10 enseignements du LiveTweet Rugby – Part 2/2

Maintenant, après ce récit très personnel de MON aventure pour vous donner le contexte de cette journée de LiveTweet Rugby avec France2, voici en vrac le Top10 des réflexions (ou Best Practices) que j’en ai retiré, certains étant des faits que j’ai pu valider et d’autres, des éléments qui ne m’avaient pas forcément sautés aux yeux auparavant.

Je ne crois pas qu’un Live-Tweet de cette envergure ait déjà été fait avant celui-ci (et les gens que j’ai eu la veille chez Twitter n’en avaient jamais vu non plus) donc il y a forcément deux ou trois enseignements utiles, au moins dans le domaine du Community Management rapporté aux grands médias et/ou aux événements sportifs.

1- Un LiveTweet d’une telle ampleur ne peut pas être fait sur le compte principal d’une chaine relativement généraliste. @france2tv a trouvé les faveurs d’environ 500 followers de plus… mais il s’agit là du delta entre ceux que le compte a accueillis et ceux qui se sont enfuis devant un tel flot de tweets sur le Rugby. Je pensais sincèrement que nous perdrions beaucoup plus de monde que cela, même si j’avais rassuré France 2 en leur expliquant que ce seraient sans doute les moins attachés à la marque, donc que l’impact sur leur communauté serait peu significatif. La très grande majorité des followers de @france2tv ont supporté que je vienne polluer leur Timeline, sachant que j’ai expliqué plusieurs fois pourquoi il y avait un tel flot de Tweets et surtout, j’ai donné une heure précise et pas trop lointaine à laquelle cela allait s’arrêter. Quelques personnes sont venues s’en plaindre, mais dès que j’ai échangé avec elles, elles se sont détendues… et n’ont d’ailleurs pas unfollowé le compte. Toutefois, pour une telle couverture et dans un tel contexte, il est préférable de disposer d’un compte dédié à ce genre d’opérations, comme @francetvLive par exemple, que l’on n’active que lorsqu’un événement est couvert en direct.

2- La couverture d’un événement aussi important demande la mise en place d’une infrastructure dédiée et professionnelle. Comme vous avez pu le lire, ma participation à cette journée était teintée d’un réel amateurisme car c’est ainsi que l’idée était devenue réalité. Toutefois, entre passion et envie de bien faire, nous avons élevé les ambitions pourtant modestes de ce LiveTweet sans pour autant pouvoir penser plus en avant le dispositif. Entrer dans le dispositif Média du Stade de France était déjà une performance… donc y déployer une équipe aurait demandé énormément de temps et d’énergie. Le plus gros de l’opération a été mis en place en moins de 48h ! Et encore, heureusement que je n’ai pas pu me rendre au Stade de France malgré l’accréditation que France 2 m’avait réservé car j’aurais été dans des conditions techniques catastrophiques pour assurer une telle couverture. Toutes les personnes qui m’avaient proposé leur aide sur place étaient vraiment de bonne foi et pleines de bonnes intentions, mais elles se sont fait elles-mêmes déborder par l’ampleur de l’événement sur place, devant en premier lieu assurer leur mission principale, ce qui est bien normal. Donc, le dispositif idéal aurait été qu’il y ait, sur place, un correspondant 100% dédié qui vienne alimenter en photos et infos exclusives, un ou deux LiveTweeters (voir plus loin), confortablement installés et connectés depuis un site distant.

3- Le concours de photo n’a pas fonctionné car il était basé sur l’idée de proposer aux followers de partager des photos prises sur le vif, depuis le stade ou ailleurs… mais en réalité, l’événement était tellement important pour les amoureux de rugby que tous ceux qui regardaient le match avaient autre chose à faire que de prendre des photos et de les envoyer. De plus, les 80 066 spectateurs du Stade de France ont anéantis les capacités 3G des relais téléphoniques alentours, rendant quasiment impossible tout upload. Nous avons tout de même trouvé 2 gagnants très méritants avec @mar1e et @cafefroid:-)
Il y a de la place pour ce genre d’idée, mais j’aurais du la soumettre à l’épreuve du pragmatisme avant de m’y lancer et d’y entrainer France Television, un peu sur mon enthousiasme. Il aurait également été utile de communiquer plus largement sur cette idée avant, mais comme je l’ai indiqué, tout cela s’est fait grâce à la passion d’une poignée de personnes, et notamment la fantastique équipe de Pikchur, sans être planifié ou prémédité.

