne :
http://mycharitywater.org/french_geeks_for_water

Si vous avez la flemme d’expliquer tout ça, vous pouvez renvoyer vers ma note, la copier-coller chez vous, vous l’attribuer (y compris, bien évidemment, sans me créditer, cela n’a aucune espèce d’importance), écrire une belle note avec le talent que l’on vous connaît, mobiliser vos Amis Facebook autour de ce sujet, ce qui sera aussi utile que de les Poker pour partager vos photos d’apéros cet été, balancer l’information avec un lien vers la campagne sur l’Intranet de votre entreprise (et expliquer à votre boss qui viendra vous engueuler à quel point cette cause est belle !) … Bref, faites ce que vous voulez, mais FAITES quelque chose !!

Disclosure : Ce n’est pas ma campagne, je n’en suis ni le responsable en cas d’échec, ni le héros en cas de succès, je ne suis que le gars qui la rend concrète avec l’aide inestimable de quelques amis dont MrBoo. Si vous ne m’aimez pas, donnez quand même un truc, et ajoutez une mention méchante à mon attention :-)

Charity Water… Etes-vous né(e)s en Septembre ?

Je ne sais pas si vous connaissez déjà Charity Water, une organisation à but non-lucratif dont la mission est simple : Ils veulent fournir de l’eau potable à toutes les personnes qui en manquent dans le pays en voie de développement… et ne s’arrêteront pas tant qu’une seule personne n’y aura pas un plein accès.

Bien-sûr, cela prête à sourire quand on sait à quel point de l’eau saine est devenue rare dans certaines partie du monde et, de ce fait, à quel point la tâche est immense, mais…

Ils ont une approche que je trouve juste simple, pragmatique et efficace, avec des engagements limpides du type : 100% des dons sont directement affectés aux projets (et non aux charges de structure). De plus, je trouve leur passion, leur dynamisme et leur énergie très communicante. Ils vous donnent envie de donner et d’évangéliser, avec ce sentiment que c’est UTILE.

Décidément, on trouve de formidables entrepreneurs partout, sous diverses formes et poursuivant des buts improbables :-)

Dans le monde, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau saine, chiffre qui donne le vertige au point de décourager le plus enthousiaste des donneurs dans un lucide « Finalement, qu’est-ce que ça change ? Au point où on en est… ».

Et bien non, ça change un truc. Avec 20$, vous fournissez de l’eau à une personne pour les 20 prochaines années… et ils ont déjà amené de l’eau propre à plus d’un million de personnes. Alors, ce que ça change, c’est que quand vous faites partis du million de personne en question, vous améliorez votre niveau de vie d’un facteur extraordinaire. Et si vous faites parti du milliard+, ça peut vous redonner un peu d’espoir en vous disant que des gens travaillent dur, bénévolement et sans se décourager pour que ce soit un jour votre tour. C’est un peu candide, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose, non ?

C’est en découvrant cette vidéo que j’ai fait le rapprochement le bracelet noir que j’avais acheté chez Sacks, dans un Mall de Floride (vous pouvez en voir un dans le film). Ils vendaient deux bracelets pour 10$… et ça me semblait une contribution sympa, mais j’étais loin d’imaginer une organisation aussi dynamique et déterminée. J’ai ainsi redécouvert Charity Water par cette opération.

Pour finir, je voudrais vous dire un mot sur la campagne « Born In September« , décrite dans la vidéo ci-dessus. En deux mots, l’idée est une façon originale de collecter des fonds. Si vous êtes nés en Septembre, mois d’anniversaire de l’organisation, demandez à vos amis et vos proches de vous offrir une somme d’argent d’un montant égal à votre âge, que vous donnerez à Charity Water. Et d’ailleurs, si votre anniversaire tombe à une autre date, vous pouvez le faire aussi :-)

Si vous ne savez pas quoi faire, commencez déjà par Twitter, linker, relayer cette note ou directement la vidéo le plus largement possible parce que Septembre approche à grands pas. Vous pouvez aussi faire une note sans référence à mon article directement sur votre blog en reprenant tout ou partie de mon texte, tel quel ou en le remodifiant à votre convenance… Peu importe la méthode en fait, tant que l’on diffuse le plus largement possible :-)

Sinon, vous êtes né quel mois, vous ? ;-)

Les huîtres d’Arcachon et les Souris

En fait, si ce n’était pas aussi grave sur le plan économique, ce serait vraiment très drôle. Comme c’est le cas plusieurs fois chaque année, les huîtres du Bassin d’Arcachon sont interdites à la consommation, puis à nouveau autorisées puis interdites, etc… mettant bien évidemment à mal l’activité de quelques 350 entreprises locales qui dépendent directement de la vente des coquillages. Depuis ce mercredi, elles sont à nouveau interdites à la consommation.

