Un ami m’a envoyé un email, il y a quelques temps pour me parler de Benoît Follea. Il m’explique que c’est l’un de ses amis et qu’il cherche un job. Je pense que j’en reçois au moins 5 par jour sur le même thème, sauf que là… il y avait un texte dans l’email qui ne ressemblait à aucun autre. Cela parlait de courage, de caractère, de belle personne, de normalité, de travail, d’envie, de motivation, de détermination.
Je vous invite à regarder cette vidéo de Benoit, sur laquelle il a décidé de se mettre en scène pour mieux faire comprendre son quotidien, le monde dans lequel il vit, mais aussi ses qualités et ce qui fait de lui une fantastique recrue pour un futur employeur.
Benoit a plusieurs traits étonnants dont il parle très librement.
Il a plusieurs jobs en même temps, et le travail n’est pas une valeur toujours très à la mode dans notre pays, entre ceux qui prennent les gros bosseurs pour des malades sans vie et ceux qui considèrent qu’il faut partager le travail et non en faire un facteur de création de croissance, donc de valeur…
Il est gay et le dire publiquement quand on cherche un poste, ce n’est pas mettre toutes les chances de son coté par ici. Ce n’est pas un sentiment ou une réflexion personnelle, c’est un fait.
Il est parfois hors la loi et, là aussi, il l’avoue publiquement. Passionné de conduite automobile, il n’a pourtant pas son permis ni le droit de prendre le volant. Ses amis l’aident, de temps en temps, à assouvir sa passion…
Il est aveugle – je crois qu’il faut dire non-voyant – depuis ses 1 ou 2 ans et pourtant, il a une vie bien plus remplie que la moitié de ceux que je connais autour de moi, y compris sur le plan sportif, y compris sur le plan professionnel. Ce n’est pas cela qui le rend unique, mais ça aide à mesurer, par exemple, combien sa passion pour la décoration doit être difficile à assouvir.
Ce qu’il a malheureusement en commun avec un très grand nombre de nos compatriotes, c’est que lui aussi cherche un job, si possible vers Lyon ou un peu plus bas vers le Sud. J’ai vu son CV que je ne souhaite pas publier ici sans son accord, mais je pense que pour un poste sédentaire à forte composante commerciale en liaison avec des clients et incluant un peu de management, son profil est vraiment bien.
Je n’ai malheureusement pas de poste à lui proposer mais je peux au moins relayer sa recherche ici et voir si cela inspire l’un d’entre vous
Chez Stonfield, on sait que l’enthousiasme et la motivation sont deux des plus importants leviers qu’un collaborateur puisse offrir à son entreprise, avant même ses compétences intrinsèques. Jetez un oeil à cette vidéo et vous verrez que ce garçon en a à revendre et déborde d’énergie.
Si vous avez un poste qui vous semble coller avec ses multiples compétences ou si vous souhaitez avoir un entretien avec lui pour en savoir plus, n’hésitez pas à marquer votre intérêt en commentaire ou en m’envoyant un DM et je vous mettrai en relation.
PS : Au passage, sachez que les emplois des personnes ayant des déficiences reconnues – comme c’est le cas pour Benoit – sont très bien aidées par l’Etat, donc qu’en plus de lui proposer un poste, vous pouvez faire du bien à votre entreprise. Ce n’est pas un argument suffisant en lui-même car on ne recrute pas quelqu’un juste parce qu’il ne coute pas cher… mais c’est toujours un plus qu’il convenait de souligner.
Je ne sais pas comment cela m’a pris, mais je voulais témoigner sur ce blog mon admiration pour les petits e-commerçants.
J’en connais quelques poignées et tous ont des histoires différentes ; toutefois, leur trait commun est une certaine forme de courage et de détermination à faire avancer leur petite entreprise contre vents et marées, installations de 3D Secure et pertes de référencement, défiance de grossistes et clients mécontents qui ne font pas de différence entre eux et Amazon…
Tous ceux qui se lancent à leur compte sont des entrepreneurs, que ce soit pour faire un peu de service à coté de leur job principal ou pour jeter les bases d’une futur multinationale, mais certains emprunte des chemins vraiment plus difficiles et ingrats que d’autres. Les métiers de l’Internet sont souvent réputés pour être plutôt sympa, très « propres » et loin du prolétariat tel qu’on en a l’image dans les usines. Pourtant, beaucoup des e-commerçants que je connais sont presque assimilables à ce type de statut. Ils continuent de travailler 70 heures par semaine depuis 3 ou 4 ans pour sortir un salaire de misère, parfois loin du minimum. Ces derniers jours, une des boutiques que j’aimais bien vient de fermer, sa propriétaire ayant jeté l’éponge après quelques années pas toujours simples… Une autre se pose des questions sur son avenir, à la fois trop grosse et trop petite, son propriétaire étant fatigué de ne pas trouver de chemin pour avancer encore… Et au milieu de tout ça, des dizaines de bien jolies boutiques se créent chaque jour grâce à des entrepreneurs très motivés par l’idée répandue (et colportée !) que vendre sur le Web, c’est facile. Heureusement, certains se débrouillent plutôt bien… et d’autres réussissent pleinement leur formidable pari !