4- Le sport et les grands événements sont propices à la mise en place de ce type de dispositifs. Il y a une véritable communion lorsqu’on parle de sport, avec de véritables fans passionnés et l’envie de partager ces grands moments est parfois irrépressible. Twitter comme, dans une moindre mesure, Facebook, est parfaitement adapté par son alchimie entre Réseau d’Information et Réseau Social. Je pense que les univers virtuels comme Second Life, par exemple, ont également cette capacité à rompre l’isolement et favoriser le partage autour de fédérateurs. Les grands médias ont tout à gagner à ouvrir le dialogue et à donner un réceptacle à cet engagement de leurs « téléspectateurs » (mot qui devient tout de suite très désuet dans une telle note !). Plus le temps passe, plus on souhaite être actif et non passif.

5- L’animation doit être confiée à une équipe mélangeant une maitrise totale des outils comme du sujet. Il est donc probable que nous allions vers des tandems (adaptés au dispositif du 2/ ci-dessus) composés d’un spécialiste de l’Internet social et d’un consultant maitrisant parfaitement le sport ou la typologie d’événement couverte. Ce tandem, du moins dans un contexte similaire à celui de ce LiveTweet Rugby, doit être mobilisé longtemps en amont et être intégré au dispositif global de couverture. Twitter peut être considéré dans ce cas comme un média qui n’est pas de masse (en comparaison avec l’audience télévisée) mais dont la puissance apportée par l’interaction naturelle avec des communautés plus ou moins larges et actives d’une part, et les fonctions sociales inhérente à l’outil d’autre part, lui apportent toute sa légitimité. Il suffit de regarder les buzz énormes que nous avons vu émerger ces derniers mois, suite à une simple étincelle sur Twitter, pour s’en convaincre.

6- S’engager, répondre à tous, être honnête et essayer d’aider ou d’apporter de la valeur à chaque individu… sont 4 des piliers du Community Management qui s’appliquent parfaitement à ce genre d’opération. Ce n’est pas une découverte mais une validation de plus. J’ai notamment reçu de nombreux messages après le LiveTweet me remerciant d’avoir mis autant d’humanité derrière le compte Twitter d’un grand groupe. Cette capacité à humaniser la relation entre une marque et ses communautés est clairement l’un des axes que les CMO doivent intégrer au plus vite dans leur stratégie marketing. C’est en allant vers les gens qu’on peut ouvrir le dialogue, bien mieux et plus vite qu’en restant passif. J’ai déjà évoqué la nécessité de répondre à tout le monde, mais là, il s’agit de faire un pas de plus en parlant à des personnes qui ne nous ont rien demandé, simplement parce que l’on a identifié des valeurs communes entre ces personnes et la marque. Cette démarche peut facilement être qualifiée d’intrusive de la part d’une marque, sauf si elle est sincère et très bien ciblée. Quand vous parlez de rugby et que vous vous adressez à un passionné de ce sport avec un message cohérent et valorisé sur son contenu, il est peu probable que vous soyez mal accueillis. Je suis certain que c’est aussi vrai pour le Curling, le Chocolat, la Tyrosémiophilie ou le Bilboquet Corse.

