Je ne sais pas comment on peut mesurer le degré de liberté dont on dispose, mais je veux bien me lancer en disant que c’est au nombre de choix qui s’offrent à nous. Sans possibilité de choix, pas de liberté car il n’y a rien à décider.
Je viens de traverser une période plutôt turbulente et déroutante. Il parait que ce pourrait être une sorte de crise de la quarantaine (un peu avant l’heure, merci de le remarquer ). Je crois pour ma part que c’est plutôt la somme de tout un tas de petites choses qui m’ont amené à perdre un peu en lucidité, en sens des vrais valeurs et surtout, m’ont fait dévier de mon cap initial.
J’ai été très fatigué ces dernières semaines derniers mois. Pas mal de personnes, qui croient me connaître parce qu’elles lisent ce blog et/ou me suivent sur Twitter, pensent que ma vie est plutôt cool, parfois géniale, toujours sympa. C’est d’autant plus vrai depuis que je suis aux US, que la très grande majorité considère comme un break de quelques mois sabbatiques au soleil pendant lesquels ma vie se partagerait entre Golf, Cocktails et Plage. Bien-sûr, ils se trompent.
La réalité est que je crois avoir rarement autant travaillé que ces dix-huit derniers mois, et surtout depuis que je suis arrivé en Floride. Je suis impliqué dans beaucoup de projets, dont Stonfield InWorld où je passe le plus clair de mon temps et une « start-up » demande de l’énergie… beaucoup d’énergie.
Je devais également compenser mon éloignement de la France, depuis décembre 2008, et essayer de pénaliser le moins possible (même si ça n’a pas toujours été le cas) les personnes avec lesquelles je travaille. Mes journées commençaient donc très tôt, bien avant le soleil pour se terminer souvent très tard. Dès les premières semaines, j’ai du quasiment arrêter le golf – pour ne pas dire le sport – et laisser ma famille profiter de ce petit coin de paradis sans moi, loin de l’esprit de partage d’expérience qui avait motivé notre venue ici. Shame on me, comme disent nos hôtes.
Cette fatigue m’a également amené à bâcler mon travail, en survolant beaucoup des tâches auxquelles j’aurais sans doute prêté plus d’attention en temps normal, à prendre des décisions parfois trop rapides, à être superficiel voir injuste avec certaines personnes, à ne plus écouter mon intuition (ce qui est sans doute la pire chose que je puisse faire) tout en continuant à accepter des sollicitations en tout genre (l’enthousiasme et l’envie d’aider m’empêchent souvent de dire Non alors que je devrais garder mon énergie en priorité pour mes propres missions).
Dernier effet de tout cela : j’ai arrêté de m’amuser dans mon mes jobs et ça, chez moi, c’est souvent le début de la fin.
Je ne sais pas si j’étais bon avant, mais là, j’étais clairement en train de devenir mauvais.
J’ai donc repris un certain nombre de résolutions, pas comme celles que l’on prend en début d’année et qui durent jusqu’à la fin du début de l’année en question, mais des vrais choix de vie. Ils sont tellement vrais que je ne vais pas partager ici. Ma façon de vivre ne regarde finalement que moi et les quelques personnes concernées seront directement informées.
Avec le recul, je n’ai fait qu’un truc très simple : je me suis souvenu des choix que j’avais fait il y a très longtemps, ma ligne de vie et mes valeurs… et j’ai décidé de les retrouver.
Je ne vais pas m’étaler plus, mais je peux au moins partager une sorte de tendance : Je vais arrêter de courir après le truc génial que je vais faire/avoir demain pour profiter de tous les trucs géniaux que je fais/ai aujourd’hui.
C’est vrai que cela parait un peu con dit comme ça, mais ça parle de famille, de travail, de plaisir, d’équilibre, de passion retrouvée, de partage, de concentration, de temps libre, d’échange, de belles réussites… et surtout, de liberté. La liberté, c’est ce truc qui m’a décidé, un jour, à me lancer et ne compter que sur moi, à être le moins possible tributaire des autres. Je viens de retrouver, ces derniers jours, cette liberté.
Je n’étais pas vraiment sûr jusque là mais maintenant, je sais : c’est par là que je vais…
Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).
Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi
J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield‘s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.
PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire
Normalement, vous n’avez pas du perdre passer beaucoup de temps sur mon blog ces derniers temps. Je n’ai publié qu’une seule note en presque 3 semaines, et encore, elle était tellement fouillée que le titre « Joyeux Noël » devait suffire à en comprendre l’essence
J’ai même reçu quelques messages d’amis qui me demandaient si je n’allais pas bien, si je déprimais, si j’étais moi aussi déçu par la blogosphère, etc…
Rien de tout cela ! J’étais juste dans une période de relâchement ressemblant fort à des vacances, pas très loin de mon iPhone et donc de mon compte Twitter mais assez de mon Mac pour ne pas être tenté de bloguer ou de traiter les quelques tonnes d’emails qui m’attendent.
Pourtant, j’aurais pu vous parler de beaucoup de choses…
J’ai passé presque une semaine à DisneyWorld près d’Orlando, pour que les enfants aient un Noël extraordinaire. C’est une machine de guerre incroyable, où j’ai pris quelques leçons d’organisation et de qualité de service. Les enfants se sont éclatés mais pour ma part, j’en suis revenu presque lobotomisé et « gentil », à presque aimer les chauffeurs de taxi de notre belle capitale.
Sur un plan plus logistique, nous avons continué notre installation ici, avec notamment un passage éclair mais productif chez IKEA à coté de Fort Lauderdale. C’est fou comme un simple magasin peut vous ramener « chez vous » le temps d’une visite. Ma femme, qui est ceinture noire d’Ikea, m’a guidé au pas de course, tellement les différences avec les notres sont minimes.
Sur le plan social, je me suis lié d’amitié avec Eric, un restaurateur français d’origine marseillaise, installé près de Palm Beach depuis plus de 10 ans. Nous sommes très différents mais nous nous entendons bien. C’est un très gros bosseur, pragmatique et parti de pas grand chose. J’aime bien ce genre de personne, qui ne s’est pas posé 10 000 questions existentielles et s’est juste mis à travailler, sans relache et avec détermination. Je vais essayer de lui donner un petit coup de main amical, autour d’une idée que nous avons eu le 1er Janvier, au matin, en buvant le café. On a eu une discussion très intéressante autour d’un de mes thèmes de prédilection : la nourriture. Une expérience va être lancée dans quelques jours, histoire de voir ce que cette idée peut donner.
Sinon, je n’ai pas beaucoup travaillé, pour profiter au maximum de l’arrivée de ma famille ici, du soleil, de la plage et de la découverte d’un autre style de vie. Toutefois, j’en ai profité pour réfléchir aux divers projets dans lesquels je suis impliqué. Cela fera surement l’objet de multiples notes dans le semaines qui viennent donc je ne vais pas vous prendre la tête avec ça aujourd’hui. Une chos est sure : la rentrée va être chaude et nous nous préparons à un trimestre de folie. Je vais d’ailleurs surement faire un saut en France fin janvier ou début février, pour passer quelques jours à Paris.
Voilà juste quelques nouvelles pour rassurer les amis (ma famille pouvant, elle, profiter de nos aventures sur notre site Hellotipi)…
Avant que je me fasse incendier par ma petite famille parce que je ne donne pas de nouvelle, il est temps que je sorte un note sur le sujet
Dans la série des choses qui restent à faire, je n’ai toujours pas l’appartement. Nous sommes d’accord sur tout avec le propriétaire – un gars très sympa du Vermont, qui m’a broyé la main chaque fois que je l’ai vu au point que je devrais plutôt lui faire la bise si je veux continuer à pouvoir utiliser mon Mac – et tous les papiers sont signés. J’ai versé la caution pour l’appart, la caution pour l’immeuble, les 3 mois de loyer d’avance, les 100$ pour frais de dossier à la résidence et les 100$ de frais d’entrée dans l’appartement. Non, non… Ne croyez pas qu’ils m’aient pris pour un américain (tiens, vous noterez comme cette phrase perd tout son sens dans cette situation précise !) ; c’est juste que les résidences en Floride, fonctionnent toutes comme cela avec les Snow Birds. Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est ce volatile, c’est ainsi qu’on nomme les gens – souvent aisés et rarement jeunes – qui viennent passer l’hiver en Floride… et j’y suis bien sûr assimilé. J’ai même récupéré les clés, y compris celles de la boite à lettres.