La raison en est que le test dit « des Souris », réalisé une fois par semaine, est le seul qui soit légalement reconnu pour valider que les huîtres sont propres à la consommation… ou pas. Tous les acteurs s’accordent à dire que ce test n’est pas fiable, trop lent (il faut 5 jours pour avoir les résultats sur des huîtres qu’entre temps, nous avons bien évidemment consommé ?!?) et totalement inadapté aux contraintes économiques des ostréiculteurs qui peuvent ainsi rater le plus gros de la saison.

Test des Souris

Alors sur place, la résistance s’organise. Les opérateurs râlent, bravent l’interdit quand il y est et multiplient les initiatives pour recueillir un peu de soutien. Il y a des pétitions qui tournent soutenues très largement par la population locale comme par les touristes et les élus du Bassin d’Arcachon sont venu faire une dégustation aussi médiatique que possible… mais c’est toujours la souris qui va décider si les ostréiculteurs peuvent travailler ou s’ils doivent devenir hors-la-loi.

Pour apporter ma – petite – coquille à cet édifice de soutien, je précise que nous – toute la famille – avons mangé des douzaines d’huîtres sans avoir autre chose à constater que beaucoup de plaisir à la dégustation. Je garde un souvenir mémorable de cette expérience, que j’espère renouveler le plus tôt possible, interdiction ou pas. Pour la petite histoire, nous prenons les paniers chez Olivier et Sandrine Laban, au coeur du marché d’Arcachon. Elles sont excellentes et Sandrine – que vous pouvez voir sur la photo – vous accueille avec un beau sourire et beaucoup d’énergie. Elle profite également du très gros passage dans le marché pour militer un peu et expliquer aux gens pourquoi elle voudrait sauver les souris :-)

Bon, je ne sais pas qui est compétent pour mettre en place un nouveau système de test ni ce que je peux faire de plus, mais il semble d’une part que tout le monde soit d’accord sur la nécessité de le faire et que d’autre part, il y ait une réelle urgence, certaines entreprises du secteur étant en route vers le dépôt de bilan.

Allez, soyez gentil de sauver les souris ;-)

Interdiction contre-Nature

Nous sommes globalement tous d’accord pour dire qu’à force d’embêter la Nature, elle risque de se fâcher vraiment et de venir violemment nous botter les fesses. Par raccourci, on dit souvent qu’il faut sauver la planète… mais c’est inexact car la planète, elle, va très bien et s’en sortira. C’est l’Humanité et une très grande partie de ce que porte la planète en question qu’il faudrait plutôt sauver :-)

J’ai pris cette photo à deux pas de la Gare d’Arcachon et du Marché, là où les boulistes viennent passer leurs après-midis, à l’ombre des platanes.

Platane à Arcachon

En fait, cet arbre est très abimé… un peu à cause des boulistes qui y plantent des crochets et beaucoup à cause d’un technicien du Service Technique de la Mairie d’Arcachon, probablement à la retraite aujourd’hui.

Mais la Nature, elle, poursuit son oeuvre, un peu comme les fourmis qui se sacrifient en très grande nombre, sachant que le destin du groupe est plus important que chaque destin individuel. Il semble évident que la Nature n’aime pas, naturellement, les interdictions justement contre-Nature que nous mettons sur tout et n’importe quoi… au point de lentement mais sûrement reprendre le dessus.

My 2 cts ;-)

Entrepreneur à succès

J’ai eu une discussion vraiment intéressante il y a quelques temps à propos de ce que cela signifie d’être un entrepreneur successful. Manifestement, nous avions une vision et des critères très éloignés. Je ne crois pas que nous étions fondamentalement en opposition sur sa vision sur laquelle je m’accordais à dire que c’était une approche, mais il me semble que je brassais beaucoup plus large.

Finalement, je me suis demandé – sans trouver vraiment la réponse pour peu qu’il y en ait une – les critères qui faisait de quelqu’un un entrepreneur à succès.

Opposition de Style

La réponse la plus simple serait de mesurer son niveau de succès à l’épaisseur de son portefeuille. Je ne crois pas beaucoup à cette version car, d’une part, cela ferait de moi un bien mauvais entrepreneur (et blesserait mon égo si développé :-) ) et d’autre part, cela exclurait tout un tas de personnes qui sont pourtant des créateurs et des développeurs hors pair, sous le prétexte qu’ils se sont concentrés sur autre chose que sur l’argent.

On pourrait aussi mesurer cela au solde des emplois créés / détruits. Toutefois, là aussi, c’est assez relatif. Le simple fait de créer 2 emplois en 6 mois dans une boulangerie à la campagne est un acte de développement très rapide, peut-être bien plus admirable (et sans doute plus risqué) que celui d’en créer 100 dans une grande entreprise.