7- Le respect des valeurs avant tout ! Vous avez sans doute en tête le cas de Nestlé, mais on peut également citer celui de H&M, par exemple… qui ont du faire face à une véritable guerilla sur Internet récemment. Une entreprise qui annonce porter un certain nombre de valeurs doit être capable de défendre son engagement. Cela transparait encore davantage sur ce type d’opération communautaire, le rugby étant un formidable réceptacle de valeurs et de traditions. Je pense que j’aurais rapidement perdu le – peu de – crédit que j’avais gagné si j’avais commencé à insulter l’arbitre ou me moquer ouvertement des Anglais… parce que cela n’aurait pas été « dans l’esprit ». Les marques rassemblent autour d’elles des fans sur les valeurs qu’elles véhiculent (via leurs actes, leur marketing ou leurs produits)… Si ces valeurs sont bafouées, c’est la communauté entière qui se sent trompée et va donc réagir, dans le meilleur des cas par un début d’indifférence et parfois beaucoup plus violemment. Ce que vous donnez à la communauté doit être en ligne avec ce que vous êtes mais également avec la promesse que vous incarnez. Si cette promesse n’est pas en ligne avec ce que vous êtes vraiment, vous allez rassembler une communauté autour de votre marque qui n’embrasse pas réellement vos valeurs. Vous devrez alors « en changer » très rapidement avant que votre promesse, qui pour l’instant n’est simplement pas bien alignée avec ce que vous êtes, ne finisse par en arriver à être en opposition avec les valeurs de votre communauté et vous explose à la figure.

8- S’installer dans la durée et limiter ses ambitions est indispensable, avec un focus sur la qualité et non la quantité. L’audience de l’Internet social n’est pas si large que cela lorsque nous sommes sur des sujets non polémiques, comme un match de rugby aussi prestigieux soit-il. Celui-ci est diffusé sur une grande chaine, en prime time donc on ne peut pas s’attendre à mobiliser 500 000 personnes… mais nous savons tous que les communautés n’ont pas besoin d’atteindre de telles tailles pour être « importantes ». Avec 500 vrais fans, vous pouvez faire des miracles et je vous renvois d’ailleurs à Tribes, de Seth Godin, pour en comprendre la mécanique. C’est pour cela que les systèmes automatiques qui permettent de gonfler le nombre de ses followers n’ont absolument aucun intérêt, si la qualité de ces followers n’est pas en ligne avec ce que vous êtes. Pour le reste, une communauté solide se bâtit dans la durée. Si France 2 poursuit cette politique de LiveTweet sur la Coupe d’Europe et les futurs Tournois des 6 Nations tout en gardant une oreille attentive aux retours que lui feront ceux qui suivront, ils auront alors une véritable chance de réunir une communauté de fan de rugby qui soit très solide, dans l’intérêt de la chaine mais aussi des membres de la dite communauté. On est bien sur un deal gagnant-gagnant, mais c’est la communauté qui fixe les règles et la marque qui doit faire l’effort pour devenir un catalyseur.

9- Etre respectueux et reconnaissant, ce n’est pas être soumis ! Je ne sais pas vous, mais moi, lorsque je rencontre un client de Stonfield ou de Digidust, je suis en général poli et très respectueux dans mes relations avec lui. J’essaye de l’écouter attentivement et de lui apporter les meilleures réponses dont je dispose, contrairement à ce que j’ai partagé avec vous dans cette note. Au-delà de cela, je lui suis également très reconnaissant de m’accorder sa confiance et de mettre entre mes mains ses projets, dont certains sont parfois stratégiques donc présentent un risque pour lui. Pourquoi devrait-il en être autrement sur Internet ? Le Community Management est une sorte de Service Client, sauf que la notion de Client est très élargie à : clients actuels, anciens clients, clients des concurrents, futurs clients, ceux qui connaissent et ont un avis, ceux qui découvrent et adorent ou n’aiment pas, ceux qui ne connaissent pas mais on leur en a parlé, etc… Bref, élargie à tous ceux dont vous avez pu susciter l’intérêt à un moment ou à un autre. Pour le reste, les mécaniques sont comparables.