Bon, alors pourquoi je n’ai toujours pas cet appartement ? Ben, tout simplement parce que je dois passer devant le board de la résidence, pour un entretien au cours duquel ils valideront si je suis acceptable ou non. Ils m’ont demandé mon niveau de revenu (et je me suis fait plaisir ! ), d’avoir accès à mes comptes bancaires (Let me think about it ?!? No way ), de donner trois personnes qui puissent se porter garant de ma moralité (lettre manuscrite et en anglais en moins de 12 heures alors qu’il fait déjà nuit en France… Humm, pas gagné d’avance), de fournir un état de mes activités professionnelles (Je travaille principalement dans les mondes virtuels… Hein ? oui, c’est ça, demandez à votre petit-fils !), etc…
Bien-sûr, j’ai donné ce que je voulais… et pas, par exemple, un accès à mes comptes bancaires (Ils sont malades ?!?). Globalement, cela semble aller mais ils bloquent encore sur un point : ils voudraient s’assurer que je ne suis pas un criminel… Moi, je suis d’accord, mais comment tu fais pour démontrer ça depuis les USA, avant Jeudi que ma famille arrive ?!? La semaine prochaine aura lieu l’interview et je sens qu’on n’a pas fini de rigoler. Je vous ferai une note spécifique sur le sujet, je suis sûr que cela va mériter
Si vous voulez mettre un commentaire pour témoigner de ma moralité, on fera ainsi la première lettre de référence morale 2.0…
Sinon, j’ai enfin trouvé mon rythme et suis globalement de retour aux affaires. Deux ou trois trucs ne sont pas particulièrement simples, mais en se levant tôt le matin (je suis sur le pont vers 5:30 – 6:00), ça va pas si mal.
Ce week-end, je vais travailler mon swing, avec un 18 trous aujourd’hui (après le match) et un Nine & Dine demain. Oui, oui, après le match… J’ai peut-être trouvé une solution à un problème majeur. Il semblerait qu’il y ait une boulangerie à Lake Worth, tenue par un Marseillais. Il aurait des écrans pour diffuser en live les matchs de foot et de rugby. Bon, pour le foot, je m’en fous un peu… mais pour le rugby, ce serait une sacré bonne nouvelle ! Si j’ai ça, je crois que la boucle est bouclée et que je suis totalement opérationnel
Pour finir, je vais surement écrire quelques notes pour un blog français et sa rubrique « Vue d’Ailleurs ». L’idée est de donner une vision du business ici, en comparaison avec la France (et plus particulièrement la région Toulousaine). Je pensais que ce serait facile, mais finalement, ne voulant pas tomber dans le cliché, je sens venir un exercice de style pas si simple… Well, we’ll see. En attendant, le premier article sera surement sur le Networking, avec une comparaison qui risque de ne pas être à l’avantage de la France mais qui m’a vraiment sauté aux yeux. Il suffit de regarder mon agenda de la semaine prochaine
Pour finir, un dernier point sur l’incroyable magie de Noël qui émerveille les yeux des enfants… Euh, non. Pas là. Je n’arrive pas à croire que Noël est dans quelques jours.
D’abord, il fait entre 26 et 30°C (Oui, OK, ne sortez pas vos kleenex tout de suite) et il y a surtout des palmiers plus que des sapins. Ensuite, je suis dans un coin où la moyenne d’âge doit être largement supérieure à celle d’Arcachon ou de Cannes, ce qui vous donne une vaguer idée. Comme il n’y a pas beaucoup d’enfants, il n’y a pas autant d’efforts de faits pour célébrer Noël. Ceci étant, l’autre jour, il y avait de la neige à l’entrée d’un club de golf. Non, je suis sérieux… Mais elle n’est pas tombée du ciel mais d’un camion frigorifique. Cela faisait partie de la déco d’une soirée de Noël qui avait lieu ici.