Dans les critères envisageables, on peut aussi regarder si l’entrepreneur en question traîne quelques « casseroles ». En d’autres termes, combien a-t-il planté de projets à ce jour ? Cela sous-entend qu’un entrepreneur qui connaît un échec serait mauvais. Dans la plupart des pays du monde, il fait consensus qu’un entrepreneur ayant connu un échec fera statistiquement de plus grandes choses qu’un entrepreneur épargné par ces mauvaises passes. De plus, je ne connais pas un seul entrepreneur raisonnable qui accepterait d’être jaugé sur ce critère car lorsqu’on entreprend, l’échec est une option qu’il est impossible d’écarter (même si, comme pour le programme Apollo XIII : « Failure is not an Option »). Le seul moyen vraiment sûr de ne pas le rencontrer est… de ne pas entreprendre.

La liste pourrait être encore longue, aussi longue que les différentes typologies d’entrepreneurs sont nombreuses. Au final, il n’est pas plus facile de déterminer si un entrepreneur est bon ou mauvais, que de déterminer si un homme est un bon mari, un bon père, un bon copain, un bon chasseur… Tout cela doit être affaire de point de vue.

D’ailleurs, cette approche toute relative me convient bien, car elle va malheureusement faire de moi un mauvais entrepreneur aux yeux de certains mais également un excellent aux yeux d’autres, en fonction des paradigmes de chacun. Le plus important sera alors que ceux que j’aime et qui me sont proches se positionnent le plus possible vers la deuxième catégorie ;-)

A tous les entrepreneurs ou wanabe-entrepreneurs qui, comme moi, doutent parfois d’eux-même (je plains ceux qui ne doutent jamais !), si ma théorie se tient un peu, cela signifie que vous êtes déjà successful aux yeux de quelques uns… Il ne vous reste plus qu’à vérifier que ce soient les bons c’est à dire ceux qui comptent pour vous :-)

Mahmoud Ahmadinejad

J’ai un peu de mal à suivre ce qui se passe en Iran, mais ces événements m’amènent à me poser la question des motivations des parties, et en particulier, de celle de l’homme qui est au pouvoir : Mahmoud Ahmadinejad…

Mahmoud Ahmadinejad

J’imagine qu’au début, il croit en ce qu’il fait et qu’un jour, sans qu’il s’en soit peut-être aperçu lui-même, les choses dérapent doucement. Pourtant, cet homme semble intelligent et brillant, au moins assez pour comprendre la situation mais sans doute pas suffisamment lucide pour voir qu’il court vers une impasse. Je me demande ce qui peut encore lui donner envie d’avancer, quel type d’espoir il peut avoir.

Une révolution émerge dans la rue d’abord, puis partout sur la planète, des milliers de personnes qui savaient à peine où étaient l’Iran quelques heures auparavant, s’en emparent, la soutienne en se postant en témoins… et pour Mahmoud Ahmadinejad, plus rien ne peut alors être comme avant.

Je ne sais pas, j’ai juste des questions, je me trompe sans doute, je n’y connais pas grand chose… mais, ce que je sais, c’est que si l’Internet sert aussi à cela, je crois que ce n’est pas demain que je travaillerai sur quoi que ce soit d’autre :-)

Crédit Photo : REUTERS/Damir Sagolj

La famille compte…

Non, je ne vais pas vous parler d’Hellotipi et des formidables choses que Cyrille et François sont en train de préparer… :-)

Dans 5 jours, à la même heure, je serai dans le vol qui me ramènera, ainsi que ma famille de la belle ville Bling Bling vers la belle Ville Rose (en passant par la non moins belle Ville des Lumières).

Je n’ai pas une once de nostalgie ni d’amertume car la France me manque… enfin, une certaine France. J’espère simplement que ce n’est pas celle que j’ai sans doute un peu trop idéalisée pendant mon absence. En même temps, je n’ai pas beaucoup d’enthousiasme à partir car je sais déjà que les Etats-Unis vont me manquer… enfin, certains aspects des Etats-Unis.

Etrange sentiment de flotter entre deux états d’esprit… Ce n’est pas positif ni négatif, c’est simplement là et diffus.

rest

Ma famille et moi avons passé 6 mois incroyables et riches. Nous avons découvert, expérimenté, aimé, détesté, adopté, compris, appris, changé de point vue… Je crois que les séjours à l’étranger devraient être obligatoires pour tout le monde, quel que soit le pays où l’on souhaite aller passer un peu de temps.