10- Le couple Internet – « TV ou Radio » fonctionne à merveille, au point que je suis convaincu que ce doit devenir un investissement prioritaire pour tous les Médias dits « Traditionnels », Internet étant sans doute une grande partie de leur avenir. Ce LiveTweet était organisé (OK, c’était un peu bricolé, mais il y avait une ligne vaguement directrice :-) ) donc il est facile de mesurer la complémentarité des deux supports… mais nous n’avons pas inventé les LiveTweets ! C’est un mouvement perpétuel quasiment spontané dès qu’une émission rencontre un peu d’audience. C’est le cas de presque tous les programmes liés au sport, en commençant par le Foot ou le Rugby, mais aussi d’émissions d’actualité comme Capital ou Envoyé Spécial, de programmes télé-réalité comme la Nouvelle Star ou Top Chef, etc… Suivez votre TimeLine le soir pendant les PrimeTime et vous comprendrez de quoi je parle. Je crois que c’est aux chaines qui diffusent ces programmes de donner aux communautés les moyens de centraliser leurs échanges, de tout mettre en un seul et même lieu qui peut être un compte Twitter ou une page Facebook. Contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, l’idée n’est pas de regrouper pour mieux contrôler… mais plutôt de regrouper pour mieux alimenter, mieux partager.

Voilà quelques points que j’ai retiré de cette fantastique expérience, que je suis ravi d’avoir vécu et impatient de ré-éditer si l’occasion se présente. Je voudrais terminer par un point qui me semble important : Le Community Management est la discipline très hype du moment et c’est totalement justifié car elle recoupe une réalité stratégique à mon sens pour les entreprises… donc tant mieux.

Mais tous ceux qui liront cette note doivent garder en tête qu’ils doivent prendre du recul sur ces 10 enseignements car il n’y a, pour l’instant, pas de grandes vérités pas plus qu’il n’y a de grands experts incontestables, ni en France, ni ailleurs. Cette discipline est en devenir et sa matière première, les Communautés, n’a pas vraiment de comportement linéaire ni même de périmètre fixe. C’est la raison pour laquelle j’ai partagé – de façon très brouillonne – avec vous mes impressions sur cette grande première, en espérant aider à avancer tous ceux qui se posent des questions sur le sujet. Il y avait sans doute d’autres éléments que j’ai noté mais pas abordé, simplement parce que je ne souhaite pas me lancer dans l’écriture d’un livre blanc et que cette expérience a été d’une richesse inouïe !

Nous avons tous, tout à apprendre sur le sujet… et je ne connais pas de meilleur moyen d’apprendre que de faire !

UPDATE : Suite au commentaire de Jean-Yves, de DevantLaTele.com, je viens d’intégrer les statistiques qu’il m’a envoyé.

Le Web Social prend le pouvoir !

Autant vous dire que, dans les milieux autorisés – merci de vous reporter à Coluchepedia pour savoir où c’est – il n’est plus de bon ton de parler de Medias Sociaux (et encore moins de Web 2.0, tellement début de siècle !).

Comme je n’ai pas trouvé de terme mieux adapté, je vais rester sur Web Social ou Réseaux Sociaux, éloignant par mon manque de connaissance et par la même occasion, tous les experts de la dite discipline et des dits milieux autorisés, pour vous parler de quelques données qui nous viennent de chez PostRank et que Flowtown a mis en forme sur le graphe suivant.

Je ne vais pas faire long – enfin, on verra à la fin ! – et simplement souligner 2 éléments qui vont vous sauter au yeux.

D’une part, l’engagement des personnes augmente très très rapidement – et c’est un euphémisme – avec une croissance supérieure à 30% YTY. Je pense que cet élément est important car il montre qu’on est bien sur des chiffres mainstreams (près de 600 Millions en 2009) mais surtout, on parle d’une population qui tend à s’exprimer davantage, au fur et à mesure des années. C’est cette éducation qui représente à mes yeux le point le plus impactant, surtout si vous vous intéressez un peu aux notions de Brand Content et Brand Monitoring. La majorité silencieuse qui n’avait pas de porte-voix vient de comprendre – massivement s’entend, Internet n’est pas né en 2009 – que le Web Social est une fantastique tribune… et elle aime ça !

En d’autres termes, la gestion de sa marque ou de ses produits sur le Web est un enjeu marketing qui explose, obligeant les entreprises lucides à s’adapter rapidement. Les équipes de Community Management prennent alors toute leur importance au sein de la politique marketing… ce qui me fait dire que ce métier va devoir rapidement évoluer pour « prendre de l’épaisseur », c’est à dire ne pas être confié à des stagiaires (ou à des agences de communication qui vont elles-mêmes le confier à des stagiaires) mais à des professionnels du marketing et/ou de la relation client (au sens large, les clients ici étant la « communauté ») de haute volée.