Ben quoi ? On peut être au soleil et avoir envie de faire un bonhomme de neige
Je vous laisse, je dois me préparer psychologiquement à récupérer les 6$ que j’ai perdu contre Jim dimanche dernier, lors d’un parcours où j’ai craqué sur les 5 derniers trous. Ici, les paris au golf sont habituels… C’est un moyen de se chambrer un peu et de se mettre sous pression. De toute façon, il n’est même pas question que je m’incline à nouveau cet après-midi. Si je perd pied au 14, je relève la mêlée pour que l’arbitre arrête le match
UPDATE : Grâce à un mental en acier, un swing indéfectible et un coup de bol incroyable contre un palmier, je viens de récupérer mes 6$, dont le $ Trophé !!! Aujourd’hui, c’est un Nine&Dine donc pas d’argent en jeu et après, je ne devrais pas avoir le temps de jouer avant le week-end prochain. Je devrais donc rester tenant du titre au moins une semaine
Désolé, j’avais envie de faire une note avec le mot Sexe dans le titre pour voir si ça explose mes statistiques et ramène ici des tonnes d’adolescents que la puberté rendrait hystériques
C’est sans doute pour cela que je travaille autant… et je n’ai d’ailleurs pas l’impression de travailler. Je fais juste ce qui me plait, avec enthousiasme, détermination, passion, passion, passion,…
Alors comme je ne suis pas assez influent, célèbre ou successful pour que vous me croyiez sur parole, je vais faire appel à deux experts du sujet. Je suis désolé, c’est en anglais, mais je suis sûr que n’importe qui peut comprendre tellement c’est vivant.
LeWeb est très critiqué pour la qualité de ses speakers cette année, mais il y en a un qui a moins chargé que les autres. C’est un vrai symbole de passion (bon, et d’hystérie post-pubère également ) : Gary Vaynerchuk.
Certains d’entre vous risquent de le trouver un peu Too-Much, alors ce soir, c’est Happy Hour : je vous en propose deux pour le prix d’un !
Dans la série des très grands passionnés et enthousiastes, voici Benjamin Zander ! Il n’était pas à LeWeb mais à TED qui est, pour moi, la référence ; la conférence ultime à laquelle je rêve d’aller. Si vous ne devez voir qu’une seule de ces deux interventions, regardez la sienne. Vous verrez, il va vous parler de musique classique mais, même si vous n’y connaissez rien, vous allez peut-être en avoir les larmes aux yeux tellement c’est fort, beau et profond.
Le bonheur ne se trouve pas, il se décide. Nous sommes en 2008 et il est possible de prendre son destin en main, de choisir ce qui est bien pour soit et de s’éclater dans ce que l’on fait. J’espère que ces deux-là vous auront inspirés autant qu’ils m’inspirent
Je ne veux pas tirer un bilan (après 4 jours, c’est prématuré !)… mais juste poser quelques impressions sur ce blog.
Le premier point qui me surprend, c’est la vitesse à laquelle mon anglais revient. J’ai toujours du mal à comprendre les vieux New-Yorkais qui sont ici pour l’hiver (les Snow Birds) et ne font pas de gros efforts d’articulation mais globalement, ça va un peu mieux qu’à l’arrivée. C’est là que tu t’aperçois que l’anglais que l’on parle dans le business quotidien n’a pas grand chose à voir avec l’anglais de la rue.
Je vais également tuer dans l’oeuf une légende : j’ai perdu plus d’un kilo depuis que je suis arrivé (mais bon, on va voir si ça dure ), car OUI, mes bien chers frères, en vérité, je vous le dis, on peut manger normalement ici… et à un prix que la France pourrait leur envier (puisqu’on parle de pouvoir d’achat !).
Ceci étant, il y a une légende que je ne vais pas tuer, bien au contraire : les aspects juridiques sont une calamité !!! Hier, j’ai trouvé l’apprtement que nous allons occuper. Il est très bien, à un tarif ultra-canon (les négociations sur l’immobilier sont faciles en ce moment, même à Palm Beach ) et disponible quand on le veut.
Mais, nous avons passé 3 heures hier, uniquement pour lire et signer les documents nécessaires à la location. Maintenant que c’est fait, ils vont tout envoyer à ma femme qui devra les signer également et les leur retourner (je n’avais pas le droit de le louer à mon nom seulement puisqu’elle va l’occuper aussi !). En parallèle, je vais remplir un formulaire qui ressemble à une fouille en règle de ma vie privée et auquel il ne manque plus que le toucher rectal, qui sera transmit au Board de la copropriété de la résidence, qui va décider si oui ou non, je suis recevable. Ils me donneront alors un rendez-vous où je devrais venir expliquer pourquoi je souhaite habiter ici (tu parles d’une vente ), si je suis d’accord avec le règlement et si ma tête leur revient bien… mais comme ma femme sera absente, elle devra également passer cet entretien en arrivant. Après, nous pourrons avoir l’appart. Bon, je vous passe les détails pour tout ce qui est frais de dossier, frais d’entretien, etc… Bref, hier, j’ai brulé 4 heures et quelques milliers de dollars (parce qu’en plus, on paye d’avance au trimestre !).