Sur le plan professionnel, ces 6 mois vont se solder par un bilan mitigé que je vais devoir rapidement améliorer en rentrant, au prix de quelques concessions et d’une débauche d’énergie certaine. Je pense toujours sincèrement que l’on peut travailler à distance grâce à ce que la technologie nous apporte, et je crois toujours que cela peut être quasiment transparent pour votre écosystème.

Mais il y a plus que de la distance entre 2 continents : il y a une différence de fuseaux horaires et énormément de temps de voyage lorsque l’on veut rentrer pour les tâches qui nécessitent une rencontre (sans même parler du coût). On travaille donc beaucoup plus pour une efficacité au mieux égale et souvent plus faible.

A mon arrivée, je me suis donné comme jamais de ma vie je ne l’avais fait, pas même pendant la « première guerre de l’Internet » et les années paillettes. J’étais debout chaque jour avant 5h du matin pour me mettre derrière mon Mac jusqu’à 19 ou 20h environ, déjeunant généralement en 10 minutes derrière le clavier… Au paroxysme de cette période et juste pour l’anecdote, je me suis aperçu que je venais d’enchaîner près de 9h de conf call sur la même journée et qu’il n’était pourtant que 16:15 ?!? De quoi faire frémir un exec d’IBM :-)

Cela n’a duré qu’un temps, un peu plus de 3 mois, avant que la fatigue ne me rende agressif et que j’en perde ma lucidité comme mon intuition, finalement obsédé par le besoin utopique de démontrer que « ça ne changeait rien ». Début Avril, après un court passage en France et quelques « alertes », j’ai vraiment eu besoin de lever le pied sans même que ce soit une décision à prendre ; Cela s’imposait de soi-même… Impossible de continuer ainsi. Je suis retombé autour des 8h par jour (ce qui m’a permis de me reposer et de prendre pas mal de recul). Cela peut paraître normal voir beaucoup mais je vous assure que c’est peu lorsqu’on a l’habitude d’être sur pleins de sujets à la fois. J’avais l’impression d’être presque en vacances :-)

De ce fait, la fatigue s’estompant, l’envie et l’enthousiasme sont lentement revenus, me remettant dans un état d’esprit qui m’avait quitté quelques mois plus tôt. Tout cela n’est pas fondamentalement positif mais j’ai récolté ce que j’ai semé… et j’en parle car cela peut être utile à certains workaholics que je connais ;-)

Bien-sûr, au milieu de tout cela, il y a eu le lancement de Labotec, qui reste une très grande satisfaction sur le plan professionnel, mais le fait que je sois ici n’a eu qu’un rôle mineur dans ce projet et j’aurais très bien pu prendre part à cette start-up depuis mon bureau toulousain. Le rôle d’un associé est très différent de celui d’un manager, et les aspects « spatio-temporels » sont bien moins impactants.

J’avais fait la promesse à ma femme de réaliser un de ses rêves que j’avais déjà repoussé par deux ans de suite parce que ce « n’était pas le moment »… parce qu’il faut savoir qu’en fait, ce n’est jamais le moment :-)

La crise commençant à poindre le bout de son nez lorsque nous avons tout mis en route, j’aurais sans doute du être plus raisonnable, plus responsable et repousser une nouvelle fois, juste d’un an, mais je crois que ce n’était pas possible, pas audible, pas acceptable. De plus, je dois avouer que je n’aurais jamais pensé qu’elle soit aussi violente, aussi profonde et qu’elle pourrait toucher autant notre économie et nos entreprises, même insidieusement.

famille

Vivre avec un entrepreneur (et parfois travailler avec lui) n’est pas si simple (et je parle de l’état d’esprit d’entrepreneur, pas du statut). Pour la famille, cela représente souvent beaucoup de sacrifices, sur le temps libre que l’on peut passer avec les siens, sur le manque de loisirs, sur les vacances annulées mais aussi sur le plan financier. Sur ce dernier point, il faut comprendre que le simple fait de créer une entreprise ne vous rend pas riche. En général, vous commencez même par y mettre votre propre argent et ne pas vous payer le plus longtemps possible. Votre famille, de son coté, attend patiemment que cela commence à marcher ou que vous reveniez sur des chemins plus stables après un échec qu’elle espère le moins douloureux possible. Je crois donc que de temps en temps, nous devons renvoyer l’ascenseur, même si c’est « un peu cher » à divers niveaux.

Sur le plan humain, c’est étonnant de voir à quel point cette expérience m’a apporté beaucoup… Je ne crois pas avoir trop changé – à part deux ou trois kilos de plus, bien sûr :-) – mais j’ai l’impression d’avoir « grandi » un peu (je n’ose pas dire « gagné en maturité » parce que ça donne l’impression de vieillir…) sur le plan personnel et professionnel. J’ai découvert deux ou trois aspects de ma propre personnalité que j’ignorais. Je crois, avec le recul, que j’avais besoin de cette « aventure », peut-être plus que ma famille finalement.