Toutefois, la réalité de beaucoup, c’est que les journées passent entre doutes et questions de SEO et d’acquisition de trafic, ruptures de stocks qu’on ne peut pas sécuriser et emballage des colis avant 15h pour que la livraison soit aussi rapide que possible, doutes et choix des évolutions technologiques pour soutenir un site déjà dépassé, lutte contre les fraudes à la CB, doutes et négociation avec les fournisseurs pour rester compétitifs surtout les premières années, recrutement de stagiaires qui feront le boulot d’un employé que l’on ne pourrait de toute façon pas se payer, doutes et décisions sur les orientations à donner à son commerce ou à son marketing, recherche de nouveaux produits, doutes et question sur la conquête ou la fidélisation de sa petite communauté, doutes, doutes, doutes…
Au milieu de tout cela, que leur boutique marche bien ou pas se posent les questions des étapes critiques : je suis seul et débordé mais encore trop juste financièrement pour recruter mon premier salarié, ma plateforme e-commerce est dépassée et je dois changer de technologie… mais pour aller vers quoi, etc ?!?
Je suis réputé pour être une sorte de spécialiste de l’Internet, expertise qui m’est au moins apportée par mes premiers cheveux blancs si ce n’est par mes compétences. Toutefois, je ne connais finalement pas grand chose à cette discipline à part entière car l’Internet est un secteur très très vaste, dans lequel le e-commerce occupe une place énorme… Mais une place à part, réservée à d’autres types de spécialistes, des e-commerçants qui donnent à la fois toute leur importance au « e- » et au « commerçant ». Je ne doute pas que j’en sache beaucoup plus que les « gens normaux » dont je parlais dans une note récente sur l’iPad, mais ce vernis ne ferait pas de moi un bon e-commerçant pour autant.
Voilà, c’était un simple message d’encouragement à tous ces petits e-commerçants qui n’ont de petit que le nom et qui bataillent chaque jour pour tirer leur épingle du jeu… une manière de leur dire tout le respect et l’admiration que j’avais pour eux, juste comme ça, parce que ça m’a pris d’un coup
Le 8 Octobre, je vais passer à 39 ans… et j’avais envie de me lancer dans une note de « donneur de leçon ». C’est plus pour écrire ce que j’ai en tête et aider l’affectif que je suis que pour vous convaincre
Bien évidemment, j’apprend beaucoup tous les jours mais mes tempes commençant à grisonner me donnent un avantage certain : je sais déjà plein de choses. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience (le truc censé justement compenser le manque d’intelligence )
Il y a une chose que je voudrais partager avec vous suite à un échange que j’ai eu hier avec un jeune entrepreneur talentueux : la relativité rapportée au business.
Quand vous vous lancez dans un projet, que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous y mettez en général beaucoup de coeur voir de passion (je ne m’adresse pas vraiment à ceux qui considèrent le travail comme une forme de calamité nécessaire…). De ce fait, cela génère un certain niveau de stress auquel nous sommes tous plus ou moins perméables. Or, avec l’âge donc, on s’aperçoit que la vie de chaque entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes.
Avant, je fêtais les bonnes et les mauvaises avaient tendance à me mettre le moral dans les chaussettes. J’avais simplement tort 2 fois. Aujourd’hui, même si je n’arrive toujours pas, à mon grand désarroi, à contenir mon impulsivité, j’ai tendance à relativiser ce que quelqu’un avait qualifié de Magic Moving Circus permanent.
En synthèse, tout cela n’est QUE du business, c’est à dire une sorte de moyen d’améliorer ses conditions de vie, de s’occuper, de s’accomplir, de se divertir, de soigner son égo… mais surement pas un besoin vital comme boire, dormir, suivre le Top14 ou manger. Donc si vous réussissez, cela ne changera rien à vos besoins vitaux, vous allez juste améliorer un peu certaines choses pour peu que vous les jugiez importantes (la taille de votre voiture ? la marque de votre montre ?) et si vous échouez, vous allez simplement être contraint à vous recentrer sur ce qui compte vraiment : vivre pleinement le moment présent avec ceux qui comptent pour vous et profiter de tous ces instants furtifs que vous croisez dans la journée parfois sans les voir…
Réaliser que la sanction de l’échec n’est finalement pas si grave devrait vous donner une certaine sérénité et lucidité qui non seulement ne va pas rendre un échec plus probable, mais devrait vous en éloigner et vous pousser vers une forme de succès…
Si vous suivez un peu les blogs de la bande, vous savez déjà sans doute que la Campagne pour Charity:Water que nous avons animé tous ensembles pour collecter les 5,000$ nécessaires au financement d’un projet est un succès.