Bon, je ne vais pas non plus vous faire pleurer : l’appartement est cool et à un super tarif, mais c’est vraiment lourd.
Par contre, ils ne demandent aucune garantie particulière, ni caution, etc… Pas même ton niveau de revenus. J’ai eu une pensée émue pour tous les propriétaires, dans d’autres pays que je ne citerais pas, qui te demande les bilans de tes sociétés, tes avis d’imposition, la caution de tes parents quelque soit leur niveau de revenus ou leur endettement pour peu qu’ils soient vivants et qu’ils signent, etc… dans un effort de voyeurisme zélé qui m’a toujours fait vomir. L’accès au logement serait peut-être plus simple pour des gens qui ont des revenus limités si on regardait un peu comment marchent d’autres système.
Enfin, et c’est important de le souligner, je suis dans un conté qui est considéré comme étant la capitale mondiale du Golf (avec plus de 150 parcours accessibles… en fonction de tes revenus, faut pas déconner non plus !) et je n’ai toujours pas mis un pied sur un fairway !!! Bon, par contre, j’ai été invité à la Christmas Party de l’Atlantis Golf Country Club, ce qui m’aura permit d’avoir un premier regard sur un certain mode de socialization. Je précise que c’est plus la recherche permanente de nouveaux membres (et un golfeur qui vient d’arriver est un nouveau membre en puissance !) et ma très forte amitié avec l’un des éminents membres que mon Index ou ma qualité de français perdu au pays des déambulatoires qui m’a valu cette invitation.
Au delà de l’ironie mal placée dont je fais preuve, j’ai été super bien accueillis et j’ai passé une soirée vraiment sympa. J’ai eu droit à quelques discours très drôles, une commémoration très triste de tous les membres morts dans l’année, une chanson détournée très bien écrite qui chambrait ceux qui ont eu de grands moments de solitude sur les parcours pendant la saison et un immense buffet chargé de nourriture vraiment très… euh, ouais, bon.
Je vais scotcher ma femme en disant ça, mais j’ai même dansé ce soir-là avec une autre femme qu’elle, alors que c’est le genre de trucs qui me gonfle d’habitude ! Oui, c’est vrai… Et en plus, ce n’est même pas moi qui l’ait draguée, mais c’est la femme qui est venue m’inviter, sous l’impulsion, sans doute, d’une explosion hormonale. Bon, je n’allais pas refuser cette danse à une dame qui devait bien taper ses 75 hivers sous le soleil de Floride, me laissant une terreur indicible de me retrouver dans une prison américaine avec une armée d’avocats sur le dos, si la vieille dame venait à me claquer dans les bras
Bon, je file, je dois continuer à préparer l’installation en cours, surtout que c’est après-midi, on va regarder un match de football très important, pour ne pas dire l’un des plus importants de l’année : l’Armée contre la Navy ! J’aurais préféré un bon Stade Toulousain – Newport, mais, le rugby et les US…
Pour ma part, j’y vais avec un ancien Marine vétéran du Vietnam, blessé là-bas, et tout et tout, donc il est probable que je supporte les Marines aussi
Take care !
UPDATE : Autant l’Armée avait des tenues et des casques vraiment cools, autant ils ont pris une grosse rouste qui devrait leur pemettre de se faire chambrer sévère jusqu’à l’année prochaine
Prenez quelques amis triés sur le volet, en évitant soigneusement tous ceux pour qui manger est un simple besoin physiologique.
Dispersez-les autour d’une table harmonieusement présentée, sans mélanger hommes et femmes, contrairement à d’habitude, ce qui va favoriser la création de deux clans qui vont chacun être instantanément très solidaires pour chambrer leur vis-à-vis.
Ouvrez une ou deux bouteilles d’un bon vin de caractère (pas forcément un Madiran contrairement à la légende) comme le K 2001 de Massereau, un excellent Bordeaux qui a maintenant tout mon respect
Posez au milieu de la table une belle terrine de Cassoulet de chez Escourrou (excellente maison qui peut vous livrer partout en France ) et servez de larges assiètes à chacun de vos amis qui ne manqueront pas de vous lancer un « Non, non, pas autant que ça ! Mais, tu es fou ! » sans la moindre conviction.
