Le Cassoulet : recette de convivialité

Prenez quelques amis triés sur le volet, en évitant soigneusement tous ceux pour qui manger est un simple besoin physiologique.

Dispersez-les autour d’une table harmonieusement présentée, sans mélanger hommes et femmes, contrairement à d’habitude, ce qui va favoriser la création de deux clans qui vont chacun être instantanément très solidaires pour chambrer leur vis-à-vis.

Ouvrez une ou deux bouteilles d’un bon vin de caractère (pas forcément un Madiran contrairement à la légende) comme le K 2001 de Massereau, un excellent Bordeaux qui a maintenant tout mon respect :-)

Posez au milieu de la table une belle terrine de Cassoulet de chez Escourrou (excellente maison qui peut vous livrer partout en France :-) ) et servez de larges assiètes à chacun de vos amis qui ne manqueront pas de vous lancer un « Non, non, pas autant que ça ! Mais, tu es fou ! » sans la moindre conviction.

Et voilà ! Il ne vous reste plus qu’à parler de la vie, l’amour, les vaches… et bien sûr, à faire quelques blagues misogynes auxquelles vous ne croyez pas une minute mais qui vous vaudront les – gentilles – foudres du clan féminin tout en vous confirmant le soutien indéfectible de votre propre clan chargé de testostérone et de Bordeaux !

C’est pas compliqué à monter… un bon moment de vie.

Merci à tous ceux qui étaient à la maison hier soir ;-)

Domaine de la Gaffelière

C’est le premier vin que nous avons acheté, du millésime 2000, quand mon fils est né. Le Domaine de la Gaffelière est, à mon sens, un des tous meilleurs vins de Saint-Emilion.

Aujourd’hui, pour son anniversaire (il vient d’avoir 8 ans et je ne peux pas croire qu’autant de temps se soit déjà écoulé !), nous avons eu l’occasion – ce n’était pas prévu, mais bon, il faut bien s’adapter aux circonstances :-) – de boire un Domaine de la Gaffelière 1975.

Nous avions bien ouvert un Moulin à Vent de 1979 juste avant mais cela n’avait rien à voir. Pour tout dire, je pense qu’il était trop vieux et devenu plat. Il reste le respect pour le vigneron qui l’a élevé et toutes les années écoulées, mais le plaisir n’était que là. Le Saint-Emilion, lui, était au meilleur de sa forme ! Sa couleur, son nez… tout était intact !

Quand on a inventé le vin, je crois que l’on a créé une oeuvre divine, tellement les émotions et le plaisir peuvent découler de ce liquide. Ce n’est jamais pareil et c’est toujours un incoyable. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir approcher et boire ce type de bouteille et si j’en parle ici, ce n’est surtout pas pour frimer mais plutôt pour partager – au moins dans les mots – ces grands moments de vie…