A l’heure à laquelle j’écris ces lignes, ce sont près de 5,700$ qui ont été collecté, soit 284 personnes qui vont avoir accès à de l’eau saine pour les 20 prochaines années. Je ne me sens pas de remercier tous ceux qui ont participé, relayé ou donné car nous étions nombreux à animer ce projet et je n’en veux pas la paternité. Je suis simplement heureux de voir qu’en se donnant un peu la peine, une partie de la blogosphère, tellement décriée par ailleurs, est capable de se mobiliser un tant soit peu pour des projets positifs et pleins de sens. Nous avons été plutôt nombreux à faire un geste, chacun en fonction de ses possibilités, de ses envies, de ses moyens… C’est ce qui compte à mes yeux.
Nous faisons tous, chaque jour, des choses sans importance ou n’ayant que des répercutions insignifiantes : je crois que si j’étais l’une des 284 personnes directement concernées, je me dirais que ce que nous avons fait est loin d’être insignifiant, loin d’être inutile. Tout est finalement une question de perspectives…
Maintenant que nous sommes à l’objectif, il est évident qu’il ne va pas être facile de mobiliser à nouveau tout le monde pour taper, par exemple, la barre des 10,000$. Pourtant, c’est un chiffre qui sonne bien, qui ressemble plus à un pallier que 5,000$ (choisi parce que c’était le coût d’un projet dans son ensemble) et surtout, chaque fois que 20$ sont récupérés, c’est une personne qui accède à de l’eau potable… et pour elle, c’est énorme.
Je vous propose de débattre sur 3 possibilités, qui sont celles qui me viennent spontanément à l’esprit :
1/ On arrête simplement la campagne, puisque nous sommes à l’objectif. C’est frustrant, mais d’un autre coté, je comprend que beaucoup d’entre vous en ait assez de se faire spammer régulièrement sur le sujet et se démobilisent.
2/ On continue ainsi, sans trop pousser pour ne pas lasser, en se disant qu’un petit don par-ci, un petit don par-là pourront apporter un peu d’eau au moulin (je sais, je suis très drôle ). Ce n’est pas très ambitieux, mais au moins, cela reste actif.
3/ On continue mais différemment, sur un autre format, en nouant par exemple des partenariats avec des sponsors qui vont abonder en fonction des dons. C’est bien plus séduisant car cela fait du sens, d’une part pour des partenaires éventuels et d’autre part, pour Charity:Water… mais il va falloir y passer pas mal de temps, parce que ça ne se fera pas tout seul et nous sommes peu nombreux à avoir ce genre de temps libre.
J’ai déjà un avis, mais je préfère ne pas le formuler tout de suite pour ne pas influencer et laisser de la spontanéité à ceux qui voudront commenter. Bien évidemment, si vous avez un autre idée, n’hésitez pas à la soumettre… Tout ce qui est constructif est bon à prendre !
J’attend cette rencontre avec impatience, car c’est le genre d’affiche qui marque, depuis des décennies, en Ovalie. Les deux clubs ont un palmarès extraordinaire et respirent, à leur manière, le rugby.
Je me souviens encore de la finale de 1989, remportée 18 à 12 par les toulousains d’Albert Cigagna (ici en train de présenter son équipe au Président de l’époque) au Parc des Princes… J’espère qu’un jour, on nous rendra ce terrain de rugby légendaire que le triste et isolé Stade de France ne saura jamais faire oublier.
Les temps ont changé, les joueurs sont plus puissants, plus rapides, mieux entrainés… mais je ne peux pas croire qu’un joueur qui va entrer sur la pelouse avant un match comme celui-ci, ne porte pas, quelque part au fond de lui, le poids de son héritage.
Allez, je vais me chercher un verre de rosé, m’installer confortablement et regarder le combat. Que le jeu soit débridé ou asphyxié par l’enjeu, que Toulouse batte les joueurs de la Rade ou ne ramène même pas un bonus défensif, je sais déjà que ce sera un beau match dans mon coeur et que je vais passer un bon moment.
Je dirige Kipost, une société d'investissement très impliquée dans des projets qui me passionnent, comme Stonfield, Digidust, Labotec, Hellotipi et même APICube à partir de Sept 2010 ;-)...
Basé à Toulouse et souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des piliers majeurs de l'Art de Vivre.