Et voilà ! Il ne vous reste plus qu’à parler de la vie, l’amour, les vaches… et bien sûr, à faire quelques blagues misogynes auxquelles vous ne croyez pas une minute mais qui vous vaudront les – gentilles – foudres du clan féminin tout en vous confirmant le soutien indéfectible de votre propre clan chargé de testostérone et de Bordeaux !
C’est pas compliqué à monter… un bon moment de vie.
Merci à tous ceux qui étaient à la maison hier soir
Je ne sais pas si cela vous le fait aussi, mais on a parfois des petits moments de plaisir, qui viennent sans prévenir et sans que l’on puisse même comprendre pourquoi.
La semaine dernière, j’étais à Paris. De bon matin, je quitte mon hôtel proche de l’Etoile pour me rendre au premier d’une longue série de rendez-vous. Il faisait beau (si, si, sans déconner !) et le soleil était levé depuis peu. En faisant le tour de la Place de l’Etoile, en direction des Champs Elysées, je passe devant l’Arc de Triomphe qui est sans doute l’un des plus monuments de Paris les plus connus et visités.
Sans savoir pourquoi, je l’ai trouvé magnifique, avec ses deux drapeaux – français et européen – qui flottaient au vent et les rayons de soleil qui venaient effleurer sur le monument. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais tout simplement heureux, le cœur léger, content d’être là… C’est surement stupide, mais bon, on ne fait pas que des trucs intelligents
J’ai pris cette photo avec mon iPhone et son appareil photo de misère donc je vais avoir du mal à vous montrer ce que j’ai vu exactement, mais essayez d’imaginer un peu… Quelque chose d’aérien, d’inscible et surtout, qui vous arrive de nulle part comme une bénédiction
C’est le premier vin que nous avons acheté, du millésime 2000, quand mon fils est né. Le Domaine de la Gaffelière est, à mon sens, un des tous meilleurs vins de Saint-Emilion.
Aujourd’hui, pour son anniversaire (il vient d’avoir 8 ans et je ne peux pas croire qu’autant de temps se soit déjà écoulé !), nous avons eu l’occasion – ce n’était pas prévu, mais bon, il faut bien s’adapter aux circonstances – de boire un Domaine de la Gaffelière 1975.
Nous avions bien ouvert un Moulin à Vent de 1979 juste avant mais cela n’avait rien à voir. Pour tout dire, je pense qu’il était trop vieux et devenu plat. Il reste le respect pour le vigneron qui l’a élevé et toutes les années écoulées, mais le plaisir n’était que là. Le Saint-Emilion, lui, était au meilleur de sa forme ! Sa couleur, son nez… tout était intact !
Quand on a inventé le vin, je crois que l’on a créé une oeuvre divine, tellement les émotions et le plaisir peuvent découler de ce liquide. Ce n’est jamais pareil et c’est toujours un incoyable. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir approcher et boire ce type de bouteille et si j’en parle ici, ce n’est surtout pas pour frimer mais plutôt pour partager – au moins dans les mots – ces grands moments de vie…
Vous ne pensiez que cela n’était pas possible, que je ne pouvais pas me renier à ce point là… et pourtant si, il y a des sujets sur lesquels je pense que la technologie n’a pas que du bon.
J’adore les vieilles voitures, celles qui ont du caractère, qui se conduisent vraiment. Les voitures que nous avons aujourd’hui sont assistées sur chaque action, au point qu’on se sent un peu comme dans une voiture de golf. Bien sûr, on a gagné en émission de CO2, en sécurité, en fiabilité… mais on y a perdu en âme (et c’est important aussi !).
Je regrette une période pourtant pas si lointaine. C’était avant que l’on sache qu’une voiture était mauvaise pour la planète, avant que ça ne serve plus qu’à aller d’un point A à un point B et surtout, avant que les constructeurs fassent du marketing avant de faire des bagnoles.
En fait, c »était quand on conduisait pour le plaisir de faire des kilomètres et de voir du pays, une forme de loisir à part entière.
Cette époque est définitivement révolue et parfois je le regrette.
Allez, je vais donner une lueur d’espoir à tous ceux qui ressentent également cela : les bricoleurs et restaurateurs en tout genre sont au travail et il n’y a jamais eu autant de vieilles voitures en état de marche qu’aujourd’hui…
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.