A mon retour, c’est à dire dès la semaine prochaine, pas mal de nouveautés devraient prendre forme (je parle de business, ma femme et mes enfants, normalement, restent avec moi :-) ), de projets et d’énergie… Entre autres, Stonfield InWorld devrait bientôt annoncer un truc sympa mais bon, on reparlera de tout ça un peu plus tard, rien ne presse ;-)

A lire ces lignes, vous devez penser que tout va mal et que mon passage aux Etats-Unis est catastrophique sur le plan professionel, mais ce n’est heureusement pas le cas. Relisez bien, je n’ai pas de regret et je parle d’assumer mes décisions (car je les crois justes) et leurs conséquences (parce c’est juste). Aucune des entreprises dans laquelle je suis investi ne manque de perspectives… et celles-ci sont parfois vraiment excitantes. J’ai simplement écrit cette note pour partager, le plus sincèrement possible, le premier bilan de MON aventure avec tous ceux qui m’ont suivi ici et sur Twitter, qui rêvent de se lancer, avec tous les entrepreneurs qui me lisent parfois… mais aussi avec tous les autres genres d’entrepreneurs (salariés de grands groupes, fonctionnaires, bénévoles, etc..), ceux qui en font voir de toutes les couleurs à leur famille à cause de leurs choix professionnels.

Aimer son métier et le faire avec enthousiasme est sans le moindre doute un magnifique choix de vie qui laisse toute sa place à la passion mais… c’est une décision d’égoïste. C’est la raison pour laquelle vous devez, même si cela vous coûte cher, penser aussi qu’il y a des gens qui ne peuvent pas attendre votre retraite pour commencer à vivre, qui vous aiment et qui méritent mieux de votre part qu’un simple grognement impatient quand vous rentrez trop tard le soir… ;-)

On se revoit en France dans quelques jours ! :-D

Ainsi parlait le Général Patton…

I don’t measure a man’s success by how high he climbs but how high he bounces when he hits bottom.

George Patton

georges-patton

Cette citation prend tout son sens quand on connait le parcours « plus que difficile » de son auteur. J’allais me lancer dans un long commentaire empreint de passion et de réflexion de comptoir, mais finalement non… Je vous laisse en tirer la quintessence tout seuls :-)

Allons, Allons, un peu de sang froid !

Toute expérience est bonne à prendre… même les plus improbables :-)

Je vous passe les détails, mais nous avons été victime d’un vol de bagages, à Miami Beach, alors que ceux-ci étaient plein à craquer en prévision de notre retour. Au final, tout ce qui a disparu est remplaçable et les assurances sont en train de traiter le dossier avec efficacité, au moins jusqu’à présent.

Seuls les cours de ma fille à l’Ecole Américaine étaient également dans ce qui a été volé et là, je dois dire que ce n’est pas assurable et que ça n’a pas de prix. J’en suis très malheureux car c’était un souvenir unique pour elle.

Nous avons donc eu l’occasion d’appeler 911 et de goûter aux joies de la Police locale. L’Officer qui est venu était très sympa, souriant et rassurant… mais il est arrivé 40 minutes plus tard (il ne nous trouvait pas ?!?) alors qu’il y en a d’habitude à tous les coins de rue.

Peu importe puisque personne n’a été blessé et que, encore une fois, à part pour les cours de ma fille, ce ne sont que des affaires que les assurances peuvent remplacer.

Merci à Florian d’avoir fait sur le vif, cette photo de moi en train d’expliquer ce qui s’était passé à la Police. Dans un autre genre, c’est aussi un souvenir :-)

Pour l’anecdote, en repartant en voiture, nous avons croisé un gars quelques blocs plus loin, qui traînait un valise similaire à la notre. J’ai donné un grand coup de volant pour garer ma voiture sur le trottoir en mode « 2 Flics à Miami » et je suis parti à sa poursuite. Arrivé à sa hauteur, je lui ai sommé de me laisser voir la valise en lui demandant où il l’avait trouvé. En fait, il s’agissait d’un Latino qui ne parlait pas un mot d’Anglais et ne comprenait pas pourquoi je venais l’agresser (oui, parce que j’ai été poli… mais, disons, très ferme :-) ).

En regardant de près la valise, je me suis rendu compte qu’elle ressemblait beaucoup à la notre… mais que ce n’était pas la notre.

