Crise du crédit, crise économique et mon allumette
Jonathan Jarvis vient de me donner un coup de main.
Quand les gens savent que vous côtoyez des banquiers de près et qu’en plus vous vivez aux Etats-Unis, ils viennent à vous et vous demandent un truc du genre :
« Dis donc, toi qui t’y connais, j’aimerai bien que tu m’expliques pourquoi on doit payer les banques françaises avec l’argent de nos impôts à cause de ces américains qui ont fait n’importe quoi en prêtant de l’argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser ».
Hummm…
D’abord, un chose importante : Le fait que je vive temporairement aux Etats-Unis ne fait pas de moi un expert reconnu de la culture américaine, pas plus que le fait que j’ai des banquiers dans mon entourage – et certains d’entre eux, mais pas tous, au demeurant brillants – ne fait pas, non plus, de moi un expert du système financier mondial. Je suis très touché de dégager cette image pour certain mais c’est vraiment sur vendu
C’est là qu’intervient Jonathan, qui vient de publier une formidable vidéo, pour que n’importe qui puisse comprendre, non pas comment c’est arrivé jusqu’à ce charmant village de la banlieue Toulousaine qu’est Quint-Fonsegrives (c’est là que je vis quand je suis en France), mais au moins d’où c’est vraiment parti et pourquoi c’est devenu mondial.
C’est bien-sûr en anglais mais très simple à comprendre.
Vous avez peut-être déjà vu cette vidéo car elle est en train de faire le tour du monde, en seulement deux jours d’existence (pour ceux qui douteraient encore de la puissance d’Internet en matière de communication), mais j’ai souhaité la publier ici pour qu’on en parle un peu ensemble d’une part et pour la garder pas loin de moi en cas d’urgence, d’autre part.
J’ai toujours aimé l’Histoire à l’école, alors que la majorité de mes petits copains considéraient que ce n’était qu’une longue série chiante de dates et de guerres… J’y voyais surtout ce que de grands Hommes avaient essayé de faire ou comment ils avaient géré des périodes fastes comme des périodes noires. Pourtant, tous n’étaient pas responsable de la situation dont ils héritaient où, plus simplement, de l’époque qu’ils étaient en train de traverser.
Je crois que l’on peut apprendre tous de cette crise et que cela peut inspirer, au quotidien, une façon de voir les choses. Je ne suis pas communiste (et je sais que vous n’avez pas l’ombre d’un doute là-dessus
) mais cela n’empêche pas de croire que le profit à tout prix et sans limite est un leurre, que tout, comme souvent, est question d’équilibre.
Nous allons – tous ensemble – rétablir cet équilibre, avec sans doute un peu de sang et beaucoup de sueur, comme à chaque grande étape.
Quand j’étais petit, mes parents m’avaient expliqué qu’il ne fallait pas jouer avec les allumettes, car c’était sans doute très drôle et excitant, mais que plus on jouait, plus on avait de chances de se brûler. Tout comme l’économie mondiale, je n’ai pas bien écouté mes parents et je me suis brûlé. Cela n’a pas été la dernière fois, mais les fois suivantes étaient toujours de vrais accidents.
Voilà, c’était mon quart d’heure de philosophie humaniste à deux dollars…
Passez un bon week-end quand même et souvenez-vous : Keep It Stupid Simple