Pour illustrer ce propos, je vous invite à jeter un oeil à la note incendiaire que j’avais écrite sur SAAB il y a plus de deux ans. C’était la première fois que j’utilisais mon blog pour passer ma colère – et me libérer d’un sentiment d’injustice – sur une marque ou une entreprise. Je ne l’ai d’ailleurs jamais fait à nouveau depuis. Essayez de taper « client SAAB » sur Google et vous verrez dans quelle position cette note arrive.

Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, depuis tout ce temps, personne de chez SAAB n’est revenu vers moi pour, en fonction de leur appréciation de l’épaisseur de mon dossier et de ma personnalité 1/ essayer de m’intimider en se mettant très en colère à coups de lettres d’avocats et de menaces de procès 2/ me proposer un chèque d’un montant qui ne se refuse pas en échange d’une disparition de la dite note, comprenant à quel point cette opération leur a déjà fait perdre de l’argent 3/ Me dire gentiment un simple « Oups, pardon, c’est vrai qu’on a un peu déconné à l’époque et on est désolé. SAAB était dans une mauvaise passe et la tutelle de General Motors ne nous permettait pas de vous apporter d’autre réponse, mais tout ça est en train de changer ».

Aucune de ces trois décisions de réponse ne peut venir d’un stagiaire ou d’un profil qui ne disposera pas d’un périmètre d’action suffisamment large pour s’adapter à chaque cas forcément spécifique. Bien-sûr, je n’oublie pas que le Web, même en temps réel, reste asynchrone et que chaque publication n’appelle pas une réponse instantanée comme c’est le cas du téléphone ou de la rencontre physique… mais quand même !

Je crois qu’il est temps de se pencher sur le sujet, parce que monitorer sa marque sur plus de 750 millions de personnes faisant preuve d’engagement envers les marques, les produits ou les entreprises en 2010 (dans l’hypothèse basse où cette croissance serait stable alors qu’elle accélère) ne va pas être un simple détail et l’impact d’une décision consistant à laisser ce territoire en jachère ne devrait pas être neutre.

D’autre part, pour revenir aux chiffres qui m’ont marqué sur ce graphe, une bascule est en train de s’opérer entre ceux qui produisent du contenu et ceux qui le propagent. Là encore, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’il est plus simple de faire un RT ou de publier un lien, une photo ou une vidéo que de produire ces éléments soi-même. Pour venir compléter le tableau, les réseaux sociaux font le maximum pour faciliter cette tâche, car leur matière première est le traffic donc tout ce qui peut venir le soutenir est le bienvenue.

Les gens ont besoin de s’exprimer, mais le clivage entre deux typologies est de plus en plus marqué : Ceux qui n’ont donc pas le courage, l’arrogance ou l’envie de se lancer dans la tenue d’un blog – par exemple – peuvent relayer le contenu de ceux qui eux, ont un besoin viscéral de produire. Les premiers vont donc abandonner aux second la création, pour laquelle ils n’avaient pas forcément beaucoup d’attirance mais qui était le seul moyen de s’exprimer, ces derniers gagnant eux en visibilité par les relais des premiers. Sur un plan plus global, la qualité moyenne qui devrait mécaniquement être tirée vers le haut, rendant donc le besoin de « contrôler » sa réputation encore plus pressant. Vous admettrez qu’une note bien écrite, expliquant pourquoi « le Rugby porte dans l’esprit des gens des valeurs plus positives que le Football » de façon factuelle et sur la base d’arguments construits aura plus d’impact qu’un lapidaire : « P’tin, le foot, cé pour les gonzesses, lol ».

Pas plus d’ambition pour moi que de partager avec vous ces quelques éléments que je trouve passionnants à étudier et observer… et de le faire forcément en donnant mon avis parce que je suis sur mon blog donc au moins, je suis sûr que ma femme ne va pas me couper la parole :-)