Je me suis donc retrouvé comme une poule qui a trouvé un couteau, le gars ne comprenant pas pourquoi IL venait de se faire agresser (verbalement, heureusement) par un gars en furie et moi, incapable de lui expliquer ni même de m’excuser en Espagnol. :-o

Il est partit en grommelant et je me suis retrouvé comme un c** sur le trottoir, ma voiture en travers un peu plus loin et un embouteillage naissant à cause de l’arrière prenant la moitié d’une des voies.

J’ai toujours été réputé pour être un peu sanguin, et je me suis pourtant beaucoup calmé, notamment dans les affaires. Ces derniers temps, cela m’a d’ailleurs joué des tours que je regrette maintenant, même si le mal est fait. J’ai fait beaucoup d’efforts sur le sujet et, sans aller jusqu’à dire que je suis devenu très différent, disons que je suis bien plus calme et pragmatique qu’avant.

Ce n’est pas la perte de nos affaires qui me mettait sous pression, car je me savais bien assuré… mais force est de constater que le stress peut faire faire bien des bêtises. Que ce serait-il passé si le monsieur en question avait été aussi sanguin que moi ? Que ce serait-il passé s’il avait été armé (ce qui n’est pas vraiment rare à Miami) ?

Bref, le fait de posséder, et de se sentir dépossédé, même lorsque cela compte peu, est une bien mauvaise maîtresse qui peut nous amener parfois sur des terrains dangereux. :-)

A l’attention de ce monsieur qui ne viendra sans doute jamais lire cette note : « Disculpe señor usted ha atacado, es un error. Le pido que disculpe. »

Voilà, c’était ma note de philosophie à 2 cts… qui m’amène à une expression américaine que j’aime bien, en toutes circonstances : Take it easy !

L'entrepreneur qui est en nous tous

J’ai eu quelques échanges récemment avec des amis, sur mon aventure américaine. L’un d’entre eux m’a vraiment marqué, car il remettait pleinement en question le fait que je sois toujours un entrepreneur. Je vous passe les détails parce qu’ils impliquent plein de choses qui ne peuvent pas être rendues publiques, mais finalement, il avait sans doute un peu raison quelque part.

Cet échange et quelques autres m’ont fait réfléchir sur ce que j’étais vraiment devenu, ce que j’avais envie de faire et comment j’allais orienter ces prochains mois, surtout après mon retour en France.

Il est vrai qu’en Novembre dernier, j’avais perdu beaucoup d’énergie en étant sur plein de fronts en même temps et que j’avais besoin de respirer un peu, comme un coureur vraiment à bout de souffle. L’arrivée aux Etats-Unis n’a finalement rien arrangé, car j’ai été contraint d’accélérer le rythme pour compenser la distance avec la France et l’écart de fuseaux horaires. Je crois que cela m’a achevé :-)

Depuis un mois environ, j’ai pris un peu de recul, j’ai beaucoup lu et je me suis reposé. Il était temps, je crois, car j’étais en train de faire le vide autour de moi, sur le plan privé comme professionnel, par mon rendement devenu médiocre et mon caractère vraiment pas facile.

Je suis tombé récemment sur cette excellente vidéo « Entrepreneurs can change the world » que je vous invite à regarder pour deux raisons : Elle nous renvoie à une image un peu romantique de l’entrepreneur que je suis étais… et elle est la synthèse de cette période de repos et de réflexion.

Je n’étais peut-être plus un entrepreneur il y a quelques mois, mais je crois que je le suis redevenu, au sens le plus simple du terme.

La fatigue évanouie et l’envie à nouveau là, j’ai des idées plein la tête et l’impression que c’est une sorte de feu qui coule à nouveau dans mes veines, au point qu’il me tarde de rentrer en France pour me replonger dans un rythme plus palpitant que celui que j’ai maintenant ici.

Plus largement, j’aimerai que cette vidéo puisse inspirer beaucoup d’entre vous, puisse réveiller l’entrepreneur qui dort en vous et le faire se lancer enfin… parce que la France et l’Europe me semblent avoir plus que jamais besoin d’entrepreneurs, malgré leur mauvaise image et les difficultés actuelles. Contrairement à ce qu’en pense un très grand nombre de personnes, faisant souvent l’amalgame entre divers types de patrons, les entrepreneurs créent des emplois, de la valeur, de l’innovation, de la croissance et de la richesse pour eux, mais aussi pour leurs équipes, pour leur pays donc pour nous tous.

