Quand on vous dit que l’iPad préfigure ce que pourrait être la presse écrite demain, vous ne nous croyez pas… Alors Newsday, l’un des journaux les plus réussi pour iPad a décidé de vous le montrer en vidéo, au travers de sa dernière pub.
Elle est très drôle, explicite et dans un genre qui devrait pourtant plaire aux fanboys mais il semble que Cupertino n’ait pas vraiment apprécié de voir cet iPad détruit et menace de désapprouver Newsday de l’AppStore.
Je ne sais pas quel crédit apporter à cette rumeur car je trouve finalement que la publicité est plutôt positive pour l’iPad, si ce n’est sa fragilité largement exagérée pour les besoins du « spectacle ». C’est peut-être cela qui ne plait pas aux équipes de Steve Jobs ?!?
Bien évidemment, en attendant, le caractère très viral de cette affaire lui fait faire le tour du Web et les téléchargements de Newsday s’envolent littéralement !
UPDATE : Après avoir posé la question sur Twitter, de l’avis général, cette destruction d’iPad est truquée et il ne pourrait pas exploser ainsi sur un choc d’une violence aussi faible. Après, ce ne sont que quelques avis, pas une démonstration à proprement parler.
Pour ceux qui m’ont suggéré d’essayer avec le mien et de vous dire, après avoir murement pesé le pour et le contre, j’ai décidé de laisser ce genre de crash tests aux professionnels de la profession
L’AppStore d’Apple a un peu plus d’un an à présent… Je devrais dire qu’il a à peine un an !
J’ai du mal à croire combien de chemin a été parcouru depuis son lancement. C’est sans doute ça, ce que l’on appelle une stratégie disruptive
Le binôme iPhone – iTunes a surtout initié 3 grands mouvements de fond :
- Il a commencé à changer la vie de ses utilisateurs en leur apportant le premier véritable device portable qui soit tout-en-un, connecté en permanence, utilisable simplement, évoluant en continu, au rythme des mises à jour et des sorties quotidiennes d’Applications et personnalisable à l’infini (puisque chacun n’installe que les Apps qui l’intéressent).
- Il a lancé un mouvement de mutation profond en matière d’habitude de consommation, poussant à outrance un modèle d’achat « on demand » couplé à une monétisation basée sur les micro-paiements. Ce business model, je suis près à le parier, va aller sur d’autres secteurs et d’autres marchés, car il est sain et relativement « juste » donc « nous » allons le plébisciter à chaque occasion.
- Il a lancé un business qui commence à rapporter des milliards que la firme à la pomme partage avec un écosystème gigantesque, composé d’opérateurs, de développeurs, d’éditeurs, de fabricants de périphériques… mais aussi de tous ceux qui gravitent autour comme les investisseurs, les avocats, les marketeurs, etc…
J’ai souvent tendance à dire du bien d’Apple mais je peux vous assurer que ce n’est pas une adoration béate.
Pour preuve une critique très dure que j’avais pu faire sur un groupe privé, dans laquelle je m’en prenais au cirque pathétique qui accompagne systématiquement les Keynotes. Entre cette forme d’arrogance où l’on compare les résultats de choux et de carottes dans le simple but de ridiculiser le travail de leurs concurrents devant une audience acquise à la cause et cette façon de sur-vendre des non-innovations comme le copier-coller de l’iPhone, par exemple, il y a de quoi être fatigué d’être autant pris pour un idiot, et pourtant…
Pourtant, cette firme change profondément la majorité des marchés qu’elle adresse, préserve ses marges là où d’autres souffrent durement pour rester sur un % à deux chiffres et invente un marketing qui n’a pas d’égal. Difficile de ne pas être admiratif et de respecter ça.
L’AppStore n’a aujourd’hui qu’un an… une poignée de mois qui changent tellement de choses que ça en est incroyable.
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.