Cette vidéo est une pub pour une entreprise américaine donc elle puise forcément son énergie de l’histoire des premiers émigrants. Je crois toutefois que l’on peut sans problème la transposer sur notre vieille France. Nos ancêtres n’ont sans doute pas fait la conquète de l’Ouest, ont plein de sang sur les mains et des tonnes d’erreurs à leur palmarès… mais ils ont également installé une Démocratie sur les cendres de la Monarchie Absolue, fait faire des progrès incroyables à l’Art comme à la Science ou la médecine, ont jeté les bases des Droits de l’Homme, ont aboli l’Esclavage et inventé le French Flair au rugby :-)

Tout cela n’aurait sans doute pas été possible si nous n’avions pas cette force en nous. Il n’y a pas de complexe à avoir, devant qui que ce soit (et ne mettez pas ça sur le compte de mon arrogance, je suis parfaitement lucide !). Le monde change plus vite que jamais, sous l’impulsion d’une véritable révolution industrielle portée par la technologie et cela nous offre plus d’opportunités qu’il n’y en a jamais eu, plus d’opportunités que de dangers si nous savons nous y engouffrer. Nous avons des idées, nous avons des compétences et une culture solide… il ne nous manque plus que l’envie de rentrer dans l’arène et de nous battre pour nos projets.

Me concernant, je crois avoir retrouvé tout cela.
Je vous laisse là dessus, face à vos propres envies et vos réflexions ;-)

Vie relative ou vie absolue… et l'inspiration de Kennedy

J’ai passé la journée d’hier au Kennedy Space Center, à coté de Cap Canaveral. Je pense que je ferai plus tard une note sur ce que j’y ai vu, appris et compris.

En attendant, je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous cette pensée qui m’a traversé l’esprit toute la journée. La très grande majorité d’entre nous passons nos vies à nous battre pour des choses qui n’ont finalement que peu d’importance, pendant que d’autres changent l’Histoire et le monde. Je me demande à quel moment et comment se fait la sélection de ceux d’entre nous qui sont de la deuxième catégorie…

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L’histoire d’Apollo 13 est extraordinaire, tout comme l’est celle du programme spatial américain visant à envoyer l’Homme sur la lune. J’aime penser que tout cela a commencé par un discours incroyablement inspirant de Kennedy, décidant qu’un américain marcherait sur la lune avant 10 ans et reviendrait. Il a ajouté que les Etats-Unis devaient faire cela, non pas parce que c’était facile, mais justement parce que c’était difficile.

« First, I believe that this nation should commit itself to achieving the goal, before this decade is out, of landing a man on the moon and returning him safely to the earth.« 

Cela m’a amené à deux questions à des niveaux très différents :

- Ce que je fais est-il à ce point insignifiant pour que ce type de pensée me vienne aussi facilement à l’esprit ?

Bien-sûr, nous ne pouvons pas tous marcher sur la Lune et je crois aux héros du quotidien, ceux qui changent l’Histoire d’au moins une personne, le plus souvent dans l’indifférence générale… Mais je n’ai pas marché sur la lune et je ne suis pas un héros du quotidien. Si je détermine que ce que je fais est devenu tellement inutile et insignifiant, je crois qu’il faudra que je me pose la question d’en changer.

- On ne réussi de grandes choses qu’avec de grandes ambitions. Ma citation préférée est et reste : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Est-ce une grande ambition que de vouloir réduire les émissions de CO2 de 15 ou 20% d’ici à 20 ou 30 ans, comme le proposent la très grande majorité des gouvernements qui, au moins, proposent quelque chose ?

Je crois que c’est une ambition ridicule à l’échelle de ce que nous pourrions accomplir.
Le travail acharné et la conviction de quelques milliers d’Hommes ont, en moins de 10 ans, envoyé et ramené le premier homme sur la lune… et 11 autres ont suivi dans la foulée.

Je ne parle pas de sauver la planète, car elle nous survivra. Sommes-nous devenu si désespéré qu’une cause aussi importante que de sauver l’Humanité n’arrive même plus à nous mobiliser ?

Kennedy a surtout donné l’inspiration aux Hommes qui ont été de cette formidable aventure… et c’est déjà énorme. Qui ou qu’est-ce qui va nous inspirer pour l’enjeu majeur qui s’offre à nous maintenant ?

TangerSeven – Du rugby à VII et des Enfants…

Pour simplifier, il existe 3 sortes de rugby : Le rugby à XV, le rugby à XIII et le rugby à VII.

Vous savez déjà que j’aime beaucoup le premier :-) Je ne connais pas très bien le second même si c’est toujours sympa de regarder un match quand l’occasion se présente. Le 3ème est sans doute le plus accessible, car assez simple à comprendre et spectaculaire à regarder.

Ils ont plusieurs points communs, dont l’un des principaux est d’avoir été, de tous temps, des vecteurs d’intégration et d’apprentissage pour les jeunes générations. Vous avez sans doute déjà entendu le vieil adage : « Rugby, école de le vie ! »

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J’ai été contacté il y a quelques jours par les organisateurs d’un Tournoi de Rugby organisé au… Maroc : le TangerSeven.

Le principe est simple : 16 équipes vont se rencontrer dans le cadre d’un Tournoi international de Rugby à VII qui aura lieu à Tanger les 8 et 9 Mai 2009. Certaines sont très affûtées, revenant du Mondial de Dubaï, comme l’équipe de France, du Kenya ou d’Afrique du Sud… et d’autres pourront s’étalonner face aux grosses cylindrées ou juste prendre beaucoup de plaisir tout en soutenant une cause formidable (parce que c’est bien de cela qu’il s’agit !!). A noter que 4 équipes nationales représentant le Maghreb seront également engagées : Maroc, Algérie, Tunisie et Lybie.

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Ce tournoi en est à sa 6ème édition mais ce qui m’a touché, c’est les raisons pour lesquelles il a été lancé : supporter l’ART, Association de Rugby de Tanger qui a ressuscité le rugby dans la région après 30 ans de régime sec, en commençant par quelques copains jouant sur une plage et initiant une poignée de gamins aux bases de ce jeu pour arriver .

N’étant pas suffisamment calé, je préfère citer Grégory Fontana, journaliste à Tanger : « Le club Association de Rugby de Tanger (ART) a été crée il y a presque huit ans, à une époque où le rugby dans cette ville avait disparu depuis trois décennies. C’est une histoire d’expatriés au début… On s’est dit qu’on allait monter un club pour aller jouer avec les vétérans de Rabat et se faire des fêtes mémorables. Seulement, quand on s’entraînait sur la plage – faute de terrain –, il y avait toujours une dizaine de gamins intrigués par ce ballon ovale. On les a progressivement invités à nous rejoindre pour leur apprendre quelques rudiments. Ils y ont pris goût, du coup l’envie nous est venue de créer un club pour ces gamins et l’ART a vu le jour le dix-huit octobre 2001. »

Je n’ose même pas imaginer la difficulté que peut représenter la création et surtout, l’animation et la pérennisation d’un Club de Rugby à Tanger. C’est pour cela que Jalil Zniber, Président du Club et très impliqué dans le Rugby Africain, a décidé de lancer le Tournoi de Tanger, qui est passé, en 6 ans, d’un week-end de jeu entre copains à une date très attendue et apprécié de tous les joueurs engagés. Les résultats sont probants : le club est ainsi en mesure de fonctionner et de donner beaucoup de joie à ces enfants… mais aussi de remplir pleinement sa fonction sociale, d’intégration et de mise en confiance.

Le rugby est un sport magnifique, à mon goût le plus beau et le plus grand de tous. Même si le professionnalisme vient pervertir chahuter un peu ses valeurs historiques, je ne pourrais pas m’en détourner tant qu’au delà du sport-spectacle, il servira aussi à ça.

Le TangerSeven est un tournoi de grands joueurs au service de petits joueurs. J’ai mis cette photo d’une belle pelouse, car l’objectif des organisateurs est de leur permettre de s’offrir un simple terrain où ils puissent pratiquer leur sport… Pas forcément une belle pelouse douce et épaisse comme celle-ci, juste un terrain plat avec de l’herbe et des poteaux.

Qui peut dire si de ces gamins enthousiastes ne sortira pas le prochain Dan Carter ? Je sais que c’est possible mais peu probable. Toutefois, peut-être plus simplement, qui peut dire que ces gamins ne trouveront pas un peu de bonheur et ne seront pas mieux armés pour la suite grâce au ballon ovale ?

C’est sur cette base qu’a été lancé le TangerSeven : Jouer pour que les enfants puissent jouer.

Et vous pouvez vous aussi participer et donner de ce fait un coup de main à l’Association de Rugby de Tanger :-)
Je vous donne quelques pistes…

  • Vous êtes à Tanger ou au Maroc les 8 et 9 Mai ? Allez voir les matchs et encouragez les équipes ! Cela reste un tournoi :-)
  • Vous êtes journaliste ? Les Français ont besoin qu’on leur parle de trucs bien et pas que de grippe porcine ou de crise. Quelques mots dans les médias font parfois des miracles, vous le savez bien ;-)
  • Vous aimez le rugby et avez un blog (voir juste un compte Twitter ou Facebook) ? Relayez cette note ou celle-ci bien mieux écrite que la mienne… ou écrivez la votre pour leur donner une peu de visibilité et accroître ainsi leur capacité à trouver des fonds pour, au final, financer l’ART.
  • Vous êtes décideur dans une entreprise, vous aimez le rugby et vous voulez soutenir une belle action comme un bel événement ? Passez-moi un petit email ou laissez un commentaire et je ferai suivre.